par Renaud » mar. 18 avr. 2006, 11:25
Bonjour Christian,
Bonjour à Tous,
Voyez-vous ce qui est mis en relief dans cet article lucide qui décortique la "physionnomie" des masses monétaires, c'est la constatation, recoupée par d'autres informartions, que les investisseurs n'ont, à présent, "que l'embarras du choix" et l'on constate, de leurs propres points de vue, qu'ils ne font pas forcément, les meilleurs choix. C'est leur affaire, qu'ils s'en plaignent ou non. De toutes les façons, ce sont dans les pays émergents: Asie orientale et Océan Indien, Emirats du Golfe Arabo-Persique, peut-être certaines zones spécifiques d'Amérique Latine, où les taux de croissance sont actuellement très élevés, que les plus grandes fortunes s'édifient actuellement.
Vous dites:
<<< La BCE, pas plus qu’aucune banque centrale, ne peut décider à la place des gens ce qu’ils vont faire de leurs liquidités. Ici et aujourd’hui, les épargnants ne les placent pas en ‘investissements productifs’ français. La raison est claire. Qu’un gouvernement interventionniste décrète que seuls les industriels auront accès aux crédits, les industriels ne les prendront pas. Ils ne construiront pas une nouvelle usine dont la production sera plus chère que celle provenant d’Europe de l’Est ou d’Asie. Donc l’argent ne fait pas défaut. Comme vous le signalez, il abonde. Les occasions d’investir ne manquent pas non plus. Le taux de rentabilité des entreprises est élevé. Simplement ces occasions d’investir ne se trouvent pas en Europe, surtout pas en France.
Maintenant si cette banque centrale distribue de l’argent non plus pour l’épargne, mais pour la consommation, vous aurez le même effet que l’hélicoptère de votre article saupoudrant le pays de billets de banque. Les magasins seront pris d’assaut. Les exportateurs asiatiques, etc. expédieront allègrement leur marchandise en France. Le chômage ici ne sera pas réduit. La balance commerciale s’effondrera. L’inflation mangera le nouveau pouvoir d’achat. Puis tout redeviendra comme avant jusqu’au nouveau passage d’hélicoptère.>>>
Mais justement! C'est à ce stade que rien ne va! Et c'est à ce point précis qu'on palpe la déliquescence du pouvoir d'achat à côté, mais bien séparé, d'un "gros argent" qui n'est qu'une chrématistique, c'est à dire de l'argent qui va à l'argent pour quelques bénéficiaires seulement, gorgés et repus d'argent et qui n'ont pour toute occupation que de faire encore grossir leur masse d'argent par ailleur inaccessible aux plus nombreux qui voient leur pouvoir d'achat de toute façon très malmené par le "ressac" du "gros-argent déjà cité.
Je le répète: on constate une fois de plus qu'il n'y a pas de couverture monétaire à 100% (surtout dans M1), ce qui "offre" aux banques le pouvoir quasi obsolu sur les acteurs politiques (eux-même grassement payés) et sociaux (systématiquement spoliés). À côté de masses d'argent qui sont, ainsi que le dit l'article, "sélectionnées" comme par un physiologiste à l'entrée des boîtes de nuit, il n'y a "pas moyen" de résorber raisonablement un chomage misérabiliste...
Il y a quelque chose que le public ne saisit pas, car la confusion est habilement entretenue, c'est que ce n'est pas l'argent des déposants, des épargnants, etc, qui constitue les prêts, mais de l'argent créé ex-nihilo, soit, À PARTIR DE RIEN, À PARTIR DU NEANT, par les banques commerciales. Je l'ai sans doute déjà dit, et d'autres l'ont dit aussi: C'est le crédit qui fait l'éparge et non l'épargne qui fait le crédit (1).
Cette certitude que la presque totalité de l'argent en circulation est créé ex-nihilo, soit à partir du néant, devrait faire bondir n'importe quel esprit sain! Mais surtout sain parce que: informé!
Ainsi, l'article touche bien cette question lancinante, ce n'est JAMAIS la couverture monétaire qui est l'étalon de l'économie, mais, tout simplement les "caprices des banquiers" ou leurs stratégies qui ne sont, en tout cas, nullement celles des producteurs qui doivent PAYER des FRAIS DE CREDIT au banquier pour ACHETER LEUR PROPRE PRODUCTION, c'est un comble. Et c'est ce qui se passe vraiment! Ce n'est pas la couverture monétaire, haute ou faible, qui détermine les possibilités économiques du moment, mais ce qu'on appelle: la politique du crédit, terminologie qui est une véritable tarte à la crème médiatique qui dit tout et son contraire et égare délibérément les esprits. L'article explique très bien que l'argent va à l'argent, le gros argent va au gros argent, et l'argent misérabiliste sert d'amortisseur à tous ces poid-lourds, dont la moitié sont à peu près des parasites qu'il faut "satisfaire" comme ces docteurs cités dans l'Evangile qui: "Non seulement ont confisqué la clé, mais ils empêchent d'entrer ceux qui le voudraient".
Où est-elle cette couverture monétaire à 100%monnaie qui serait l'aune de la vérité économique?
