par xTheo » mar. 27 oct. 2015, 9:14
prodigal a écrit :xTheo, citant saint Augustin a écrit :Si nous honorons cette virginité, ce n'est pas en tant qu'elle est virginité, mais en tant qu'elle est consacrée à Dieu
C'est ce qu'a dit Fée Violine : ce n'est pas la virginité en soi qui a une valeur. C'est la consécration à Dieu qui lui donne cette valeur.
On ne peut donc transposer de l'ordre spirituel, qui valorise la virginité consacrée, à l'ordre éthique, qui tient la virginité en soi comme une chose neutre. Savoir qu'une personne est vierge, ou ne l'est pas, ne nous renseigne en rien sur sa valeur morale, toutes choses égales par ailleurs.
Le chapitre IX pose davantage problème, dans la mesure où saint Augustin semble, si on lit rapidement, dénigrer le mariage, ce qui ne me semble pas conforme à la position de l'Eglise. Mais une lecture attentive révèle une question plus précise : peut-on, si l'on a consacré sa virginité à Dieu, renoncer à son voeu si l'on apporte une compensation? Question dont je ne nie pas l'intérêt, mais qui ne concerne quand même pas grand monde. Et bien que l'on répondra négativement avec saint Augustin à cette question précise, on ne dira pas pour autant qu'une personne non consacrée ait perdu de sa valeur en perdant sa virginité, ce serait en effet comme le dit Fée Violine confondre une personne et une marchandise.
Le fait qu'une personne ne soit plus vierge n'interdit donc ni de l'aimer, ni de l'épouser. C'est d'ailleurs évident.
Le problème est de savoir si oui ou non la virginité est une valeur en soi.
Nous sommes dans un cadre catholique et la réponse à cette question est OUI. Quelque soit le bout par lequel on prend cela.
Nous devons nous en référer aux écritures et au canon de l’Église et non à nos interprétations personnelles.
Selon les évangiles, la virginité est une valeur. Voici ce que nous en dit notre Seigneur Jésus-Christ:
<<(Math., XIX) Tous ne comprennent pas cette parole, mais ceux à qui il a été donné de la comprendre. Il est des eunuques de naissance; d’autres le sont par la violence des hommes; mais il en est qui se privent de tous les plaisirs charnels en vue du royaume céleste >>
Et plus loin nous lisons:
<< (Apoc., XIV). Ceux-là ne se sont jamais souillés avec les femmes; ils sont demeurés vierges; ils suivent l’Agneau partout où il va >>
Mettons de cotes nos interprétations personnelles et nos expériences de la vie et regardons humblement selon la voie de l’Évangile
Ci dessous, l’éloge de st Cyprien de Carthage sur la virginité dans son chapitre
Excellence de la Virginité:
<< Maintenant, c’est aux vierges que je m’adresse: plus leur dignité est élevée, plus nous devons en prendre soin. Elles sont la fleur de l’arbre de l’Église, l’honneur et l’ornement de la grâce spirituelle; elles sont notre joie, le chef-d’œuvre incorruptible du Ciel, l’image de Dieu dont elles reproduisent ici-bas la pureté, la portion la plus illustre du troupeau de Jésus-Christ. L’Église, se réjouit au milieu de cette glorieuse famille; elle bénit sa fécondité, et plus le nombré des vierges s’augmente, plus aussi s’accroît la joie de sa mère >>
Quelle Éloge!!! Si selon st Cyprien la dignité de vierge est plus élevée, en quoi est t-elle plus élevée sinon par le seul fait qu'elle sont demeurées vierges. C'est la raison pour laquelle parmi les chœurs Glorieux, il existe le chœur des Vierges dont la Vierge Marie en est la Reine.
Enfin, Elle est une valeur parce qu'une fois qu'elle est perdue, elle est perdue pour de bon. Toute chose qui une fois qu'elle est perdue, elle est perdue pour de bon est en elle même sa valeur. Elle ne saurait être compensée ni par la chasteté, ni par la fécondité de la chair. C'est ce que dit St Augustin dans le chapitre IX: << Ne dites donc pas que la virginité perdue est dignement compensée par la fécondité de la chair qui donne à la religion des enfants chrétiens...>>
Nous sommes dans un cadre bien catholique et dire que la virginité n'est pas une valeur cela est tout simplement un mensonge.
Notre position de catholique ne doit pas s’accommoder de ce que pense le monde sur la virginité, mais elle doit être conforme aux Saintes Écritures et au canon de l’Église notre mère. Si je ne suis plus vierge, c'est n'est pas une raison de dire aux autres que la virginité n'est pas une valeur.
