par marchenoir » mar. 02 mai 2006, 10:23
thomasthomas a écrit :
Bonjour Marchenoir , qu'est ce que vous en pensez de ce texte en disant "pathétique"?
Moi je trouve que c'est une honte , c'est une façon de dire que le non baptème est la meme chose qu'un baptème .
Ou est donc l'utilité du catholicisme , des sacrements?
En disant cela , l'église devrait tout simplement mettre la clé sous la porte puisque d'après eux elle n'a plus aucune utilité .
Effectivement , d'après ce texte , on peut , je cite , "rejoindre l'église" sans le savoir , donc l'église dans son fonctionnement traditionnel devient inutile .
Les prélats qui ont écrit ce texte suivent religeusement les ordres de la pensée unique : tolérance , multuculturalisme et multireligieux , au dépens du Christ , qu'ils trahissent ouvertement tous les jours en tenant des propos de ce genre .
Je ne peux que reciter la parole de Jésus qui est très clair:
Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé. Celui qui refusera de croire sera condamné
Ces prélats font de l'anticatholicisme , et après on essayera de me faire croire que Vatican 2 n'est pas en train de trahir Jésus et l'église catholique .
Vatican 2 est le virus de l'église catholique de notre époque , pour ne pas dire un fléau.
«
Ne blâme pas avant d’avoir étudié, réfléchis d’abord, puis exprime tes reproches » (Le Siracide 11,7)
Bonjour thomasthomas.
Et merci Wanderer d’avoir précisé l’intention de mon dernier message.
J’ai en effet de très nombreux défauts mais pas celui détestable de critiquer les textes de Ma Mère l’Église, et encore moins de juger «
pathétiques » les positions qui ont toujours été les siennes ; je vous invite à noter ce dernier point. S’il fallait juger quelque chose pathétique, ce serait plutôt l’attitude de celui qui, dérivant sur sa barque, accuse ceux qui sont sur le rivage de s’éloigner de lui.
Quelques précisions tout de même sur la nécessité du baptême.
«
Deus non alligatur sacramentis » - « Dieu n'est pas lié aux sacrements » - rappelle l'adage thomiste.
On peut ainsi, en effet, faire partie de l’Église même sans avoir été baigné dans les eaux du baptême. Ceci relève de l’enseignement constant de l’Église, son enseignement
traditionnel.
Pas besoin d’être grand clerc pour remarquer par exemple que les Saints Innocents ou Dimas, le Bon Larron, n’ont pas été baptisés. En tout cas, pas avec de l’eau.
On trouve ainsi dans la
Somme Théologique, en solution à l’article 2 de la question 68 (partie III)
Peut-on être sauvé sans le baptême ? ceci :
Solutions :
1. Comme dit l'Écriture ( 1S 16,7 ) " Les hommes voient ce qui paraît, mais Dieu regarde les coeurs. " Or celui qui désire être régénéré par le baptême dans l'eau et l'Esprit Saint est régénéré de coeur, mais non de corps ; comme dit l'Apôtre ( Rm 2,29 ) , " la circoncision du coeur est dans l'esprit et non dans la lettre ; c'est elle qui sera louée non par les hommes, mais par Dieu ".
2. Personne ne parvient à la vie éternelle s'il n'est absous de toute faute et de toute peine. Cette absolution totale est donnée dans la réception du baptême, et dans le martyre. Aussi dit-on que le martyre accomplit tout le sacrement du baptême, en tant qu'il libère entièrement de la faute et de la peine. Donc, si un catéchumène a le désir du baptême (autrement il ne mourrait pas dans les bonnes oeuvres, qui ne peuvent exister sans la foi, qui agit par la charité), et si ce catéchumène vient à mourir, il ne parvient pas aussitôt à la vie éternelle, mais il subira la peine de ses péchés passés : " Pourtant il sera sauvé comme à travers le feu " ( 1Co 3,15 ) .
3. Si l'on dit que le sacrement de baptême est nécessaire au salut, c'est que l'homme ne peut être sauvé s'il ne le possède au moins par sa volonté, et Dieu tient cette volonté pour une chose faite.
