Réflexion sur les lectures et le chant.

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Réflexion sur les lectures et le chant.

Re: Réflexion sur les lectures et le chant.

par steph » jeu. 31 mars 2011, 15:22

J'ai fait l'acquisition d'un livret (éd. Levain; signé L. Deiss) répertoriant 8 (+8bis=9) récitatifs pour la proclamation de la Parole.
Ces récitatifs sont basés sur un modèle très simple: Titre - acclamation (pour le cas de l'évangile)- Introduction, "Flexe" si nécessaire, "Médiante", ("Médiante 2"), "Terminaison" sans véritable élément de "Conclusion"... (En fait, flexe, médiante1, médiante2 et terminaison sont trois/quatre "éléments" qui ne se succèdent pas toujours dans le même ordre)
De plus, au vu de la présentation des exemples de textes, ces schémas sont directement applicables à la disposition du Lectionnaire actuel en stiques.

Si j'ai le temps, je pourrais le scanner, sinon, je peux recopier les mélodies en "Do, Ré, Mi, etc."... Si ça intéresse quelqu'un.

J'ai toujours une furieuse envie de cantiller le capitule quand je dois m'acquitter de ce ministère à l'office choral, mais je dois toujours me reprendre pour ne pas « faire autrement que les autres »… De même il y a trois ans, j’étais chargé de lire l’épître de la Vigile Pascale… La seule chose qui m’a retenu de la chanter, c’est que le prêtre n’allait sans doute pas chanter l’Evangile. Car il me semble qu’il faut chanter dans l’ordre : 1° Psaume (parce que le genre lui-même l’exige), 2° Evangile (parce que plus digne d’être chanté), 3° Epître, 4° Prophétie.

En privé, je cantille toujours les capitules et parfois les lectures bibliques de l’Office de Lecture, ou Matines.

En tout cas, je suis acquis à votre cause, si l’on peut dire !

Re: Réflexion sur les lectures et le chant.

par archi » mer. 30 mars 2011, 12:37

PaxetBonum a écrit :Pourquoi ne pourrait-on pas employer le recto-tono ?
C'est mélodieux et s'adapte à toute langue.
Oui, je le pense aussi. En plus c'est facile à maîtriser. D'ailleurs, le chant traditionnel de l'Epître en latin, du peu que j'en ai entendu (on l'entend rarement), est du recto-tono avec quelques accentuations en fin de phrase, selon un schéma que je ne connais pas mais qui doit bien se trouver. L'Evangile me paraît (à l'oreille) un peu plus complexe (mais pas tant que ça).

In Xto,
archi.

Re: Réflexion sur les lectures et le chant.

par PaxetBonum » mer. 30 mars 2011, 8:17

Pourquoi ne pourrait-on pas employer le recto-tono ?
C'est mélodieux et s'adapte à toute langue.

Re: Réflexion sur les lectures et le chant.

par archi » mar. 29 mars 2011, 21:16

Prophéties, Epître, Evangile, psaumes... en gros tout ce qui vient de l'Ecriture Sainte et qui est proclamé à voix haute.

In Xto,
archi.

Re: Réflexion sur les lectures et le chant.

par PaxetBonum » mar. 29 mars 2011, 21:08

Je n'ai pas tout a fait compris quels textes vous voudriez voir chantés ?

Réflexion sur les lectures et le chant.

par archi » mar. 29 mars 2011, 20:45

Il m'est venu une réflexion lors d'une discussion où quelqu'un constatait qu'on mémorise plus facilement les paroles d'une chanson qu'un texte simplement lu et appris par coeur.

Une des fonctions essentielles de la liturgie est de transmettre (dans un cadre ecclésial, vivant, dans un cycle temporel) la Parole de Dieu, telle qu'elle est consignée dans les Saintes Ecritures.

Traditionnellement, les textes de l'Ecriture, que ce soient l'Epître, l'Evangile, les psaumes, sont chantées ou au moins psalmodiées. Au vu de ma première remarque, on peut se dire que la fonction du chant dans la liturgie ne se limite pas à de l'ornementation. Mais en ce qui concerne les lectures proprement dites (Prophéties, Epître, Evangile) dans le rite romain, aujourd'hui, on ne trouve guère que 2 façons de faire:
- la lecture sans chant (dans la plupart des cas)
- le chant en latin suivi de la relecture en vernaculaire, pour les messes solenelles, dans la FERM (pas toujours), et peut-être certaines célébrations de la FORM en latin?.

Pourtant, si le but est bien d'assimiler et de mémoriser le texte (et pas seulement de l'entendre, personnellement je constate qu'en pratique on retient mieux le texte en le lisant qu'en l'entendant simplement lu, et ce n'est sans doute pas un hasard si autant de gens vont lire de leur côté les lectures du jour, dans un missel, une revue ou sur le web), il me semblerait logique, au vu de ce qui précède, que le texte soit
- chanté (cf mémorisation, même si la mélodie est souvent monotone et proche du recto tono, l'effet est bien différent de la lecture)
- en vernaculaire (en latin, c'est joli mais à part cela je ne vois guère l'intérêt).

Le problème est évidemment de chanter en vernaculaire avec une mélodie appropriée... je reconnais que je n'y connais pas grand-chose, mais n'est-il pas possible d'adapter en partant de l'existant, surtout si on s'en tient à des formes simples, et même si ça sonne légèrement moins bien?

A cela on peut ajouter que le ministère de lecteur est traditionnellement un vrai ministère, pour lequel les clercs sont tonsurés: le ministère de lecteur devrait être revalorisé, pas simplement confié à des prêtres ou des séminaristes (version "tradi") ou à des laïcs sans formation ni engagement, ni bénédiction liée à leur tâche, ni même vêtement liturgique (version "conciliaire").

Voilà, qu'en pensez-vous? Peut-être connaissez-vous certains endroits qui ont fait cette expérience?


(Sur ce sujet et concernant le droit lié à la FERM, je trouve cette remarque qui va dans mon sens à l'adresse http://www.ceremoniaire.net/martinucci/II-4/pars2.html:
88 Le Directoire pour la pastorale de la messe à l'usage des diocèses de France, adopté par l'Assemblée des Cardinaux et Archevêques, paru en novembre 1956, indique, au n. 172 : À la messe solennelle, c'est après le chant latin, par le même ministre et au même endroit, que la traduction française de l'Épître ou de l'Évangile sera lue s'il y a lieu. Il ne semble pas obligatoire, sous le régime de Summorum Pontificum, que la proclamation des lectures en langue vernaculaire soit faite sans chant, car il n’y a rien de traditionnel à ce que les lectures – même doublées, comme à la Messe papale, en latin puis en grec – soient lues sans chant ; toutefois, il se pose alors la question (qui dépasse les limites du présent ouvrage) du choix de la mélodie à employer pour le texte français.
In Xto,
archi.

Haut