Ce matin, j'ai pris connaissance du fil de Christophe dans "Vie du forum" sur l'affaire de Nantes.
Je suivais cette affaire sur internet depuis ses débuts, déboussolée, essayant de comprendre l'incompréhensible. J'étais loin de me douter...
J'étais sous le choc, comme je suppose, les autres forumeurs.
Songeuse, j'ai quitté mon ordi pour jeter un coup d'oeil dehors. Il pleuvait. Journée tristounette, journée pour s'affairer dans la maison. Je retournerai sur le forum plus tard, mais pas tout de suite.
Tiens, je ferai cet après-midi mon irrésistible tarte aux kiwis. Ce sera un régal pour ce soir.
Je cuisinerai en observant dehors notre grande visite du printemps : un magnifique grand harle au corps d'un blanc immaculé qui depuis quelques jours glisse doucement sur l'eau comme un petit iceberg en faisant de gracieuses plongées, des fuligules à collier, des petits harles couronnés, des couples de colverts, et de nombreux canards branchus, le prince des barboteurs. Ah oui, et il y a les grands hérons bleus, fidèles au rendez-vous, qui trouvent leur bonheur sur les bords du lac et dans le marais.
Sans doute recevrons-nous aussi bientôt les hommages d'un huard, au cri si beau qu'il nous prend "aux tripes" les matins de brouillard.
Les hommes s'agitent, mais la vie suit paisiblement et sereinement son cours.
Pour l'instant, j'observe mon conjoint qui marche sur la digue. Nous sommes situés à la décharge d'un petit lac, et il est parti s'assurer, en cette période de pluie et de fonte des glaces, que le barrage, "son" barrage, est bien ouvert et que rien ne gêne le passage de l'eau dans le ruisseau qui dévale joyeusement sur les roches jusqu'au lac voisin.
Je souris en le voyant déambuler ainsi, heureux, avec ses bottes et son gros imper à capuchon.
Il m'aperçoit dans la fenêtre et se met à faire le pitre, en m'envoyant de gros bisous des deux mains. Ce qu'il est drôle !
Oui, il pleut et il pleuvra toute la journée, paraît-il, mais ce sera une autre très belle journée.
Je pense à Chevy, à sa famille. Je sais, certaines choses sont compliquées, on ne peut pas simplifier à outrance.
On ne peut pas juger non plus, seulement prier.
Mais quand même, je me demande, est-ce qu'on prend assez conscience du bonheur que l'on a ? Si simple soit-il, sans être fortuné, sans être célèbre ?
Cela concerne tout le monde, vous, moi, tout le monde.
Chaque jour est un merveilleux cadeau de Dieu, on l'oublie trop facilement.
Je Lui rends grâce pour toutes Ses bontés.

Ce matin, j'ai pris connaissance du fil de Christophe dans "Vie du forum" sur l'affaire de Nantes.
Je suivais cette affaire sur internet depuis ses débuts, déboussolée, essayant de comprendre l'incompréhensible. J'étais loin de me douter...
J'étais sous le choc, comme je suppose, les autres forumeurs.
Songeuse, j'ai quitté mon ordi pour jeter un coup d'oeil dehors. Il pleuvait. Journée tristounette, journée pour s'affairer dans la maison. Je retournerai sur le forum plus tard, mais pas tout de suite.
Tiens, je ferai cet après-midi mon irrésistible tarte aux kiwis. Ce sera un régal pour ce soir.
Je cuisinerai en observant dehors notre grande visite du printemps : un magnifique grand harle au corps d'un blanc immaculé qui depuis quelques jours glisse doucement sur l'eau comme un petit iceberg en faisant de gracieuses plongées, des fuligules à collier, des petits harles couronnés, des couples de colverts, et de nombreux canards branchus, le prince des barboteurs. Ah oui, et il y a les grands hérons bleus, fidèles au rendez-vous, qui trouvent leur bonheur sur les bords du lac et dans le marais.
Sans doute recevrons-nous aussi bientôt les hommages d'un huard, au cri si beau qu'il nous prend "aux tripes" les matins de brouillard.
Les hommes s'agitent, mais la vie suit paisiblement et sereinement son cours.
Pour l'instant, j'observe mon conjoint qui marche sur la digue. Nous sommes situés à la décharge d'un petit lac, et il est parti s'assurer, en cette période de pluie et de fonte des glaces, que le barrage, "son" barrage, est bien ouvert et que rien ne gêne le passage de l'eau dans le ruisseau qui dévale joyeusement sur les roches jusqu'au lac voisin.
Je souris en le voyant déambuler ainsi, heureux, avec ses bottes et son gros imper à capuchon.
Il m'aperçoit dans la fenêtre et se met à faire le pitre, en m'envoyant de gros bisous des deux mains. Ce qu'il est drôle !
Oui, il pleut et il pleuvra toute la journée, paraît-il, mais ce sera une autre très belle journée.
Je pense à Chevy, à sa famille. Je sais, certaines choses sont compliquées, on ne peut pas simplifier à outrance.
On ne peut pas juger non plus, seulement prier.
Mais quand même, je me demande, est-ce qu'on prend assez conscience du bonheur que l'on a ? Si simple soit-il, sans être fortuné, sans être célèbre ?
Cela concerne tout le monde, vous, moi, tout le monde.
Chaque jour est un merveilleux cadeau de Dieu, on l'oublie trop facilement.
Je Lui rends grâce pour toutes Ses bontés. :coeur: