par deniserp » mer. 07 sept. 2011, 22:14
J'aime beaucoup votre récit. Il montre un point de vue différent de ce que j'ai vécu moi même.
Tout a commencé le mardi 9 août, jour du départ à ce pèlerinage qui s'est déroulé dans un premier temps sous le patronage de la Vierge Marie. Tout le diocèse s'est donc retrouvé à l'église Notre-Dame de Pontoise pour la messe de lancement des JMJ présidée par notre évêque, Monseigneur Riocreux qui dans son homélie, après nous avoir rappelé comment il a vécu les JMJ de Saint Jacques de Compostelle en 1989, nous a invité à bien méditer le thème des JMJ ainsi qu'à profiter de cette grande expérience spirituelle qu'est ce grandissime événement.
Après la messe, nous sommes donc partis vers la première partie de notre pèlerinage à Lourdes, haut lieu des apparitions de la Vierge Marie où nous sommes arrivés le 10 août, après une nuit de car difficile. Ce jour là, nous avons commencé à prier à la grotte pour nos familles, mais aussi pour les personnes qui n'ont pas pu venir à Lourdes ainsi que les familles qui nous avaient demandé de prier pour elles. Notre passage à Lourdes a aussi été pour nous l'occasion de nous rendre à la communauté du Cenacolo, une communauté créée par sœur Elvira Petrozzi alors qu'elle avait rencontré des jeunes drogués, leur avait parlé, et avait envie de les aider ; elle a donc répondu à sa vocation. Cette communauté a été créée initialement en Italie, mais s'est développée par la suite dans plusieurs pays. Cette visite a notamment été l'occasion pour nous d'entendre le témoignage de ces personnes ; ils ont été pour moi très émouvants, tant par l'aide qui est donnée à ces jeunes que par l'espérance dont ils font preuve par la suite. Nous voyons bien par là que l'Eglise peut jouer un rôle dans la société, que Dieu aime tous les hommes quelles que soient leurs conditions.
Suite à notre passage à Lourdes, nous sommes donc repartis pour l'Espagne en direction du diocèse de Coria-Caceres où nous sommes arrivés tout d'abord à Coria, dans un lieu isolé de la ville. Nous avons été accueillis par des jeunes (le plus jeune devait avoir dans les 10 ans) et nous avons pu ainsi avoir l'honneur d'aller embrasser le manteau de la Sainte Patronne de la ville, la Vierge de Argeme, de façon très recueillie avec différents chants à Marie, notre mère à tous. Le midi, nous avons ensuite pu manger une paella, difficilement avec la chaleur, mais qui était cependant excellente. Après la messe du soir présidée par Monseigneur Riocreux, nous avons été accueillis pour certains par des familles et pour d'autres dans des églises ou autres lieux d'accueil. Pour ma part, j'ai été accueilli dans une famille de Montehermoso, avec huit autres personnes. On peut dire que l'on a été accueillis comme des rois, que c'était comme si les familles nous avaient admis dans leur propre famille, alors que nous ne nous connaissions pas auparavant. J'en garde personnellement un excellent souvenir qui restera sans doutes gravé dans ma mémoire. Cette vie familiale nous a aussi permis de découvrir les traditions locales avec la visite du musée de Montehermoso.
Comme nous n'étions pas loin du Portugal, et notamment de Fatima, nous en avons profité pour nous rendre dans cette seconde cité mariale, lieu où devait se poursuivre notre pèlerinage. Quelles émotions vécues dans ce sanctuaire ! La messe internationale de ce 13 août, le 13 août 1917 étant une date à laquelle Notre-Dame du rosaire n'a pu apparaître à Lucia Dos Santos et à ses deux cousins (Jacintha et Francisco Marto) car ils avaient été faits prisonniers par l'administrateur du canton sous prétexte qu'ils troublaient l'ordre public ; mais où les phénomènes habituels des apparitions se sont déroulés comme des coups de tonnerre, des éclairs, un halo de lumière blanc… reste donc une date importante dans cette cité mariale où ce jour de l'année 1917 l'apparition de la Sainte vierge était prévue. Cependant, cette messe internationale n'était pas compréhensible pour la plupart d'entre nous : il y avait beaucoup de portugais et très peu de français ; la messe étant une solennité, on n'a pu la suivre entièrement... Nous avons tout de même pu nous recueillir dans ce moment toujours fort en émotions. A la fin de la messe, l'archevêque du lieu a parlé en plusieurs langues aux pèlerins qui se trouvaient en ce lieu ; je dois avouer que sous certains aspects, il me rappelait le bienheureux Jean-Paul II (l'intonation de sa voix, la manière de parler...). Deux autres choses m'ont fortement marquées lors de ce passage à Fatima : il s'agit d'une part des pèlerins qui, en signe d'humilité, font tout un itinéraire à genoux vers la chapelle où se situe la statue de Notre-Dame du rosaire en récitant le chapelet ; d'autre part, il y a aussi ce feu immense où les pèlerins peuvent jeter un organe en cire pour demander la guérison dudit organe d'une personne.
