Du sens de la souffrance physique

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Re: Du sens de la souffrance physique

par Doloriste » sam. 10 sept. 2016, 19:16

Certes, le dolorisme, c est considérer que souffrir par notre propre volonté peut nous aider à obtenir le Salut.
Il vaut mieux, aussi, se mordre la langue que d'insulter quelqu'un...
Donc, pour la bonne cause, tout est assez autorisé.
Chercher Dieu autorise tous les excès, sans toutefois les imposer aux autres !
SI vous souffrez, acceptez le, donnez la au Christ, et si vous ne souffrez pas remerciez le.

C'est un chemin qui ne doit pas devenir une destination.
Une tendance masochiste, une "déviance" peut faire rater l'objectif, quand ce chemin devient l'objectif.

Donc, l'Eglise Catholique "condamne", ou "déconseille" cette tendance, car il y a le risque de s'enfermer dans cette pratique, et de ne plus servir à rien d'autre qu'à souffrir inutilement, et du coup faire l'inverse de ce que désire Dieu (qui est Amour) et aussi, qu'un nouveau converti fasse n'importe quoi, entraîné par la fougue.

A l'inverse, nous trouvons le quiétisme : Si Dieu m'aime, il ne veut jamais que je m'inquiète, jamais que je souffre.
Là, c'est l'obligation d'être en paix, et dans la joie, calme, pour trouver le Salut.

Mais rappelez vous que Dieu incarné LUI même a été de son plein gré au désert jeûner 40.. jours.

Vous préférerez prier le chapelet ? Faites.
Aller hurler Alleluhia pendant que d'autres tapent des mains ? Faites.
Et que ceux qui condamnent (suivez mon regard...) relisent l'Evangile, et surveillent leur âme, plutôt que d'en permanence regarder la paille dans l'oeil des autres.
Paix aux hommes de bonne volonté, et les vaches seront bien gardées.
;)

Re: Du sens de la souffrance physique

par Belin » dim. 11 janv. 2015, 13:38

Tomtom19 a écrit : Jésus n'est pas doloriste. Par exemple, avant de mourir sur la croix il a demandé au père s'il n'y avait pas au autre échappatoire à la souffrance sur la croix.
Cette interprétation de l'agonie du Christ est largement répandue, et je crois c'est même elle qui est retenue dans le catéchisme, mais cette interprétation n'est pas conforme à la perfection de l'amour. Il y a l'histoire d'une amie, qui se trouvait avec sa fille de 5 ans à l'époque en plein trottoir, quand subitement un gros chien est sorti d'une barrière et fonçait vers sa fille. Elle a par réflexe bondit pour s'interposer entre le chien et sa fille, le chien a finalement prit peur et c'est enfui. Cette amie c''est demandé après coup comment lui est venu ce courage, elle qui a d'habitude peur même des chiots! Quand on aime, on ne voit pas les souffrances qu'on peut endurer, mais l'amour aveugle la souffrance qu'on peut subir, car tout notre être est braqué vers l'objet de notre passion. Donc si les sueurs de sang de Jésus et sa supplication c'était par rapport à ce qu'il allait subir, cela signifie qu'il avait le regard tourné vers Lui même pourtant il disait à ses disciple de ne pas se faire des soucis pour ce qui peut les arriver, ça c'est de l'égoïsme, c'est que son amour pour nous était imparfait.
Voici une interprétation de l'agonie qui me semble plus conforme à ce que devrait être un amour parfait:
- Dieu a permis que le diable montre à Jésus la multitude des gens qui irait en enfer malgré sa passion
- La vue de la damnation de toute cette multitude a donné des sueurs de sang à Jésus
- Dieu a permit que l'intelligence humaine de Jésus soit obscurcie de façon qu'Il a cru que sa passion ne servirait à rien et que l'humanité serait entièrement damnée.
- Jésus pouvait alors dès ce moment renoncer à sa passion, mais il a préféré ne pas faire confiance à son intelligence et s'en est remis à Dieu ( d'où sa fameuse prière "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi..." , donc il était prêt à souffrir par pure obéissance, sa raison et sa sensibilité humaine lui ayant montré que ce serait une souffrance inutile.
- Dieu a alors envoyé un bon ange éclairer son intelligence en lui montrant la multitude qui serait sauvée grâce à sa passion.
- Jésus lui même c'est alors précipité vers ses bourreaux, et ceux ci ont été tellement surpris par son comportement qu'ils sont tombés...

Re: Du sens de la souffrance physique

par Tomtom19 » dim. 28 déc. 2014, 22:40

Bonjour,
Je pense que Dieu permet la souffrance non pour elle-même (dolorisme) mais plutôt dans le but de faire acquérir à l'homme un cœur humble, brisé, comme l'est le cœur du Christ après sa résurrection.

Dieu est infiniment amour et kénose. La kénose est un terme d'origine grecque qui signifie la toute-humilité ou même un abaissement au dessous de soi-même. C'est donc encore plus fort que l'humilité. Deux exemples de kénose: lorsque Jésus s'est fait et est mort sur la croix pour les hommes ou bien lorsque Jésus a lavé les pieds de ses disciples.

