par stephlorant » mar. 07 juin 2011, 20:44
Pour aller au fond des choses, la citation de Philippe Sollers que je viens de lire, publiée par Aldous, exprime vraiment mieux ce que je crois:
Vous êtes écrasés par l’idée de la mort? Vous haussez les épaules si on vous parle de «vie éternelle»? La vie éternelle n’est pas ce qu’on croit: «L’expression “vie éternelle” ne signifie pas – comme le pense peut-être d’emblée le lecteur moderne – la vie qui vient après la mort, alors que la vie présente est justement passagère et non pas un vie éternelle. “Vie éternelle” signifie la vie elle-même, la vraie vie, qui peut être vécue aussi dans le temps et qui ensuite ne s’achève pas par la mort physique. C’est ce qui nous intéresse : embrasser d’ores et déjà “la vie”, la vraie vie, qui ne peut plus être détruite par rien ni par personne.»
Les premiers chrétiens, rappelle le pape, se sont nommés eux-mêmes «les vivants», suivant la parole extraordinaire du Christ rapportée par Jean: «Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.» On voit l’ampleur du blasphème pour tous les amis ou les gestionnaires de la mort. Staline n’avait pas tort de demander «le pape, combien de divisions?.», en ajoutant «à la fin, c’est toujours la mort qui gagne.» Hitler, dans son genre, s’est acharné à prouver qu’il était un grand prêtre déchaîné de la mort.
Pour aller au fond des choses, la citation de Philippe Sollers que je viens de lire, publiée par Aldous, exprime vraiment mieux ce que je crois:
Vous êtes écrasés par l’idée de la mort? Vous haussez les épaules si on vous parle de «vie éternelle»? La vie éternelle n’est pas ce qu’on croit: «[i]L’expression “vie éternelle” ne signifie pas – comme le pense peut-être d’emblée le lecteur moderne – la vie qui vient après la mort, alors que la vie présente est justement passagère et non pas un vie éternelle. “Vie éternelle” signifie la vie elle-même, la vraie vie, qui peut être vécue aussi dans le temps et qui ensuite ne s’achève pas par la mort physique. C’est ce qui nous intéresse : embrasser d’ores et déjà “la vie”, la vraie vie, qui ne peut plus être détruite par rien ni par personne[/i].»
Les premiers chrétiens, rappelle le pape, se sont nommés eux-mêmes «les vivants», suivant la parole extraordinaire du Christ rapportée par Jean: «[i]Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais[/i].» On voit l’ampleur du blasphème pour tous les amis ou les gestionnaires de la mort. Staline n’avait pas tort de demander «[i]le pape, combien de divisions?[/i].», en ajoutant «[i]à la fin, c’est toujours la mort qui gagne[/i].» Hitler, dans son genre, s’est acharné à prouver qu’il était un grand prêtre déchaîné de la mort.