par lmx » sam. 02 oct. 2010, 0:35
Bonjour Camileo
Les choses du monde ne peuvent jamais nous satisfaire totalement, étant périssables et inférieures à nous qui sommes des êtres ouverts sur la transcendance et l'infinie. La Bible dit bien que l'homme ne se nourrit pas que de pain.
Toute chose, une fois qu'on s'en ait habitué, nous lasse et on en consomme une autre , espérant cette fois que le plaisir durera plus longtemps, au final, le monde et ses effets nous asservit et en plus de nous enchainer à lui , il ne nous comblent pas car nous cherchons un bonheur stable qui ne se perd pas.
Vivre uniquement pour satisfaire ses passions et en faire le principe de notre existence, c'est créer un déséquilibre dans notre être faisant qu'à un moment ou un autre on peut ressentir une grande sensation de vide.
St Augustin décrit ces choses à merveille dans ses Confessions après avoir été un coureur et après avoir cherché la sagesse dans la philosophie.
C’est vous que je veux, ô justice, ô innocence, si belle aux chastes regards, dont la jouissance nous laisse insatiables! En vous est la paix profonde et la vie inaltérable. Celui qui entre en vous, « entre dans la joie de son Seigneur (Matth. XXV, 21). » Libre de toute crainte, il demeure souverainement bien dans le Bien souverain. J’ai dérivé loin de vous, et je me suis égaré, mon Dieu; mon adolescence s’est écoulée hors de votre stabilité, et je suis devenu à moi-même une contrée d’indigence. St Augustin
Par suite de la chute d'Adam, l'homme a perdu la béatitude, et un déséquilibré dans son être s'est introduit faisant qu'il se laisse facilement submerger par ses passions (colère, avidité etc) et se laisse dominer pas ses envies. L'homme comme dit Chateaubriand est un palais écroulé rebâtit avec ses ruines.
Le "but du jeux" est donc de remettre de l'ordre dans notre être. Remise en ordre qui confère paix et joie intérieure quand on cesse de se laisser dominer par les passions pour laisser Dieu, qui réside dans la pointe supérieur de l'âme (l'esprit), être principe de notre existence.
Qui se soumet à Dieu est près de voir toutes choses se soumettre à lui. Qui a su se connaître obtient la science de toutes choses, car la connaissance de soi-même est la plénitude de la science. St Isaac le syrian
Il semble étonnant que, Dieu étant si proche de nos âmes , si peu d'hommes s'appliquent à le contempler en eux-mêmes. La raison en est que notre âme distraite par les sollicitudes de la vie, obscurcie par les vains fantômes de ce monde, entraînée par les concupiscences , demeure étrangère aux enseignements de sa mémoire et aux lumières de son intelligence, et qu'elle est sans désir pour les joies spirituelles et la suavité intérieure qu'elle pourrait goûter au-dedans d'elle-même. Plongée tout entière dans les choses sensibles , elle devient impuissante à trouver en elle l'image de Dieu. St Bonaventure
Il faut retrouver la ressemblance perdue en nettoyant l'image de Dieu qui est dans notre âme et le laisser nous éclairer intérieurement. Evidémment, cela est plus facile à dire qu'à faire, ce qui fait que nous avons toujours à combattre nos mauvais penchants, mais avec l'aide de Dieu qu'on doit porter dans son coeur et qui nous donne la paix, les choses peuvent devenir plus simple.
"Vous serez donc mon partage, Seigneur; vous serez ma possession, et vous me posséderez. Tu seras, ô mon frère, la possession de Dieu, et Dieu sera la tienne. Tu seras sa portion, afin qu’il te cultive, et il sera ta portion pour le cultiver. Tu cultives le Seigneur en effet, et il daigne te cultiver.
Je rends mon culte à Dieu, disons-nous, et l’on nous comprend. Mais comment Dieu peut-il me cultiver? Nous lisons dans l’Apôtre : « Vous êtes le champ que Dieu cultive, l’édifice qu’il bâtit 3 ». Et le Seigneur : « Je suis la vigne, vous êtes les sarments, et mon Père est le vigneron 4 ». Le Seigneur donc te cultive pour te faire porter du fruit, et tu offres ton culte à Dieu, pour porter aussi du fruit. Que Dieu te cultive, c’est un avantage pour toi, et que tu offres ton culte à Dieu, c’est encore un avantage. Que Dieu cesse de cultiver l’homme, et l’homme est un champ stérile; que l’homme cesse de cultiver Dieu, c’est encore l’homme qui est désert. Dieu ne tire aucun accroissement de ton culte, ne perd rien de ton abandon. Il sera donc notre possession, afin de nous alimenter; et nous serons son héritage, afin qu’il nous gouverne. " St Augustin , discours sur les Psaumes CLV
J'espère que je n'ai pas parlé comme un guru

Bonjour Camileo
Les choses du monde ne peuvent jamais nous satisfaire totalement, étant périssables et inférieures à nous qui sommes des êtres ouverts sur la transcendance et l'infinie. La Bible dit bien que l'homme ne se nourrit pas que de pain.
