par philémon.siclone » ven. 12 févr. 2010, 1:51
jean_droit a écrit :Je ne suis pas d'accord avec vous.
Il me semble important de savoir mêler le profane au sacré.
Cela s'est fait durant des siècles.
La nouvelle mode est de rejeter la religion dans les églises et de distinguer la sphère publique de la sphère religieuse, le domaine privé du domaine public.
Supprimer la messe de Saint Hubert est une annerie car cela éloigne certains chrétiens de l'église et de la messe. Elle est ancrée dans les traditions séculaires des campagnes.
On voit mainenant, dans certaines campagnes, des fêtes patronales sans messe.
Les curés devraient profiter des fêtes "laïques" pour y introduire le Christ.
C'est cela l'Evangélisation de base.
Vous êtes malin. Vous mélangez deux choses qui n'ont rien à voir. Bien sûr qu'il est dommage d'avoir supprimé les fêtes patronales ! Comment pourrais-je penser le contraire ? ça date de quand au fait, la suppression des fêtes patronales ? ça ne daterait pas d'une certaine réforme liturgique des années 60-70, par hasard... ? Mmh ?
Un jour, j'ai téléphoné à la paroisse près de laquelle je suis né, pour demander si le saint du lieu était toujours fêté. J'avais pris mes renseignements, et savais que ce saint faisait l'objet depuis des siècles d'une grande fête dans toute la ville, avec des foires. En fait, naïvement, j'avais l'idée de faire un pèlerinage pour assister à cette fête. La foire existe toujours, et se réclame toujours du saint du lieu. Mais la femme de la paroisse sur qui je suis tombé au téléphone, la comptable en fait, m'a répondu sur un ton hargneux, presque haineux, que cette fête n'existait plus, avant de me raccrocher quasiment au nez. Un peu plus tard, j'écris au curé pour lui poser une autre question sur la paroisse. Mais deux jours après, la comptable me téléphone, furieuse, pour m'engueuler d'avoir osé écrire au curé sans être passé par elle, car elle considérait avoir répondu à mes questions, et que je n'avais pas à insister. Elle était dans une colère noire. Bien sûr, le curé n'aura jamais su l'objet de ma lettre, interceptée par cette très discrète et délicate personne... Et à l'époque, j'avais une idée vraiment très imprécise de la réforme liturgique. Je ne connaissais même pas la différence entre une messe en latin et une messe en français. Pourtant, cet accueil m'a énormément surpris et intrigué, et n'a pas peu fait dans l'idée que je me fais maintenant de l'ambiance qui règne dans les équipes paroissiales, et de la mentalité de ceux qui ont oeuvré pour la réforme liturgique.
Pour revenir à votre message, Jean Droit, vous nous faites part de votre déception quant à la suppression de la messe de St-Hubert. Je partage cette déception, et je suis d'accord pour maintenir les traditions locales, à condition que ça ne se transforme pas en chauvinisme idiot de ceux qui se croient mieux que tout le monde parce qu'ils sont du coin, "en plaignant les pauvres malheureux, les petits maladroits qui n'eurent pas la présence d'esprit de voir le jour chez eux", comme chante Brassens dans la Ballade des imbéciles heureux qui sont nés quelque part. Et je n'oublie pas que le Christ n'a pas eu de mots assez durs pour rebuter les chauvins de son époque, ces gens à l'esprit bornés qui se font une fierté jalouse d'avoir des traditions locales, et d'être du crû.
Mais après, vous enchaînez avec la "Messe des bouffons". Quel rapport ? Et là, je me permets de vous démasquer, petit polisson ! Ce que vous voulez, c'est que les gens fassent la fête et se réjouissent dans des banquets, tels Astérix et Obélix à la fin de leurs aventures. Ce sont les gauloiseries. Être bon vivant, et tout le reste. On retombe sur l'esprit chauvin, l'esprit "gaulois" et fêtard, de ceux qui forment un groupe local, une "tribu", et sont fiers d'y appartenir, en méprisant très franchement les "étrangers plus ou moins barbares" qui n'ont pas le bonheur d'être initiés à leurs coutumes, et ne l'auront jamais n'étant pas "natifs". Voilà, ce qui se cache derrière vos petits plans nostalgiques. Comme cela est loin du message chrétien...
Mais pour répondre sur le contenu : non, la messe des bouffons pour le Carnaval ne s'ancre pas dans la tradition chrétienne. Désolé. Vous regrettez les 700 personnes qui accourent tous les ans, attirés par cette curiosité, et, faut bien le dire, cette pitrerie qui ridiculise la religion. Et où sont-ils, le reste de l'année, vos 700 bouffons ? Certainement pas à l'église. Donc, je crois que c'est assez vain. Vous cherchez à obtenir la conversion de 700 "non-pratiquants" en leur offrant une bonne rigolade dans une église pendant la messe. Mais en fait, en faisant cela, vous les éloignez encore plus de Dieu.