--
xThéo
[quote="prodigal"][quote="xTheo, citant saint Augustin"]Si nous honorons cette virginité, ce n'est pas en tant qu'elle est virginité, mais en tant qu'elle est consacrée à Dieu[/quote]
C'est ce qu'a dit Fée Violine : ce n'est pas la virginité en soi qui a une valeur. C'est la consécration à Dieu qui lui donne cette valeur.
On ne peut donc transposer de l'ordre spirituel, qui valorise la virginité consacrée, à l'ordre éthique, qui tient la virginité en soi comme une chose neutre. Savoir qu'une personne est vierge, ou ne l'est pas, ne nous renseigne en rien sur sa valeur morale, toutes choses égales par ailleurs.
Le chapitre IX pose davantage problème, dans la mesure où saint Augustin semble, si on lit rapidement, dénigrer le mariage, ce qui ne me semble pas conforme à la position de l'Eglise. Mais une lecture attentive révèle une question plus précise : peut-on, si l'on a consacré sa virginité à Dieu, renoncer à son voeu si l'on apporte une compensation? Question dont je ne nie pas l'intérêt, mais qui ne concerne quand même pas grand monde. Et bien que l'on répondra négativement avec saint Augustin à cette question précise, on ne dira pas pour autant qu'une personne non consacrée ait perdu de sa valeur en perdant sa virginité, ce serait en effet comme le dit Fée Violine confondre une personne et une marchandise.
Le fait qu'une personne ne soit plus vierge n'interdit donc ni de l'aimer, ni de l'épouser. C'est d'ailleurs évident.[/quote]
Le problème est de savoir si oui ou non la virginité est une valeur en soi.
Nous sommes dans un cadre catholique et la réponse à cette question est OUI. Quelque soit le bout par lequel on prend cela.
Nous devons nous en référer aux écritures et au canon de l’Église et non à nos interprétations personnelles.
Selon les évangiles, la virginité est une valeur. Voici ce que nous en dit notre Seigneur Jésus-Christ:
<<(Math., XIX) Tous ne comprennent pas cette parole, mais ceux à qui il a été donné de la comprendre. Il est des eunuques de naissance; d’autres le sont par la violence des hommes; mais il en est qui se privent de tous les plaisirs charnels en vue du royaume céleste >>
Et plus loin nous lisons:
<< (Apoc., XIV). Ceux-là ne se sont jamais souillés avec les femmes; ils sont demeurés vierges; ils suivent l’Agneau partout où il va >>
Mettons de cotes nos interprétations personnelles et nos expériences de la vie et regardons humblement selon la voie de l’Évangile
Ci dessous, l’éloge de st Cyprien de Carthage sur la virginité dans son chapitre [u]Excellence de la Virginité[/u]:
<< Maintenant, c’est aux vierges que je m’adresse: plus leur dignité est élevée, plus nous devons en prendre soin. Elles sont la fleur de l’arbre de l’Église, l’honneur et l’ornement de la grâce spirituelle; elles sont notre joie, le chef-d’œuvre incorruptible du Ciel, l’image de Dieu dont elles reproduisent ici-bas la pureté, la portion la plus illustre du troupeau de Jésus-Christ. L’Église, se réjouit au milieu de cette glorieuse famille; elle bénit sa fécondité, et plus le nombré des vierges s’augmente, plus aussi s’accroît la joie de sa mère >>
Quelle Éloge!!! Si selon st Cyprien la dignité de vierge est plus élevée, en quoi est t-elle plus élevée sinon par le seul fait qu'elle sont demeurées vierges. C'est la raison pour laquelle parmi les chœurs Glorieux, il existe le chœur des Vierges dont la Vierge Marie en est la Reine.
Enfin, Elle est une valeur parce qu'une fois qu'elle est perdue, elle est perdue pour de bon. Toute chose qui une fois qu'elle est perdue, elle est perdue pour de bon est en elle même sa valeur. Elle ne saurait être compensée ni par la chasteté, ni par la fécondité de la chair. C'est ce que dit St Augustin dans le chapitre IX: << Ne dites donc pas que la virginité perdue est dignement compensée par la fécondité de la chair qui donne à la religion des enfants chrétiens...>>
Nous sommes dans un cadre bien catholique et dire que la virginité n'est pas une valeur cela est tout simplement un mensonge.
Notre position de catholique ne doit pas s’accommoder de ce que pense le monde sur la virginité, mais elle doit être conforme aux Saintes Écritures et au canon de l’Église notre mère. Si je ne suis plus vierge, c'est n'est pas une raison de dire aux autres que la virginité n'est pas une valeur.
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xThéo