par lmx » sam. 11 sept. 2010, 21:49
Les protestants disent souvent avoir le St Esprit pour légitimer leurs multiples interprétations divergentes , et en effet qui a -t-il de commun entre un luthérien traditionnel et un chrétien biblique (qui rejette la qualification de protestant ce mot n'étant pas "biblique") qui prend la bible comme un véritable manuel, par exemple.
3) Question théologique, qui peut dire s'il a le Saint-Esprit? Seulement les baptisés?
oui les baptisés même si aussi "l'Esprit souffle où il veut".
selon les très belles pages du catéchisme :
1129 La " grâce sacramentelle " est la grâce de l’Esprit Saint donnée par le Christ et propre à chaque sacrement. L’Esprit guérit et transforme ceux qui le reçoivent en les conformant au Fils de Dieu. Le fruit de la vie sacramentelle, c’est que l’Esprit d’adoption déifie(cf. 2 P 1, 4) les fidèles en les unissant vitalement au Fils unique, le Sauveur.
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P3E.HTM
1214 On l’appelle Baptême selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie " plonger ", " immerger " ; la " plongée " dans l’eau symbolise l’ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d’où il sort par la résurrection avec lui (cf. Rm 6, 3-4 ; Col 2, 12), comme " nouvelle créature " (2 Co 5, 17 ; Ga 6, 15).
1215 Ce sacrement est aussi appelé " le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint " (Tt 3, 5), car il signifie et réalise cette naissance de l’eau et de l’Esprit sans laquelle " nul ne peut entrer au Royaume de Dieu " (Jn 3, 5).
1216 " Ce bain est appelé illumination, parce que ceux qui reçoivent cet enseignement [catéchétique] ont l’esprit illuminé ... " (S. Justin, apol. 1, 61, 12). Ayant reçu dans le Baptême le Verbe, " la lumière véritable qui illumine tout homme " (Jn 1, 9), le baptisé, " après avoir été illuminé " (He 10, 32) est devenu " fils de lumière " (1 Th 5, 5), et " lumière " lui-même (Ep 5, 8) :
Le Baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu... Nous l’appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d’incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu’il y a de plus précieux. Don, parce qu’il est conféré à ceux qui n’apportent rien ; grâce, parce qu’il est donné même à des coupables ; Baptême, parce que le péché est enseveli dans l’eau ; onction, parce qu’il est sacré et royal (tels sont ceux qui sont oints) ; illumination, parce qu’il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu’il voile notre honte ; bain, parce qu’il lave ; sceau, parce qu’il nous garde et qu’il est le signe de la seigneurie de Dieu (S. Grégoire de Naz., or. 40, 3-4 : PG 36, 361C).
1239 Suit alors le rite essentiel du sacrement : le Baptême proprement dit, qui signifie et réalise la mort au péché et l’entrée dans la vie de la Très Sainte Trinité à travers la configuration au Mystère pascal du Christ. Le Baptême est accompli de la façon la plus significative par la triple immersion dans l’eau baptismale. Mais depuis l’antiquité il peut aussi être conféré en versant par trois fois l’eau sur la tête du candidat.
Selon Jean Borella (qui qualifie même le catholicisme de "liturgisme" tant la liturgie et les rites tiennent une place importante dans la vie spirituelle) :
Le baptême ne se réduit pas au pêché effacé comme s'il se définissait de façon purement négative et s'effaçait dans la simple restauration de la pure nature. Le baptême ajoute à la pure nature quelque chose de plus ; il répare certes la nature blessée , et efface le pêché originel, mais en apposant à la nature un vulnéraire surnaturel qui la métamorphose en source de grâce .... La grâce baptismale n'est pas une grâce potentielle qui s'actualiserait progressivement au cours du développement spirituel du baptisé. Une telle conception conduirait à parler de baptême virtuel chaque fois que la réception (unique) de la grâce baptismale ne s'accompagnerait pas des manifestations charismatiques attestant visiblement la venue du St Esprit ... Mais ce qui est en puissance -parce qu'en devenir - c'est le baptisé lui même par rapport aux possibilités de sa nature.