Je crois que vous avez écrit une fois en parlant du traitement monétaire qu'il ne fallait pas donner la clé de la cave à vin aux ivrognes que sont les gouvernements, incapables qu'ils sont de ne pas cèder à la tentation de faire tourner la planche à billets, ruinant ainsi régulièrement leurs peuples. Je suis entièrement de cet avis, mais il vous faut pousser l'exemple jusqu'au bout: si les ivrognes, alias les drogués, alias les gouvernements sont des incapables, les trafiquants d'alcool ou de drogue, alias les banquiers, sont parfaitement compétents, eux, pour mener à "bien" LEURS affaires et celles de leurs affidés. Les banquiers nous disent: nous voulons votre bien... et nous l'auront... et ils l'ont... concrètement, y compris indirectement mais SÛREMENT par le biais des impôts que la loi fiscale nous oblige cruellement à leur verser, là aussi, indirectement mais SÛREMENT. Les banquiers ne sont aucunement des consommateurs de drogue ou des soulographes, mais des hyper-lucides. Ainsi, si les banquiers pris personnellement, sont, statistiquement et probabilitairement dans la moyenne humaine de l'honnêteté, il n'y a pas plus attachés que ces saintes-Nitouche à un ordre entièrement "tourné sur lui-même" cénacle totalement fermé, l'article le confirme (tandis que nos journalistes nous promènent...). Ce "cénacle" constitue ce que j'appelle pour simplifier: un véritable gouvernement bancaire dont les gouvernements politiques sont les concierges, les gardiens d'immeubles ou les femmes de ménages, rien de plus. Les votes sont des leurres.
Je ne pense pas confondre argent et richesse, mais je ne confond nullement richesse et production des biens et des services dont l'argent ne doit être qu'un REFLET documenté, un permis permettant de se procurer ces biens et ces services, rien de plus. Surtout rien de plus et rien de moins. C'est le terme: richesse qui donne le tournis à beaucoup. L'argent est oeuvre humaine et non oeuvre de Dieu, il n'est n'est qu'un permis d'acheter. Celui qui produit doit avoir un permis minimum d'acheter, ce qui est loin d'être le cas dans notre monde contemporain qui pourtant surproduit! Pour ceux qui sont en règle, alias les producteurs, le passeport n'a de sens que par les voyages qu'il permet de faire, rien d'autre.
Quant à donner l'explication du pourquoi de l'inflation dans des pays comme, l’Argentine et la Bolivie des années 1950-1980, la Russie et l’Ukraine des années 1990, etc. (sans compter l’Allemagne des années 1920-30), pays qui étaient inondés d’argent, étaient des pays en voie d’appauvrissement. C'est l'irresponsabilités et l'incurie des gouvernements de ces pays qui ruinèrent leurs peuples dans ces périodes historiques et cette attitude gouvernementale n'est pas défendable. Les cas de l'Allemagne et de l'Argentine ont ceci de particulier que la responsabilité de l'inflation gravissime qui y a sévi en Allemagne est partagée avec les alliés de la 1ère guerre mondiale à cause de l'iniquité que ces derniers imposèrent à l'Allemagne dans les nombreuses conditions humiliantes des réparations qu'ils exigèrent qu'elle leurs verse, ce qui, en grande partie, acheva de faire le lit du nazisme. Dans le cas de l'Argentine la responsabilité est également partagée avec les créanciers de ce pays dans l'exacte proportion où ces créancier endettèrent l'Argentine avec une grande complaisance, s'octroyant ainsi une rente sur ce pays. Ceci ne blanchit nullement les gouvernements argentins successifs dont beaucoup de membres touchèrent des "commissions" royale pour avoir cherché en "vendre", en tranches, leur propre pays à des pools bancaires, ayant à leur tête des groupes financiers nord-américains où sévit encore le "prince des ténèbres" Henry Kissinger. Cela se termina dans la débacle fin décembre 2001, et l'Argentine (je suis bien informé) peine à s'en remettre. En 2003 une énorme région très bien pourvue de ressources naturelles de Patagonie a failli être cèdée, de facto, à un groupe de banques nord-américaines contre l'annulation complète des dettes de l'Argentine... Un annuaire ne suffirait pas pour inscrire les noms de tous ceux, argentins et étrangers, qui ont mangé à s'éclater au "ratelier" argentin...
Les tenants du Crédit-Social ont un auto-bloquage de l'inflation, l'émission d'argent nouveau, ne peut avoir lieu que sur preuves de production nouvelle. C'est la production nouvelle, et elle seule, qui fait l'augmentation de la masse monétaire, cette dernière étant saine parce qu' il y a bien eu une augmentation de vraie richesse constatable et utilisable. L'on rend possible financièrement ce qui a été possible physiquement. Par contre si la production faisait défaut par rapport aux précédents exercices, et bien la masse monétaire diminuerait d'autant, c'est l'ordre même des choses, un ordre sain. Mais on ne fait pas avec l'argent comme un larguage d'hélicoptère ou encore comme les "Marines" faisaient, fraîchement débarqués dans un port du monde, à jetter des poignées de cigarettes à des enfants en haillons se précipitant de dessus...
Je ne vois pas du tout pourquoi un Jean-Claude Trichet, obsédé de l'anti-inflation, (merci, en attendant pour les 18 millions de chômeurs rien qu'en Europe de l'Ouest, cet homme ment par ommission) ne mettrait pas ses"compétences" au service d'un système financier TECHNIQUEMENT JUSTE ET SAIN. Ce qui n'est pas du tout le cas actuellement, c'est à dire que les banques commerciales ne pourraient prêter QUE l'argent de leur déposants, donc qu'il y doit y avoir, c'est une obligation TECHNIQUE, une couverture monétaire de 100% monnaie (2). Maintenant, je crois me rappeler avoir déjà informé, ou rappelé, plusieurs fois ici-même, que les banques prêtent, infiniment plus que leur réserves légales, c'est à dire des dizaines de fois leur capital! Ce qui est déjà une escroquerie monumentale! Les banque ont la possibilité (magique!) de monétiser leurs pertes et de démonétiser leurs profits (comprenez que vous les payez en intérêts et en frais avec VOS efforts concrèts et elles s'approprient concrètement les biens réels (qui peuvent être les vôtres) qu'elles touchent dans leur transactions. Elles se trouvent dans la même position vis à vis de la monnaie que le boulanger qui mange son pain personnel qui lui revient bien moins cher qu'à ses clients (mais l'exemple n'est que de matrice, car l'enjeu n'a strictement rien à voir vu ce que la monnaie entraîne et touche dans la société, soit des milliers de chose différentes du seul pain!).
