par Laurent L. » mar. 19 janv. 2010, 3:31
Mais..le Royaume de Dieu a commencé au temps des Apôtres,il est déjà là,c'est l'Eglise,Corps du Christ...
L'Église est le Peuple de Dieu, le corps mystique du Christ mais n'est que le germe et le commencement du Royaume du Salut. Dieu a donné à Pierre les "clefs du Royaume des Cieux". Mais la plénitude du Royaume de Dieu ne sera atteinte qu'après le Jugement Dernier.
L'Eglise est bien dans le monde,mais elle n'est pas de ce monde
Oui.
Par ailleurs quand le Christ est apparu à ses disciples une fois ressuscité,il a mangé et il a bu avec eux..ce vin nouveau ?
D'où l'acclamation du prêtre : "Heureux les invités au repas du Seigneur", qui est une traduction approximative

de "Beati qui ad Cena Agni vocati sunt" : "Heureux les invités au Festin [des noces] de l'Agneau", acclamation angélique de l'Apocalypse, dont parle Étienne :
Ap, 19:6-9 a écrit :# Et j’entendis comme la voix d’une foule immense, comme le bruit des grandes eaux, comme le fracas de puissants tonnerres, disant : "Alléluia ! car il règne, le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant !
# Réjouissons-nous, tressaillons d’allégresse et rendons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, et son épouse s’est préparée,
# et il lui a été donné de se vêtir de lin fin, éclatant et pur. " - Ce fin lin, ce sont les vertus des saints.
# Et l’ange me dit : " Ecris : Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l’Agneau ! " Et il ajouta : " Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. "
Je vous cite le document magistériel
Sacramentum Caritatis sur l'Eucharistie :
Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis du pape Benoît XVI - Eucharistie et eschatologie a écrit :
Eucharistie: don à l'homme en chemin
30. S'il est vrai que les sacrements sont une réalité qui appartient à l'Église qui chemine dans l'histoire (99) vers la pleine manifestation de la victoire du Christ ressuscité, il est cependant tout aussi vrai que, spécialement dans la liturgie eucharistique, il nous est donné de goûter l'accomplissement eschatologique vers lequel tout homme et toute la création sont en chemin (cf. Rm 8, 19 s.). L'homme est créé pour le bonheur véritable et éternel, que seul l'amour de Dieu peut donner. Mais notre liberté blessée s'égarerait s'il n'était pas possible d'expérimenter dès maintenant quelque chose de l'accomplissement à venir. Du reste, tout homme a besoin, pour pouvoir cheminer dans la bonne direction, d'être orienté vers le but final. En réalité, cette fin ultime est le Christ Seigneur lui-même, vainqueur du péché et de la mort, qui se rend présent à nous de manière spéciale dans la célébration eucharistique. Ainsi, tout en étant encore, nous aussi, « des gens de passage et des voyageurs » (1 P 2, 11) dans ce monde, nous participons déjà dans la foi à la plénitude de la vie ressuscitée. Le banquet eucharistique, révélant sa dimension fortement eschatologique, vient en aide à notre liberté en chemin.
Le banquet eschatologique
31. Réfléchissant à ce mystère, nous pouvons dire que, par sa venue, Jésus s'est mis en rapport avec l'attente présente dans le peuple d'Israël, dans l'humanité tout entière et en définitive dans la création elle-même. Par le don de lui-même, il a objectivement inauguré le temps eschatologique. Le Christ est venu pour rassembler le peuple de Dieu dispersé (cf. Jn 11, 52), manifestant clairement l'intention de rassembler la communauté de l'alliance, pour porter à leur achèvement les promesses de Dieu faites à nos pères (cf. Jr 23, 3; 31, 10; Lc 1, 55.70). Dans l'appel des Douze, qu'il faut mettre en relation avec les douze tribus d'Israël, et dans le mandat qui leur est confié lors de la dernière Cène, avant sa Passion rédemptrice, de célébrer son mémorial, Jésus a montré qu'il voulait transférer à toute la communauté qu'il avait fondée le devoir d'être, dans l'histoire, le signe et l'instrument du rassemblement eschatologique, inauguré en lui. En toute célébration eucharistique se réalise donc sacramentellement le rassemblement eschatologique du peuple de Dieu. Le banquet eucharistique est pour nous une réelle anticipation du banquet final, annoncé par les prophètes (cf. Is 25, 6-9) et décrit par le Nouveau Testament comme « les noces de l'Agneau » (Ap 19, 7-9), qui doivent se célébrer dans la joie de la communion des saints. (100)
Le Saint-Sacrifice de la Messe est donc à la fois actualisation du Sacrifice de la Croix et anticipation du banquet final des noces de l'Agneau.
