par Miles Christi » ven. 21 avr. 2006, 13:45
oak a écrit :Miles Christi, nous sommes sur ce fil pour échanger à propos de l'évangélisation, de son contenu, de ce que cela veut dire, pas pour nous jeter à la figure les turpitudes du passés.
Cela ne facilite pas le dialogue.
Il me semble que vous êtes en désaccord avec Lumen Gentium ( mais c'est votre problème), qui a une relation profonde avec l'évangélisation.
Les liens de l'Eglise avec les chrétiens non catholiques
15. Avec ceux qui, baptisés, s'honorent du nom de chrétiens, mais ne professent pas intégralement la foi ou ne conservent pas l'unité de la communion avec le successeur de Pierre, l'Eglise se sait unie par de multiples rapports (14). Beaucoup, en effet, vénèrent la sainte Ecriture comme norme de foi et de vie; ils manifestent aussi un authentique zèle religieux, croient avec amour en Dieu le Père tout-puissant et dans le Christ, Fils de Dieu Sauveur (15), sont marqués par le baptême, qui les unit au Christ et, en outre, reconnaissent et acceptent d'autres sacrements dans leurs propres Eglises ou communautés.
Plusieurs parmi eux ont aussi l'épiscopat, célèbrent la sainte Eucharistie et cultivent la dévotion envers la Vierge Mère de Dieu (16). A cela s'ajoute la communion par la prière et d'autres bienfaits spirituels; et même une union réelle dans l'Esprit-Saint, car l'Esprit agit également en eux par ses dons et ses grâces, avec sa puissance sanctificatrice; et il a donné à certains d'entre eux une vertu qui les a fortifiés jusqu'à l'effusion de leur sang. Ainsi l'Esprit éveille-t-il en tous les disciples du Christ le désir et oriente-t-il leur activité afin que tous s'unissent pacifiquement, de la manière que le Christ a fixée, en un seul troupeau et sous un seul Pasteur (17). Et pour obtenir cette unité la Mère Eglise ne cesse de prier, d'espérer et d'agir. Elle exhorte ses fils à se purifier et à se renouveler, afin que l'image du Christ resplendisse, plus nette, sur le visage de l'Eglise.
Il n'est pas dit dans le passage que vous citez que "l'Eglise les honore du nom de chrétiens" mais qu'ils "
s'honorent du nom de chrétiens", ici la relation à l'identité chrétienne n'est pas transitive mais purement réflexive. Mais si vous êtes réellement chrétien vous ne verrez pas, je pense, d'inconvénient à vous joindre à cette prière, avant que nous continuions notre dialogue entre chrétiens:
PRIÈRE EN RÉPARATION DES INJURES CONTRE LA SAINTE VIERGE
Vierge bénie, Mère de Dieu, du haut du Ciel où vous régnez, daignez abaisser vos regards sur ce pauvre pécheur, votre serviteur. Bien qu'il ait conscience de son indignité, du plus profond de son coeur il vous loue et il vous glorifie comme la plus pure, la plus sainte et la plus belle de toutes les créatures, afin de réparer les outrages dont se rendent coupables envers vous tant de langues impies et blasphématrices. Il bénit votre saint Nom; il bénit vos sublimes privilèges comme la vraie Mère de Dieu, laquelle, toujours Vierge, et conçue sans la tache du péché, avez coopéré à la rédemption du genre humain. Il bénit le Père éternel qui vous a élue entre toutes pour sa Fille; il bénit le Verbe Incarné qui, dans votre sein très pur, a revêtu la nature humaine et a fait de vous sa Mère; il bénit l'Esprit-Saint qui vous a choisie pour son Épouse. Pénétré de reconnaissance, il bénit la très sainte Trinité qui vous a élue et comblée à ce point que votre dignité vous place au-dessus de toutes les créatures.
Vierge sainte, Vierge miséricordieuse, obtenez à ceux qui vous offensent qu'ils rentrent en eux-mêmes et daignez agréer ce pauvre hommage de votre serviteur. Obtenez-lui de votre divin Fils le pardon de ses péchés. Ainsi soit-il.
Allez-vous me dire que cette déclaration ci-après de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi élaborée il y a à peine 6 ans de cela par le Pape actuel est une turpitude du passé ?
CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
DÉCLARATION
"DOMINUS IESUS"
SUR L'UNICITÉ ET L'UNIVERSALITÉ SALVIFIQUE
DE JÉSUS-CHRIST ET DE L'ÉGLISE
La mission universelle de l'Église naît du commandement de Jésus-Christ et se réalise au long des siècles par la proclamation du mystère de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, et du mystère de l'incarnation du Fils, comme événement salvifique pour toute l'humanité. Tels sont les contenus fondamentaux de la profession de foi chrétienne: « Je crois en un seul Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles: Il est Dieu, né de Dieu, Lumière, né de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par Lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, Il descendit du ciel; par l'Esprit Saint, Il a pris chair de la Vierge Marie, et S'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et Il monta au ciel; Il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son Règne n'aura pas de fin. Le crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie. Il procède du Père et du Fils; avec le Père et le Fils, Il reçoit même adoration et même gloire; Il a parlé par les prophètes. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique . Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir ».
4. La pérennité de l'annonce missionnaire de l'Église est aujourd'hui mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe) . Elles retiennent alors comme dépassées des vérités comme par exemple le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus-Christ, la nature de la foi chrétienne vis-à-vis des autres religions, l'inspiration des livres de la Sainte Écriture, l'unité personnelle entre le Verbe éternel et Jésus de Nazareth, l'unité de l'économie du Verbe incarné et du Saint-Esprit, l'unicité et l'universalité salvifique du mystère de Jésus-Christ, la médiation salvifique universelle de l'Église, la non-séparation, quoique dans la distinction, entre le Royaume de Dieu, le Royaume du Christ et l'Église, la subsistance de l'unique Église du Christ dans l'Église catholique.
Ces théories s'appuient sur certains présupposés de nature philosophique ou théologique qui rendent difficiles la compréhension et l'accueil de la vérité révélée.
Cette distinction n'est pas toujours présente dans la réflexion actuelle, ce qui provoque souvent l'identification entre la foi théologale, qui est l'accueil de la vérité révélée par le Dieu Un et Trine, et la croyance dans les autres religions, qui est une expérience religieuse encore à la recherche de la vérité absolue, et encore privée de l'assentiment à Dieu qui se révèle. C'est là l'un des motifs qui tendent à réduire, voire même à annuler, les différences entre le christianisme et les autres religions.
À propos de la vraie religion, les Pères du Concile Vatican II ont affirmé: « Cette unique et vraie religion, nous croyons qu'elle subsiste dans l'Église catholique et apostolique à qui le Seigneur Jésus a confié le mandat de la faire connaître à tous les hommes, lorsqu'il dit aux apôtres: “Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit” (Mt 28,19-20). Tous les hommes, d'autre part, sont tenus de chercher la vérité, surtout en ce qui concerne Dieu et son Église ; et quand ils l'ont connue, de l'embrasser et de lui être fidèles »
Donné à Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 6 août 2000, en la fête de la Transfiguration du Seigneur.
Joseph Card. Ratzinger
Préfet
oak a écrit :
Pour parler de ce que vous connaissez, la constitution dogmatique Lumen Gentium exclut à mon sens une relation biunivoque entre l'appartenance ethnique et culturelle et le caractère chrétien, ce qui est ce que je comprends de la thèse que vous soutenez.
Nous nous sommes mal compris, je ne soutiens pas du tout cette thèse, puisque si l'on compare le degré d'hétérogénéité raciale de la France et de l'Allemagne on s'aperçoit qu'il est beaucoup plus élevé en France mais pourtant que c'est l'Allemagne qui a eu le plus de mal à réaliser son unité et qui la première a plongé en grande partie dans l'hérésie protestante source de divisions internes, sans parler de la période du XXème s. Je suis même prêt à prendre le pari que si en France nous avions un catholicisme fort exercant son influence bénéfique au travers des lois civiles, des moeurs et de l'Education nous ne connaîtrions plus aucun problème d'immigration et d'intégration. Ce ne sont pas les catholiques qui ont fait l'amalgame entre race et religion, jetant un discrédit non mérité sur le christianisme, ce sont les WASP(s) (White Anglo-Saxon Protestants).
oak a écrit :
La déchristianisation n'est pas la faute des philosophes, elle résulte d'un enfermement de la foi chrétienne dans un ghetto ethnique et culturel. Dans les pays qui n'ont pas de tradition d'Eglise d'Etat, comme les Etats Unis ou le Canada, les églises catholiques et orthodoxes sont en expansion.