Jésus n'est pas doloriste. Par exemple, avant de mourir sur la croix il a demandé au père s'il n'y avait pas au autre échappatoire à la souffrance sur la croix.

Re: Du sens de la souffrance physique

par PaxetBonum » mar. 09 déc. 2014, 10:06

Jeremy43 a écrit : Ne pas oublier, tout de même, que nous étions déjà réconciliés avec Dieu à Getshsemani lorsque notre Seigneur a porté sur Lui toutes nos fautes pour les exposer à la Justice Divine, allant jusqu'à suer du sang.
D'où tenez-vous cela ?
Il me semble qu'à Getshemani le Christ se charge de nos fautes mais c'est seulement sur la Croix qu'Il les efface.
Quoiqu'il se charge déjà de nos fautes dans le Jourdain, Lui n'a pas de péché à y laisser, il vient les prendre sur Lui.

Tout le sens de "Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi"
Tollere : prendre et enlever à la fois.

Re: Du sens de la souffrance physique

par Belin » mar. 11 nov. 2014, 8:59

papounet a écrit :Il faudrait peut être éviter d"ériger la souffrance en totem du catholicisme...Heureusement qu'il y a autre chose dans la vie, l'amour par exemple...
Les deux ( l'amour et la souffrance) sont liés. Il y a eu un très long débat là-dessus:

http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 13&t=13071.

De la même façon qu'on apprécie la qualité de la lumière d'une lampe dans les ténèbres, on apprécie aussi la qualité de la lumière de l'amour dans les ténèbres du mal et de la souffrance. C'est mon opinion.

Re: Du sens de la souffrance physique

par papounet » lun. 10 nov. 2014, 16:21

Il faudrait peut-être éviter d"ériger la souffrance en totem du catholicisme... Heureusement qu'il y a autre chose dans la vie, l'amour par exemple...

Re: Du sens de la souffrance physique

par Jeremy43 » lun. 10 nov. 2014, 13:47

Bonjour,

C'est vrai Kisito, vous faîtes bien de préciser, si l'on se place du point de vue de Dieu les souffrances nous purifient En fait ce que je voulais dire, c'est que nous il ne nous reste que la foi pour vivre (ou plutôt subir) les souffrances que nous réserve chaque jour que Dieu fait et que ce n'est vraiment pas facile, surtout à notre époque (en tout cas dans notre Europe satanique).

Merci en tout cas pour votre message.

Re: Du sens de la souffrance physique

par saul » lun. 10 nov. 2014, 13:26

Bravo et merci Kisito.
C'est exactement ce que je pensais exprimer.

Re: Du sens de la souffrance physique

par Belin » lun. 10 nov. 2014, 12:35

Jeremy43 a écrit : La souffrance, la vraie souffrance, ça détruit, ça ne construit pas, ça broie l'âme et le corps. On exalte beaucoup moins la souffrance quand on vit ce genre de choses et on comprend beaucoup mieux les personnes qui n'en peuvent tout simplement plus de souffrir.
Je suis d'accord sur le fait qu'effectivement la souffrance détruit le corps physique ou psychique. Mais je le suis moins quant à son effet sur l'âme. La souffrance au contraire purifie l'âme suivant cette image utilisée par les auteurs des textes sacrés comparant l'homme bien aimé de Dieu dans la souffrance comme l'or dans le feux pour être purifié. L'édification de l'âme échappe à notre expérience, elle relève de la Foi. Dans la Foi on sait que tout concours au bien de ceux qui aiment Dieu, et que Dieu ne peut pas éprouver ses bien aimés au dessus de leur force, de ces deux affirmations concernant notre Foi, à mon avis on peut conclure que la souffrance édifie certainement l'âme de ceux qui aiment Dieu.

Re: Du sens de la souffrance physique

par Jeremy43 » lun. 10 nov. 2014, 10:24

Bonjour,

Ne pas oublier, tout de même, que nous étions déjà réconciliés avec Dieu à Getshsemani lorsque notre Seigneur a porté sur Lui toutes nos fautes pour les exposer à la Justice Divine, allant jusqu'à suer du sang.
Mais la souffrance comme volonté de renaitre et avancer toujours plus loin
dans l'amour et la vie.
La souffrance peut être tellement forte et pesante qu'elle détruit la simple capacité d'avancer, il ne reste alors plus qu'à gémir et à attendre que la mort vienne comme une délivrance. Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus avait de grandes tentations de se suicider à la fin de sa vie et elle a elle même avoué qu'elle n'aurait pas hésité une seule seconde si elle n'avait pas eu la foi !

La souffrance, la vraie souffrance, ça détruit, ça ne construit pas, ça broie l'âme et le corps. On exalte beaucoup moins la souffrance quand on vit ce genre de choses et on comprend beaucoup mieux les personnes qui n'en peuvent tout simplement plus de souffrir.

Re: Du sens de la souffrance physique

par saul » lun. 10 nov. 2014, 6:50

Du sens de la souffrance ...
Qui fait partie intégrante de la Croix.

La souffrance c'est la vie.
La souffrance est uniquement induite du fait de notre matérialité.

