par muirgheal » lun. 19 avr. 2010, 13:03
etienne lorant a écrit :Je vous prie de le croire: il n'y a rien à redouter à s'abandonner purement et simplement à la volonté du Père. Bien sûr, l'intellect va intervenir, comme l'instinct de survie, tout simplement. Mais l'amour de Dieu est si grand, si mystérieux, si profond et en même temps, si doux et si joyeux, que l'âme n'a rien à redouter. C'est vrai que souvent l'intelligence et les acquis d'éducation, la logique et les priorités de ce monde se dressent comme autant d'obstacles qui semblent incontournables. Mais, en définitive, la question reviendrai : "Est-ce oui, ou est-ce non ?" Je dis Oui, Seigneur, Oui !
En effet, il n'y a rien à redouter à s'abandonner à Sa volonté. Mais cet amour est tout ce que vous dites, mais également si fort, si puissant, si intense, à tel point qu'on ne peut douter que c'est le Seigneur qui nous le manifeste. Ces moments sont tellement intenses et surnaturels, on est touché au plus profond de soi-même, on ressent cet amour au plus profond de soi, mais également physiquement (difficile à expliquer) que c'est difficile de s'y abandonner. Pour moi en tout cas qui suis si petite et qui ne comprend pas pourquoi Dieu soit venu à moi. En fait, ce côté tellement intense et surnaturel m'inspire certainement inconsciemment la crainte de Dieu comme le dit Cracboum.
etienne lorant a écrit :C'est vrai, il faut se méfier des émotions. Même sur le plan surnaturel. Lors d'une conversion "instantanée", le Christ vous apparaît, mais Il se retire aussi vite. Vive, très vive émotion. Mais au bout de deux jours, si l'on n'a pas changé quoi que ce soit dans sa vie, ne serait-ce que se réconcilier avec l'une ou l'autre personne, on se dira soi-même: "Mais non, j'ai une illusion, un coup de fatigue, j'ai rêvé".
Ce n'est pas l'émotion qui renforce la foi, ce sont les événements traversés.
Un jour, j'ai posé la question à un prêtre sur comment faire pour ne pas oublier cette rencontre avec le Christ, pour ne pas se dire : c'était une illusion, un rêve ... Même si tout celà était fort intense, si on s'éloigne du Christ, si on retombe dans ses anciennes habitudes, ce qu'on a vécu peut en effet sembler être un rêve. Actuellement, c'est difficile d'oublier car ça ne fait pas si longtemps. Mais dans un an, dans 5 ou 10 ans ... ?
Il m'a dit ceci : il ne faut pas rester seul avec sa foi, et beaucoup prier pour ne pas oublier. Depuis la nuit des temps, même les grands mystiques redoutent cet oubli qui guettent chacun et qui nous attend au moindre faux pas.
[quote="etienne lorant"]Je vous prie de le croire: il n'y a rien à redouter à s'abandonner purement et simplement à la volonté du Père. Bien sûr, l'intellect va intervenir, comme l'instinct de survie, tout simplement. Mais l'amour de Dieu est si grand, si mystérieux, si profond et en même temps, si doux et si joyeux, que l'âme n'a rien à redouter. C'est vrai que souvent l'intelligence et les acquis d'éducation, la logique et les priorités de ce monde se dressent comme autant d'obstacles qui semblent incontournables. Mais, en définitive, la question reviendrai : "Est-ce oui, ou est-ce non ?" Je dis Oui, Seigneur, Oui ![/quote]
En effet, il n'y a rien à redouter à s'abandonner à Sa volonté. Mais cet amour est tout ce que vous dites, mais également si fort, si puissant, si intense, à tel point qu'on ne peut douter que c'est le Seigneur qui nous le manifeste. Ces moments sont tellement intenses et surnaturels, on est touché au plus profond de soi-même, on ressent cet amour au plus profond de soi, mais également physiquement (difficile à expliquer) que c'est difficile de s'y abandonner. Pour moi en tout cas qui suis si petite et qui ne comprend pas pourquoi Dieu soit venu à moi. En fait, ce côté tellement intense et surnaturel m'inspire certainement inconsciemment la crainte de Dieu comme le dit Cracboum.
[quote="etienne lorant"]C'est vrai, il faut se méfier des émotions. Même sur le plan surnaturel. Lors d'une conversion "instantanée", le Christ vous apparaît, mais Il se retire aussi vite. Vive, très vive émotion. Mais au bout de deux jours, si l'on n'a pas changé quoi que ce soit dans sa vie, ne serait-ce que se réconcilier avec l'une ou l'autre personne, on se dira soi-même: "Mais non, j'ai une illusion, un coup de fatigue, j'ai rêvé".
Ce n'est pas l'émotion qui renforce la foi, ce sont les événements traversés.[/quote]
Un jour, j'ai posé la question à un prêtre sur comment faire pour ne pas oublier cette rencontre avec le Christ, pour ne pas se dire : c'était une illusion, un rêve ... Même si tout celà était fort intense, si on s'éloigne du Christ, si on retombe dans ses anciennes habitudes, ce qu'on a vécu peut en effet sembler être un rêve. Actuellement, c'est difficile d'oublier car ça ne fait pas si longtemps. Mais dans un an, dans 5 ou 10 ans ... ?
Il m'a dit ceci : il ne faut pas rester seul avec sa foi, et beaucoup prier pour ne pas oublier. Depuis la nuit des temps, même les grands mystiques redoutent cet oubli qui guettent chacun et qui nous attend au moindre faux pas.