par coeurderoy » ven. 25 mars 2011, 13:20
Petit aparté...même si, d'un point de vue artistique, esthétique, j'apprécie beaucoup ces oeuvres funéraires, souvent très émouvantes dans leur réalisme, je me demande si, à la fin de l'Ancien Régime, ce véritable amoncellement d'images traduisant le faste et la grandeur des défunts n'était pas choquant dans des églises...chrétiennes.
Je sais bien qu'en présentant parfois le "transi" comme un cadavre pourrissant, en opposition violente avec le "chair factice" des vêtements, décorations et autres hochets du monde, on poussait à une méditation sur la vanité des grandeurs, mais je suis certain également que les "grandes familles" bourgeoises et aristocratiques ne devaient pas être peu fières de continuer à afficher ainsi leur rang après la mort...
Comme pour les édifices, les parures, les carrosses, on "prenait de la place" -même dans la mort- auprès des vivants (ces magnifiques tombeaux se trouvaient en général dans les chapelles latérales des couvents où paroisses choisies par les familles pour leur sépulture).
D'où les utiles et sages réflexions d'un François Villon devant les têtes du charnier des Innocents...
Petit aparté...même si, d'un point de vue artistique, esthétique, j'apprécie beaucoup ces oeuvres funéraires, souvent très émouvantes dans leur réalisme, je me demande si, à la fin de l'Ancien Régime, ce véritable amoncellement d'images traduisant le faste et la grandeur des défunts n'était pas choquant dans des églises...chrétiennes.
Je sais bien qu'en présentant parfois le "transi" comme un cadavre pourrissant, en opposition violente avec le "chair factice" des vêtements, décorations et autres hochets du monde, on poussait à une méditation sur la vanité des grandeurs, mais je suis certain également que les "grandes familles" bourgeoises et aristocratiques ne devaient pas être peu fières de continuer à afficher ainsi leur rang après la mort...
Comme pour les édifices, les parures, les carrosses, on "prenait de la place" -même dans la mort- auprès des vivants (ces magnifiques tombeaux se trouvaient en général dans les chapelles latérales des couvents où paroisses choisies par les familles pour leur sépulture).
D'où les utiles et sages réflexions d'un François Villon devant les têtes du charnier des Innocents...