Toute l'activité sacramentelle a pour but la déification (theôsis) aussi appelée justification ou sanctification en occident , c'est à dire l'union à Dieu. La déification commence donc avec le premier sacrement , le baptême, véritable rite d'initiation :
Comme le dit, en effet, notre Illustre maître sur le plan intellectuel, c’est l’amour de Dieu qui nous meut d’abord vers le divin. Mais lorsque cet amour sacré se manifeste au dehors en inspirant les saintes opérations du culte, ce qui constitue le fondement primitif de ce procès, c’est l’opération parfaitement ineffable par laquelle nous sommes déifiés. Etre déifié, c’est faire naître Dieu en soi ; personne, par conséquent, ne saurait comprendre, ni moins encore ni moins encore mettre en pratique les Vérité reçues de Dieu s’il ne lui a été donné d’abord de subsister divinement. Sur le plan humain, n’avons-nous pas besoin d’abord de subsister avant d’agir selon nos facultés ... Denys l'Aréopagite , Hiérarchie Ecclésiastique.
La confirmation est toutefois nécessaire pour parfaire le baptême, premier rite d'initiation. L'initiation achevée avec le baptême et la confirmation , reste le rite de l'eucharistie qui couronne de l'activité sacramentelle en unissant toujours plus au divin.
La consécration par l’huile parfume agréablement l’initié d’une suave odeur, car la sainte perfection de la naissance de Dieu en eux unit les initiés à l’Esprit théarchique ... Une fois tous ces rites achevés, le grand prêtre convie celui dont l’initiation est maintenant complète à une très sainte action de grâces et il l’admet ainsi à la communion des mystères qui doivent le rendre parfait.
Les protestants disent souvent avoir le St Esprit pour légitimer leurs multiples interprétations divergentes , et en effet qui a -t-il de commun entre un luthérien traditionnel et un chrétien biblique (qui rejette la qualification de protestant ce mot n'étant pas "biblique") qui prend la bible comme un véritable manuel, par exemple.
[quote]3) Question théologique, qui peut dire s'il a le Saint-Esprit? Seulement les baptisés?[/quote]
oui les baptisés même si aussi "l'Esprit souffle où il veut".
selon les très belles pages du catéchisme :
[quote]1129 La " grâce sacramentelle " est la grâce de l’Esprit Saint donnée par le Christ et propre à chaque sacrement. L’Esprit guérit et transforme ceux qui le reçoivent en les conformant au Fils de Dieu. Le fruit de la vie sacramentelle, c’est que l’Esprit d’adoption déifie(cf. 2 P 1, 4) les fidèles en les unissant vitalement au Fils unique, le Sauveur.[/quote]
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P3E.HTM
[quote]1214 On l’appelle Baptême selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie " plonger ", " immerger " ; la " plongée " dans l’eau symbolise l’ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d’où il sort par la résurrection avec lui (cf. Rm 6, 3-4 ; Col 2, 12), comme " nouvelle créature " (2 Co 5, 17 ; Ga 6, 15).
1215 Ce sacrement est aussi appelé " le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint " (Tt 3, 5), car il signifie et réalise cette naissance de l’eau et de l’Esprit sans laquelle " nul ne peut entrer au Royaume de Dieu " (Jn 3, 5).
