par Anne » dim. 12 déc. 2010, 4:23
Angelo, l'expérience "pèlerinage", ce n'est pas facile à raconter... C'est par moments très personnel et à d'autres, au contraire, assez impersonnel...
À la lecture de votre requête, j'ai eu des "flashes". En voici quelques-uns, rattachés à des endroits bien particuliers.
En Terre Sainte:
* Sur le lac de Galilée - la sensation d'être chez-soi tout en prenant conscience d'être en Terre Sainte, très loin de chez-soi. C'est paradoxal mais c'est comme ça. Et je ne peux mieux l'expliquer. Mais ça se résumerait pas un mot: Sérénité.
* Au Saint Sépulcre (ou l'Anastasis, nom que je trouve plus beau), dans l'Édicule: une voix qui résonne en moi: "je ne suis pas ici". Ça se résume en un mot: Joie !
* À la Basilique de l'Annonciation: un moment d'émotion intense. L'impression que quelque chose d'important a eu lieu à cet endroit. Les murs de la grotte en sont imprégné. Le coeur cesse de battre un instant. Ça se résume en un mot: Présence.
* À Gethsémani, dans le jardin des oliviers: une grande paix, mais aussi une grande douleur. Intenses. Ça se résume en une réaction: un flot de larmes.
* Sur la Via Dolorosa, en faisant le Chemin de Croix: se déplacer, en priant, sous le regard méprisant de certains, indifférents d'autres, et rencontrer une femme voilée qui se signe furtivement à l'une des stations. Ça se résume en deux mots: douleur et oppression.
* Au Mont des Béatitudes: la vue d'un magnifique paysage, fraîchement ruisselant d'une rare pluie nocturne. Ça se résume en un mot: Calme.
* À Capharnaüm, à la maison dite de Pierre : un lien avec le passé, un moment d’une vie depuis longtemps révolue mais encore présente. Ça se résume par une pensée : « toucher » aux premiers chrétiens, à travers le temps.
* À Bethléem, dans la grotte des bergers : une communion de prières touchante et intense; le sentiment d’une communion des âmes avec les autres pèlerins. Le mot fort est dans la phrase…
* Au Kotel, le Mur des Lamentations : du côté des hommes, c’est la fête. Du côté des femmes, le recueillement. Glisser les feuilles de papier portant les intentions de prières, que m’ont données les gens de ma paroisse avant de partir, dans les fentes du mur. Y poser la main et ressentir la force des milliards de prières dont il est le porteur et le gardien. Ça se résume en un mot : Puissance.
Ben, c’est un gros début, non ? C’est ce qui me revient sur le coup… Il faudra voir si je peux compléter plus tard.
Et il faudrait que je fasse la même démarche au sujet du pèlerinage « sur les pas de Saint Paul » à Rome et en Grèce…
On verra si l’Esprit frappera de nouveau ! Et, finalement, merci de m'avoir forcée à cette introspection...
Angelo, l'expérience "pèlerinage", ce n'est pas facile à raconter... C'est par moments très personnel et à d'autres, au contraire, assez impersonnel...
À la lecture de votre requête, j'ai eu des "flashes". En voici quelques-uns, rattachés à des endroits bien particuliers.
En Terre Sainte:
* Sur le lac de Galilée - la sensation d'être chez-soi tout en prenant conscience d'être en Terre Sainte, très loin de chez-soi. C'est paradoxal mais c'est comme ça. Et je ne peux mieux l'expliquer. Mais ça se résumerait pas un mot: Sérénité.
* Au Saint Sépulcre (ou l'Anastasis, nom que je trouve plus beau), dans l'Édicule: une voix qui résonne en moi: "je ne suis pas ici". Ça se résume en un mot: Joie !
* À la Basilique de l'Annonciation: un moment d'émotion intense. L'impression que quelque chose d'important a eu lieu à cet endroit. Les murs de la grotte en sont imprégné. Le coeur cesse de battre un instant. Ça se résume en un mot: Présence.
* À Gethsémani, dans le jardin des oliviers: une grande paix, mais aussi une grande douleur. Intenses. Ça se résume en une réaction: un flot de larmes.
* Sur la Via Dolorosa, en faisant le Chemin de Croix: se déplacer, en priant, sous le regard méprisant de certains, indifférents d'autres, et rencontrer une femme voilée qui se signe furtivement à l'une des stations. Ça se résume en deux mots: douleur et oppression.
* Au Mont des Béatitudes: la vue d'un magnifique paysage, fraîchement ruisselant d'une rare pluie nocturne. Ça se résume en un mot: Calme.
* À Capharnaüm, à la maison dite de Pierre : un lien avec le passé, un moment d’une vie depuis longtemps révolue mais encore présente. Ça se résume par une pensée : « toucher » aux premiers chrétiens, à travers le temps.
* À Bethléem, dans la grotte des bergers : une communion de prières touchante et intense; le sentiment d’une communion des âmes avec les autres pèlerins. Le mot fort est dans la phrase…
* Au Kotel, le Mur des Lamentations : du côté des hommes, c’est la fête. Du côté des femmes, le recueillement. Glisser les feuilles de papier portant les intentions de prières, que m’ont données les gens de ma paroisse avant de partir, dans les fentes du mur. Y poser la main et ressentir la force des milliards de prières dont il est le porteur et le gardien. Ça se résume en un mot : Puissance.
Ben, c’est un gros début, non ? C’est ce qui me revient sur le coup… Il faudra voir si je peux compléter plus tard.
Et il faudrait que je fasse la même démarche au sujet du pèlerinage « sur les pas de Saint Paul » à Rome et en Grèce…
On verra si l’Esprit frappera de nouveau ! Et, finalement, merci de m'avoir forcée à cette introspection...