par Raistlin » sam. 17 juil. 2010, 17:04
J'avoue n'avoir lu cet article qu'en diagonal mais le peu que j'en ai lu m'inspirent les remarques suivantes. Vous m’excuserez si j’utilise mal certains termes, je ne suis pas philosophe.
Premièrement, je rejoins la critique de Christophe sur votre caractérisation de la simplicité. Ainsi, vous arguez que le théisme est moins simple puisqu'il fait appel à une cause (Dieu) extérieure à l'Univers. J'ai envie de répondre : et alors si les autres hypothèses, même "naturelles", sont moins bonnes ? Ce qui m'intéresse pour trancher entre le théisme ou le naturalisme (par exemple), c'est de savoir laquelle de ces explications est le plus satisfaisante pour rendre compte du réel tout en faisant le plus d'économie d'hypothèses invérifiables. Qu’une hypothèse soit moins simple dans l’ordre de la Nature (par exemple Dieu versus le hasard) n’implique pas qu’elle le soit dans l’ordre de la causalité (le hasard ne permet pas de rendre compte du réel observé aussi bien que Dieu). Bref, la simplicité d’une explication, à mon sens, ne saurait se réduire à ce que vous en dites. Vous tranchez arbitrairement en disant qu’une cause qui est d’une nature différente est moins simple : je réponds oui SAUF si les causes dites naturelles sont impuissantes à rendre compte de manière satisfaisante du réel observé.
Ensuite, vous oubliez dans votre démonstration qu'une hypothèse, aussi simple soit-elle en apparence, peut en vérité ne pas l'être, et même s'avérer carrément fausse, si elle induit des difficultés qui nécessitent le recours à d'autres hypothèses, multipliant ainsi le recours à des causes invérifiables. Un exemple : le darwinisme. La macro-évolution telle que la concevait Darwin est certes une explication d'une simplicité extraordinaire mais qui, pourtant, ne tient la route qu'en théorie puisqu'elle est contredite à la fois en pratique par l'observation, et en théorie par les lois de la génétique. Bien sûr, vous pourriez invoquer un complot mondial des croyants pour expliquer l'absence de fossiles des espèces intermédiaires, ainsi que des lois inconnues de la génétique, mais vous admettrez que ce serait recourir à d'autres hypothèses qui nuiraient franchement à la "simplicité" du Darwinisme.
Enfin, je terminerai en disant que toute théorie doit se frotter au réel. Nous croyons en un Dieu qui entre en communication avec l’Homme, et ce sur la base de faits objectifs : la prédication de Jésus et sa Résurrection, le témoignage des apôtres, les miracles, etc. Votre démonstration ne vaut rien tant qu’elle n’a pas trouvé d’explications satisfaisantes à cela car, en définitive, seul le réel importe. Nos spéculations, si elles ne sont pas en phase avec le réel, sont fausses quelque soit leur apparence de vérité.
Cordialement,
J'avoue n'avoir lu cet article qu'en diagonal mais le peu que j'en ai lu m'inspirent les remarques suivantes. Vous m’excuserez si j’utilise mal certains termes, je ne suis pas philosophe.
Premièrement, je rejoins la critique de Christophe sur votre caractérisation de la simplicité. Ainsi, vous arguez que le théisme est moins simple puisqu'il fait appel à une cause (Dieu) extérieure à l'Univers. J'ai envie de répondre : et alors si les autres hypothèses, même "naturelles", sont moins bonnes ? Ce qui m'intéresse pour trancher entre le théisme ou le naturalisme (par exemple), c'est de savoir laquelle de ces explications est le plus satisfaisante pour rendre compte du réel tout en faisant le plus d'économie d'hypothèses invérifiables. Qu’une hypothèse soit moins simple dans l’ordre de la Nature (par exemple Dieu versus le hasard) n’implique pas qu’elle le soit dans l’ordre de la causalité (le hasard ne permet pas de rendre compte du réel observé aussi bien que Dieu). Bref, la simplicité d’une explication, à mon sens, ne saurait se réduire à ce que vous en dites. Vous tranchez arbitrairement en disant qu’une cause qui est d’une nature différente est moins simple : je réponds oui SAUF si les causes dites naturelles sont impuissantes à rendre compte de manière satisfaisante du réel observé.
Ensuite, vous oubliez dans votre démonstration qu'une hypothèse, aussi simple soit-elle en apparence, peut en vérité ne pas l'être, et même s'avérer carrément fausse, si elle induit des difficultés qui nécessitent le recours à d'autres hypothèses, multipliant ainsi le recours à des causes invérifiables. Un exemple : le darwinisme. La macro-évolution telle que la concevait Darwin est certes une explication d'une simplicité extraordinaire mais qui, pourtant, ne tient la route qu'en théorie puisqu'elle est contredite à la fois en pratique par l'observation, et en théorie par les lois de la génétique. Bien sûr, vous pourriez invoquer un complot mondial des croyants pour expliquer l'absence de fossiles des espèces intermédiaires, ainsi que des lois inconnues de la génétique, mais vous admettrez que ce serait recourir à d'autres hypothèses qui nuiraient franchement à la "simplicité" du Darwinisme.
Enfin, je terminerai en disant que toute théorie doit se frotter au réel. Nous croyons en un Dieu qui entre en communication avec l’Homme, et ce sur la base de faits objectifs : la prédication de Jésus et sa Résurrection, le témoignage des apôtres, les miracles, etc. Votre démonstration ne vaut rien tant qu’elle n’a pas trouvé d’explications satisfaisantes à cela car, en définitive, seul le réel importe. Nos spéculations, si elles ne sont pas en phase avec le réel, sont fausses quelque soit leur apparence de vérité.
Cordialement,