Le lendemain, après une messe dans la paroisse où les familles nous ont accueillies et un dernier repas avec nos familles d'accueil respectives, il est temps de leur dire au revoir car nous devions nous diriger vers Caceres où nous devions passer la nuit. Je dois dire que ces adieux étaient émouvants. Les familles nous ont accueillis si chaleureusement que nous repartons tous avec une certaine émotion. Des larmes ont même coulées des yeux de certains et, je dois l'avouer, des miens ; mais ce n'est qu'un au revoir dit-on. Arrivés à Caceres, nous voyons déjà différentes nationalités dans le diocèse, notamment des australiens et des polonais que nous avions déjà rencontrés à Coria, mais aussi des brésiliens, des malawiens, des philippins, et des polonais, que nous avions aperçus pour la première fois à Fatima. Il y avait aussi des américains. Nous avons donc visité la vieille ville de Caceres et nous sommes rentrés à notre lieu de résidence de nuit, un gymnase où nous avons dormi, toutes nationalités confondues. Nous avons donc mangé dans le parc qui se situait à côté et nous nous sommes rendu à un concert de pop-louange. Ce moment partagé avec les différentes nationalités m'a permis de me rendre compte de l'ampleur qu'allait prendre ces JMJ, une ampleur gigantesque, sans aucune mesure avec quelque événement sportif mondial.
Le lendemain, me voilà donc réveillé pour assister quelques heures plus tard à la messe de l'Assomption de la vierge Marie. Le petit déjeuné servi, j'entends que les brésiliens mettent de l'ambiance à l'extérieur du gymnase. Après avoir mangé, nous rejoignons les brésiliens et nous en profitons pour danser avec eux, pour louer Dieu ensemble par la musique et par nos voix. Mais, l'heure de la messe approche et il fallait bientôt partir pour un stade où un autel a été levé. Nous arrivions donc et nous louions Dieu, nous priions par nos chants. La messe commença un peu plus tard que prévu et, malheureusement, au moment de la lecture de l'Evangile, nous devions partir plus tôt car en Espagne, les chauffeurs espagnols devaient se conformer à des règles d'heure de départ. De plus, nous ne devions pas pénaliser les paroisses de Sarcelles et de Garges qui étaient arrivées en retard au début des JMJ à cause d'une panne de leur car. C'est un sacrifice que nous faisions afin qu'ils puissent profiter de la grand-messe.
Nous sommes donc partis pour Madrid où nous sommes arrivés quatre heures plus tard à notre lieu de résidence, le collège de la Sagrada Familia qui est tenu par les sœurs de Saint Vincent de Paul et qui accueille les enfants de 3 à 12 ans qui n'ont pas les moyens de se rendre dans un autre collège. L'accueil était chaleureux et, après la répartition des chambres et la remise des sacs et des passes, nous sommes allés à la messe de l'Assomption célébrée par l'abbé Edouard Georges dans une salle du collège où un simple autel a été dressé. La cérémonie était certes simple, ce n'était pas la grand-messe que nous aurions dû avoir à Caceres, mais nous ne pouvions pas faire un pèlerinage sous le patronage de la vierge Marie sans célébrer la messe de l'Assomption le 15 août. Après la messe, une petite partie de football improvisée à eu lieu dans la cour du collège où un terrain était tracé ainsi que des buts installés.
