par coeurderoy » ven. 12 mars 2010, 15:11
La foi d'un pécheur du XIVème s. Gaston Phoebus, comte de Foix :
"Toi qui m'as formé dans le ventre de ma mère, ne me laisse pas choir...Sire, je te confesse ma pauvreté...ma conscience me mord et m'expose les secrets de mon coeur. Avarice me contraint, luxure me souille, gloutonnerie me déshonore, colère me trouble, inconstance m'abat, paresse m'opprime, hypocrisie me leurre...et voilà, Sire, avec quels compagnons j'ai vécu ma jeunesse, ce sont là les amis que j'ai eus, ce sont là les seigneurs que j'ai servis...
Péchés sur péchés toujours j'ai amassés, et les péchés que, de fait, je ne pouvais commettre, par mauvaise cogitation je les faisais...
Mon Dieu et ma miséricorde, je suis confus de te prier par vergogne de ma mauvaise conscience...donne à mes yeux fontaine de larmes et à mes mains largesse d'aumônes...donne moi foi convéniente, espérance et continuelle charité. Sire tu n'as horreur d'aucun sinon du fou qui te nies...ô mon Dieu ! don de mon salut et mon receveur, j'ai péché et tu l'as souffert !"
Une prière franche et cordiale bien loin des formules emperruquées et serviles des oraisons "XVIIème s."
La foi d'un pécheur du XIVème s. Gaston Phoebus, comte de Foix :
"Toi qui m'as formé dans le ventre de ma mère, ne me laisse pas choir...Sire, je te confesse ma pauvreté...ma conscience me mord et m'expose les secrets de mon coeur. Avarice me contraint, luxure me souille, gloutonnerie me déshonore, colère me trouble, inconstance m'abat, paresse m'opprime, hypocrisie me leurre...et voilà, Sire, avec quels compagnons j'ai vécu ma jeunesse, ce sont là les amis que j'ai eus, ce sont là les seigneurs que j'ai servis...
Péchés sur péchés toujours j'ai amassés, et les péchés que, de fait, je ne pouvais commettre, par mauvaise cogitation je les faisais...
Mon Dieu et ma miséricorde, je suis confus de te prier par vergogne de ma mauvaise conscience...donne à mes yeux fontaine de larmes et à mes mains largesse d'aumônes...donne moi foi convéniente, espérance et continuelle charité. Sire tu n'as horreur d'aucun sinon du fou qui te nies...ô mon Dieu ! don de mon salut et mon receveur, j'ai péché et tu l'as souffert !"
Une prière franche et cordiale bien loin des formules emperruquées et serviles des oraisons "XVIIème s."