Toute chose, une fois qu'on s'en ait habitué, nous lasse et on en consomme une autre , espérant cette fois que le plaisir durera plus longtemps, au final, le monde et ses effets nous asservit et en plus de nous enchainer à lui , il ne nous comblent pas car nous cherchons un bonheur stable qui ne se perd pas.
Vivre uniquement pour satisfaire ses passions et en faire le principe de notre existence, c'est créer un déséquilibre dans notre être faisant qu'à un moment ou un autre on peut ressentir une grande sensation de vide.
St Augustin décrit ces choses à merveille dans ses Confessions après avoir été un coureur et après avoir cherché la sagesse dans la philosophie.
[i]C’est vous que je veux, ô justice, ô innocence, si belle aux chastes regards, dont la jouissance nous laisse insatiables! En vous est la paix profonde et la vie inaltérable. Celui qui entre en vous, « entre dans la joie de son Seigneur (Matth. XXV, 21). » Libre de toute crainte, il demeure souverainement bien dans le Bien souverain. J’ai dérivé loin de vous, et je me suis égaré, mon Dieu; mon adolescence s’est écoulée hors de votre stabilité, et je suis devenu à moi-même une contrée d’indigence. [/i] St Augustin
Par suite de la chute d'Adam, l'homme a perdu la béatitude, et un déséquilibré dans son être s'est introduit faisant qu'il se laisse facilement submerger par ses passions (colère, avidité etc) et se laisse dominer pas ses envies. L'homme comme dit Chateaubriand est un palais écroulé rebâtit avec ses ruines.
Le "but du jeux" est donc de remettre de l'ordre dans notre être. Remise en ordre qui confère paix et joie intérieure quand on cesse de se laisser dominer par les passions pour laisser Dieu, qui réside dans la pointe supérieur de l'âme (l'esprit), être principe de notre existence.
[i]Qui se soumet à Dieu est près de voir toutes choses se soumettre à lui. Qui a su se connaître obtient la science de toutes choses, car la connaissance de soi-même est la plénitude de la science. [/i] St Isaac le syrian
[i]Il semble étonnant que, Dieu étant si proche de nos âmes , si peu d'hommes s'appliquent à le contempler en eux-mêmes. La raison en est que notre âme distraite par les sollicitudes de la vie, obscurcie par les vains fantômes de ce monde, entraînée par les concupiscences , demeure étrangère aux enseignements de sa mémoire et aux lumières de son intelligence, et qu'elle est sans désir pour les joies spirituelles et la suavité intérieure qu'elle pourrait goûter au-dedans d'elle-même. Plongée tout entière dans les choses sensibles , elle devient impuissante à trouver en elle l'image de Dieu.[/i] St Bonaventure
Il faut retrouver la ressemblance perdue en nettoyant l'image de Dieu qui est dans notre âme et le laisser nous éclairer intérieurement. Evidémment, cela est plus facile à dire qu'à faire, ce qui fait que nous avons toujours à combattre nos mauvais penchants, mais avec l'aide de Dieu qu'on doit porter dans son coeur et qui nous donne la paix, les choses peuvent devenir plus simple.
[i]"Vous serez donc mon partage, Seigneur; vous serez ma possession, et vous me posséderez. Tu seras, ô mon frère, la possession de Dieu, et Dieu sera la tienne. Tu seras sa portion, afin qu’il te cultive, et il sera ta portion pour le cultiver. Tu cultives le Seigneur en effet, et il daigne te cultiver.
Je rends mon culte à Dieu, disons-nous, et l’on nous comprend. Mais comment Dieu peut-il me cultiver? Nous lisons dans l’Apôtre : « Vous êtes le champ que Dieu cultive, l’édifice qu’il bâtit 3 ». Et le Seigneur : « Je suis la vigne, vous êtes les sarments, et mon Père est le vigneron 4 ». Le Seigneur donc te cultive pour te faire porter du fruit, et tu offres ton culte à Dieu, pour porter aussi du fruit. Que Dieu te cultive, c’est un avantage pour toi, et que tu offres ton culte à Dieu, c’est encore un avantage. Que Dieu cesse de cultiver l’homme, et l’homme est un champ stérile; que l’homme cesse de cultiver Dieu, c’est encore l’homme qui est désert. Dieu ne tire aucun accroissement de ton culte, ne perd rien de ton abandon. Il sera donc notre possession, afin de nous alimenter; et nous serons son héritage, afin qu’il nous gouverne. "[/i] St Augustin , discours sur les Psaumes CLV
J'espère que je n'ai pas parlé comme un guru :-D