[quote="jean_droit"]Je ne suis pas d'accord avec vous.
Il me semble important de savoir mêler le profane au sacré.
Cela s'est fait durant des siècles.
La nouvelle mode est de rejeter la religion dans les églises et de distinguer la sphère publique de la sphère religieuse, le domaine privé du domaine public.
Supprimer la messe de Saint Hubert est une annerie car cela éloigne certains chrétiens de l'église et de la messe. Elle est ancrée dans les traditions séculaires des campagnes.
On voit mainenant, dans certaines campagnes, des fêtes patronales sans messe.
Les curés devraient profiter des fêtes "laïques" pour y introduire le Christ.
C'est cela l'Evangélisation de base.[/quote]
Vous êtes malin. Vous mélangez deux choses qui n'ont rien à voir. Bien sûr qu'il est dommage d'avoir supprimé les fêtes patronales ! Comment pourrais-je penser le contraire ? ça date de quand au fait, la suppression des fêtes patronales ? ça ne daterait pas d'une certaine réforme liturgique des années 60-70, par hasard... ? Mmh ?
Un jour, j'ai téléphoné à la paroisse près de laquelle je suis né, pour demander si le saint du lieu était toujours fêté. J'avais pris mes renseignements, et savais que ce saint faisait l'objet depuis des siècles d'une grande fête dans toute la ville, avec des foires. En fait, naïvement, j'avais l'idée de faire un pèlerinage pour assister à cette fête. La foire existe toujours, et se réclame toujours du saint du lieu. Mais la femme de la paroisse sur qui je suis tombé au téléphone, la comptable en fait, m'a répondu sur un ton hargneux, presque haineux, que cette fête n'existait plus, avant de me raccrocher quasiment au nez. Un peu plus tard, j'écris au curé pour lui poser une autre question sur la paroisse. Mais deux jours après, la comptable me téléphone, furieuse, pour m'engueuler d'avoir osé écrire au curé sans être passé par elle, car elle considérait avoir répondu à mes questions, et que je n'avais pas à insister. Elle était dans une colère noire. Bien sûr, le curé n'aura jamais su l'objet de ma lettre, interceptée par cette très discrète et délicate personne... Et à l'époque, j'avais une idée vraiment très imprécise de la réforme liturgique. Je ne connaissais même pas la différence entre une messe en latin et une messe en français. Pourtant, cet accueil m'a énormément surpris et intrigué, et n'a pas peu fait dans l'idée que je me fais maintenant de l'ambiance qui règne dans les équipes paroissiales, et de la mentalité de ceux qui ont oeuvré pour la réforme liturgique.
Pour revenir à votre message, Jean Droit, vous nous faites part de votre déception quant à la suppression de la messe de St-Hubert. Je partage cette déception, et je suis d'accord pour maintenir les traditions locales, à condition que ça ne se transforme pas en chauvinisme idiot de ceux qui se croient mieux que tout le monde parce qu'ils sont du coin, "en plaignant les pauvres malheureux, les petits maladroits qui n'eurent pas la présence d'esprit de voir le jour chez eux", comme chante Brassens dans la Ballade des imbéciles heureux qui sont nés quelque part. Et je n'oublie pas que le Christ n'a pas eu de mots assez durs pour rebuter les chauvins de son époque, ces gens à l'esprit bornés qui se font une fierté jalouse d'avoir des traditions locales, et d'être du crû.
Mais après, vous enchaînez avec la "Messe des bouffons". Quel rapport ? Et là, je me permets de vous démasquer, petit polisson ! Ce que vous voulez, c'est que les gens fassent la fête et se réjouissent dans des banquets, tels Astérix et Obélix à la fin de leurs aventures. Ce sont les gauloiseries. Être bon vivant, et tout le reste. On retombe sur l'esprit chauvin, l'esprit "gaulois" et fêtard, de ceux qui forment un groupe local, une "tribu", et sont fiers d'y appartenir, en méprisant très franchement les "étrangers plus ou moins barbares" qui n'ont pas le bonheur d'être initiés à leurs coutumes, et ne l'auront jamais n'étant pas "natifs". Voilà, ce qui se cache derrière vos petits plans nostalgiques. Comme cela est loin du message chrétien...
Mais pour répondre sur le contenu : non, la messe des bouffons pour le Carnaval ne s'ancre pas dans la tradition chrétienne. Désolé. Vous regrettez les 700 personnes qui accourent tous les ans, attirés par cette curiosité, et, faut bien le dire, cette pitrerie qui ridiculise la religion. Et où sont-ils, le reste de l'année, vos 700 bouffons ? Certainement pas à l'église. Donc, je crois que c'est assez vain. Vous cherchez à obtenir la conversion de 700 "non-pratiquants" en leur offrant une bonne rigolade dans une église pendant la messe. Mais en fait, en faisant cela, vous les éloignez encore plus de Dieu.