par muirgheal » mer. 28 juil. 2010, 9:01
philémon.siclone a écrit :Donc en fait, soit on a un style protestant (dans les paroisses, où l'on n'adore jamais le St Sacrement, avec des chants à base de chorals luthériens), soit on a un style orientalisant-orthodoxe (comme ici à St-Gervais, tapis par terre, polyphonie russe adaptée, icônes, assis à même le sol). En fin de compte, on n'est jamais dans un style vraiment catholique. Il me semble donc bien qu'il y ait un léger problème de complexe identitaire dans l'Eglise catholique qui semble avoir son propre style en horreur.
Il y a vraiment de quoi se sentir complètement perdu...
Voici ce que dit le catéchisme :
813 L’Église est une de par sa source : " De ce mystère, le modèle suprême et le principe est dans la trinité des personnes l’unité d’un seul Dieu Père, et Fils, en ‘l’Esprit Saint " (UR 2). L’Église est une de par son Fondateur : " Car le Fils incarné en personne a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa Croix, rétablissant l’unité de tous en un seul Peuple et un seul Corps " (GS 78, §3). L’Église est une de par son " âme " : " L’Esprit Saint qui habite dans les croyants, qui remplit et régit toute l’Église, réalise cette admirable communion des fidèles et les unit tous si intimement dans le Christ, qu’il est le principe de l’Unité de l’Église " (UR 2). Il est donc de l’essence même de l’Église d’être une :
Quel étonnant mystère ! Il y a un seul Père de l’univers, un seul Logos de l’univers et aussi un seul Esprit Saint, partout identique ; il y a aussi une seule vierge devenue mère, et j’aime l’appeler l’Église (S. Clément d’Alexandrie, pæd. 1, 6).
814 Dès l’origine, cette Église une se présente cependant avec une grande diversité qui provient à la fois de la variété des dons de Dieu et de la multiplicité des personnes qui les reçoivent. Dans l’unité du Peuple de Dieu se rassemblent les diversités des peuples et des cultures. Entre les membres de l’Église existe une diversité de dons, de charges, de conditions et de modes de vie ; " au sein de la communion de l’Église il existe légitimement des Églises particulières, jouissant de leurs traditions propres " (LG 13). La grande richesse de cette diversité ne s’oppose pas à l’unité de l’Église. Cependant, le péché et le poids de ses conséquences menacent sans cesse le don de l’unité. Aussi l’apôtre doit-il exhorter à " garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix " (Ep 4, 3).
815 Quels sont ces liens de l’unité ? " Par-dessus tout [c’est] la charité, qui est le lien de la perfection " (Col 3, 14). Mais l’unité de l’Église pérégrinante est assurée aussi par des liens visibles de communion :
– la profession d’une seule foi reçue des apôtres ;
– la célébration commune du culte divin, surtout des sacrements ;
– la succession apostolique par le sacrement de l’ordre, maintenant la concorde fraternelle de la famille de Dieu (cf. UR 2 ; LG 14 ; ⇒ CIC, can. 205).
Il faut donc accepter qu'il y aie des styles de chants, des façons de prier ... parfois un peu différentes de ce que vous souhaitez, un peu moins classiques.
Et si la façon de faire dans une église ne plait pas, il y a d'autres églises où l'on peut se rendre.
Lorsque je me suis rendue pour la première fois à la messe de la communauté, j'étais un peu perturbée par tout ce changement. Ca ne correspondait absolument pas à ce que je connaissais. Cette fois là, je m'étais fermée à l'Esprit-Saint car j'avais décidé que ça ne me plaisait pas cette façon de faire, que ce n'était pas très "catholique". La seconde fois, j'avais décidé d'y aller dans un esprit d'ouverture, sans juger ni les gens, ni les chants ..., et là j'ai pu vraiment me tourner vers Dieu, j'ai beaucoup apprécié et j'étais très réceptive à l'Esprit Saint.
Et que je me rende dans une messe de la communauté, à la messe du dimanche, à celle en semaine, à des messes dites ailleurs, même si les styles sont parfois différents, les chants parfois différents, je m'attache au Christ, je me tourne vers Dieu et ça ne m'empêche aucunement de prier. Je ne passe pas mon temps à observer la façon de faire du prêtre, ni des fidèles, ni les chants. C'est un temps que je consacre pour rencontrer Dieu.
Ce que dit Anne :
On se perd peut-être parce qu'on regarde partout, sauf aux bons endroits:
* vers le Christ en croix au lieu d'évaluer les voisins, le chant, le curé, les tenues vestimentaires, etc.
* dans son propre coeur au lieu de chercher à savoir ce qui se passe dans celui des autres.
Est également très juste.
