par Nanimo » ven. 28 avr. 2006, 13:39
Renaud,
Vous prenez la défense des clandestins latinos dans un pays étranger, les États-Unis. Sachez qu’il est toujours difficile de se prononcer sur ce qui se passe à l’étranger. Ne m’en veuillez pas de ce reproche. Toutefois, certaines règles générales se dégagent en relation à l’immigration telle qu’elle apparaît aujourd’hui.
Les populations de nos pays n’ont pas été réellement consultées sur l’immigration. Pas de référendum. Rien. Pourtant, il s’agit bien d’une mutation indéniable et irrémédiable de nos sociétés. La réponse est évidente : les populations pour la plupart auraient pu répondre non, pas d’immigration, nous restons entre nous. L’opinion internationale aurait invoqué le racisme de nos populations, mais là n’aurait pas été le problème, puisque la plupart des pays qui auraient soi-disant exprimé leur indignation auraient été fermés eux aussi à l’immigration (l’immigration est un phénomène plus ou moins récent et surtout vers les pays développés (généralisation).
En effet, il n’est pas dit que cette réaction de nos sociétés aurait été motivée par le seul racisme dont les populations blanches n’ont pas le monopole, loin s’en faut. À mon avis, il y a deux arguments à prendre en compte :
- Le patrimoine légué par les ancêtres – le sol, la religion et la culture de nos ancêtres – tout cela constitue une objection bien plus vraie. N’importe qui souhaite garder tout cela. Il y a ici une charge affective immense :wub: dont vous avez surtout conscience lorsque vous le quittez. De plus, il n’est pas dit que la recherche d’une terre hospitalière depuis la nuit des temps n’ait pas façonné, modelé notre façon de penser le sol qui apparaîtrait dans le subconscient de l’espèce toute entière comme une formidable récompense qu’il faut chérir et garder pour soi (ce diable de subconscient). :twisted:
Je vous invite à bien écouter les sinistrés des zones dévastées par les ouragans en tous genres : contre tout bon sens, ils ne veulent que reconstruire sur les lieux mêmes de la dévastation. Pourtant, il faudrait songer dans de nombreux cas à changer de lieu. Pour exemple, la Nouvelle-Orléans, une ville au-dessous du niveau de la mer : La population noire va jusqu’à affirmer que l’on cherche à l’expurger de sa ville. Sans entrer dans le débat et sans être une spécialiste de l’urbanisation, il semble bien pourtant qu’il faudrait rendre à la nature des quartiers entiers.
La raison pour laquelle nous n’avons pas été consultés est que nous aurions probablement dit non et j’ai voulu insister sur la qualité de ce non. On peut bien dire pour faire taire tout débat que ce non aurait été raciste, mais à mon avis il faut aller bien plus loin que cela. Il y a d’autres considérations qui pourraient être bien plus importantes et pas forcément conscientes.
Quand on dirige un pays, on voit les choses autrement je suppose, et il faut penser qu’il y a urgence, notamment en ce qui concerne la question démographique qui, jusqu’ici, me paraît le seul argument plausible. En attendant que la démographie galopante du tiers-monde se calme, ce qui est possible, puisque la baisse démographique se constate déjà dans les pays en voie de développement, il faut agir.
L’être humain est attaché à sa terre, mais il faut parfois la quitter et parfois, accepter sa mutation. Nos parents croyaient à un ordre immuable, mais nous savons qu’il n’en est rien. Il faut l’admettre, mais surtout, il faut apprendre à négocier les transitions. Il ne servira à rien de refuser le changement, car il est déjà là.
Renaud,
Vous prenez la défense des clandestins latinos dans un pays étranger, les États-Unis. Sachez qu’il est toujours difficile de se prononcer sur ce qui se passe à l’étranger. Ne m’en veuillez pas de ce reproche. Toutefois, certaines règles générales se dégagent en relation à l’immigration telle qu’elle apparaît aujourd’hui.
Les populations de nos pays n’ont pas été réellement consultées sur l’immigration. Pas de référendum. Rien. Pourtant, il s’agit bien d’une mutation indéniable et irrémédiable de nos sociétés. La réponse est évidente : les populations pour la plupart auraient pu répondre non, pas d’immigration, nous restons entre nous. L’opinion internationale aurait invoqué le racisme de nos populations, mais là n’aurait pas été le problème, puisque la plupart des pays qui auraient soi-disant exprimé leur indignation auraient été fermés eux aussi à l’immigration (l’immigration est un phénomène plus ou moins récent et surtout vers les pays développés (généralisation).
En effet, il n’est pas dit que cette réaction de nos sociétés aurait été motivée par le seul racisme dont les populations blanches n’ont pas le monopole, loin s’en faut. À mon avis, il y a deux arguments à prendre en compte :
- Le patrimoine légué par les ancêtres – le sol, la religion et la culture de nos ancêtres – tout cela constitue une objection bien plus vraie. N’importe qui souhaite garder tout cela. Il y a ici une charge affective immense :wub: dont vous avez surtout conscience lorsque vous le quittez. De plus, il n’est pas dit que la recherche d’une terre hospitalière depuis la nuit des temps n’ait pas façonné, modelé notre façon de penser le sol qui apparaîtrait dans le subconscient de l’espèce toute entière comme une formidable récompense qu’il faut chérir et garder pour soi (ce diable de subconscient). :twisted:
Je vous invite à bien écouter les sinistrés des zones dévastées par les ouragans en tous genres : contre tout bon sens, ils ne veulent que reconstruire sur les lieux mêmes de la dévastation. Pourtant, il faudrait songer dans de nombreux cas à changer de lieu. Pour exemple, la Nouvelle-Orléans, une ville au-dessous du niveau de la mer : La population noire va jusqu’à affirmer que l’on cherche à l’expurger de sa ville. Sans entrer dans le débat et sans être une spécialiste de l’urbanisation, il semble bien pourtant qu’il faudrait rendre à la nature des quartiers entiers.
La raison pour laquelle nous n’avons pas été consultés est que nous aurions probablement dit non et j’ai voulu insister sur la qualité de ce non. On peut bien dire pour faire taire tout débat que ce non aurait été raciste, mais à mon avis il faut aller bien plus loin que cela. Il y a d’autres considérations qui pourraient être bien plus importantes et pas forcément conscientes.
Quand on dirige un pays, on voit les choses autrement je suppose, et il faut penser qu’il y a urgence, notamment en ce qui concerne la question démographique qui, jusqu’ici, me paraît le seul argument plausible. En attendant que la démographie galopante du tiers-monde se calme, ce qui est possible, puisque la baisse démographique se constate déjà dans les pays en voie de développement, il faut agir.
L’être humain est attaché à sa terre, mais il faut parfois la quitter et parfois, accepter sa mutation. Nos parents croyaient à un ordre immuable, mais nous savons qu’il n’en est rien. Il faut l’admettre, mais surtout, il faut apprendre à négocier les transitions. Il ne servira à rien de refuser le changement, car il est déjà là.