par Bisdent » jeu. 16 déc. 2010, 15:03
Ce fil me renvoie indirectement vers un épisode vécu aujourd'hui dans le train. Autant le dire d'emblée, cela ne concerne pas ici la vérité (avoir raison) mais plutôt le droit (avoir ou non le droit de). Vous allez comprendre, je vais m'expliquer. Ce qui m'a fait penser à cela, c'est la question de christiane : "faut-il argumenter ?".
J'étais aujourd'hui assis dans le train à côté d'un jeune homme qui ne possédait pas de titre de transport. C'était visiblement un habitué de la ligne. Vient le contrôleur. Le jeune fait mine de chercher son billet, sans le trouver, avant d'affirmer qu'il l'a oublié chez lui. Le contrôleur lui demande s'il possède un abonnement, auquel cas, il n'aurait pas été trop embêté, le contrôleur lui aurait simplement remis un papier à présenter à un guichet avec son abonnement, pour ne pas avoir d'amende. Le jeune homme répond que non, que c'est un billet normal. Le contrôleur trouve déjà suspect que le jeune achète un billet aller-simple en gare, le ramène chez lui et l'y oublie avant de repartir pour la gare prendre le train. Soit. Le jeune homme n'a pas de titre de transport donc il se voit demander le prix du trajet majoré d'une amende, à savoir un total de 14,20 EUR. Le jeune homme refuse de payer l'amende sous prétexte que le service de la SNCB est de toutes façons mauvais, que les trains sont en retards, etc. Patiemment, le contrôleur lui explique pourquoi il lui demande une amende (parce qu'il vient d'une gare dont les guichets étaient ouverts, qu'il ne s'est pas manifesté auprès du contrôleur avant de monter dans le train pour signaler qu'il n'avait pas eu le temps d'acheter un billet, etc.). Le jeune n'entend rien. Comme il refuse de payer le contrôleur lui demande sa carte d'identité. Il refuse également de la donner. Le contrôleur appelle alors la gare de d'arrivée pour avertir la police des chemins de fer de réceptionner un client ; dans le même temps, à toutes les étapes, le contrôleur expliquait pourquoi il agissait ainsi et ce que le jeune risquait. Et le jeune de lui demander s'il n'avait pas honte de son métier, qu'il allait arriver sur le marché du travail et que l'idée de devoir un jour payer la pension du contrôleur de la SNCB le dégoûtait, qu'il espérait que la SNCB fasse faillite pour que le contrôleur de la SNCB en prenne de la graine, etc.
Mis à part le fait que ce jeune a eu un comportement déplorable et que j'ai eu beaucoup de compassion pour le contrôleur, je me disais en même temps que le contrôleur n'avait même pas à argumenter tout ce qu'il a fait pour convaincre le voyageur : ce dernier n'avait pas son titre de transport. Point barre. Il n'y a pas à discuter ou à argumenter. Mais ici, encore une fois, on n'est pas dans l'ordre de la vérité, mais de la loi.
Ce fil me renvoie indirectement vers un épisode vécu aujourd'hui dans le train. Autant le dire d'emblée, cela ne concerne pas ici la vérité (avoir raison) mais plutôt le droit (avoir ou non le droit de). Vous allez comprendre, je vais m'expliquer. Ce qui m'a fait penser à cela, c'est la question de christiane : "faut-il argumenter ?".
J'étais aujourd'hui assis dans le train à côté d'un jeune homme qui ne possédait pas de titre de transport. C'était visiblement un habitué de la ligne. Vient le contrôleur. Le jeune fait mine de chercher son billet, sans le trouver, avant d'affirmer qu'il l'a oublié chez lui. Le contrôleur lui demande s'il possède un abonnement, auquel cas, il n'aurait pas été trop embêté, le contrôleur lui aurait simplement remis un papier à présenter à un guichet avec son abonnement, pour ne pas avoir d'amende. Le jeune homme répond que non, que c'est un billet normal. Le contrôleur trouve déjà suspect que le jeune achète un billet aller-simple en gare, le ramène chez lui et l'y oublie avant de repartir pour la gare prendre le train. Soit. Le jeune homme n'a pas de titre de transport donc il se voit demander le prix du trajet majoré d'une amende, à savoir un total de 14,20 EUR. Le jeune homme refuse de payer l'amende sous prétexte que le service de la SNCB est de toutes façons mauvais, que les trains sont en retards, etc. Patiemment, le contrôleur lui explique pourquoi il lui demande une amende (parce qu'il vient d'une gare dont les guichets étaient ouverts, qu'il ne s'est pas manifesté auprès du contrôleur avant de monter dans le train pour signaler qu'il n'avait pas eu le temps d'acheter un billet, etc.). Le jeune n'entend rien. Comme il refuse de payer le contrôleur lui demande sa carte d'identité. Il refuse également de la donner. Le contrôleur appelle alors la gare de d'arrivée pour avertir la police des chemins de fer de réceptionner un client ; dans le même temps, à toutes les étapes, le contrôleur expliquait pourquoi il agissait ainsi et ce que le jeune risquait. Et le jeune de lui demander s'il n'avait pas honte de son métier, qu'il allait arriver sur le marché du travail et que l'idée de devoir un jour payer la pension du contrôleur de la SNCB le dégoûtait, qu'il espérait que la SNCB fasse faillite pour que le contrôleur de la SNCB en prenne de la graine, etc.
Mis à part le fait que ce jeune a eu un comportement déplorable et que j'ai eu beaucoup de compassion pour le contrôleur, je me disais en même temps que le contrôleur n'avait même pas à argumenter tout ce qu'il a fait pour convaincre le voyageur : ce dernier n'avait pas son titre de transport. Point barre. Il n'y a pas à discuter ou à argumenter. Mais ici, encore une fois, on n'est pas dans l'ordre de la vérité, mais de la loi.