Cordialement,
[quote="philémon.siclone"]Donc en fait, soit on a un style protestant (dans les paroisses, où l'on n'adore jamais le St Sacrement, avec des chants à base de chorals luthériens), soit on a un style orientalisant-orthodoxe (comme ici à St-Gervais, tapis par terre, polyphonie russe adaptée, icônes, assis à même le sol). En fin de compte, on n'est jamais dans un style vraiment catholique. Il me semble donc bien qu'il y ait un léger problème de complexe identitaire dans l'Eglise catholique qui semble avoir son propre style en horreur.
Il y a vraiment de quoi se sentir complètement perdu...[/quote]
Voici ce que dit le catéchisme :
[color=#BF0040]813 L’Église est une de par sa source : " De ce mystère, le modèle suprême et le principe est dans la trinité des personnes l’unité d’un seul Dieu Père, et Fils, en ‘l’Esprit Saint " (UR 2). L’Église est une de par son Fondateur : " Car le Fils incarné en personne a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa Croix, rétablissant l’unité de tous en un seul Peuple et un seul Corps " (GS 78, §3). L’Église est une de par son " âme " : " L’Esprit Saint qui habite dans les croyants, qui remplit et régit toute l’Église, réalise cette admirable communion des fidèles et les unit tous si intimement dans le Christ, qu’il est le principe de l’Unité de l’Église " (UR 2). Il est donc de l’essence même de l’Église d’être une :
Quel étonnant mystère ! Il y a un seul Père de l’univers, un seul Logos de l’univers et aussi un seul Esprit Saint, partout identique ; il y a aussi une seule vierge devenue mère, et j’aime l’appeler l’Église (S. Clément d’Alexandrie, pæd. 1, 6).
[b]814 Dès l’origine, cette Église une se présente cependant avec une grande diversité qui provient à la fois de la variété des dons de Dieu et de la multiplicité des personnes qui les reçoivent. Dans l’unité du Peuple de Dieu se rassemblent les diversités des peuples et des cultures. Entre les membres de l’Église existe une diversité de dons, de charges, de conditions et de modes de vie ; " au sein de la communion de l’Église il existe légitimement des Églises particulières, jouissant de leurs traditions propres " (LG 13). La grande richesse de cette diversité ne s’oppose pas à l’unité de l’Église.[/b] Cependant, le péché et le poids de ses conséquences menacent sans cesse le don de l’unité. Aussi l’apôtre doit-il exhorter à " garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix " (Ep 4, 3).
815 Quels sont ces liens de l’unité ? " Par-dessus tout [c’est] la charité, qui est le lien de la perfection " (Col 3, 14). Mais l’unité de l’Église pérégrinante est assurée aussi par des liens visibles de communion :
– la profession d’une seule foi reçue des apôtres ;
– la célébration commune du culte divin, surtout des sacrements ;
– la succession apostolique par le sacrement de l’ordre, maintenant la concorde fraternelle de la famille de Dieu (cf. UR 2 ; LG 14 ; ⇒ CIC, can. 205).[/color]
Il faut donc accepter qu'il y aie des styles de chants, des façons de prier ... parfois un peu différentes de ce que vous souhaitez, un peu moins classiques.
Et si la façon de faire dans une église ne plait pas, il y a d'autres églises où l'on peut se rendre.
Lorsque je me suis rendue pour la première fois à la messe de la communauté, j'étais un peu perturbée par tout ce changement. Ca ne correspondait absolument pas à ce que je connaissais. Cette fois là, je m'étais fermée à l'Esprit-Saint car j'avais décidé que ça ne me plaisait pas cette façon de faire, que ce n'était pas très "catholique". La seconde fois, j'avais décidé d'y aller dans un esprit d'ouverture, sans juger ni les gens, ni les chants ..., et là j'ai pu vraiment me tourner vers Dieu, j'ai beaucoup apprécié et j'étais très réceptive à l'Esprit Saint.
Et que je me rende dans une messe de la communauté, à la messe du dimanche, à celle en semaine, à des messes dites ailleurs, même si les styles sont parfois différents, les chants parfois différents, je m'attache au Christ, je me tourne vers Dieu et ça ne m'empêche aucunement de prier. Je ne passe pas mon temps à observer la façon de faire du prêtre, ni des fidèles, ni les chants. C'est un temps que je consacre pour rencontrer Dieu.
Ce que dit Anne :
[quote]On se perd peut-être parce qu'on regarde partout, sauf aux bons endroits:
* vers le Christ en croix au lieu d'évaluer les voisins, le chant, le curé, les tenues vestimentaires, etc.
* dans son propre coeur au lieu de chercher à savoir ce qui se passe dans celui des autres.[/quote]
Est également très juste.
Cordialement,