par etienne lorant » lun. 17 nov. 2008, 18:55
Je lis dans un commentaire d'Eckhart:
Il y a deux "moi" en nous. Il s'agit d'abandonner le petit moi égoïste pour recevoir le grand moi, le moi christique. C'est Ga 2,20: "Je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi."
Le renoncement est de faire mourir le petit moi pour que le grand moi se développe, grandisse, envahisse tout en nous. La substitution d'un moi à un autre est une sortie qui est une entrée: sortie de l'homme ancien, entrée de l'homme nouveau.
Cela va jusqu'à une sorte d'indifférence à soi:
"Aime Dieu aussi volontiers dans la pauvreté que dans la richesse, aime-le autant dans la maladie qu'en santé, aime-le autant dans la tentation que sans tentation, aime le autant dans la souffrance que sans souffrance" (Sermon 30 Praedica Verbum)
Ces mots ne me troublent pas et ne me choquent pas. C'est parce que je ne regarde pas tant la pauvreté, la maladie, la tentation et la souffrance, mais je regarde l'amour qui demeure. Et puis, cette lecture vient après les petites phrases extraordinaires de Simone Weil qui avaient le don de m'enthousiasmer tant elles tapaient "juste et vrai", quels que soient les thèmes abordés.
Je lis dans un commentaire d'Eckhart:
Il y a deux "moi" en nous. Il s'agit d'abandonner le petit moi égoïste pour recevoir le grand moi, le moi christique. C'est Ga 2,20: "Je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi."
Le renoncement est de faire mourir le petit moi pour que le grand moi se développe, grandisse, envahisse tout en nous. La substitution d'un moi à un autre est une sortie qui est une entrée: sortie de l'homme ancien, entrée de l'homme nouveau.
Cela va jusqu'à une sorte d'indifférence à soi:
"Aime Dieu aussi volontiers dans la pauvreté que dans la richesse, aime-le autant dans la maladie qu'en santé, aime-le autant dans la tentation que sans tentation, aime le autant dans la souffrance que sans souffrance" (Sermon 30 Praedica Verbum)
Ces mots ne me troublent pas et ne me choquent pas. C'est parce que je ne regarde pas tant la pauvreté, la maladie, la tentation et la souffrance, mais je regarde l'amour qui demeure. Et puis, cette lecture vient après les petites phrases extraordinaires de Simone Weil qui avaient le don de m'enthousiasmer tant elles tapaient "juste et vrai", quels que soient les thèmes abordés.