On trouve aussi dans le
Catéchisme de Trente :
«
Malgré cela l’Eglise n’est pas dans l’usage de donner le Baptême aux adultes aussitôt après leur conversion. Elle veut au contraire qu’on le diffère un certain temps. Ce retard n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Comme ils ont l’usage de la raison, le désir et la résolution de recevoir le Baptême, joints au repentir de leurs péchés, leur suffiraient pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain les empêchait de se purifier dans les Fonts salutaires. »
On trouve encore dans le
Catéchisme de Saint Pie X :
Peut-on suppléer en quelque manière au défaut du Baptême ?
Le défaut du sacrement de Baptême peut être suppléé par le martyre qu’on appelle Baptême de sang, ou par un acte de parfait amour de Dieu ou de contrition joint au désir au moins implicite du Baptême, et ceci s’appelle Baptême de désir.
Et en effet, on trouve même sur le
DICI, «
Organe de communication de la maison générale de la Fraternité Saint-Pie X », peu suspect de suivre «
religieusement-les-ordres-de-la-pensée-unique-:-tolérance-multuculturalisme-et- multireligieux-au-dépens-du-Christ-qu'ils-trahissent-ouvertement-tous-les-jours-en-tenant-des-propos-de-ce-genre », on trouve donc ceci :
«
L’Église est la seule arche du salut, nous ne devons pas avoir peur de l’affirmer. Vous avez souvent entendu dire : "Hors de l’Eglise, point de salut" et cela choque les mentalités contemporaines. Il est facile de faire croire que ce principe n’est plus en vigueur, qu’on en est revenu. Il paraît d’une sévérité excessive.
Pourtant, rien n’est changé, rien ne peut être changé en ce domaine. Notre-Seigneur n’a pas fondé plusieurs Eglises, il n’en a fondé qu’une. Il n’y a qu’une seule croix par laquelle on peut se sauver et cette croix est donnée à l’Eglise catholique ; elle n’est pas donnée aux autres. A son Eglise, qui est son épouse mystique, le Christ a donné toutes ses grâces. Aucune grâce au monde, aucune grâce dans l’histoire de l’humanité ne sera distribuée sans passer par elle.
Cela veut-il dire qu’aucun protestant, aucun musulman, aucun bouddhiste, aucun animiste ne sera sauvé ? Non, et c’est une deuxième erreur de le penser. Ceux qui crient à l’intolérance en entendant la formule de saint Cyprien "Hors de l’Eglise point de salut" rejettent le Credo :" Je reconnais un seul baptême pour la rémission des péchés" et sont insuffisamment instruits de ce qu’est le baptême. Il y a trois façons de le recevoir : le baptême de l’eau, le baptême du sang (c’est celui des martyrs ayant confessé leur foi alors qu’ils étaient encore catéchumènes) et le baptême de désir.
Le baptême de désir peut être explicite. Bien des fois, en Afrique, nous entendions un de nos catéchumènes nous dire : "Mon père, baptisez-moi tout de suite, car si je mourais avant votre prochain passage, j’irais en enfer." Nous lui répondions : "Non ; si vous n’avez pas de péché mortel sur la conscience et si vous avez le désir du baptême, vous en avez déjà la grâce en vous."
Telle est la doctrine de l’Eglise, qui reconnaît aussi le baptême de désir implicite. Il réside dans l’acte de faire la volonté de Dieu. Dieu connaît toutes les âmes et il sait par conséquent que dans les milieux protestants, musulmans, bouddhistes et dans toute l’humanité, il y a des âmes de bonne volonté. Elles reçoivent la grâce du baptême sans le savoir, mais d’une manière effective. Par là même elles rejoignent l’Église. »
Enfin, dans le
Catéchisme de l’Église Catholique (1992), à la rubrique VI :
La nécessité du baptême, on lit :
1257 Le Seigneur lui-même affirme que le Baptême est nécessaire pour le salut (cf. Jn 3,5 ). Aussi a-t-il commandé à ses disciples d'annoncer l'Evangile et de baptiser toutes les nations (cf. Mt 28,20 ) (cf. DS 1618; LG 14; AGD 5 ). Le Baptême est nécessaire au salut pour ceux auxquels l'Evangile a été annoncé et qui ont eu la possibilité de demander ce sacrement (cf. Mc 16,16 ). L'Eglise ne connaît pas d'autre moyen que le baptême pour assurer l'entrée dans la béatitude éternelle; c'est pourquoi elle se garde de négliger la mission qu'elle a reçu du Seigneur de faire "renaître de l'eau et de l'Esprit" tous ceux qui peuvent être baptisés. Dieu a lié le salut au sacrement du Baptême, mais il n'est pas lui-même lié à ses sacrements.