Voici un lien d'un site qui est une excellente mise au point par un professionnel de la finance (la seule chose qui a changé depuis ce texte, de 2003, est le statut de la Poste qui est devenue la Banque Postale)
Il y a dans ce travail exhaustif une véritable mise au jour d'un professionnel sur les procédés jamais déoccultés mais dont nous connaissons, sans explication, et à nos frais bien sûr, les méfaits. Pas étonnant que l'édition de ce travail fit "tordre le nez" à certains, ici, c'est le saint des saints...
http://perso.wanadoo.fr/jean.bayard-mac ... onnaie.htm
(1) bien que l'épargne serve aussi à fournir des prêts, mais là, il n'y a pas de problèmes spéciaux et iniques.
(2)par comparaison il faut 15 parties d'air pour une partie d'essence dans un moteur à essence normal pour le meilleur rendement possible, car, trop d'air engendre, usures prématurées, rendement inférieur, cliquetis et pannes car le mélange est ainsi trop pauvre, et trop d'essence engendre une consommation d'essence très exagérée, rendement également inférieur par rapport à la consommation avec nuisances et pollutions si mélange est ainsi trop riche, et dans tous les cas il y a des frais absolument importants et évitables et donc des bénéfices injustifiés et voleurs quand le mécanicien, alias banquier ment, même si c'est par ommission...
Dans cet exemple analogique avec le fonctionnement financier, C'EST UNE QUESTION DE TECHNIQUE, rien d'autre. Marx et les libéraux sont passés à côté du traitement de l'argent pour la plus grande mainmise des groupes financiers sur notre pauvrre monde. Le libéralisme et le socialisme, etc sont hors de propos, bref, la politique est ici hors de propos. La politiique, les parti politiques, voire des philosophioes, divisent, ils sont en aval de la constitution organique et saine de la société, des sociétés selon leurs cultures et leurs civilisations, donc de leur créativité.
Cordialement
Renaud
* * * * * *
Je voudrais simplement terminer par la transmission de ce texte qui résonne FORTEMENTavec le sujet de ce message. Ci-dessous, ce texte particulièrement bien envoyé et qui résume à peu près l'attitude que les pays et régions dominantes ont eu et défendent encore aujourd'hui, Etats-Unis en tête, sous un "autre discours" mais qui ne trompe plus personne, un "discours-démocratique-langue-de-bois que les dirigeants des Etats-Unis assènent partout où ils tentent, dans un échec grandissant et sanglant, de consolider leur filet unimondialiste et qui révèle aussi l'hypocrisie sournoise de l'Europe qui gesticule en surface, mais qui apparait bien comme la deuxième tête du même serpent de mer que les Etats-Unis...
Innombrables sont leurs torpillages de pays maintenus volontairement contre leurs dirigeants (même lorsque ceux-ci avaient des "états-d'âme") et leur peuples systématiquement victimes. L'on peut citer en Iran le docteur Mossadegh, au Guatemala Jacobo Arbenz, au Brésil Vargas, et j'en oublie des dizaines ou des centaines. Tous victimes des services spéciaux (CIA, etc) en
"maintenance" en l'état de républiques bananières et y placant à leur "têtes" 'leurs" affidés, pilleurs de leurs propres peuples. Peuples qui n'avaient déjà pas, ou presque pas, de recul, plus des entraves historiques rendant déjà difficile leur développement en toute lucidité et éfficacité et qui se virent enfoncés pendant les 50 années qui suivirent la deuxième guerre mondiale par le "gouvernement" secret des Etats-Unis et ses ramifications. Les preuves surabondent. Le partage "arrangé" du monde en deux zones (Est et Ouest) dès la fin des années 40 fut très dur à asumer par les pays et régions concernés dans cet "antagonisme arrangé" Est-Ouest après de la chute du mur de Berlin, l'Afrique en a souffert plus que quiconque et est le continent qui s'en est le moins remis à ce jour.
Il s'agit du texte du docteur en aéronautique et ingénieur nucléaire Robert M. Bowman s'adressant à Bill Clinton le 23 août 1998. Le Dr Bowman dirigea un programme qui devait relever de la "Guerre des étoiles". Il a mené par ailleurs 101 vols de combat pendant la guerre du Vietnam. Il préside l'Institut pour les études spatiales et sécuritaires. Il est aussi archévêque de l'Eglise catholique unifiée (une des églises catholiques indépendantes de Rome et issue de l'Eglise vieille catholique d'Utrecht aux Pays-Bas).
Lisez donc ce texte historique qui reste d'une actualité brûlante
Monsieur le Président,
Dites la vérité au peuple, Monsieur le Président, au sujet du terrorisme. Si les illusions au sujet du terrorisme ne sont pas détruites, alors la menace continuera jusqu'à notre destruction complète.
