par Coeurderoy » dim. 23 mai 2010, 10:18
Je me permets de vous recommander la très bonne bande dessinée de Brunor et Dominique Bar : Jehanne d'Arc, Gagner la paix (Mame 2008). Rare fidélité aux témoignages des survivants de l'épopée recueillis lors des deux procès de réhabilitation : ces témoignages de ceux qui virent et entendirent la Pucelle servent de base aux dialogues de cette bande dessinée.
Dessins très soignés (où on reconnait au passage l'hôtel Jacques de Bourges, la bastide de Montpazier ou l'hôtel Gouin de Tours, requis pour former des décors historiques très convaincants. Mention spéciale pour la beauté des couleurs, tout en nuances, raffinement dû à Géraldine Gilles).
"L'un des Anglais, un soldat qui la détestait extraordinairement, et qui avait juré que de sa propre main, il porterait un fagot au bûcher de Jehanne, au moment où il le faisait et entendait Jehanne criant le nom de Jésus à son dernier moment, demeura tout frappé de stupeur et fut conduit à une taverne près du Vieux Marché pour que, la boisson aidant, les forces lui reviennent... Et il confessa qu'il avait gravement péché et qu'il se repentait de ce qu'il avait fait contre Jehanne qu'il tenait pour une sainte femme, car, à ce qu'il lui semblait, cet anglais avait vu lui-même, au moment où Jehanne rendait l'esprit, une colombe blanche sortant du côté de France"
Témoignage de Frère Isambart de la Pierre, témoin oculaire qui purgea un an de prison pour avoir déclaré "Ceux qui ont jugé Jehanne ont mal fait". Il répondit aux enquêtes de 1450 et 1452.
Gilles
Je me permets de vous recommander la très bonne bande dessinée de Brunor et Dominique Bar : [i]Jehanne d'Arc, Gagner la paix[/i] (Mame 2008). Rare fidélité aux témoignages des survivants de l'épopée recueillis lors des deux procès de réhabilitation : ces témoignages de ceux qui virent et entendirent la Pucelle servent de base aux dialogues de cette bande dessinée.
Dessins très soignés (où on reconnait au passage l'hôtel Jacques de Bourges, la bastide de Montpazier ou l'hôtel Gouin de Tours, requis pour former des décors historiques très convaincants. Mention spéciale pour la beauté des couleurs, tout en nuances, raffinement dû à Géraldine Gilles).
"L'un des Anglais, un soldat qui la détestait extraordinairement, et qui avait juré que de sa propre main, il porterait un fagot au bûcher de Jehanne, au moment où il le faisait et entendait Jehanne criant le nom de Jésus à son dernier moment, demeura tout frappé de stupeur et fut conduit à une taverne près du Vieux Marché pour que, la boisson aidant, les forces lui reviennent... Et il confessa qu'il avait gravement péché et qu'il se repentait de ce qu'il avait fait contre Jehanne qu'il tenait pour une sainte femme, car, à ce qu'il lui semblait, cet anglais avait vu lui-même, au moment où Jehanne rendait l'esprit, une colombe blanche sortant du côté de France"
Témoignage de Frère Isambart de la Pierre, témoin oculaire qui purgea un an de prison pour avoir déclaré "Ceux qui ont jugé Jehanne ont mal fait". Il répondit aux enquêtes de 1450 et 1452.
Gilles