1258 Depuis toujours, l'Eglise garde la ferme conviction que ceux qui subissent la mort en raison de la foi, sans avoir reçu le Baptême, sont baptisés par leur mort pour et avec le Christ. Ce Baptême du sang, comme le désir du Baptême, porte les fruits du Baptême, sans être sacrement.
1259 Pour les catéchumènes qui meurent avant leur Baptême, leur désir explicite de le recevoir uni à la repentance de leurs péchés et à la charité, leur assure le salut qu'ils n'ont pas pu recevoir par le sacrement.
1260 "Puisque le Christ est mort pour tous, et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé(s) au mystère pascal" ( GS 22 cf. LG 16; AGD 7 ). Tout homme qui, ignorant l'Evangile du Christ et son Eglise, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu'il la connait, peut être sauvé. On peut supposer que de telles personnes auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité.
1261 Quant aux enfants morts sans Baptême, l'Eglise ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés (cf. 1Tm 2,4 ), et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire: "Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas" ( Mc 10,14 ), nous permettent d'espérer qu'il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême. D'autant plus pressant est aussi l'appel de l'Eglise à ne pas empêcher les petits enfants de venir au Christ par le don du saint Baptême.
Bonne journée à tous.
Marchenoir.
[quote="thomasthomas"]
Bonjour Marchenoir , qu'est ce que vous en pensez de ce texte en disant "pathétique"?
Moi je trouve que c'est une honte , c'est une façon de dire que le non baptème est la meme chose qu'un baptème .
Ou est donc l'utilité du catholicisme , des sacrements?
En disant cela , l'église devrait tout simplement mettre la clé sous la porte puisque d'après eux elle n'a plus aucune utilité .
Effectivement , d'après ce texte , on peut , je cite , "rejoindre l'église" sans le savoir , donc l'église dans son fonctionnement traditionnel devient inutile .
Les prélats qui ont écrit ce texte suivent religeusement les ordres de la pensée unique : tolérance , multuculturalisme et multireligieux , au dépens du Christ , qu'ils trahissent ouvertement tous les jours en tenant des propos de ce genre .
Je ne peux que reciter la parole de Jésus qui est très clair:
[i][b]Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé. Celui qui refusera de croire sera condamné[/b][/i]
Ces prélats font de l'anticatholicisme , et après on essayera de me faire croire que Vatican 2 n'est pas en train de trahir Jésus et l'église catholique .
Vatican 2 est le virus de l'église catholique de notre époque , pour ne pas dire un fléau.[/quote]
« [i][b][u]Ne blâme pas avant d’avoir étudié, réfléchis d’abord, puis exprime tes reproches[/i][/u][/b] » (Le Siracide 11,7)
Bonjour thomasthomas.
Et merci Wanderer d’avoir précisé l’intention de mon dernier message.
J’ai en effet de très nombreux défauts mais pas celui détestable de critiquer les textes de Ma Mère l’Église, et encore moins de juger « [i]pathétiques[/i] » les positions qui ont toujours été les siennes ; je vous invite à noter ce dernier point. S’il fallait juger quelque chose pathétique, ce serait plutôt l’attitude de celui qui, dérivant sur sa barque, accuse ceux qui sont sur le rivage de s’éloigner de lui.
Quelques précisions tout de même sur la nécessité du baptême.
« [i]Deus non alligatur sacramentis[/i] » - « Dieu n'est pas lié aux sacrements » - rappelle l'adage thomiste.