Dans les pays qui ont une tradition d'églises d'état, les anciennes églises d'état sont en baisse, il faut réfléchir à cette notion qui a fait de l'Eglise Catholique (et des autres églises protestantes) en France au 19eme siècle , une branche du Ministère de l'Intérieur.
La suspicion portée contre un tel système est elle totalement injustifiée?
Toute la haine luciférienne et le désir de renverser toute autorité et tradition pour semer le chaos sont remarquablement exprimés dans "Les mots" de Sartre, la déchristianisation elle est là:
Il n'y a pas de bon père, c'est la règle; qu'on n'en
tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité
qui est pourri. Faire des enfants, rien de mieux; en
avoir, quelle iniquité! Eût-il vécu, mon père se fût
couché sur moi de tout son long et m'eût écrasé. Par
chance, il est mort en bas âge; au milieu des Énées qui
portent sur le dos leurs Anchises, je passe d'une rive à
l'autre, seul et détestant ces géniteurs invisibles à cheval
sur leurs fils pour toute la vie; j'ai laissé derrière moi un
jeune mort qui n'eut pas le temps d'être mon père et qui
pourrait être, aujourd'hui, mon fils.
Les hommes, je m'en foutais , mais,
puisqu'il fallait en passer par eux, leurs pleurs de joie
me feraient savoir que l'Univers m'accueillait avec
reconnaissance. On pensera que j'avais beaucoup
d'outrecuidance; non: j'étais orphelin de père. Fils de
personne, je fus ma propre cause, comble d'orgueil et
comble de misère; j'avais été mis au monde par l'élan
qui me portait vers le bien.
pour échapper au délaissement de la
créature, je me préparais la plus irrémédiable solitude
bourgeoise: celle du créateur. On ne confondra pas ce
coup de barre avec une véritable révolte: on se rebelle
contre un bourreau et je n'avais que des bienfaiteurs. Je
restai longtemps leur complice. Du reste, c'étaient eux
qui m'avaient baptisé don de la Providence: je ne fis
qu'employer à d'autres fins les instruments dont je
disposais.
[quote="oak"]Miles Christi, nous sommes sur ce fil pour échanger à propos de l'évangélisation, de son contenu, de ce que cela veut dire, pas pour nous jeter à la figure les turpitudes du passés.
Cela ne facilite pas le dialogue.
Il me semble que vous êtes en désaccord avec Lumen Gentium ( mais c'est votre problème), qui a une relation profonde avec l'évangélisation.
[quote][b]Les liens de l'Eglise avec les chrétiens non catholiques
[/b]
15. Avec ceux qui, baptisés, s'honorent du nom de chrétiens, mais ne professent pas intégralement la foi ou ne conservent pas l'unité de la communion avec le successeur de Pierre, l'Eglise se sait unie par de multiples rapports (14). Beaucoup, en effet, vénèrent la sainte Ecriture comme norme de foi et de vie; ils manifestent aussi un authentique zèle religieux, croient avec amour en Dieu le Père tout-puissant et dans le Christ, Fils de Dieu Sauveur (15), sont marqués par le baptême, qui les unit au Christ et, en outre, reconnaissent et acceptent d'autres sacrements dans leurs propres Eglises ou communautés.
