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par Xavi » sam. 18 déc. 2010, 14:21
ti'hamo a écrit :Comme souvent, je reprends à mon compte les remarques de Xavi, aussi bien concernant les liens entre corps et esprit que concernant les conséquences des erreurs de pensée sur ces sujets, et surtout en effet dans l'abord de la sexualité. Et cela n'est pas forcément contradictoire avec la remarque également juste que fait Imx en début de réponse : que le siècle présent semble bien idolâtrer le corps et la matière, plutôt que le déprécier comme le dit Xavi. Si on y regarde de plus près, l'idolâtrie présente du corps et de la matière est, paradoxalement, le fait d'une sorte de dualisme qui donne bien au corps le rang de chose, d'objet : repensons à l'expression "mon corps m'appartient" (et à ce qu'elle prétend justifier) : affirmer une telle chose, cela revient bien à considérer d'un côté "moi" et de l'autre "mon corps" ; ainsi le corps est spontanément considéré comme "quelque chose", un bien que l'on possède. Alors l'idolâtrie portant sur le corps se rattache à celle que tel pourrait vouer à sa voiture, son appartement, ou son standing social : une chose, un objet, que l'on veut le plus proche possible d'un idéal défini à la fois par les canons de la mode en vigueur et à la fois par l'usage que l'on veut en faire et le plaisir que l'on prévoit en retirer. Ceci d'ailleurs est illustré par les atteintes à l'éthique réclamées en médecine : si on regarde bien, toutes, finalement, consistent à réclamer de pouvoir malaxer, déformer, utiliser le corps et ses fonctions sans limites, à l'utiliser comme une matière première ou comme une machine, pour en obtenir la satisfaction de ses désirs (obtenir un enfant au moment où on le veut et tel qu'on le veut, afficher aux yeux de tous et le plus longtemps possible un corps correspondant au cahier des charges, et tout arrêter quand on ne peut plus le maintenir à flots, etc...) Toutes les dérives actuelles dans le domaine de l'éthique médicale, de la bioéthique, même si elles paraissent apparaître en désordre et même si elles ne sont consciemment fondées que sur des envies et des désirs, ont pour racine ce présupposé et convergent vers ce principe d'un "moi" (que personne ne saurait définir ni décrire) habitant et possédant un corps qui n'est plus qu'un véhicule. Un véhicule qu'on veut le plus rutilant possible pour afficher à tous sa réussite sociale ou personnelle, mais qu'on n'hésitera pas comme tel à jeter à la casse quand il ne tiendra plus ses promesses. Pas de contradiction, donc, dans le double constat d'une idolâtrie du corps et des biens matériels, et d'une dépréciation du corps. D'ailleurs, pour en revenir au domaine où se manifestent de la façon la plus visible cette double erreur - très logiquement puisqu'il s'agit par excellence du domaine où se manifeste le plus pleinement la double appartenance de la nature humaine : ceux qui sont le plus pressés à promouvoir et idolâtrer tous les moyens possibles d'obtenir de son corps tous les plaisirs physiques imaginables, sont aussi les plus prompts à désacraliser la sexualité, à déprécier leur corps, et à ne parler qu'avec un vague dégoût des organes en question. (pour le dire plus simplement : apologie de la débauche et blagues obscènes vont de pair) Le siècle présent oscille donc entre haine et idolâtrie du corps (là où les philosophes grecs de l'antiquité, quoique pas toujours des modèles, semblaient en tout cas plus équilibrés, puisqu'ils célébraient la beauté et du corps et de l'esprit)
par cracboum » sam. 13 nov. 2010, 10:57
par DA95 » mer. 10 nov. 2010, 11:28
par lmx » mar. 09 nov. 2010, 23:53
par cracboum » mar. 09 nov. 2010, 23:43
par lmx » mar. 09 nov. 2010, 23:12
Je trouve aussi que la transcendance de la personne, en tant que principe, n'est pas reconnue.
par cracboum » mar. 09 nov. 2010, 22:46
par ti'hamo » mar. 09 nov. 2010, 18:28
par ti'hamo » mar. 09 nov. 2010, 18:00
par lmx » sam. 06 nov. 2010, 18:22
mais ne considèrent plus ce corps que comme une partie d’un monde déchu qui ne serait plus que le produit d’un péché originel et d’une création réalisés hors du temps et de notre réalité corporelle présente ?
par Xavi » mer. 03 nov. 2010, 18:03
par cracboum » mer. 03 nov. 2010, 15:41
par ti'hamo » mer. 03 nov. 2010, 10:48
" je ne suis pas mon corps
je suis une personne avec ou sans mon corps."
Si je suis mon corps, quand mon corps meurt, je ne suis plus rien, non ?
par lmx » lun. 01 nov. 2010, 23:39
jean Borella n'aborde pas la ou les différences entre esprit et âme..... mais j'attendais une approche ici, avant, bien évidemment, d'argumenter ici.
par cracboum » lun. 01 nov. 2010, 23:25
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