[quote] Mais..le Royaume de Dieu a commencé au temps des Apôtres,il est déjà là,c'est l'Eglise,Corps du Christ...[/quote]
L'Église est le Peuple de Dieu, le corps mystique du Christ mais n'est que le germe et le commencement du Royaume du Salut. Dieu a donné à Pierre les "clefs du Royaume des Cieux". Mais la plénitude du Royaume de Dieu ne sera atteinte qu'après le Jugement Dernier.
[quote]L'Eglise est bien dans le monde,mais elle n'est pas de ce monde[/quote] Oui.
[quote]Par ailleurs quand le Christ est apparu à ses disciples une fois ressuscité,il a mangé et il a bu avec eux..ce vin nouveau ?[/quote]
D'où l'acclamation du prêtre : "Heureux les invités au repas du Seigneur", qui est une traduction approximative :/ de "Beati qui ad Cena Agni vocati sunt" : "Heureux les invités au Festin [des noces] de l'Agneau", acclamation angélique de l'Apocalypse, dont parle Étienne :
[quote="Ap, 19:6-9"]# Et j’entendis comme la voix d’une foule immense, comme le bruit des grandes eaux, comme le fracas de puissants tonnerres, disant : "Alléluia ! car il règne, le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant !
# Réjouissons-nous, tressaillons d’allégresse et rendons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, et son épouse s’est préparée,
# et il lui a été donné de se vêtir de lin fin, éclatant et pur. " - Ce fin lin, ce sont les vertus des saints.
# Et l’ange me dit : " Ecris : Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l’Agneau ! " Et il ajouta : " Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. "[/quote]
Je vous cite le document magistériel [url=http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20070222_sacramentum-caritatis_fr.html]Sacramentum Caritatis[/url] sur l'Eucharistie :
[quote="Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis du pape Benoît XVI - Eucharistie et eschatologie"]
Eucharistie: don à l'homme en chemin
30. S'il est vrai que les sacrements sont une réalité qui appartient à l'Église qui chemine dans l'histoire (99) vers la pleine manifestation de la victoire du Christ ressuscité, il est cependant tout aussi vrai que, spécialement dans la liturgie eucharistique, il nous est donné de goûter l'accomplissement eschatologique vers lequel tout homme et toute la création sont en chemin (cf. Rm 8, 19 s.). L'homme est créé pour le bonheur véritable et éternel, que seul l'amour de Dieu peut donner. Mais notre liberté blessée s'égarerait s'il n'était pas possible d'expérimenter dès maintenant quelque chose de l'accomplissement à venir. Du reste, tout homme a besoin, pour pouvoir cheminer dans la bonne direction, d'être orienté vers le but final. En réalité, cette fin ultime est le Christ Seigneur lui-même, vainqueur du péché et de la mort, qui se rend présent à nous de manière spéciale dans la célébration eucharistique. Ainsi, tout en étant encore, nous aussi, « des gens de passage et des voyageurs » (1 P 2, 11) dans ce monde, nous participons déjà dans la foi à la plénitude de la vie ressuscitée. Le banquet eucharistique, révélant sa dimension fortement eschatologique, vient en aide à notre liberté en chemin.
Le banquet eschatologique
31. Réfléchissant à ce mystère, nous pouvons dire que, par sa venue, Jésus s'est mis en rapport avec l'attente présente dans le peuple d'Israël, dans l'humanité tout entière et en définitive dans la création elle-même. Par le don de lui-même, il a objectivement inauguré le temps eschatologique. Le Christ est venu pour rassembler le peuple de Dieu dispersé (cf. Jn 11, 52), manifestant clairement l'intention de rassembler la communauté de l'alliance, pour porter à leur achèvement les promesses de Dieu faites à nos pères (cf. Jr 23, 3; 31, 10; Lc 1, 55.70). Dans l'appel des Douze, qu'il faut mettre en relation avec les douze tribus d'Israël, et dans le mandat qui leur est confié lors de la dernière Cène, avant sa Passion rédemptrice, de célébrer son mémorial, Jésus a montré qu'il voulait transférer à toute la communauté qu'il avait fondée le devoir d'être, dans l'histoire, le signe et l'instrument du rassemblement eschatologique, inauguré en lui. En toute célébration eucharistique se réalise donc sacramentellement le rassemblement eschatologique du peuple de Dieu. Le banquet eucharistique est pour nous une réelle anticipation du banquet final, annoncé par les prophètes (cf. Is 25, 6-9) et décrit par le Nouveau Testament comme « les noces de l'Agneau » (Ap 19, 7-9), qui doivent se célébrer dans la joie de la communion des saints. (100)[/quote]
Le Saint-Sacrifice de la Messe est donc à la fois actualisation du Sacrifice de la Croix et anticipation du banquet final des noces de l'Agneau.