par ti'hamo » mar. 10 juin 2008, 13:43
Bon, alors, le discernement dans le mariage ? Ceux qui sont déjà passés par là, dites ? Racontez nous !
Je dois dire que j'aime assez la réponse de Philon.
Oui, oui, oui... maintenant que vous le dites.... ça rejoint 2 -3 choses qu'on peut entendre ici et là : que, en fait, déjà, pour penser mariage il faut déjà être ami avec la personne.
Ami au sens vrai - la philia.
Soit que d'eros on soit peu à peu arrivé à ajouter philia, soit que de philia éclose eros,
et à tout ça il faut arriver à greffer agapè.
Mais tant qu'il n'y a pas d'amitié vraie et approfondie, qui ait même passé certaines épreuves et aléas de la vie, qui ait partagé beaucoup et construit une confiance solide, ce n'est sans doute pas encore le moment de se poser la question.
En fait, la question devrait être : pouvons-nous devenir amis ? De vrais amis, qui partagent leurs peines et leurs joies, leurs doute, se soutiennent, s'engueulent et se rabibochent ? Cela avant tout.
L'amour conjugal, dans un sens, cela serait être aussi et également heureux de partager avec son épouse un thé ou une discussion qu'un élan passionné dans un lit. En fait. Apparemment.
C'est le problème avec les modèles véhiculés par notre petit monde dans lequel nous vivons : en général, cela revient plutôt à trouver "le/la partenaire idéal(e)", et à partir de ça à construire un décor autour pour meubler les temps morts entre 2 partie de jambes en l'air. Bon, si, c'est un peu ça, quand-même, qui est proposé, non ?
Alors que, du coup, plutôt, ce que dit Philon - et qu'on a bien lu et entendu ailleurs aussi, et qui vient appuyer le propos - c'est que l'amour se construirait dans le quotidien tout simple, et oui,
qu'il serait d'abord de l'amitié, vraie, désintéressée, qui peu à peu donnerait naissance à d'autres sentiments, le tout menant peu à peu à se poser la question : "et si nous passions toutes notre vie ensemble ainsi ?"
Étant donné que passer sa vie ensemble ce n'est pas la majeure partie du temps faire l'amour, la question primordiale pour juger de notre capacité à vivre toute une vie entière ensembles serait plutôt "sommes-nous capables de faire la vaisselle ensembles, et d'en retirer de l'amour pour l'autre ?", ou encore "somme-nous capables de regarder "plus belle la vie" ensembles, de nous en amuser et d'en retirer plus d'amour encore l'un pour l'autre ?".
Finalement, pour savoir si on veut réellement se marier avec une personne, il faudrait se demander si on peut s'imaginer passer ses soirées dans la même pièce, chacun occupé à lire, et pourtant chacun conscient de la présence de l'autre, ouvert et grandit par cette présence, et, sans même besoin de beaucoup parler, en paix.
Le reste viendra de surcroît...
(enfin, bon, c'est ma vision, qui ne fait que traduire à ma manière ce qu'expliquait, d'une manière plus générale, Philon - vous pouvez lui substituer une soirée d'été, assis côte-à-côte à écouter les hirondelles).
Bon, alors, le discernement dans le mariage ? Ceux qui sont déjà passés par là, dites ? Racontez nous !
Je dois dire que j'aime assez la réponse de Philon.
Oui, oui, oui... maintenant que vous le dites.... ça rejoint 2 -3 choses qu'on peut entendre ici et là : que, en fait, déjà, pour penser mariage il faut déjà être [b]ami[/b] avec la personne.
Ami au sens vrai - la philia.
Soit que d'eros on soit peu à peu arrivé à ajouter philia, soit que de philia éclose eros,
et à tout ça il faut arriver à greffer agapè.
Mais tant qu'il n'y a pas d'amitié vraie et approfondie, qui ait même passé certaines épreuves et aléas de la vie, qui ait partagé beaucoup et construit une confiance solide, ce n'est sans doute pas encore le moment de se poser la question.
En fait, la question devrait être : pouvons-nous devenir amis ? De vrais amis, qui partagent leurs peines et leurs joies, leurs doute, se soutiennent, s'engueulent et se rabibochent ? Cela avant tout.
L'amour conjugal, dans un sens, cela serait être aussi et également heureux de partager avec son épouse un thé ou une discussion qu'un élan passionné dans un lit. En fait. Apparemment.
C'est le problème avec les modèles véhiculés par notre petit monde dans lequel nous vivons : en général, cela revient plutôt à trouver "le/la partenaire idéal(e)", et à partir de ça à construire un décor autour pour meubler les temps morts entre 2 partie de jambes en l'air. Bon, si, c'est un peu ça, quand-même, qui est proposé, non ?
Alors que, du coup, plutôt, ce que dit Philon - et qu'on a bien lu et entendu ailleurs aussi, et qui vient appuyer le propos - c'est que l'amour se construirait dans le quotidien tout simple, et oui,
qu'il serait d'abord de l'amitié, vraie, désintéressée, qui peu à peu donnerait naissance à d'autres sentiments, le tout menant peu à peu à se poser la question : "et si nous passions toutes notre vie ensemble ainsi ?"
Étant donné que passer sa vie ensemble ce n'est pas la majeure partie du temps faire l'amour, la question primordiale pour juger de notre capacité à vivre toute une vie entière ensembles serait plutôt "sommes-nous capables de faire la vaisselle ensembles, et d'en retirer de l'amour pour l'autre ?", ou encore "somme-nous capables de regarder "plus belle la vie" ensembles, de nous en amuser et d'en retirer plus d'amour encore l'un pour l'autre ?".
Finalement, pour savoir si on veut réellement se marier avec une personne, il faudrait se demander si on peut s'imaginer passer ses soirées dans la même pièce, chacun occupé à lire, et pourtant chacun conscient de la présence de l'autre, ouvert et grandit par cette présence, et, sans même besoin de beaucoup parler, en paix.
Le reste viendra de surcroît...
(enfin, bon, c'est ma vision, qui ne fait que traduire à ma manière ce qu'expliquait, d'une manière plus générale, Philon - vous pouvez lui substituer une soirée d'été, assis côte-à-côte à écouter les hirondelles).