par etienne lorant » mer. 12 mai 2010, 17:04
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,46-53.
Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur disait : « Il fallait que s'accomplisse ce qui était annoncé par l'Écriture ; les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,
et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force venue d'en haut. »
Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit.
Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel.
Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie.
Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.
Les disciples avaient cru que c'était la fin lorsque Jésus crucifié et rendit son esprit au père sur la croix. Mais la mort n'ayant pu Le retenir, ils sont désormais témoins que dans le Christ tout homme échappe à la mort. Personne n'échappe au jugement, mais tous désormais échappent au séjour des morts. En Lui, pour toujours, se sont réconciliés le Ciel et la Terre. L'histoire de l'humanité a donc changé dès la résurrection du Christ, mais comment tant d'hommes continuent-ils de prétendre que c'est toujours la mort qui domine ? Or, tous les événements - mais de n'importe quel siècle, pas seulement le leur, semblent leur donner raison.
En cet année 2010, je trouve le monde encore plus laid qu'il y a dix ans, je l'avoue. Mais j'ai déjà commencé de quitter le monde - et beaucoup d'entre nous font de même... Je peux le lire dans leurs témoignages. En vérité, quitter le monde, cela ne signifie pas: finir, échouer, mourir, mais être détaché. L'Evangile de l'Ascension n'est-il pas lumineux à ce sujet ? Il est écrit: "Levant les mains, il les bénit. Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel." Trois choses se sont donc produites au même moment : Jésus a levé les mains pour les bénir, mais tandis qu'Il les bénit, Il est emporté au ciel". Autrement dit, même sans avoir une imagination débordante, sans forcer le texte, Jésus est toujours présent en train de les bénir. Il est séparé d'eux, mais il demeure. C'est tellement vrai que dans l'évangile de Luc qui rapporte aussi l'Ascension, un ange leur apparaît afin de leur dire de quitter ce lieu: "Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu'ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel."
Oui, c'est ceci que je crois: l'homme n'est pas plus appelé à se dépasser - comme le dit Nieztsche, négateur de Dieu, mais simplement à se détacher. Rejoindre Jésus "au ciel" ne me semble plus aussi difficile qu'autrefois. Il faut dire qu'il y a six ans aujourd'hui, je m'apprêtais (sans le savoir) à être complètement délivré de ma tabagie. Ce qui se fit dans l'après-midi du 13 mai: j'avais cessé de vouloir "à tout prix" cesser de fumer, et c'est cette attitude, non volontaire, mais d'abandon, qui produisit ma délivrance. Et aujourd'hui, bien que ma chair reste fortement soumise à l'attraction du centre de la terre, néanmoins la délivrance de ma plus forte "addiction" ne fut que le commencement. Comment expliquer cela encore ? Mourir à soi-même est impossible SAUF si c'est naître à autre chose : cela se passe dans le même mouvement, non pas en deux temps ! A peine suis-je sorti du tabac, que j'ai commencé de sortir du monde pour aller vers la Vie. Ce qui devait être horrible et affreux fut d'une immense joie - aussi puissante que celle de ma conversion, vingt ans plus tôt. En effet, j'en suis sûr, c'est le même fil de l'amour de Dieu qui est passé par ces deux "perles" dans mon existence.
Et vous, quelles sont vos perles, à vous ?
Bénissons-nous les uns les autres en appelant à notre secours l'Esprit du Seigneur. Il nous emportera dans la Paix de Dieu !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,46-53.
Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur disait : « Il fallait que s'accomplisse ce qui était annoncé par l'Écriture ; les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,
et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force venue d'en haut. »
Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit.
Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel.
Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie.
Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.
Les disciples avaient cru que c'était la fin lorsque Jésus crucifié et rendit son esprit au père sur la croix. Mais la mort n'ayant pu Le retenir, ils sont désormais témoins que dans le Christ tout homme échappe à la mort. Personne n'échappe au jugement, mais tous désormais échappent au séjour des morts. En Lui, pour toujours, se sont réconciliés le Ciel et la Terre. L'histoire de l'humanité a donc changé dès la résurrection du Christ, mais comment tant d'hommes continuent-ils de prétendre que c'est toujours la mort qui domine ? Or, tous les événements - mais de n'importe quel siècle, pas seulement le leur, semblent leur donner raison.
En cet année 2010, je trouve le monde encore plus laid qu'il y a dix ans, je l'avoue. Mais j'ai déjà commencé de quitter le monde - et beaucoup d'entre nous font de même... Je peux le lire dans leurs témoignages. En vérité, quitter le monde, cela ne signifie pas: finir, échouer, mourir, mais être détaché. L'Evangile de l'Ascension n'est-il pas lumineux à ce sujet ? Il est écrit: "Levant les mains, il les bénit. Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel." Trois choses se sont donc produites au même moment : Jésus a levé les mains pour les bénir, mais tandis qu'Il les bénit, Il est emporté au ciel". Autrement dit, même sans avoir une imagination débordante, sans forcer le texte, Jésus est toujours présent en train de les bénir. Il est séparé d'eux, mais il demeure. C'est tellement vrai que dans l'évangile de Luc qui rapporte aussi l'Ascension, un ange leur apparaît afin de leur dire de quitter ce lieu: "Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu'ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel."
Oui, c'est ceci que je crois: l'homme n'est pas plus appelé à se dépasser - comme le dit Nieztsche, négateur de Dieu, mais simplement à se détacher. Rejoindre Jésus "au ciel" ne me semble plus aussi difficile qu'autrefois. Il faut dire qu'il y a six ans aujourd'hui, je m'apprêtais (sans le savoir) à être complètement délivré de ma tabagie. Ce qui se fit dans l'après-midi du 13 mai: j'avais cessé de vouloir "à tout prix" cesser de fumer, et c'est cette attitude, non volontaire, mais d'abandon, qui produisit ma délivrance. Et aujourd'hui, bien que ma chair reste fortement soumise à l'attraction du centre de la terre, néanmoins la délivrance de ma plus forte "addiction" ne fut que le commencement. Comment expliquer cela encore ? Mourir à soi-même est impossible SAUF si c'est naître à autre chose : cela se passe dans le même mouvement, non pas en deux temps ! A peine suis-je sorti du tabac, que j'ai commencé de sortir du monde pour aller vers la Vie. Ce qui devait être horrible et affreux fut d'une immense joie - aussi puissante que celle de ma conversion, vingt ans plus tôt. En effet, j'en suis sûr, c'est le même fil de l'amour de Dieu qui est passé par ces deux "perles" dans mon existence.
Et vous, quelles sont vos perles, à vous ?
Bénissons-nous les uns les autres en appelant à notre secours l'Esprit du Seigneur. Il nous emportera dans la Paix de Dieu !