1216 " Ce bain est appelé illumination, parce que ceux qui reçoivent cet enseignement [catéchétique] ont l’esprit illuminé ... " (S. Justin, apol. 1, 61, 12). Ayant reçu dans le Baptême le Verbe, " la lumière véritable qui illumine tout homme " (Jn 1, 9), le baptisé, " après avoir été illuminé " (He 10, 32) est devenu " fils de lumière " (1 Th 5, 5), et " lumière " lui-même (Ep 5, 8) :
Le Baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu... Nous l’appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d’incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu’il y a de plus précieux. Don, parce qu’il est conféré à ceux qui n’apportent rien ; grâce, parce qu’il est donné même à des coupables ; Baptême, parce que le péché est enseveli dans l’eau ; onction, parce qu’il est sacré et royal (tels sont ceux qui sont oints) ; illumination, parce qu’il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu’il voile notre honte ; bain, parce qu’il lave ; sceau, parce qu’il nous garde et qu’il est le signe de la seigneurie de Dieu (S. Grégoire de Naz., or. 40, 3-4 : PG 36, 361C).[/quote]
[quote]1239 Suit alors le rite essentiel du sacrement : le Baptême proprement dit, qui signifie et réalise la mort au péché et l’entrée dans la vie de la Très Sainte Trinité à travers la configuration au Mystère pascal du Christ. Le Baptême est accompli de la façon la plus significative par la triple immersion dans l’eau baptismale. Mais depuis l’antiquité il peut aussi être conféré en versant par trois fois l’eau sur la tête du candidat.[/quote]
Selon Jean Borella (qui qualifie même le catholicisme de "liturgisme" tant la liturgie et les rites tiennent une place importante dans la vie spirituelle) :
[quote]Le baptême ne se réduit pas au pêché effacé comme s'il se définissait de façon purement négative et s'effaçait dans la simple restauration de la pure nature. Le baptême ajoute à la pure nature quelque chose de plus ; il répare certes la nature blessée , et efface le pêché originel, mais en apposant à la nature un vulnéraire surnaturel qui la métamorphose en source de grâce .... La grâce baptismale n'est pas une grâce potentielle qui s'actualiserait progressivement au cours du développement spirituel du baptisé. Une telle conception conduirait à parler de baptême virtuel chaque fois que la réception (unique) de la grâce baptismale ne s'accompagnerait pas des manifestations charismatiques attestant visiblement la venue du St Esprit ... Mais ce qui est en puissance -parce qu'en devenir - c'est le baptisé lui même par rapport aux possibilités de sa nature.[/quote]
Toute l'activité sacramentelle a pour but la déification (theôsis) aussi appelée justification ou sanctification en occident , c'est à dire l'union à Dieu. La déification commence donc avec le premier sacrement , le baptême, véritable rite d'initiation :
[quote]Comme le dit, en effet, notre Illustre maître sur le plan intellectuel, c’est l’amour de Dieu qui nous meut d’abord vers le divin. Mais lorsque cet amour sacré se manifeste au dehors en inspirant les saintes opérations du culte, ce qui constitue le fondement primitif de ce procès, c’est l’opération parfaitement ineffable par laquelle nous sommes déifiés. Etre déifié, c’est faire naître Dieu en soi ; personne, par conséquent, ne saurait comprendre, ni moins encore ni moins encore mettre en pratique les Vérité reçues de Dieu s’il ne lui a été donné d’abord de subsister divinement. Sur le plan humain, n’avons-nous pas besoin d’abord de subsister avant d’agir selon nos facultés ... Denys l'Aréopagite , Hiérarchie Ecclésiastique. [/quote]
La confirmation est toutefois nécessaire pour parfaire le baptême, premier rite d'initiation. L'initiation achevée avec le baptême et la confirmation , reste le rite de l'eucharistie qui couronne de l'activité sacramentelle en unissant toujours plus au divin.
[quote]
La consécration par l’huile parfume agréablement l’initié d’une suave odeur, car la sainte perfection de la naissance de Dieu en eux unit les initiés à l’Esprit théarchique ... Une fois tous ces rites achevés, le grand prêtre convie celui dont l’initiation est maintenant complète à une très sainte action de grâces et il l’admet ainsi à la communion des mystères qui doivent le rendre parfait.[/quote]