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par Suliko » jeu. 21 mai 2020, 15:31
Je voulais dire que l'importance première ou capitale que vous mettrez sur la forme liturgique, le rôle que vous voudriez lui faire jouer, me semble correspondre bien plus à ce que vous vous imagineriez que les choses doivent être pour tous. Sauf que je ne crois pas qu'il en ait jamais été de même pour les catholiques du monde entier ou encore les catholiques de tous les siècles ! Je ne dis pas que vous auriez tort de penser que la liturgie serait un aspect de la vie de l'Église qui a son importance. Non, mais que pour bien des catholiques ce n'est pas la forme elle-même du culte, ce n'est pas une histoire de respect scrupuleux de rubriques de la Messe, qui va les attacher ou non à l'Église, à la foi catholique, etc.
Ce n'est pas étonnant si les églises étaient pleines. Surtout que les universités étaient tenues par des religieux, les intellectuels respectaient l'Église, les gens pouvaient lire des journaux à grand tirage qui véhiculaient les bonnes valeurs de l'Église. Impensable aujourd'hui ! Jeune, mon père pouvait lire chaque semaine L'Action catholique. Ses parents étaient abonnés. Un grand journal illustré, populaire, des pleines pages contenant des nouvelles ecclésiastiques, des nouvelles de Rome.
Les curés de 1930 étaient sans doute disciplinés du côté de la doctrine. A cause du rituel ? A cause du mode de gestion "caporaliste" de l'Église de ce temps-là.
par Kerniou » jeu. 21 mai 2020, 10:42
par Cinci » jeu. 21 mai 2020, 0:47
Mais où voyez-vous que je parle de moi et de mes souhaits ? La stabilité de la liturgie traditionnelle est un fait. Les bouleversements y ayant été apportés dans les années 60 en est un autre. Il n'y a rien de personnel là-dedans.
par Suliko » mer. 20 mai 2020, 21:01
Vous nous parlez de vous, Suliko. Vous parlez de ce que vous aimeriez. Sauf qu' Il n'est pas dit que la réalité chez les autres devrait correspondre à votre souhait.
par Cinci » mar. 19 mai 2020, 15:44
Suliko : Mais si je puis me permettre une petite remarque, je dirais que la position que vous décrivez est plus le fait des traditionalistes que des conservateurs, qui ne sont globalement pas contre le libéralisme. Un conservateur aurait tendance à se plaindre amèrement des dérives morales de la société actuelle (divorces de masse, avortements, euthanasies, etc...), sans pour autant contester les racines du régime politique et social qui les permet.
Mais il me semble que le problème de l'Eglise conciliaire (depuis Vatican II, si vous préférez cette formulation), c'est qu'elle s'est ralliée au libéralisme parce qu'elle s'est mise à juger que c'est la meilleure doctrine ! Il n'est absolument pas questions, pour la majorité des catholiques d'aujourd'hui, de préférer un régime ouvertement catholique et non-libéral au régime occidental actuel. Ce n'est pas une question de circonstances historiques, mais de prise de positions théoriques.
par Cinci » lun. 18 mai 2020, 21:25
Suliko : Je vous assure pourtant que je ne me sers pas de la liturgie dans le seul but de nourrir mes contestations. Le fait est que la liturgie (messe, vêpres, sacrements en général, etc...) est tellement fondamentale dans la vie des chrétiens qu'il est absolument nécessaire qu'elle soit orthodoxe, belle et pieuse. C'est par elle que le fidèle de base rentre en contact avec l'Eglise et sa doctrine. Nos ancêtres ne lisaient sans doute pas tous les encycliques des papes, loin de là, et n'avaient pas forcément de formation théologique très poussée. Ce qu'il savait de la foi chrétienne, c'est à la liturgie et à la prédication des clercs qu'ils le devaient.
par Gaudens » lun. 18 mai 2020, 11:11
par Suliko » dim. 17 mai 2020, 20:52
Je n'arrête pas de dire que cette histoire de différence dans la forme liturgique n'est qu'accessoire, non pas fondamentale, même si des traditionalistes veulent se servir de cette différence en guise de drapeau pour leurs contestations.
Le vrai problème ce n'est pas la différence de forme pour les dévotions ou le culte, mais plutôt, pour les conservateurs, le fait du changement dramatique de perspective adopté ou promu par le "personnel cadre" de l'Église, par les évêques dans l'ensemble; je pense à cette sorte de ralliement de l'Église à l'ordre politique occidental actuel.
C'est vraiment là ou le bât blesse ! C'est la chose fondamentale. Et puis c'est vraiment là-dedans que réside ce fameux contre-syllabus de Pie IX, comme aurait pu déjà le dire Joseph Ratzinger lui-même et à propos du second concile du Vatican. Un contre-syllabus à certains égards, disait-il.
Les conservateurs considèrent que le calcul était mauvais, et comme vous le diriez possiblement vous-même, Suliko.
par Cinci » dim. 17 mai 2020, 17:15
par Suliko » ven. 15 mai 2020, 13:00
C'est vrai du point de vue des textes (formulaires de messe, canon, oraison, lectionnaire, etc) mais pas du point de vue du rituel.
- pas de doublage (le prêtre ne lit jamais les textes chantés)
- chaque fonction a son propre livre
par Fée Violine » jeu. 14 mai 2020, 19:24
AdoramusTe a écrit : ↑jeu. 14 mai 2020, 16:47 (Nous sommes hors sujet )
par AdoramusTe » jeu. 14 mai 2020, 16:47
Suliko a écrit : ↑jeu. 14 mai 2020, 15:54 Une messe latine du Xe siècle ressemblera plus à une messe latine du milieu du XXe siècle que cette dernière ne ressemblera à la messe de 1969.
par Suliko » jeu. 14 mai 2020, 15:54
Et la "Messe de toujours" ne sera pas davantage la "Messe des tradis célébrant en latin" que celle de nos curés réguliers en paroisse. Car ce que font les prêtres, dans chaque église méprisée du coin de la rue, est aussi ancien que l'Église elle-même. Je parle de la consécration, les prières, la lecture de la Parole, etc.
par Cinci » jeu. 14 mai 2020, 14:39
Altior : Tout d'abord, l'expression «Messe de toujours» est fréquemment rencontré parmi les traditionalistes. Par «Messe de toujours» les tradis comprennent exactement la même chose que les modernistes lorsque ceux-ci parlent de «Messe dos-au-peuple»... Puis, la logique de bon sens nous impose de constater que l'opposé de «Messe de toujours» n'est pas du tout «Messe fausse», mais «Messe récente». Moi, quand j'entends «de toujours», je comprends «ancien, très ancien». L'opposé est «récent, très récent».
par Socrate d'Aquin » jeu. 27 juil. 2017, 14:52
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