par elisseievna » dim. 10 mai 2009, 17:15
lisez ce témoignage publié sur internet par une des fondatrices du planning:
samedi 1er décembre 2007
...J’ai été effectivement co-fondatrice du 1er planning familial à Paris
En réalité le tout premier PF ouvrit à Grenoble avant même celui de Paris créé par le Dr Lagroua Weill Hallé, rue des Colonnes dans le 2e arrondissement. Sans doute avez-vous oublié aussi que lorsque le PF fut créé, nous (la petite dizaine de femmes obscures et sans grade et les quelques médecins, (je pense entre autres, à Cécile Goldet, Jean Cohen qui vient de mourir, Pierre Simon, Anne-Marie Revault d’Allones…)
… Là, je ne peux m’empêcher de vous parler de ma guerre de 14.
Au PF j’ai connu des féministes « extrémistes », arrivées comme les carabiniers d’Offenbach, c’est-à-dire quand personne ne risquait plus rien, qui voulaient que l’avortement remplace la contraception. J’ai aussi connu des avortements pratiqués dans les locaux mêmes du PF et les femmes emportées d’urgence à l’hôpital.
…Bref, en dix ans de militantisme au PF et en matière de violences faites aux femmes et de féminisme délirant, j’ai tout connu et tout entendu.
Par exemple, à la suite du vote de la loi Veil, les cliniques avortoirs. Dans l’une d’elles où j’ai travaillé, tenue par une espèce de mère maquerelle, un chirurgien arrondissait ses fins de mois en faisant des IVG l’œil fixé sur la pendule pour battre des records (dixit !) et travailler plus [et surtout] pour gagner plus. Il se flattait aussi d’avoir fait condamner des confrères ayant pratiqué (avant la loi Veil) des avortements clandestins. J’étais préposée à l’entretien préalable à l’IVG et j’accompagnais les femmes au bloc ; la première chose qu’elles voyaient était le bocal dans lequel atterrissaient les « embryons » ! [1]
J’ai connu des gynécologues — hommes et femmes — qui se sont fait une clientèle mirobolante avec le PF, d’autres qui « tripotaient » leurs patientes (c’était vrai : on leur envoyait des « espionnes »), des sexologues à la mords-moil qui n’étaient que des voyeurs et qui sautaient leurs patientes devant le mari pour « leur montrer la marche à suivre »… L’un d’eux fut condamné il y a quelques années après trente ans de « bons et loyaux services ».
Oui, j’aurais pu écrire un livre sur ce que fut la période qui suivit la période de combat pour l’abrogation de la loi de 1920. Cela n’aurait fait qu’entacher le combat pour la libération des femmes.
... Au fait, j’ai signé [aussi] la pétition contre le voile ! ...
Nataline Alessandrini-Leroy
Chevalier de l’Ordre des Palmes Académique,
Ex-présidente des conseils de parents d’élèves (FCPE) des Yvelines,
Directrice d’association loi 1901, reconnue d’utilité publique.
lisez ce témoignage publié sur internet par une des fondatrices du planning:
samedi 1er décembre 2007
...J’ai été effectivement co-fondatrice du 1er planning familial à Paris
En réalité le tout premier PF ouvrit à Grenoble avant même celui de Paris créé par le Dr Lagroua Weill Hallé, rue des Colonnes dans le 2e arrondissement. Sans doute avez-vous oublié aussi que lorsque le PF fut créé, nous (la petite dizaine de femmes obscures et sans grade et les quelques médecins, (je pense entre autres, à Cécile Goldet, Jean Cohen qui vient de mourir, Pierre Simon, Anne-Marie Revault d’Allones…)
… Là, je ne peux m’empêcher de vous parler de ma guerre de 14.
Au PF j’ai connu des féministes « extrémistes », arrivées comme les carabiniers d’Offenbach, c’est-à-dire quand personne ne risquait plus rien, qui voulaient que l’avortement remplace la contraception. J’ai aussi connu des avortements pratiqués dans les locaux mêmes du PF et les femmes emportées d’urgence à l’hôpital.
…Bref, en dix ans de militantisme au PF et en matière de violences faites aux femmes et de féminisme délirant, j’ai tout connu et tout entendu.
Par exemple, à la suite du vote de la loi Veil, les cliniques avortoirs. Dans l’une d’elles où j’ai travaillé, tenue par une espèce de mère maquerelle, un chirurgien arrondissait ses fins de mois en faisant des IVG l’œil fixé sur la pendule pour battre des records (dixit !) et travailler plus [et surtout] pour gagner plus. Il se flattait aussi d’avoir fait condamner des confrères ayant pratiqué (avant la loi Veil) des avortements clandestins. J’étais préposée à l’entretien préalable à l’IVG et j’accompagnais les femmes au bloc ; la première chose qu’elles voyaient était le bocal dans lequel atterrissaient les « embryons » ! [1]
J’ai connu des gynécologues — hommes et femmes — qui se sont fait une clientèle mirobolante avec le PF, d’autres qui « tripotaient » leurs patientes (c’était vrai : on leur envoyait des « espionnes »), des sexologues à la mords-moil qui n’étaient que des voyeurs et qui sautaient leurs patientes devant le mari pour « leur montrer la marche à suivre »… L’un d’eux fut condamné il y a quelques années après trente ans de « bons et loyaux services ».
Oui, j’aurais pu écrire un livre sur ce que fut la période qui suivit la période de combat pour l’abrogation de la loi de 1920. Cela n’aurait fait qu’entacher le combat pour la libération des femmes.
... Au fait, j’ai signé [aussi] la pétition contre le voile ! ...
Nataline Alessandrini-Leroy
Chevalier de l’Ordre des Palmes Académique,
Ex-présidente des conseils de parents d’élèves (FCPE) des Yvelines,
Directrice d’association loi 1901, reconnue d’utilité publique.