par shiloh » sam. 31 juil. 2010, 16:14
Bonjour,
Pour avoir été plusieurs fois en terre sainte, tant du côté Israélien que Palestinien (et Jordanien), je peux vous dire que le manicheisme "d'un côté les bons" de l'autre "les méchants" (qui selon le point de vue, ne sont pas les mêmes) est absurde. Et c'est justement ce qui fait la complexité des problèmes du Moyen Orient. D'ailleurs les idées divergent énormément entre les populations. Entre les juifs ultra orthodoxe qui implantent des colonies et ceux de mea shearim qui se revendiquent anti sionistes (on peut lire des panneaux à l'entrée du quartier : Sionists=racists), sans parler des militants de gauche laics qui manifestent pour la paix, des chrétiens palestiniens, le derrière entre deux chaises (les chrétiens sont palestiniens en général). J'ai discuté avec beaucoup de gens, et les avis, les solutions, même les raisons du conflit sont très différents.
Mes amis habitant depuis plus de 20 ans à Tel Aviv m'expliquent que le seul but d'Israël est de vivre en sécurité, de maintenir l'état d'Israel, que les menaces sont nombreuses, vus les voisins peu recommandables qui les entourent et bien évidement on comprend. Les Palestiniens vous expliqueront qu'ils ont été spoiliés et qu'ils résistent à l'envahisseur. Quand on va du côté de Betlehem, à Deheishe, camp de réfugiés on comprend aussi. Qui résiste? qui accable? c'est le pays de la loi du Talion, et c'est aussi insoluble que la question de l'oeuf ou de la poule. Qui a commencé en premier? Peut être bien les anglais lorsqu'ils ont fait la partition des territoires..
Il y a un mur qui sépare les deux, et pas seulement en béton. Mon amis Israelien n'a jamais mis les pieds de l'autre côté, n'est jamais allé en Jordanie et ne veut surtout pas savoir ce qu'il se passe de l'autre côté. C'est tabou dans la société israelienne. Seuls quelques cinéastes prennent des positions intéressantes (le cinéma israelien est une merveille de contestation, pas seulement politique, mais aussi religieuse). Quant aux palestiniens, ils desservent leur cause en faisant monter le Hamas au front, en radicalisant leur pratique religieuse et en multipliant les actes terroristes.
POurtant dans la vraie vie, on voit les arabes commercer avec les juifs, les israeliens apprendre l'arabe, des partenariats de toutes sortes entre les deux. Et finalement j'ai vraiment eu l'impression que les "vrais gens" ont bien plus envie de paix que leurs politiques. Et comme d'habitude ce sont les plus faibles qui trinquent (les femmes et les enfants parqués comme des lapins dans des camps de réfugiés pendant que les dirigeants du Hamas à Gaza détournent les fonds humanitaires pour acheter des armes)
Après, en France, le mot "sioniste" est devenu un "gros mot", chose que je ne comprends pas. D'ailleurs le conflit est présenté de manière bien trop synthétique en France, et il faut être pro israélien, ou pro palestinien, sioniste ou anti sioniste. Et c'est cela qui m'exaspère, parce que les gens n'ont qu'une vision partielle des choses (parce que présentées en 1minute 30 au 20 heures).
Bonjour,
Pour avoir été plusieurs fois en terre sainte, tant du côté Israélien que Palestinien (et Jordanien), je peux vous dire que le manicheisme "d'un côté les bons" de l'autre "les méchants" (qui selon le point de vue, ne sont pas les mêmes) est absurde. Et c'est justement ce qui fait la complexité des problèmes du Moyen Orient. D'ailleurs les idées divergent énormément entre les populations. Entre les juifs ultra orthodoxe qui implantent des colonies et ceux de mea shearim qui se revendiquent anti sionistes (on peut lire des panneaux à l'entrée du quartier : Sionists=racists), sans parler des militants de gauche laics qui manifestent pour la paix, des chrétiens palestiniens, le derrière entre deux chaises (les chrétiens sont palestiniens en général). J'ai discuté avec beaucoup de gens, et les avis, les solutions, même les raisons du conflit sont très différents.
Mes amis habitant depuis plus de 20 ans à Tel Aviv m'expliquent que le seul but d'Israël est de vivre en sécurité, de maintenir l'état d'Israel, que les menaces sont nombreuses, vus les voisins peu recommandables qui les entourent et bien évidement on comprend. Les Palestiniens vous expliqueront qu'ils ont été spoiliés et qu'ils résistent à l'envahisseur. Quand on va du côté de Betlehem, à Deheishe, camp de réfugiés on comprend aussi. Qui résiste? qui accable? c'est le pays de la loi du Talion, et c'est aussi insoluble que la question de l'oeuf ou de la poule. Qui a commencé en premier? Peut être bien les anglais lorsqu'ils ont fait la partition des territoires..
Il y a un mur qui sépare les deux, et pas seulement en béton. Mon amis Israelien n'a jamais mis les pieds de l'autre côté, n'est jamais allé en Jordanie et ne veut surtout pas savoir ce qu'il se passe de l'autre côté. C'est tabou dans la société israelienne. Seuls quelques cinéastes prennent des positions intéressantes (le cinéma israelien est une merveille de contestation, pas seulement politique, mais aussi religieuse). Quant aux palestiniens, ils desservent leur cause en faisant monter le Hamas au front, en radicalisant leur pratique religieuse et en multipliant les actes terroristes.
POurtant dans la vraie vie, on voit les arabes commercer avec les juifs, les israeliens apprendre l'arabe, des partenariats de toutes sortes entre les deux. Et finalement j'ai vraiment eu l'impression que les "vrais gens" ont bien plus envie de paix que leurs politiques. Et comme d'habitude ce sont les plus faibles qui trinquent (les femmes et les enfants parqués comme des lapins dans des camps de réfugiés pendant que les dirigeants du Hamas à Gaza détournent les fonds humanitaires pour acheter des armes)
Après, en France, le mot "sioniste" est devenu un "gros mot", chose que je ne comprends pas. D'ailleurs le conflit est présenté de manière bien trop synthétique en France, et il faut être pro israélien, ou pro palestinien, sioniste ou anti sioniste. Et c'est cela qui m'exaspère, parce que les gens n'ont qu'une vision partielle des choses (parce que présentées en 1minute 30 au 20 heures).