par willstein » sam. 18 déc. 2010, 13:54
Bonjour !
Si vous me permettez d'apporter ma pierre, le fait de répondre "c'est personnel" implique certainement une autre donne, bien réelle : la peur d'être jugé.
Nous vivons dans un pays ou la laïcité est la loi. Nous ne pouvons objectivement le nier, cette laïcité est la conséquence des abus de l'Eglise passée et de sa corruption avec le monde politique d'alors. Nous devons donc compter avec. Qui plus est, nous traversons une époque (désespérante), où, pour briller en société, il est de bon ton d'être cartésien, matérialiste au possible, où l'image compte par-dessus tout (paraître le plus beau, le plus fort, le plus riche, le plus combattif, le plus "tout" en résumé, au contraire absolu du message des Évangiles en général, et du Christ en particulier, qui réclame de nous d'être pauvres, pauvres de cœur).
Et donc, faire de la foi, en public, quelque chose de "personnel", est compréhensif vis à vis de nos frères et sœurs qui estiment ne pas avoir encore la force et le courage d'affronter le regard des autres, parfois assassin parce que ceux-ci baignent dans l'ignorance et les clichés absurdes.
Alors oui, je comprends que pour beaucoup d'entre nous, pourtant touchés par la grâce, il est difficile "d'assumer" publiquement (pardonnez-moi le terme) la foi. Que le contexte temporel qui est le nôtre pousse certains, et même beaucoup, à raser les murs. Ca a été mon cas pendant de nombreuses années. La peur du ridicule pour aller droit au but. Peut-être, parce que nous sommes tous les temples de Dieu, et que les mots ne sont parfois pas nécessaires pour communier, nous pressentons qu'il sera difficile "d'argumenter" en faveur de notre croyance et qu'il est plutôt préférable d'en faire un domaine "personnel", et donc non-affirmé, plutôt que déblatérer maladroitement sur notre conviction, et par delà, donner du grain à moudre à ceux qui n'ont pas la foi.
En résumé, nous vivons une époque particulièrement difficile pour toutes les religions. Pour la nôtre dans un premier temps, au sein de notre propre pays (et pourtant, nous ne sommes pas les plus mal lotis, loin s'en faut !). Pour nos frères musulmans aussi, que les médias résument à souhait et trop facilement pour des intégristes assassins, sourds et aveugles. Pour nos frères juifs, qui sont ostracisés au-delà de l'entendement par le mélange sulfureux politico-religieux (je pense très ouvertement à la problématique Israël-Palestine).
Bref, à nous, qui "assumons", d'aider nos frères et sœurs sur la voie de la plénitude !
Bonjour !
Si vous me permettez d'apporter ma pierre, le fait de répondre "c'est personnel" implique certainement une autre donne, bien réelle : la peur d'être jugé.
Nous vivons dans un pays ou la laïcité est la loi. Nous ne pouvons objectivement le nier, cette laïcité est la conséquence des abus de l'Eglise passée et de sa corruption avec le monde politique d'alors. Nous devons donc compter avec. Qui plus est, nous traversons une époque (désespérante), où, pour briller en société, il est de bon ton d'être cartésien, matérialiste au possible, où l'image compte par-dessus tout (paraître le plus beau, le plus fort, le plus riche, le plus combattif, le plus "tout" en résumé, au contraire absolu du message des Évangiles en général, et du Christ en particulier, qui réclame de nous d'être pauvres, pauvres de cœur).
Et donc, faire de la foi, en public, quelque chose de "personnel", est compréhensif vis à vis de nos frères et sœurs qui estiment ne pas avoir encore la force et le courage d'affronter le regard des autres, parfois assassin parce que ceux-ci baignent dans l'ignorance et les clichés absurdes.
Alors oui, je comprends que pour beaucoup d'entre nous, pourtant touchés par la grâce, il est difficile "d'assumer" publiquement (pardonnez-moi le terme) la foi. Que le contexte temporel qui est le nôtre pousse certains, et même beaucoup, à raser les murs. Ca a été mon cas pendant de nombreuses années. La peur du ridicule pour aller droit au but. Peut-être, parce que nous sommes tous les temples de Dieu, et que les mots ne sont parfois pas nécessaires pour communier, nous pressentons qu'il sera difficile "d'argumenter" en faveur de notre croyance et qu'il est plutôt préférable d'en faire un domaine "personnel", et donc non-affirmé, plutôt que déblatérer maladroitement sur notre conviction, et par delà, donner du grain à moudre à ceux qui n'ont pas la foi.
En résumé, nous vivons une époque particulièrement difficile pour toutes les religions. Pour la nôtre dans un premier temps, au sein de notre propre pays (et pourtant, nous ne sommes pas les plus mal lotis, loin s'en faut !). Pour nos frères musulmans aussi, que les médias résument à souhait et trop facilement pour des intégristes assassins, sourds et aveugles. Pour nos frères juifs, qui sont ostracisés au-delà de l'entendement par le mélange sulfureux politico-religieux (je pense très ouvertement à la problématique Israël-Palestine).
Bref, à nous, qui "assumons", d'aider nos frères et sœurs sur la voie de la plénitude !