Plusieurs parmi eux ont aussi l'épiscopat, célèbrent la sainte Eucharistie et cultivent la dévotion envers la Vierge Mère de Dieu (16). A cela s'ajoute la communion par la prière et d'autres bienfaits spirituels; et même une union réelle dans l'Esprit-Saint, car l'Esprit agit également en eux par ses dons et ses grâces, avec sa puissance sanctificatrice; et il a donné à certains d'entre eux une vertu qui les a fortifiés jusqu'à l'effusion de leur sang. Ainsi l'Esprit éveille-t-il en tous les disciples du Christ le désir et oriente-t-il leur activité afin que tous s'unissent pacifiquement, de la manière que le Christ a fixée, en un seul troupeau et sous un seul Pasteur (17). Et pour obtenir cette unité la Mère Eglise ne cesse de prier, d'espérer et d'agir. Elle exhorte ses fils à se purifier et à se renouveler, afin que l'image du Christ resplendisse, plus nette, sur le visage de l'Eglise. [/quote]
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Il n'est pas dit dans le passage que vous citez que "l'Eglise les honore du nom de chrétiens" mais qu'ils "[b]s'[/b]honorent du nom de chrétiens", ici la relation à l'identité chrétienne n'est pas transitive mais purement réflexive. Mais si vous êtes réellement chrétien vous ne verrez pas, je pense, d'inconvénient à vous joindre à cette prière, avant que nous continuions notre dialogue entre chrétiens:
[quote]
PRIÈRE EN RÉPARATION DES INJURES CONTRE LA SAINTE VIERGE
Vierge bénie, Mère de Dieu, du haut du Ciel où vous régnez, daignez abaisser vos regards sur ce pauvre pécheur, votre serviteur. Bien qu'il ait conscience de son indignité, du plus profond de son coeur il vous loue et il vous glorifie comme la plus pure, la plus sainte et la plus belle de toutes les créatures, afin de réparer les outrages dont se rendent coupables envers vous tant de langues impies et blasphématrices. Il bénit votre saint Nom; il bénit vos sublimes privilèges comme la vraie Mère de Dieu, laquelle, toujours Vierge, et conçue sans la tache du péché, avez coopéré à la rédemption du genre humain. Il bénit le Père éternel qui vous a élue entre toutes pour sa Fille; il bénit le Verbe Incarné qui, dans votre sein très pur, a revêtu la nature humaine et a fait de vous sa Mère; il bénit l'Esprit-Saint qui vous a choisie pour son Épouse. Pénétré de reconnaissance, il bénit la très sainte Trinité qui vous a élue et comblée à ce point que votre dignité vous place au-dessus de toutes les créatures.
Vierge sainte, Vierge miséricordieuse, obtenez à ceux qui vous offensent qu'ils rentrent en eux-mêmes et daignez agréer ce pauvre hommage de votre serviteur. Obtenez-lui de votre divin Fils le pardon de ses péchés. Ainsi soit-il.
[/quote]
Allez-vous me dire que cette déclaration ci-après de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi élaborée il y a à peine 6 ans de cela par le Pape actuel est une turpitude du passé ?
[quote]
CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
DÉCLARATION
"DOMINUS IESUS"
SUR L'UNICITÉ ET L'UNIVERSALITÉ SALVIFIQUE
DE JÉSUS-CHRIST ET DE L'ÉGLISE
La mission universelle de l'Église naît du commandement de Jésus-Christ et se réalise au long des siècles par la proclamation du mystère de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, et du mystère de l'incarnation du Fils, comme événement salvifique pour toute l'humanité. Tels sont les contenus fondamentaux de la profession de foi chrétienne: « Je crois en un seul Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles: Il est Dieu, né de Dieu, Lumière, né de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par Lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, Il descendit du ciel; par l'Esprit Saint, Il a pris chair de la Vierge Marie, et S'est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et Il monta au ciel; Il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son Règne n'aura pas de fin. Le crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie. Il procède du Père et du Fils; avec le Père et le Fils, Il reçoit même adoration et même gloire; Il a parlé par les prophètes. [b]Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique [/b]. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir ».
4. La pérennité de l'annonce missionnaire de l'Église est aujourd'hui mise en péril par [b] des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe) [/b]. Elles retiennent alors comme dépassées des vérités comme par exemple le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus-Christ, la nature de la foi chrétienne vis-à-vis des autres religions, l'inspiration des livres de la Sainte Écriture, l'unité personnelle entre le Verbe éternel et Jésus de Nazareth, l'unité de l'économie du Verbe incarné et du Saint-Esprit, l'unicité et l'universalité salvifique du mystère de Jésus-Christ, la médiation salvifique universelle de l'Église, la non-séparation, quoique dans la distinction, entre le Royaume de Dieu, le Royaume du Christ et l'Église, la subsistance de l'unique Église du Christ dans l'Église catholique.
Ces théories s'appuient sur certains présupposés de nature philosophique ou théologique qui rendent difficiles la compréhension et l'accueil de la vérité révélée.
Cette distinction n'est pas toujours présente dans la réflexion actuelle, ce qui provoque souvent l'identification entre la foi théologale, qui est l'accueil de la vérité révélée par le Dieu Un et Trine, et la croyance dans les autres religions, qui est une expérience religieuse encore à la recherche de la vérité absolue, et encore privée de l'assentiment à Dieu qui se révèle. C'est là l'un des motifs qui tendent à réduire, voire même à annuler, les différences entre le christianisme et les autres religions.