La vérité est qu'aucune de nos nombreuses armes nucléaires ne peut nous protéger de ces menaces. Aucun système "Guerre des Étoiles" (peu importe la technique de pointe, ni combien de milliards de dollars seront gaspillés dans ces projets) ne pourra nous protéger d'une arme nucléaire transportée dans un bateau, un avion ou une voiture louée.
Aucune arme, ni de votre arsenal, ni un centime des 270 millions de dollars gaspillés chaque année dans le soi-disant "système de défense" ne peut éviter une bombe terroriste. C'est un fait militaire. En tant que lieutenant-colonel à la retraite et dans de fréquentes conférences au sujet de la sécurité nationale, j'ai toujours cité le Psaume 33 : "Un roi n'est pas sauvé par son armée puissante, comme un guerrier n'est pas sauvé par sa vigueur".
La réaction évidente est : "Alors que pouvons-nous faire ? N'existe-t-il rien, que nous puissions faire pour garantir la sécurité de notre peuple ?" Si ! Mais pour entendre cela, il faut savoir la vérité sur la menace.
Monsieur le Président, vous n'avez pas dit la vérité sur le "pourquoi" nous sommes la cible du terrorisme, quand vous avez expliqué pourquoi nous bombarderions l'Afghanistan et le Soudan. Vous avez dit que nous étions la cible du terrorisme, parce que nous défendions la démocratie, la liberté et les droits humains dans le monde. C'est absurde, Monsieur le Président.
Nous sommes la cible des terroristes, parce que, dans la plus grande partie du monde, notre gouvernement a défendu la dictature, l'esclavage et l'exploitation humaine. Nous sommes cible des terroristes, parce que nous sommes haïs, et nous sommes haïs, parce que nous avons fait des choses odieuses.
Dans combien de pays des agents de notre gouvernement ont-ils chassé des leaders élus par leurs peuples, en les remplaçant par des dictateurs militaires, des marionnettes désireuses de vendre leur propre peuple à des groupes américains multinationaux ? Nous avons fait cela en Iran, quand les Marines et la CIA ont déposé Mossadegh, parce qu'il avait l'intention de nationaliser l'industrie pétrolière. Nous l'avons remplacé par le Shah Reza Pahlevi et nous avons armé, entraîné sa garde nationale haïe, la SAVAK, qui a réduit en esclavage et brutalisé le peuple iranien, pour protéger les intérêts financiers de nos compagnies pétrolières. Après cela, est-il difficile d'imaginer qu'il existe, en Iran, des personnes qui nous haïssent ?
Nous l'avons fait au Chili, nous l'avons fait au Vietnam. Plus récemment nous avons tenté de le faire en Irak. C'est clair ! Combien de fois l'avons-nous fait au Nicaragua et dans d'autres républiques en Amérique Latine ?
Une fois après l'autre, nous avons destitué des leaders populaires, qui voulaient répartir les richesses de leur terre pour que le peuple les gère. Nous les avons remplacés par des tyrans assassins, qui vendaient leur propre peuple pour que -moyennant le paiement de sommes énormes pour engraisser leur compte bancaire privé - la richesse de leur propre terre puisse être accaparée par des sociétés telles que Domino Sugar, United Fruit Company, Folgers et autres.
De pays en pays notre gouvernement a empêché la démocratie, a étouffé la liberté et a piétiné les droits humains. C'est pour cela que nous sommes haïs dans le monde et c'est pour cela que nous sommes la cible des terroristes.
Le peuple du Canada jouit de la liberté et des droits humains, ainsi que le peuple de Norvège et de Suède. Avez-vous entendu dire que des ambassades canadiennes, norvégiennes ou suédoises aient été des cibles de bombes ? Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, la liberté et les droits humains. Nous sommes haïs parce que notre gouvernement refuse ces choses aux peuples du Tiers-monde, dont les ressources sont convoitées par nos groupes multinationaux. Cette haine que nous avons semée, se retourne contre nous en nous effrayant par le terrorisme, et, dans l'avenir, par le terrorisme nucléaire. Une fois que la vérité a été dite sur les raisons de cette menace et une fois qu'elle a été entendue, la solution devient évidente. Nous devons changer nos pratiques.
Nous libérer de nos armes nucléaires (au besoin même unilatéralement), améliorera notre sécurité. Changer radicalement notre politique extérieure, la consolidera.
Au lieu d'envoyer nos fils et nos filles de par le monde, pour tuer des Arabes, en vue de prendre possession du pétrole, qui gît sous leur sable, nous devrions les envoyer pour reconstruire leurs infrastructures, fournir de l'eau potable et nourrir les enfants affamés.
Au lieu de continuer à tuer des milliers d'enfants irakiens tous les jours par nos sanctions économiques, nous devrions aider les Irakiens à reconstruire leurs centrales électriques, leurs stations de traitement des eaux, leurs hôpitaux, tout ce que nous avons détruit et ce que nous empêchons de reconstruire avec nos sanctions économiques...
Au lieu d'entraîner des terroristes et des escadrons de la mort, nous devrions fermer l'École des Amériques. Au lieu de soutenir la révolte, la déstabilisation, l'assassinat et la terreur dans le monde, nous devrions abolir la CIA et donner l'argent dépensé pour elle aux organismes humanitaires. En résumé, nous devrions être bons au lieu d'être mauvais. Qui alors essaierait de nous arrêter ? Qui nous haïrait ? Qui voudrait nous bombarder ? C'est cela, Monsieur le Président., c'est cela que le peuple américain a besoin d'entendre.
