par Thibaud » sam. 06 nov. 2010, 0:24
Préparant actuellement les concours administratifs, j'en viens à m'interroger sérieusement sur le fait de savoir si un catholique peut, en toute conscience et de façon cohérente, devenir fonctionnaire d'un Etat comme la France.
L'Etat français et l'ensemble des forces politiques qui ont la moindre chance de contrôler le gouvernement et donc l'administration soutiennent et font la promotion de comportements gravement immoraux, notamment en matière de morale sexuelle et familiale. Mais surtout, ils défendent, promeuvent et mettent en œuvre une politique qu'un catholique ne peut que considérer comme l'une des politiques les plus monstrueuses de l'histoire, d'un niveau d'horreur comparable à l'action du IIIème Reich et des régimes totalitaires communistes : l'extermination de 250 000 êtres humains innocents par an, y compris l'élimination systématique des handicapés mentaux. Cette politique abominable, à peu près aussi meurtrière que la Shoah, le goulag et la Révolution Culturelle, est défendue comme une exception à l'interdiction du meurtre, et même en fait comme un droit par le gouvernement et l'Etat français.
Un catholique peut-il choisir d'entrer au service de l'Etat français dans ces conditions ? Si il croit vraiment ce que j'ai écris dans le premier paragraphe, il semble évident que non. Etudions la question.
On pourrait peut être distinguer plusieurs cas (qui, pour la situation où je me trouve, signifie une distinction entre plusieurs concours) :
1) Les fonctionnaires qui sont directement chargés dans l'exercice de leur fonction, comme un élément substantiel de celle-ci, de l'application de cette politique d'extermination.
Exemples : directeurs d'hôpitaux (issus d'un concours particulier (l'EHESP)). Un élément de leur fonction est nécessairement, je pense, de faire en sorte que le service de l'hôpital chargé de l'extermination des enfants fonctionne de la manière la plus efficace possible, afin d'obtenir le plus grand nombre possible d'enfants tués par jour, au coût minimum, etc.
Cela ressemble exactement à une fonction de directeur de camp d'extermination. Il me semble qu'un catholique ne peut en aucune façon chercher à exercer cette fonction.
2) Les fonctionnaires qui généralement ne sont pas chargés de l'exécution de cette politique, et lorsque c'est le cas, uniquement de façon tengantielle et/ou marginale.
Exemples : directeurs de caisses de sécurité sociale (issus de l'EN3S (techniquement pas des fonctionnaires mais le problème est le même)). Il est tout à fait possible qu'ils fassent toute leur carrière sans être jamais chargés de l'exécution de cette mission (par exemple s'ils ne travaillent que pour des caisses de sécurité sociale n'ayant aucun lien avec cette politique (Accidents du travail, Vieillesse, Allocations Familiales)). Mais il est également possible qu'ils soient parfois conduits à l'exécution de cette mission. Par exemple, en tant que directeurs d'une caisse d'assurance maladie, ils sont chargés de s'assurer que les cotisations sociales perçues permettent de financer de façon efficiente le massacre d'enfants, la rétribution des exécuteurs, etc.
Cela ressemble à une fonction de responsable des chemins de fer du IIIème Reich (si cette personne était au courant de là où les trains allaient) : de fortes chances de n'être jamais chargé de favoriser le massacre et dans le cas contraire, une aide marginale seulement. Un catholique peut-il malgré tout accepter ce risque de participer même indirectement au massacre ?
3) Les fonctionnaires dont les fonctions n'ont aucun lien avec l'exécution de cette politique et qui sont assurés de n'être jamais chargés de l'exécution de celle-ci.