À propos de la vraie religion, les Pères du Concile Vatican II ont affirmé: [b] « Cette unique et vraie religion, nous croyons qu'elle subsiste dans l'Église catholique et apostolique [/b] à qui le Seigneur Jésus a confié le mandat de la faire connaître à tous les hommes, lorsqu'il dit aux apôtres: “Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit” (Mt 28,19-20). [b] Tous les hommes, d'autre part, sont tenus de chercher la vérité, surtout en ce qui concerne Dieu et son Église [/b]; et [b] quand ils l'ont connue, de l'embrasser et de lui être fidèles [/b] »
Donné à Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 6 août 2000, en la fête de la Transfiguration du Seigneur.
Joseph Card. Ratzinger
Préfet
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[quote="oak"]
Pour parler de ce que vous connaissez, la constitution dogmatique Lumen Gentium exclut à mon sens une relation biunivoque entre l'appartenance ethnique et culturelle et le caractère chrétien, ce qui est ce que je comprends de la thèse que vous soutenez.
[/quote]
Nous nous sommes mal compris, je ne soutiens pas du tout cette thèse, puisque si l'on compare le degré d'hétérogénéité raciale de la France et de l'Allemagne on s'aperçoit qu'il est beaucoup plus élevé en France mais pourtant que c'est l'Allemagne qui a eu le plus de mal à réaliser son unité et qui la première a plongé en grande partie dans l'hérésie protestante source de divisions internes, sans parler de la période du XXème s. Je suis même prêt à prendre le pari que si en France nous avions un catholicisme fort exercant son influence bénéfique au travers des lois civiles, des moeurs et de l'Education nous ne connaîtrions plus aucun problème d'immigration et d'intégration. Ce ne sont pas les catholiques qui ont fait l'amalgame entre race et religion, jetant un discrédit non mérité sur le christianisme, ce sont les WASP(s) (White Anglo-Saxon Protestants).
[quote="oak"]
La déchristianisation n'est pas la faute des philosophes, elle résulte d'un enfermement de la foi chrétienne dans un ghetto ethnique et culturel. Dans les pays qui n'ont pas de tradition d'Eglise d'Etat, comme les Etats Unis ou le Canada, les églises catholiques et orthodoxes sont en expansion.
Dans les pays qui ont une tradition d'églises d'état, les anciennes églises d'état sont en baisse, il faut réfléchir à cette notion qui a fait de l'Eglise Catholique (et des autres églises protestantes) en France au 19eme siècle , une branche du Ministère de l'Intérieur.
La suspicion portée contre un tel système est elle totalement injustifiée?
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Toute la haine luciférienne et le désir de renverser toute autorité et tradition pour semer le chaos sont remarquablement exprimés dans "Les mots" de Sartre, la déchristianisation elle est là:
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[b] Il n'y a pas de bon père, c'est la règle; qu'on n'en
tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité
qui est pourri.[/b] Faire des enfants, rien de mieux; en
avoir, quelle iniquité! Eût-il vécu, mon père se fût
couché sur moi de tout son long et m'eût écrasé. Par
chance, il est mort en bas âge; au milieu des Énées qui
portent sur le dos leurs Anchises, je passe d'une rive à
l'autre, seul et détestant ces géniteurs invisibles à cheval
sur leurs fils pour toute la vie; j'ai laissé derrière moi un
jeune mort qui n'eut pas le temps d'être mon père et qui
pourrait être, aujourd'hui, mon fils.
[b] Les hommes, je m'en foutais [/b], mais,
puisqu'il fallait en passer par eux, leurs pleurs de joie
me feraient savoir que l'Univers m'accueillait avec
reconnaissance. On pensera que j'avais beaucoup
d'outrecuidance; non: j'étais orphelin de père. [b] Fils de
personne, je fus ma propre cause, comble d'orgueil et
comble de misère; j'avais été mis au monde par l'élan
qui me portait vers le bien.[/b]
[b]pour échapper au délaissement de la
créature, je me préparais la plus irrémédiable solitude
bourgeoise: celle du créateur.[/b] On ne confondra pas ce
coup de barre avec une véritable révolte: on se rebelle
contre un bourreau et je n'avais que des bienfaiteurs. Je
restai longtemps leur complice. Du reste, c'étaient eux
qui m'avaient baptisé don de la Providence: je ne fis
qu'employer à d'autres fins les instruments dont je
disposais.
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