Transmis par Renaud
onjour à Tous,
Bonjour Christian,
Bonjour à Tous,
Voyez-vous ce qui est mis en relief dans cet article lucide qui décortique la "physionnomie" des masses monétaires, c'est la constatation, recoupée par d'autres informartions, que les investisseurs n'ont, à présent, "que l'embarras du choix" et l'on constate, de leurs propres points de vue, qu'ils ne font pas forcément, les meilleurs choix. C'est leur affaire, qu'ils s'en plaignent ou non. De toutes les façons, ce sont dans les pays émergents: Asie orientale et Océan Indien, Emirats du Golfe Arabo-Persique, peut-être certaines zones spécifiques d'Amérique Latine, où les taux de croissance sont actuellement très élevés, que les plus grandes fortunes s'édifient actuellement.
Vous dites:
<<< La BCE, pas plus qu’aucune banque centrale, ne peut décider à la place des gens ce qu’ils vont faire de leurs liquidités. Ici et aujourd’hui, les épargnants ne les placent pas en ‘investissements productifs’ français. La raison est claire. Qu’un gouvernement interventionniste décrète que seuls les industriels auront accès aux crédits, les industriels ne les prendront pas. Ils ne construiront pas une nouvelle usine dont la production sera plus chère que celle provenant d’Europe de l’Est ou d’Asie. Donc l’argent ne fait pas défaut. Comme vous le signalez, il abonde. Les occasions d’investir ne manquent pas non plus. Le taux de rentabilité des entreprises est élevé. Simplement ces occasions d’investir ne se trouvent pas en Europe, surtout pas en France.
Maintenant si cette banque centrale distribue de l’argent non plus pour l’épargne, mais pour la consommation, vous aurez le même effet que l’hélicoptère de votre article saupoudrant le pays de billets de banque. Les magasins seront pris d’assaut. Les exportateurs asiatiques, etc. expédieront allègrement leur marchandise en France. Le chômage ici ne sera pas réduit. La balance commerciale s’effondrera. L’inflation mangera le nouveau pouvoir d’achat. Puis tout redeviendra comme avant jusqu’au nouveau passage d’hélicoptère.>>>
Mais justement! C'est à ce stade que rien ne va! Et c'est à ce point précis qu'on palpe la déliquescence du pouvoir d'achat à côté, mais bien séparé, d'un "gros argent" qui n'est qu'une chrématistique, c'est à dire de l'argent qui va à l'argent pour quelques bénéficiaires seulement, gorgés et repus d'argent et qui n'ont pour toute occupation que de faire encore grossir leur masse d'argent par ailleur inaccessible aux plus nombreux qui voient leur pouvoir d'achat de toute façon très malmené par le "ressac" du "gros-argent déjà cité.
Je le répète: on constate une fois de plus qu'il n'y a pas de couverture monétaire à 100% (surtout dans M1), ce qui "offre" aux banques le pouvoir quasi obsolu sur les acteurs politiques (eux-même grassement payés) et sociaux (systématiquement spoliés). À côté de masses d'argent qui sont, ainsi que le dit l'article, "sélectionnées" comme par un physiologiste à l'entrée des boîtes de nuit, il n'y a "pas moyen" de résorber raisonablement un chomage misérabiliste...
Il y a quelque chose que le public ne saisit pas, car la confusion est habilement entretenue, c'est que ce n'est pas l'argent des déposants, des épargnants, etc, qui constitue les prêts, mais de l'argent créé ex-nihilo, soit, À PARTIR DE RIEN, À PARTIR DU NEANT, par les banques commerciales. Je l'ai sans doute déjà dit, et d'autres l'ont dit aussi: C'est le crédit qui fait l'éparge et non l'épargne qui fait le crédit (1).
Cette certitude que la presque totalité de l'argent en circulation est créé ex-nihilo, soit à partir du néant, devrait faire bondir n'importe quel esprit sain! Mais surtout sain parce que: informé!
Ainsi, l'article touche bien cette question lancinante, ce n'est JAMAIS la couverture monétaire qui est l'étalon de l'économie, mais, tout simplement les "caprices des banquiers" ou leurs stratégies qui ne sont, en tout cas, nullement celles des producteurs qui doivent PAYER des FRAIS DE CREDIT au banquier pour ACHETER LEUR PROPRE PRODUCTION, c'est un comble. Et c'est ce qui se passe vraiment! Ce n'est pas la couverture monétaire, haute ou faible, qui détermine les possibilités économiques du moment, mais ce qu'on appelle: la politique du crédit, terminologie qui est une véritable tarte à la crème médiatique qui dit tout et son contraire et égare délibérément les esprits. L'article explique très bien que l'argent va à l'argent, le gros argent va au gros argent, et l'argent misérabiliste sert d'amortisseur à tous ces poid-lourds, dont la moitié sont à peu près des parasites qu'il faut "satisfaire" comme ces docteurs cités dans l'Evangile qui: "Non seulement ont confisqué la clé, mais ils empêchent d'entrer ceux qui le voudraient".
Où est-elle cette couverture monétaire à 100%monnaie qui serait l'aune de la vérité économique?