J'aime beaucoup votre récit. Il montre un point de vue différent de ce que j'ai vécu moi même.
Tout a commencé le mardi 9 août, jour du départ à ce pèlerinage qui s'est déroulé dans un premier temps sous le patronage de la Vierge Marie. Tout le diocèse s'est donc retrouvé à l'église Notre-Dame de Pontoise pour la messe de lancement des JMJ présidée par notre évêque, Monseigneur Riocreux qui dans son homélie, après nous avoir rappelé comment il a vécu les JMJ de Saint Jacques de Compostelle en 1989, nous a invité à bien méditer le thème des JMJ ainsi qu'à profiter de cette grande expérience spirituelle qu'est ce grandissime événement.
Après la messe, nous sommes donc partis vers la première partie de notre pèlerinage à Lourdes, haut lieu des apparitions de la Vierge Marie où nous sommes arrivés le 10 août, après une nuit de car difficile. Ce jour là, nous avons commencé à prier à la grotte pour nos familles, mais aussi pour les personnes qui n'ont pas pu venir à Lourdes ainsi que les familles qui nous avaient demandé de prier pour elles. Notre passage à Lourdes a aussi été pour nous l'occasion de nous rendre à la communauté du Cenacolo, une communauté créée par sœur Elvira Petrozzi alors qu'elle avait rencontré des jeunes drogués, leur avait parlé, et avait envie de les aider ; elle a donc répondu à sa vocation. Cette communauté a été créée initialement en Italie, mais s'est développée par la suite dans plusieurs pays. Cette visite a notamment été l'occasion pour nous d'entendre le témoignage de ces personnes ; ils ont été pour moi très émouvants, tant par l'aide qui est donnée à ces jeunes que par l'espérance dont ils font preuve par la suite. Nous voyons bien par là que l'Eglise peut jouer un rôle dans la société, que Dieu aime tous les hommes quelles que soient leurs conditions.
Suite à notre passage à Lourdes, nous sommes donc repartis pour l'Espagne en direction du diocèse de Coria-Caceres où nous sommes arrivés tout d'abord à Coria, dans un lieu isolé de la ville. Nous avons été accueillis par des jeunes (le plus jeune devait avoir dans les 10 ans) et nous avons pu ainsi avoir l'honneur d'aller embrasser le manteau de la Sainte Patronne de la ville, la Vierge de Argeme, de façon très recueillie avec différents chants à Marie, notre mère à tous. Le midi, nous avons ensuite pu manger une paella, difficilement avec la chaleur, mais qui était cependant excellente. Après la messe du soir présidée par Monseigneur Riocreux, nous avons été accueillis pour certains par des familles et pour d'autres dans des églises ou autres lieux d'accueil. Pour ma part, j'ai été accueilli dans une famille de Montehermoso, avec huit autres personnes. On peut dire que l'on a été accueillis comme des rois, que c'était comme si les familles nous avaient admis dans leur propre famille, alors que nous ne nous connaissions pas auparavant. J'en garde personnellement un excellent souvenir qui restera sans doutes gravé dans ma mémoire. Cette vie familiale nous a aussi permis de découvrir les traditions locales avec la visite du musée de Montehermoso.
Comme nous n'étions pas loin du Portugal, et notamment de Fatima, nous en avons profité pour nous rendre dans cette seconde cité mariale, lieu où devait se poursuivre notre pèlerinage. Quelles émotions vécues dans ce sanctuaire ! La messe internationale de ce 13 août, le 13 août 1917 étant une date à laquelle Notre-Dame du rosaire n'a pu apparaître à Lucia Dos Santos et à ses deux cousins (Jacintha et Francisco Marto) car ils avaient été faits prisonniers par l'administrateur du canton sous prétexte qu'ils troublaient l'ordre public ; mais où les phénomènes habituels des apparitions se sont déroulés comme des coups de tonnerre, des éclairs, un halo de lumière blanc… reste donc une date importante dans cette cité mariale où ce jour de l'année 1917 l'apparition de la Sainte vierge était prévue. Cependant, cette messe internationale n'était pas compréhensible pour la plupart d'entre nous : il y avait beaucoup de portugais et très peu de français ; la messe étant une solennité, on n'a pu la suivre entièrement... Nous avons tout de même pu nous recueillir dans ce moment toujours fort en émotions. A la fin de la messe, l'archevêque du lieu a parlé en plusieurs langues aux pèlerins qui se trouvaient en ce lieu ; je dois avouer que sous certains aspects, il me rappelait le bienheureux Jean-Paul II (l'intonation de sa voix, la manière de parler...). Deux autres choses m'ont fortement marquées lors de ce passage à Fatima : il s'agit d'une part des pèlerins qui, en signe d'humilité, font tout un itinéraire à genoux vers la chapelle où se situe la statue de Notre-Dame du rosaire en récitant le chapelet ; d'autre part, il y a aussi ce feu immense où les pèlerins peuvent jeter un organe en cire pour demander la guérison dudit organe d'une personne.
