par wanderer » mar. 07 févr. 2006, 12:17
Mais de quelle paix s'agit-il? Un universalisme qui ne pose plus la question de la vérité? Si c'est de cela qu'il s'agit, alors je ne veux pas de cette paix là, c'est la paix qui m'a fait vivre des années dans le péché et dans le mensonge.
Il est indispensable de porter le Christ à tous les hommes. C'est sa volonté et c'est la vraie bonté pour ceux qui ne Le connaissent pas. Je suis instituteur, je donne des exercices aux enfants, et des fois, c'est normal, ils se trompent. L'attitude juste à leur égard est de valoriser ce qu'il y a de bon dans leur démarche, mais c'est aussi de ne pas taire ce qu'il y a à travailler. Pourquoi est-il si dur d'avoir une attitude mesurée? La charité envers un musulman ne saurait consister à seulement valoriser ce qui est juste dans cette religion. Il convient d'ailleurs de noter que les musulmans ne sont dans la vérité que dans la mesure où ce que leur religion propose est conforme à la religion révélée. Ainsi donc, si quelqu'un est prisonnier d'un système mauvais et erroné, il est bon pour lui de le lui dire et de le lui expliquer. L'apostasie est très grave et elle met grandement en danger le salut des âmes. Attention à ne pas transformer la charité en un vague sentimentalisme, la charité a besoin de Dieu, la charité a besoin de Jésus Christ.
Sur le rapport aux doctrines erronées, je vous suggère cet extrait de Pie XII:
Par ailleurs, les théologiens et les philosophes catholiques, auxquels incombe la lourde charge de défendre la vérité divine et humaine et de l'inculquer à toutes les âmes, n'ont pas le droit d'ignorer ni de négliger les systèmes qui s'écartent plus ou moins de la droite voie. Bien plus, il leur faut les connaître à fond, d'abord parce qu'on ne peut guérir que les maux que l'on connaît bien, puis parce que dans les systèmes erronés peut se cacher quelque lueur de vérité, et parce qu'enfin ces erreurs poussent l'esprit à scruter avec plus de soin et à apprécier mieux telle ou telle vérité philosophique et théologique.
Ah! si nos philosophes et nos théologiens s'étaient efforcés de tirer de l'examen prudent de ces systèmes l'avantage que nous disons, il n'y, aurait, pour le magistère de l'Eglise, aucune raison d'intervenir. Toutefois, même si nous tenons pour certain que les docteurs catholiques se sont gardés en général de ces erreurs, il n'est pas moins certain qu'il en est aujourd'hui, tout comme aux temps apostoliques, pour s'attacher, plus qu'il convient, aux nouveautés dans la crainte de passer pour ignorants de tout ce que charrie un siècle de progrès scientifiques: on les voit alors qui, dans leur prétention de se soustraire à la direction du magistère sacré, se trouvent en grand danger de s'écarter peu à peu de la vérité divinement révélée et d'induire avec eux les autres dans l'erreur.
Il y a plus. Nous observons un autre danger qui est, lui, d'autant plus grave qu'il est plus caché sous les voiles de la vertu. De fait, parmi ceux qui déplorent la mésentente entre les hommes et la confusion des esprits, il en est plusieurs qui se montrent remués par un zèle imprudent des âmes: dans leur ardeur, ils brûlent d'un désir pressant d'abattre les enceintes qui séparent d'honnêtes gens: on les voit adopter alors un " irénisme " tel que, laissant de côté tout ce qui divise, ils ne se contentent pas d'envisager l'attaque contre un athéisme envahissant par l'union de toutes les forces, mais ils vont jusqu'à envisager une conciliation des contraires, seraient-ils même des dogmes. Et de même que certains jadis avaient déjà demandé si l'apologétique traditionnelle de l'Église ne constituait pas un obstacle plutôt qu'un secours pour gagner les âmes au Christ, aujourd'hui il en est encore qui ne craignent pas de soulever, avec sérieux, la question de savoir si la théologie et Sa méthode, telles qu'elles sont enseignées dans nos écoles avec l'approbation de l'autorité ecclésiastique, ne doivent pas être non seulement perfectionnées, mais en tous points réformées. Ils pensent qu'ainsi le règne du Christ serait plus efficacement propagé dans toutes les parties du monde parmi les hommes de toute culture, et de toute opinion religieuse.
Je ne sais pas dans quelle mesure vous êtes concernée par le texte précédent, mais il me semble juste de dire que si nous sommes peut-être ici trop prompt à condamner l'erreur, vous me semblez pour votre part bien lente à la condamner. Sans doute avons-nous tous à apprendre et je ne nie pas que mes efforts pour dialoguer pourraient être meilleurs encore, même si je m'efforce d'accueillir. Ce dont je suis sûr, c'est que charité et irénisme ne vont pas ensemble, que volonté louable d'apaisement ne se suffit pas à elle-même. Dans l'irénisme béat de notre société à l'égard de la différence, on oublie de dire qu'elles ne sont pas toutes légitimes. Qui sait un peu la vie de Mohamed dans nos sociétés? Quand on voit les catastrophes dramatiques du fondamentalisme, n'avons nous pas, nous chrétiens, le devoir de dire qu'il se nourrit dans le Coran lui-même?