Je crois que vous avez écrit une fois en parlant du traitement monétaire qu'il ne fallait pas donner la clé de la cave à vin aux ivrognes que sont les gouvernements, incapables qu'ils sont de ne pas cèder à la tentation de faire tourner la planche à billets, ruinant ainsi régulièrement leurs peuples. Je suis entièrement de cet avis, mais il vous faut pousser l'exemple jusqu'au bout: si les ivrognes, alias les drogués, alias les gouvernements sont des incapables, les trafiquants d'alcool ou de drogue, alias les banquiers, sont parfaitement compétents, eux, pour mener à "bien" LEURS affaires et celles de leurs affidés. Les banquiers nous disent: nous voulons votre bien... et nous l'auront... et ils l'ont... concrètement, y compris indirectement mais SÛREMENT par le biais des impôts que la loi fiscale nous oblige cruellement à leur verser, là aussi, indirectement mais SÛREMENT. Les banquiers ne sont aucunement des consommateurs de drogue ou des soulographes, mais des hyper-lucides. Ainsi, si les banquiers pris personnellement, sont, statistiquement et probabilitairement dans la moyenne humaine de l'honnêteté, il n'y a pas plus attachés que ces saintes-Nitouche à un ordre entièrement "tourné sur lui-même" cénacle totalement fermé, l'article le confirme (tandis que nos journalistes nous promènent...). Ce "cénacle" constitue ce que j'appelle pour simplifier: un véritable gouvernement bancaire dont les gouvernements politiques sont les concierges, les gardiens d'immeubles ou les femmes de ménages, rien de plus. Les votes sont des leurres.
Je ne pense pas confondre argent et richesse, mais je ne confond nullement richesse et production des biens et des services dont l'argent ne doit être qu'un REFLET documenté, un permis permettant de se procurer ces biens et ces services, rien de plus. Surtout rien de plus et rien de moins. C'est le terme: richesse qui donne le tournis à beaucoup. L'argent est oeuvre humaine et non oeuvre de Dieu, il n'est n'est qu'un permis d'acheter. Celui qui produit doit avoir un permis minimum d'acheter, ce qui est loin d'être le cas dans notre monde contemporain qui pourtant surproduit! Pour ceux qui sont en règle, alias les producteurs, le passeport n'a de sens que par les voyages qu'il permet de faire, rien d'autre.
Quant à donner l'explication du pourquoi de l'inflation dans des pays comme, l’Argentine et la Bolivie des années 1950-1980, la Russie et l’Ukraine des années 1990, etc. (sans compter l’Allemagne des années 1920-30), pays qui étaient inondés d’argent, étaient des pays en voie d’appauvrissement. C'est l'irresponsabilités et l'incurie des gouvernements de ces pays qui ruinèrent leurs peuples dans ces périodes historiques et cette attitude gouvernementale n'est pas défendable. Les cas de l'Allemagne et de l'Argentine ont ceci de particulier que la responsabilité de l'inflation gravissime qui y a sévi en Allemagne est partagée avec les alliés de la 1ère guerre mondiale à cause de l'iniquité que ces derniers imposèrent à l'Allemagne dans les nombreuses conditions humiliantes des réparations qu'ils exigèrent qu'elle leurs verse, ce qui, en grande partie, acheva de faire le lit du nazisme. Dans le cas de l'Argentine la responsabilité est également partagée avec les créanciers de ce pays dans l'exacte proportion où ces créancier endettèrent l'Argentine avec une grande complaisance, s'octroyant ainsi une rente sur ce pays. Ceci ne blanchit nullement les gouvernements argentins successifs dont beaucoup de membres touchèrent des "commissions" royale pour avoir cherché en "vendre", en tranches, leur propre pays à des pools bancaires, ayant à leur tête des groupes financiers nord-américains où sévit encore le "prince des ténèbres" Henry Kissinger. Cela se termina dans la débacle fin décembre 2001, et l'Argentine (je suis bien informé) peine à s'en remettre. En 2003 une énorme région très bien pourvue de ressources naturelles de Patagonie a failli être cèdée, de facto, à un groupe de banques nord-américaines contre l'annulation complète des dettes de l'Argentine... Un annuaire ne suffirait pas pour inscrire les noms de tous ceux, argentins et étrangers, qui ont mangé à s'éclater au "ratelier" argentin...
Les tenants du Crédit-Social ont un auto-bloquage de l'inflation, l'émission d'argent nouveau, ne peut avoir lieu que sur preuves de production nouvelle. C'est la production nouvelle, et elle seule, qui fait l'augmentation de la masse monétaire, cette dernière étant saine parce qu' il y a bien eu une augmentation de vraie richesse constatable et utilisable. L'on rend possible financièrement ce qui a été possible physiquement. Par contre si la production faisait défaut par rapport aux précédents exercices, et bien la masse monétaire diminuerait d'autant, c'est l'ordre même des choses, un ordre sain. Mais on ne fait pas avec l'argent comme un larguage d'hélicoptère ou encore comme les "Marines" faisaient, fraîchement débarqués dans un port du monde, à jetter des poignées de cigarettes à des enfants en haillons se précipitant de dessus...
Je ne vois pas du tout pourquoi un Jean-Claude Trichet, obsédé de l'anti-inflation, (merci, en attendant pour les 18 millions de chômeurs rien qu'en Europe de l'Ouest, cet homme ment par ommission) ne mettrait pas ses"compétences" au service d'un système financier TECHNIQUEMENT JUSTE ET SAIN. Ce qui n'est pas du tout le cas actuellement, c'est à dire que les banques commerciales ne pourraient prêter QUE l'argent de leur déposants, donc qu'il y doit y avoir, c'est une obligation TECHNIQUE, une couverture monétaire de 100% monnaie (2). Maintenant, je crois me rappeler avoir déjà informé, ou rappelé, plusieurs fois ici-même, que les banques prêtent, infiniment plus que leur réserves légales, c'est à dire des dizaines de fois leur capital! Ce qui est déjà une escroquerie monumentale! Les banque ont la possibilité (magique!) de monétiser leurs pertes et de démonétiser leurs profits (comprenez que vous les payez en intérêts et en frais avec VOS efforts concrèts et elles s'approprient concrètement les biens réels (qui peuvent être les vôtres) qu'elles touchent dans leur transactions. Elles se trouvent dans la même position vis à vis de la monnaie que le boulanger qui mange son pain personnel qui lui revient bien moins cher qu'à ses clients (mais l'exemple n'est que de matrice, car l'enjeu n'a strictement rien à voir vu ce que la monnaie entraîne et touche dans la société, soit des milliers de chose différentes du seul pain!).