On peut ainsi, en effet, faire partie de l’Église même sans avoir été baigné dans les eaux du baptême. Ceci relève de l’enseignement constant de l’Église, son enseignement [i]traditionnel[/i].
Pas besoin d’être grand clerc pour remarquer par exemple que les Saints Innocents ou Dimas, le Bon Larron, n’ont pas été baptisés. En tout cas, pas avec de l’eau.
On trouve ainsi dans la [b]Somme Théologique[/b], en solution à l’article 2 de la question 68 (partie III) [b]Peut-on être sauvé sans le baptême[/b] ? ceci :
[u]Solutions[/u] :
[b]1.[/b] Comme dit l'Écriture ( 1S 16,7 ) " Les hommes voient ce qui paraît, mais Dieu regarde les coeurs. " Or celui qui désire être régénéré par le baptême dans l'eau et l'Esprit Saint est régénéré de coeur, mais non de corps ; comme dit l'Apôtre ( Rm 2,29 ) , " la circoncision du coeur est dans l'esprit et non dans la lettre ; c'est elle qui sera louée non par les hommes, mais par Dieu ".
[b]2.[/b] Personne ne parvient à la vie éternelle s'il n'est absous de toute faute et de toute peine. Cette absolution totale est donnée dans la réception du baptême, et dans le martyre. Aussi dit-on que le martyre accomplit tout le sacrement du baptême, en tant qu'il libère entièrement de la faute et de la peine. Donc, si un catéchumène a le désir du baptême (autrement il ne mourrait pas dans les bonnes oeuvres, qui ne peuvent exister sans la foi, qui agit par la charité), et si ce catéchumène vient à mourir, il ne parvient pas aussitôt à la vie éternelle, mais il subira la peine de ses péchés passés : " Pourtant il sera sauvé comme à travers le feu " ( 1Co 3,15 ) .
[b]3.[/b] Si l'on dit que le sacrement de baptême est nécessaire au salut, c'est que l'homme ne peut être sauvé s'il ne le possède au moins par sa volonté, et Dieu tient cette volonté pour une chose faite.
On trouve aussi dans le [b]Catéchisme de Trente[/b] :
« [i]Malgré cela l’Eglise n’est pas dans l’usage de donner le Baptême aux adultes aussitôt après leur conversion. Elle veut au contraire qu’on le diffère un certain temps. Ce retard n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Comme ils ont l’usage de la raison, le désir et la résolution de recevoir le Baptême, joints au repentir de leurs péchés, leur suffiraient pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain les empêchait de se purifier dans les Fonts salutaires.[/i] »
On trouve encore dans le [b]Catéchisme de Saint Pie X[/b] :
[u]Peut-on suppléer en quelque manière au défaut du Baptême ? [/u]
Le défaut du sacrement de Baptême peut être suppléé par le martyre qu’on appelle Baptême de sang, ou par un acte de parfait amour de Dieu ou de contrition joint au désir au moins implicite du Baptême, et ceci s’appelle Baptême de désir.
Et en effet, on trouve même sur le [b]DICI[/b], « [i] Organe de communication de la maison générale de la Fraternité Saint-Pie X[/i] », peu suspect de suivre « [i] religieusement-les-ordres-de-la-pensée-unique-:-tolérance-multuculturalisme-et- multireligieux-au-dépens-du-Christ-qu'ils-trahissent-ouvertement-tous-les-jours-en-tenant-des-propos-de-ce-genre[/i] », on trouve donc ceci :
« [i]L’Église est la seule arche du salut, nous ne devons pas avoir peur de l’affirmer. Vous avez souvent entendu dire : "Hors de l’Eglise, point de salut" et cela choque les mentalités contemporaines. Il est facile de faire croire que ce principe n’est plus en vigueur, qu’on en est revenu. Il paraît d’une sévérité excessive.
Pourtant, rien n’est changé, rien ne peut être changé en ce domaine. Notre-Seigneur n’a pas fondé plusieurs Eglises, il n’en a fondé qu’une. Il n’y a qu’une seule croix par laquelle on peut se sauver et cette croix est donnée à l’Eglise catholique ; elle n’est pas donnée aux autres. A son Eglise, qui est son épouse mystique, le Christ a donné toutes ses grâces. Aucune grâce au monde, aucune grâce dans l’histoire de l’humanité ne sera distribuée sans passer par elle.