Exemples : Enarques, fonctionnaires des collectivités territoriales, etc. Un fonctionnaire s'occupant toute sa carrière d'urbanisme, de comptabilité publique, de contrôle fiscal, de transports publics, etc ne sera jamais chargé de l'exécution de cette politique. Mais même dans cette catégorie (fonctionnaires n'ayant a priori aucun lien avec cette politique), on pourrait toujours trouver des liens : un préfet ou un juge administratif doivent faire exécuter la loi, y compris cette loi monstrueuse ; un ambassadeur peut être chargé de chanter les louanges de l'avortement aux dirigeants de l'Etat du Tiers-Monde auprès desquels il exerce ses fonctions ; un comptable public doit réprimander le service de l'Etat qui n'a pas versé les subventions prévus aux abattoirs pour enfants ; etc.
On pourrait comparer cette situation à un fonctionnaire du ministère des Finances, de l'Instruction Publique, etc du IIIème Reich : aucun lien avec le massacre (en théorie), mais tout de même le fait de travailler pour un Etat qui massacre des centaines de milliers d'innocents par an. Un catholique peut-il accepter cet arrangement ?
Pour résumer mon problème est donc :
Est-il licite pour un catholique de devenir fonctionnaire d'un Etat français pro-avortement (et pro-de nombreux autres politiques gravement immorales, en augmentation prévisible à court terme) ? Dans tous les cas ou seulement à certaines conditions ?
Ensuite si la réponse est oui, cela est ou peut être licite, il me restera encore à me demander si je souhaite entrer au service de gouvernements successifs qui non seulement nient la monstruosité de tout avortement mais sont même engagés dans une fuite en avant consistant à ne pas comprendre pourquoi plus aucun médecin ne souhaite pratiquer d'avortements (peut être parce qu'ils sont devenus médecins pour sauver des vies et pas tuer des bébés ???) et cherchent à répondre à ce problème en donnant plus d'argent pour l'avortement.
Vraiment ma situation ne me semble pas très heureuse. Malgré tous les défauts de la fonction publique, j'ai toujours voulu devenir fonctionnaire pour servir le bien commun. Le problème c'est que devenir fonctionnaire français aujourd'hui veut forcément dire : servir le bien commun ET contribuer à tuer des bébés.
Préparant actuellement les concours administratifs, j'en viens à m'interroger sérieusement sur le fait de savoir si un catholique peut, en toute conscience et de façon cohérente, devenir fonctionnaire d'un Etat comme la France.
L'Etat français et l'ensemble des forces politiques qui ont la moindre chance de contrôler le gouvernement et donc l'administration soutiennent et font la promotion de comportements gravement immoraux, notamment en matière de morale sexuelle et familiale. Mais surtout, ils défendent, promeuvent et mettent en œuvre une politique qu'un catholique ne peut que considérer comme l'une des politiques les plus monstrueuses de l'histoire, d'un niveau d'horreur comparable à l'action du IIIème Reich et des régimes totalitaires communistes : l'extermination de 250 000 êtres humains innocents par an, y compris l'élimination systématique des handicapés mentaux. Cette politique abominable, à peu près aussi meurtrière que la Shoah, le goulag et la Révolution Culturelle, est défendue comme une exception à l'interdiction du meurtre, et même en fait comme un droit par le gouvernement et l'Etat français.
Un catholique peut-il choisir d'entrer au service de l'Etat français dans ces conditions ? Si il croit vraiment ce que j'ai écris dans le premier paragraphe, il semble évident que non. Etudions la question.
On pourrait peut être distinguer plusieurs cas (qui, pour la situation où je me trouve, signifie une distinction entre plusieurs concours) :
1) Les fonctionnaires qui sont directement chargés dans l'exercice de leur fonction, comme un élément substantiel de celle-ci, de l'application de cette politique d'extermination.
Exemples : directeurs d'hôpitaux (issus d'un concours particulier (l'EHESP)). Un élément de leur fonction est nécessairement, je pense, de faire en sorte que le service de l'hôpital chargé de l'extermination des enfants fonctionne de la manière la plus efficace possible, afin d'obtenir le plus grand nombre possible d'enfants tués par jour, au coût minimum, etc.