Voici un lien d'un site qui est une excellente mise au point par un professionnel de la finance (la seule chose qui a changé depuis ce texte, de 2003, est le statut de la Poste qui est devenue la Banque Postale)
Il y a dans ce travail exhaustif une véritable mise au jour d'un professionnel sur les procédés jamais déoccultés mais dont nous connaissons, sans explication, et à nos frais bien sûr, les méfaits. Pas étonnant que l'édition de ce travail fit "tordre le nez" à certains, ici, c'est le saint des saints...
http://perso.wanadoo.fr/jean.bayard-macro-economie/la_monnaie.htm
(1) bien que l'épargne serve aussi à fournir des prêts, mais là, il n'y a pas de problèmes spéciaux et iniques.
(2)par comparaison il faut 15 parties d'air pour une partie d'essence dans un moteur à essence normal pour le meilleur rendement possible, car, trop d'air engendre, usures prématurées, rendement inférieur, cliquetis et pannes car le mélange est ainsi trop pauvre, et trop d'essence engendre une consommation d'essence très exagérée, rendement également inférieur par rapport à la consommation avec nuisances et pollutions si mélange est ainsi trop riche, et dans tous les cas il y a des frais absolument importants et évitables et donc des bénéfices injustifiés et voleurs quand le mécanicien, alias banquier ment, même si c'est par ommission...
Dans cet exemple analogique avec le fonctionnement financier, C'EST UNE QUESTION DE TECHNIQUE, rien d'autre. Marx et les libéraux sont passés à côté du traitement de l'argent pour la plus grande mainmise des groupes financiers sur notre pauvrre monde. Le libéralisme et le socialisme, etc sont hors de propos, bref, la politique est ici hors de propos. La politiique, les parti politiques, voire des philosophioes, divisent, ils sont en aval de la constitution organique et saine de la société, des sociétés selon leurs cultures et leurs civilisations, donc de leur créativité.
Cordialement
Renaud
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Je voudrais simplement terminer par la transmission de ce texte qui résonne FORTEMENTavec le sujet de ce message. Ci-dessous, ce texte particulièrement bien envoyé et qui résume à peu près l'attitude que les pays et régions dominantes ont eu et défendent encore aujourd'hui, Etats-Unis en tête, sous un "autre discours" mais qui ne trompe plus personne, un "discours-démocratique-langue-de-bois que les dirigeants des Etats-Unis assènent partout où ils tentent, dans un échec grandissant et sanglant, de consolider leur filet unimondialiste et qui révèle aussi l'hypocrisie sournoise de l'Europe qui gesticule en surface, mais qui apparait bien comme la deuxième tête du même serpent de mer que les Etats-Unis...
Innombrables sont leurs torpillages de pays maintenus volontairement contre leurs dirigeants (même lorsque ceux-ci avaient des "états-d'âme") et leur peuples systématiquement victimes. L'on peut citer en Iran le docteur Mossadegh, au Guatemala Jacobo Arbenz, au Brésil Vargas, et j'en oublie des dizaines ou des centaines. Tous victimes des services spéciaux (CIA, etc) en
"maintenance" en l'état de républiques bananières et y placant à leur "têtes" 'leurs" affidés, pilleurs de leurs propres peuples. Peuples qui n'avaient déjà pas, ou presque pas, de recul, plus des entraves historiques rendant déjà difficile leur développement en toute lucidité et éfficacité et qui se virent enfoncés pendant les 50 années qui suivirent la deuxième guerre mondiale par le "gouvernement" secret des Etats-Unis et ses ramifications. Les preuves surabondent. Le partage "arrangé" du monde en deux zones (Est et Ouest) dès la fin des années 40 fut très dur à asumer par les pays et régions concernés dans cet "antagonisme arrangé" Est-Ouest après de la chute du mur de Berlin, l'Afrique en a souffert plus que quiconque et est le continent qui s'en est le moins remis à ce jour.
Il s'agit du texte du docteur en aéronautique et ingénieur nucléaire Robert M. Bowman s'adressant à Bill Clinton le 23 août 1998. Le Dr Bowman dirigea un programme qui devait relever de la "Guerre des étoiles". Il a mené par ailleurs 101 vols de combat pendant la guerre du Vietnam. Il préside l'Institut pour les études spatiales et sécuritaires. Il est aussi archévêque de l'Eglise catholique unifiée (une des églises catholiques indépendantes de Rome et issue de l'Eglise vieille catholique d'Utrecht aux Pays-Bas).
Lisez donc ce texte historique qui reste d'une actualité brûlante
Monsieur le Président,
Dites la vérité au peuple, Monsieur le Président, au sujet du terrorisme. Si les illusions au sujet du terrorisme ne sont pas détruites, alors la menace continuera jusqu'à notre destruction complète.