Cela veut-il dire qu’aucun protestant, aucun musulman, aucun bouddhiste, aucun animiste ne sera sauvé ? Non, et c’est une deuxième erreur de le penser. Ceux qui crient à l’intolérance en entendant la formule de saint Cyprien "Hors de l’Eglise point de salut" rejettent le Credo :" Je reconnais un seul baptême pour la rémission des péchés" et sont insuffisamment instruits de ce qu’est le baptême. Il y a trois façons de le recevoir : le baptême de l’eau, le baptême du sang (c’est celui des martyrs ayant confessé leur foi alors qu’ils étaient encore catéchumènes) et le baptême de désir.
Le baptême de désir peut être explicite. Bien des fois, en Afrique, nous entendions un de nos catéchumènes nous dire : "Mon père, baptisez-moi tout de suite, car si je mourais avant votre prochain passage, j’irais en enfer." Nous lui répondions : "Non ; si vous n’avez pas de péché mortel sur la conscience et si vous avez le désir du baptême, vous en avez déjà la grâce en vous."
Telle est la doctrine de l’Eglise, qui reconnaît aussi le baptême de désir implicite. Il réside dans l’acte de faire la volonté de Dieu. Dieu connaît toutes les âmes et il sait par conséquent que dans les milieux protestants, musulmans, bouddhistes et dans toute l’humanité, il y a des âmes de bonne volonté. Elles reçoivent la grâce du baptême sans le savoir, mais d’une manière effective. Par là même elles rejoignent l’Église.[/i] »
Enfin, dans le [i][b]Catéchisme de l’Église Catholique[/b][/i] (1992), à la rubrique VI : [b]La nécessité du baptême[/b], on lit :
[b]1257[/b] Le Seigneur lui-même affirme que le Baptême est nécessaire pour le salut (cf. Jn 3,5 ). Aussi a-t-il commandé à ses disciples d'annoncer l'Evangile et de baptiser toutes les nations (cf. Mt 28,20 ) (cf. DS 1618; LG 14; AGD 5 ). Le Baptême est nécessaire au salut pour ceux auxquels l'Evangile a été annoncé et qui ont eu la possibilité de demander ce sacrement (cf. Mc 16,16 ). L'Eglise ne connaît pas d'autre moyen que le baptême pour assurer l'entrée dans la béatitude éternelle; c'est pourquoi elle se garde de négliger la mission qu'elle a reçu du Seigneur de faire "renaître de l'eau et de l'Esprit" tous ceux qui peuvent être baptisés. Dieu a lié le salut au sacrement du Baptême, mais il n'est pas lui-même lié à ses sacrements.
[b]1258[/b] Depuis toujours, l'Eglise garde la ferme conviction que ceux qui subissent la mort en raison de la foi, sans avoir reçu le Baptême, sont baptisés par leur mort pour et avec le Christ. Ce Baptême du sang, comme le désir du Baptême, porte les fruits du Baptême, sans être sacrement.
[b]1259[/b] Pour les catéchumènes qui meurent avant leur Baptême, leur désir explicite de le recevoir uni à la repentance de leurs péchés et à la charité, leur assure le salut qu'ils n'ont pas pu recevoir par le sacrement.
[b]1260[/b] "Puisque le Christ est mort pour tous, et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé(s) au mystère pascal" ( GS 22 cf. LG 16; AGD 7 ). Tout homme qui, ignorant l'Evangile du Christ et son Eglise, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu'il la connait, peut être sauvé. On peut supposer que de telles personnes auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité.
[b]1261[/b] Quant aux enfants morts sans Baptême, l'Eglise ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés (cf. 1Tm 2,4 ), et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire: "Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas" ( Mc 10,14 ), nous permettent d'espérer qu'il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême. D'autant plus pressant est aussi l'appel de l'Eglise à ne pas empêcher les petits enfants de venir au Christ par le don du saint Baptême.
Bonne journée à tous.
Marchenoir.