Cordialement,
Wanderer

Mais de quelle paix s'agit-il? Un universalisme qui ne pose plus la question de la vérité? Si c'est de cela qu'il s'agit, alors je ne veux pas de cette paix là, c'est la paix qui m'a fait vivre des années dans le péché et dans le mensonge.
Il est indispensable de porter le Christ à tous les hommes. C'est sa volonté et c'est la vraie bonté pour ceux qui ne Le connaissent pas. Je suis instituteur, je donne des exercices aux enfants, et des fois, c'est normal, ils se trompent. L'attitude juste à leur égard est de valoriser ce qu'il y a de bon dans leur démarche, mais c'est aussi de ne pas taire ce qu'il y a à travailler. Pourquoi est-il si dur d'avoir une attitude mesurée? La charité envers un musulman ne saurait consister à seulement valoriser ce qui est juste dans cette religion. Il convient d'ailleurs de noter que les musulmans ne sont dans la vérité que dans la mesure où ce que leur religion propose est conforme à la religion révélée. Ainsi donc, si quelqu'un est prisonnier d'un système mauvais et erroné, il est bon pour lui de le lui dire et de le lui expliquer. L'apostasie est très grave et elle met grandement en danger le salut des âmes. Attention à ne pas transformer la charité en un vague sentimentalisme, la charité a besoin de Dieu, la charité a besoin de Jésus Christ.
Sur le rapport aux doctrines erronées, je vous suggère cet extrait de Pie XII:
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Par ailleurs, les théologiens et les philosophes catholiques, auxquels incombe la lourde charge de défendre la vérité divine et humaine et de l'inculquer à toutes les âmes, n'ont pas le droit d'ignorer ni de négliger les systèmes qui s'écartent plus ou moins de la droite voie. Bien plus, il leur faut les connaître à fond, d'abord parce qu'on ne peut guérir que les maux que l'on connaît bien, puis parce que dans les systèmes erronés peut se cacher quelque lueur de vérité, et parce qu'enfin ces erreurs poussent l'esprit à scruter avec plus de soin et à apprécier mieux telle ou telle vérité philosophique et théologique.
Ah! si nos philosophes et nos théologiens s'étaient efforcés de tirer de l'examen prudent de ces systèmes l'avantage que nous disons, il n'y, aurait, pour le magistère de l'Eglise, aucune raison d'intervenir. Toutefois, même si nous tenons pour certain que les docteurs catholiques se sont gardés en général de ces erreurs, il n'est pas moins certain qu'il en est aujourd'hui, tout comme aux temps apostoliques, pour s'attacher, plus qu'il convient, aux nouveautés dans la crainte de passer pour ignorants de tout ce que charrie un siècle de progrès scientifiques: on les voit alors qui, dans leur prétention de se soustraire à la direction du magistère sacré, se trouvent en grand danger de s'écarter peu à peu de la vérité divinement révélée et d'induire avec eux les autres dans l'erreur.
Il y a plus. Nous observons un autre danger qui est, lui, d'autant plus grave qu'il est plus caché sous les voiles de la vertu. De fait, parmi ceux qui déplorent la mésentente entre les hommes et la confusion des esprits, il en est plusieurs qui se montrent remués par un zèle imprudent des âmes: dans leur ardeur, ils brûlent d'un désir pressant d'abattre les enceintes qui séparent d'honnêtes gens: on les voit adopter alors un " irénisme " tel que, laissant de côté tout ce qui divise, ils ne se contentent pas d'envisager l'attaque contre un athéisme envahissant par l'union de toutes les forces, mais ils vont jusqu'à envisager une conciliation des contraires, seraient-ils même des dogmes. Et de même que certains jadis avaient déjà demandé si l'apologétique traditionnelle de l'Église ne constituait pas un obstacle plutôt qu'un secours pour gagner les âmes au Christ, aujourd'hui il en est encore qui ne craignent pas de soulever, avec sérieux, la question de savoir si la théologie et Sa méthode, telles qu'elles sont enseignées dans nos écoles avec l'approbation de l'autorité ecclésiastique, ne doivent pas être non seulement perfectionnées, mais en tous points réformées. Ils pensent qu'ainsi le règne du Christ serait plus efficacement propagé dans toutes les parties du monde parmi les hommes de toute culture, et de toute opinion religieuse.
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Je ne sais pas dans quelle mesure vous êtes concernée par le texte précédent, mais il me semble juste de dire que si nous sommes peut-être ici trop prompt à condamner l'erreur, vous me semblez pour votre part bien lente à la condamner. Sans doute avons-nous tous à apprendre et je ne nie pas que mes efforts pour dialoguer pourraient être meilleurs encore, même si je m'efforce d'accueillir. Ce dont je suis sûr, c'est que charité et irénisme ne vont pas ensemble, que volonté louable d'apaisement ne se suffit pas à elle-même. Dans l'irénisme béat de notre société à l'égard de la différence, on oublie de dire qu'elles ne sont pas toutes légitimes. Qui sait un peu la vie de Mohamed dans nos sociétés? Quand on voit les catastrophes dramatiques du fondamentalisme, n'avons nous pas, nous chrétiens, le devoir de dire qu'il se nourrit dans le Coran lui-même?
Cordialement,
Wanderer
:)