La vérité est qu'aucune de nos nombreuses armes nucléaires ne peut nous protéger de ces menaces. Aucun système "Guerre des Étoiles" (peu importe la technique de pointe, ni combien de milliards de dollars seront gaspillés dans ces projets) ne pourra nous protéger d'une arme nucléaire transportée dans un bateau, un avion ou une voiture louée.
Aucune arme, ni de votre arsenal, ni un centime des 270 millions de dollars gaspillés chaque année dans le soi-disant "système de défense" ne peut éviter une bombe terroriste. C'est un fait militaire. En tant que lieutenant-colonel à la retraite et dans de fréquentes conférences au sujet de la sécurité nationale, j'ai toujours cité le Psaume 33 : "Un roi n'est pas sauvé par son armée puissante, comme un guerrier n'est pas sauvé par sa vigueur".
La réaction évidente est : "Alors que pouvons-nous faire ? N'existe-t-il rien, que nous puissions faire pour garantir la sécurité de notre peuple ?" Si ! Mais pour entendre cela, il faut savoir la vérité sur la menace.
Monsieur le Président, vous n'avez pas dit la vérité sur le "pourquoi" nous sommes la cible du terrorisme, quand vous avez expliqué pourquoi nous bombarderions l'Afghanistan et le Soudan. Vous avez dit que nous étions la cible du terrorisme, parce que nous défendions la démocratie, la liberté et les droits humains dans le monde. C'est absurde, Monsieur le Président.
Nous sommes la cible des terroristes, parce que, dans la plus grande partie du monde, notre gouvernement a défendu la dictature, l'esclavage et l'exploitation humaine. Nous sommes cible des terroristes, parce que nous sommes haïs, et nous sommes haïs, parce que nous avons fait des choses odieuses.
Dans combien de pays des agents de notre gouvernement ont-ils chassé des leaders élus par leurs peuples, en les remplaçant par des dictateurs militaires, des marionnettes désireuses de vendre leur propre peuple à des groupes américains multinationaux ? Nous avons fait cela en Iran, quand les Marines et la CIA ont déposé Mossadegh, parce qu'il avait l'intention de nationaliser l'industrie pétrolière. Nous l'avons remplacé par le Shah Reza Pahlevi et nous avons armé, entraîné sa garde nationale haïe, la SAVAK, qui a réduit en esclavage et brutalisé le peuple iranien, pour protéger les intérêts financiers de nos compagnies pétrolières. Après cela, est-il difficile d'imaginer qu'il existe, en Iran, des personnes qui nous haïssent ?
Nous l'avons fait au Chili, nous l'avons fait au Vietnam. Plus récemment nous avons tenté de le faire en Irak. C'est clair ! Combien de fois l'avons-nous fait au Nicaragua et dans d'autres républiques en Amérique Latine ?
Une fois après l'autre, nous avons destitué des leaders populaires, qui voulaient répartir les richesses de leur terre pour que le peuple les gère. Nous les avons remplacés par des tyrans assassins, qui vendaient leur propre peuple pour que -moyennant le paiement de sommes énormes pour engraisser leur compte bancaire privé - la richesse de leur propre terre puisse être accaparée par des sociétés telles que Domino Sugar, United Fruit Company, Folgers et autres.
De pays en pays notre gouvernement a empêché la démocratie, a étouffé la liberté et a piétiné les droits humains. C'est pour cela que nous sommes haïs dans le monde et c'est pour cela que nous sommes la cible des terroristes.
Le peuple du Canada jouit de la liberté et des droits humains, ainsi que le peuple de Norvège et de Suède. Avez-vous entendu dire que des ambassades canadiennes, norvégiennes ou suédoises aient été des cibles de bombes ? Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, la liberté et les droits humains. Nous sommes haïs parce que notre gouvernement refuse ces choses aux peuples du Tiers-monde, dont les ressources sont convoitées par nos groupes multinationaux. Cette haine que nous avons semée, se retourne contre nous en nous effrayant par le terrorisme, et, dans l'avenir, par le terrorisme nucléaire. Une fois que la vérité a été dite sur les raisons de cette menace et une fois qu'elle a été entendue, la solution devient évidente. Nous devons changer nos pratiques.
Nous libérer de nos armes nucléaires (au besoin même unilatéralement), améliorera notre sécurité. Changer radicalement notre politique extérieure, la consolidera.
Au lieu d'envoyer nos fils et nos filles de par le monde, pour tuer des Arabes, en vue de prendre possession du pétrole, qui gît sous leur sable, nous devrions les envoyer pour reconstruire leurs infrastructures, fournir de l'eau potable et nourrir les enfants affamés.
Au lieu de continuer à tuer des milliers d'enfants irakiens tous les jours par nos sanctions économiques, nous devrions aider les Irakiens à reconstruire leurs centrales électriques, leurs stations de traitement des eaux, leurs hôpitaux, tout ce que nous avons détruit et ce que nous empêchons de reconstruire avec nos sanctions économiques...
Au lieu d'entraîner des terroristes et des escadrons de la mort, nous devrions fermer l'École des Amériques. Au lieu de soutenir la révolte, la déstabilisation, l'assassinat et la terreur dans le monde, nous devrions abolir la CIA et donner l'argent dépensé pour elle aux organismes humanitaires. En résumé, nous devrions être bons au lieu d'être mauvais. Qui alors essaierait de nous arrêter ? Qui nous haïrait ? Qui voudrait nous bombarder ? C'est cela, Monsieur le Président., c'est cela que le peuple américain a besoin d'entendre.
Transmis par Renaud
onjour à Tous,