Un corps qui ne souffre plus , est mort.

Si l'on veut vivre , il faut accepter de souffrir.
Aimer c'est aussi souffrir.
Car l'amour véritable demande des sacrifices.

Jesus nous a montré le sens rédempteur et fructueux de la souffrance.
En refusant de se soumettre aux invectives de ses tortionnaires , mais plutot
en acceptant avec humilité et biensur dans la souffrance les sévices qui lui
sont infligés , il a préservé nos vies et son dessein dans la vie éternelle aux
royaume des cieux auprès du Père qui l'attendait.

Par ses souffrances acceptées , il a retourné toute la situation morbide et
misérable de son exécution sur ce que ces juges et bourreaux désignaient
comme pire potence de l'époque , la Croix.
En l'illuminant d'un sens salvateur.

Cette Croix qui symbolisait pour les juges de l'époque , une potence de
torture et d'humiliation extrême pour désigner à la foule tout le déshoneur
d'une vie méprisable à détruire.
Qui simbolisait la mort accomplie dans toute son horreur d'anihilation et de
banissement irréversible.

Cette Croix , Dieu en a fait par les souffrances de son fils , Le Symbole
suprême de victoire , de résurection et vie éternelle , d'espérance et de force
dans l'amour de la Trinité divine.

C'était biensur la volonté du Père eternel pour en finalité notre enseignement.

Et pour nous faire comprendre le sens salutaire de la souffrance , il nous a
rendu son fils réssucité pour nous guider maintenant et toujours avec nous.

C'est pourquoi je dis que la Croix , est le plus grand et le plus beau des
miracles que Dieu a fait pour l'homme.

La résurection de son fils bien aimé , est ce qui nous est promis à tous si
nous acceptons , comme à son enseignement , nos souffrances et notre
Croix.

Par ailleurs , pourquoi Tous les Saints que nous connaissons ont ils accepté
de souffrir pour le Seigneur , et souvent même à sa demande ?
Les stygmates , les épreuves , les attaques du diable , et que sais-je...

C'est pour les vies sauvées dans l'amour du Christ de tous ceux ou celles
qui se repentent avec foi en revenant à son enseignement.

Combien de fois la vie des Saints nous a-t-elle revigoré dans notre foi ?
Qui peut prétendre y etre indifférent ?

Encore là , le Christ nous montre par ses vies qui se sont vouées corps et
âmes à son amour et sa providence , les fruits vivifiant et constructifs
de la souffrance.

La souffrance non pas comme punition ou affliction quelconque.

Mais la souffrance comme volonté de renaitre et avancer toujours plus loin
dans l'amour et la vie.

On nait comme on meurt dans la souffrance.

Qui dit qu'on doit vivre sans souffrance , uniquement dans le bien etre
illusoire de notre corps aphasique par substantif ou détournement
intellectuel et moral des conditions qui nous entourent ?
- Celui qui veut notre perte ! ( vous devinez ?)

Si vous saviez comme je vous aime tous , pour l'amour du Seigneur qui
rayonne en vous. Car grâce à vous je m'accroche rien que pour vous rendre
tout le bien que vous me donnez.
Que Dieu vous bénisse et vous conforte toujours dans la foi.

Re: Du sens de la souffrance physique

par Anne » lun. 10 nov. 2014, 4:38

Ou même le dolorisme...

Re: Du sens de la souffrance physique

par papounet » dim. 09 nov. 2014, 12:27

C'est l'évidence même !

"Porter sa croix" tant pour soi-même qu'en le disant à autrui, c'est savoir supporter ses ennuis, ses souffrances, comme Jésus sur sa croix...sans toutefois tomber dans la flagellation et le masochisme...

Re: Du sens de la souffrance physique

par Belin » sam. 08 nov. 2014, 10:22

papounet a écrit :Mais "porter sa croix" qu'est-ce que cela veut dire ? Cette expression peut être comprise de plusieurs manières ?

Est-ce une manière d'aider son prochain dans l'épreuve que de lui dire "chacun est appelé à porter sa croix " ?
"Porter sa croix" à mon avis signifie accepter sans se plaindre, dans la paix et la joie les épreuves de la vie. "Porter sa croix" fait partie des devoirs qu'on a envers soi-même, et non des devoirs qu'on a envers son prochain.

Je rappelle le triple devoir du chrétien:
-Envers Dieu: la prière, les œuvres de piété en général.
-Envers le prochain: "l'aumône" ou les œuvres de miséricorde.
-Envers soit même: "le jeûne" ou les œuvres de pénitence, les privations. "Porter sa croix" rentre dans cette catégorie .

Donc lorsqu'un chrétien est éprouvé, nous devons lui faire miséricorde, et lui rappeler son devoir, à savoir qu'il doit porter sa croix.

Re: Du sens de la souffrance physique

par papounet » ven. 07 nov. 2014, 17:08

Mais "porter sa croix" qu'est-ce que cela veut dire ? Cette expression peut être comprise de plusieurs manières ?

Est-ce une manière d'aider son prochain dans l'épreuve que de lui dire "chacun est appelé à porter sa croix " ?

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