Le lendemain, après une messe dans la paroisse où les familles nous ont accueillies et un dernier repas avec nos familles d'accueil respectives, il est temps de leur dire au revoir car nous devions nous diriger vers Caceres où nous devions passer la nuit. Je dois dire que ces adieux étaient émouvants. Les familles nous ont accueillis si chaleureusement que nous repartons tous avec une certaine émotion. Des larmes ont même coulées des yeux de certains et, je dois l'avouer, des miens ; mais ce n'est qu'un au revoir dit-on. Arrivés à Caceres, nous voyons déjà différentes nationalités dans le diocèse, notamment des australiens et des polonais que nous avions déjà rencontrés à Coria, mais aussi des brésiliens, des malawiens, des philippins, et des polonais, que nous avions aperçus pour la première fois à Fatima. Il y avait aussi des américains. Nous avons donc visité la vieille ville de Caceres et nous sommes rentrés à notre lieu de résidence de nuit, un gymnase où nous avons dormi, toutes nationalités confondues. Nous avons donc mangé dans le parc qui se situait à côté et nous nous sommes rendu à un concert de pop-louange. Ce moment partagé avec les différentes nationalités m'a permis de me rendre compte de l'ampleur qu'allait prendre ces JMJ, une ampleur gigantesque, sans aucune mesure avec quelque événement sportif mondial.
Le lendemain, me voilà donc réveillé pour assister quelques heures plus tard à la messe de l'Assomption de la vierge Marie. Le petit déjeuné servi, j'entends que les brésiliens mettent de l'ambiance à l'extérieur du gymnase. Après avoir mangé, nous rejoignons les brésiliens et nous en profitons pour danser avec eux, pour louer Dieu ensemble par la musique et par nos voix. Mais, l'heure de la messe approche et il fallait bientôt partir pour un stade où un autel a été levé. Nous arrivions donc et nous louions Dieu, nous priions par nos chants. La messe commença un peu plus tard que prévu et, malheureusement, au moment de la lecture de l'Evangile, nous devions partir plus tôt car en Espagne, les chauffeurs espagnols devaient se conformer à des règles d'heure de départ. De plus, nous ne devions pas pénaliser les paroisses de Sarcelles et de Garges qui étaient arrivées en retard au début des JMJ à cause d'une panne de leur car. C'est un sacrifice que nous faisions afin qu'ils puissent profiter de la grand-messe.
Nous sommes donc partis pour Madrid où nous sommes arrivés quatre heures plus tard à notre lieu de résidence, le collège de la Sagrada Familia qui est tenu par les sœurs de Saint Vincent de Paul et qui accueille les enfants de 3 à 12 ans qui n'ont pas les moyens de se rendre dans un autre collège. L'accueil était chaleureux et, après la répartition des chambres et la remise des sacs et des passes, nous sommes allés à la messe de l'Assomption célébrée par l'abbé Edouard Georges dans une salle du collège où un simple autel a été dressé. La cérémonie était certes simple, ce n'était pas la grand-messe que nous aurions dû avoir à Caceres, mais nous ne pouvions pas faire un pèlerinage sous le patronage de la vierge Marie sans célébrer la messe de l'Assomption le 15 août. Après la messe, une petite partie de football improvisée à eu lieu dans la cour du collège où un terrain était tracé ainsi que des buts installés.