Cela ressemble exactement à une fonction de directeur de camp d'extermination. Il me semble qu'un catholique ne peut en aucune façon chercher à exercer cette fonction.
2) Les fonctionnaires qui généralement ne sont pas chargés de l'exécution de cette politique, et lorsque c'est le cas, uniquement de façon tengantielle et/ou marginale.
Exemples : directeurs de caisses de sécurité sociale (issus de l'EN3S (techniquement pas des fonctionnaires mais le problème est le même)). Il est tout à fait possible qu'ils fassent toute leur carrière sans être jamais chargés de l'exécution de cette mission (par exemple s'ils ne travaillent que pour des caisses de sécurité sociale n'ayant aucun lien avec cette politique (Accidents du travail, Vieillesse, Allocations Familiales)). Mais il est également possible qu'ils soient parfois conduits à l'exécution de cette mission. Par exemple, en tant que directeurs d'une caisse d'assurance maladie, ils sont chargés de s'assurer que les cotisations sociales perçues permettent de financer de façon efficiente le massacre d'enfants, la rétribution des exécuteurs, etc.
Cela ressemble à une fonction de responsable des chemins de fer du IIIème Reich (si cette personne était au courant de là où les trains allaient) : de fortes chances de n'être jamais chargé de favoriser le massacre et dans le cas contraire, une aide marginale seulement. Un catholique peut-il malgré tout accepter ce risque de participer même indirectement au massacre ?
3) Les fonctionnaires dont les fonctions n'ont aucun lien avec l'exécution de cette politique et qui sont assurés de n'être jamais chargés de l'exécution de celle-ci.
Exemples : Enarques, fonctionnaires des collectivités territoriales, etc. Un fonctionnaire s'occupant toute sa carrière d'urbanisme, de comptabilité publique, de contrôle fiscal, de transports publics, etc ne sera jamais chargé de l'exécution de cette politique. Mais même dans cette catégorie (fonctionnaires n'ayant a priori aucun lien avec cette politique), on pourrait toujours trouver des liens : un préfet ou un juge administratif doivent faire exécuter la loi, y compris cette loi monstrueuse ; un ambassadeur peut être chargé de chanter les louanges de l'avortement aux dirigeants de l'Etat du Tiers-Monde auprès desquels il exerce ses fonctions ; un comptable public doit réprimander le service de l'Etat qui n'a pas versé les subventions prévus aux abattoirs pour enfants ; etc.
On pourrait comparer cette situation à un fonctionnaire du ministère des Finances, de l'Instruction Publique, etc du IIIème Reich : aucun lien avec le massacre (en théorie), mais tout de même le fait de travailler pour un Etat qui massacre des centaines de milliers d'innocents par an. Un catholique peut-il accepter cet arrangement ?
Pour résumer mon problème est donc :
Est-il licite pour un catholique de devenir fonctionnaire d'un Etat français pro-avortement (et pro-de nombreux autres politiques gravement immorales, en augmentation prévisible à court terme) ? Dans tous les cas ou seulement à certaines conditions ?
Ensuite si la réponse est oui, cela est ou peut être licite, il me restera encore à me demander si je souhaite entrer au service de gouvernements successifs qui non seulement nient la monstruosité de tout avortement mais sont même engagés dans une fuite en avant consistant à ne pas comprendre pourquoi plus aucun médecin ne souhaite pratiquer d'avortements (peut être parce qu'ils sont devenus médecins pour sauver des vies et pas tuer des bébés ???) et cherchent à répondre à ce problème en donnant plus d'argent pour l'avortement.
Vraiment ma situation ne me semble pas très heureuse. Malgré tous les défauts de la fonction publique, j'ai toujours voulu devenir fonctionnaire pour servir le bien commun. Le problème c'est que devenir fonctionnaire français aujourd'hui veut forcément dire : servir le bien commun ET contribuer à tuer des bébés.