par Yves54 » mar. 10 mars 2009, 20:07
coeurderoy a écrit :Vous savez Yves, la description que vous faites des points forts et faibles desdits évangéliques pourrait s'appliquer à certaines communautés nouvelles (nées du pentecôtisme américain et des principes de la dynamique de groupe) relativement bien vues à Rome (ou soucieuses de l'être en tout cas). Jeunisme, convivialité, dynamisme, absence de respect humain, beaucoup de bonne volonté chez les plus jeunes...
Quant à la niaiserie, au caractère très superficiel ou sentimental des chants ou prêches , je me suis demandé s'il n'y avait pas là manipulation volontaire des "responsables" utilisant la ferveur et la générosité de la jeunesse à des fins qu'eux seuls connaissent... et ce n'est pas le seul privilège des "évangéliques", deux communautés nouvelles "catholiques" auxquelles je pense ont ces caractères.
Par ailleurs l'"entre-soi" et le contrôle des membres les uns par les autres y est également pratiqué, croyez-moi...
Côté "financement", c'est bizarre, dès qu'on pose des questions très précises, c'est l'omerta la plus complète (et il y a de gros moyens, j'en fus témoin) : "si on vous demande de quoi nous vivons, dites que c'est indiscret". Bon, je deviens médisant mais j'ai la conviction d'avoir vécu de véritables dérives sectaires au sein d'une communauté "bibliste" soi-disant catholique, agitée, irresponsable (je songe aux décisions prises par le couple fondateur) et particulièrement bien vue cependant de certains épiscopes...(Ca donne une image jeune et dynamique de l'Eglise).
Lorsqu'on quitte de telles communautés dans des conditions difficiles et que ceux qui vous appelaient "frères" ou "soeurs" dédaignent totalement de prendre de vos nouvelles, ne lèvent pas le petit doigt pour vous aider à déménager (Dieu merci, un ami athée y a pourvu !), vous réalisez tout-à-coup que vous avez effectivement vécu une expérience de type sectaire !
Cordialement
Je note quand même une différence flagrante entre les communautés nouvelles et les évangéliques, c'est que les communautés nouvelles peuvent être sanctionnées et se prendre un coup de crosse quand l'évêque constate une dérive. Ces communautés étant soumises à l'Église.
Ensuite, dés que vous constatez des dérives (car il est inévitable que vous en constaterez), en premier lieu vous en informez l'évêque du lieu et si celui-ci ne fait rien alors vous en informez la curie romaine en écrivant au dicastère concerné (et en envoyant une copie de la lettre à votre évêque).
Voilà ce que je peux répondre. Maintenant j'ai relevé les points faibles des évangéliques. Je n'ai pas mis explicitement le sectarisme car certains évangéliques ne le sont pas, j'en ai fait l'expérience, mais en revanche j'ai bien dit dans ma conclusion que surtout il ne faut pas que nous dépendions des liens d'amitié ainsi créé, car là on est plus libre et là on tombe dans une dérive sectaire.
[quote="coeurderoy"][justifier]Vous savez Yves, la description que vous faites des points forts et faibles desdits évangéliques pourrait s'appliquer à certaines communautés nouvelles (nées du pentecôtisme américain et des principes de la dynamique de groupe) relativement bien vues à Rome (ou soucieuses de l'être en tout cas). Jeunisme, convivialité, dynamisme, absence de respect humain, beaucoup de bonne volonté chez les plus jeunes...
Quant à la niaiserie, au caractère très superficiel ou sentimental des chants ou prêches , je me suis demandé s'il n'y avait pas là manipulation volontaire des "responsables" utilisant la ferveur et la générosité de la jeunesse à des fins qu'eux seuls connaissent... et ce n'est pas le seul privilège des "évangéliques", deux communautés nouvelles "catholiques" auxquelles je pense ont ces caractères.
Par ailleurs l'"entre-soi" et le contrôle des membres les uns par les autres y est également pratiqué, croyez-moi...
Côté "financement", c'est bizarre, dès qu'on pose des questions très précises, c'est l'omerta la plus complète (et il y a de gros moyens, j'en fus témoin) : "si on vous demande de quoi nous vivons, dites que c'est indiscret". Bon, je deviens médisant mais j'ai la conviction d'avoir vécu de véritables dérives sectaires au sein d'une communauté "bibliste" soi-disant catholique, agitée, irresponsable (je songe aux décisions prises par le couple fondateur) et particulièrement bien vue cependant de certains épiscopes...(Ca donne une image jeune et dynamique de l'Eglise).
Lorsqu'on quitte de telles communautés dans des conditions difficiles et que ceux qui vous appelaient "frères" ou "soeurs" dédaignent totalement de prendre de vos nouvelles, ne lèvent pas le petit doigt pour vous aider à déménager (Dieu merci, un ami athée y a pourvu !), vous réalisez tout-à-coup que vous avez effectivement vécu une expérience de type sectaire !
Cordialement[/justifier][/quote]
Je note quand même une différence flagrante entre les communautés nouvelles et les évangéliques, c'est que les communautés nouvelles peuvent être sanctionnées et se prendre un coup de crosse quand l'évêque constate une dérive. Ces communautés étant soumises à l'Église.
Ensuite, dés que vous constatez des dérives (car il est inévitable que vous en constaterez), en premier lieu vous en informez l'évêque du lieu et si celui-ci ne fait rien alors vous en informez la curie romaine en écrivant au dicastère concerné (et en envoyant une copie de la lettre à votre évêque).
Voilà ce que je peux répondre. Maintenant j'ai relevé les points faibles des évangéliques. Je n'ai pas mis explicitement le sectarisme car certains évangéliques ne le sont pas, j'en ai fait l'expérience, mais en revanche j'ai bien dit dans ma conclusion que surtout il ne faut pas que nous dépendions des liens d'amitié ainsi créé, car là on est plus libre et là on tombe dans une dérive sectaire.