Petit Matthieu a écrit :Et pourtant Dieu a exprimé plusieurs fois sa colère contre le peuple d'Israël, nous le lisons dans l'Ancien Testament.
Bonjour Petit Matthieu, et bonjour Etienne (je viens de lire votre message)
J'avoue que je suis bien embêtée.

Quand j'ai écrit que l'outrage appartenait au pécheur et ne saurait atteindre Dieu, je le croyais et c'est comme une conviction qui ne peut me quitter, en dépit de tout. Pourtant j'ai pensé aussi à tous ces passages de la Bible où on parle de la colère de Dieu et j'ai eu l'impression en même temps de me mettre les pieds dans les plats.
Depuis très longtemps (depuis toujours?) , il m'est apparu comme une évidence, sans que je pousse plus loin la réflexion à ce sujet, qu'on prête des sentiments, réactions et comportements humains à Dieu pour favoriser la cohérence de notre relation avec Lui. Car comment peut-on, en tant qu'humain, interagir autrement qu'avec notre 'bagage humain'? Mais en faisant cela, ne prête-t-on pas aussi un égo à Dieu?
En cela je ne vois plus aucune cohérence car toutes les spiritualités, à ma connaissance du moins, y compris la spiritualité chrétienne, vise la perte de l'égo, cet égo qui nous sépare justement de Dieu.
Je ne suis pas versée en théologie et j'ai beaucoup de choses à approfondir. Tout ce que je connais de Dieu présentement est une connaissance du coeur et non de l'intellect, c'est celle de Son amour. Pour le reste, je ne sais pas si j'arriverai un jour à y comprendre quelque chose. Mais de m'abandonner à cet amour me suffit pour le moment, car cela nourrit chaque instant de ma vie et m'éclaire sur ma conduite de tous les jours.
J'ai reçu d'une amie un texte, très beau, écrit par une religieuse, soeur Marie-Pierre (cistercienne) , qui décrit assez bien....où j'en suis.
"
Dis-leur
Ce que le vent dit aux rochers,
Ce que la mer dit aux montagnes.
Dis-leur
Qu'une immense bonté
Pénètre l'univers.
Dis-leur
Que Dieu n'est pas ce qu'ils croient,
Qu'il est un vin que l'on boit,
Un festin partagé
Où chacun donne et reçoit.
Dis-leur
Qu'il est le joueur de flûte
Dans la lumière de midi:
Il s'approche et s'enfuit
Bondissant vers les sources.
Dis-leur
Que sa voix seule
Pouvait t'apprendre ton nom.
Dis-leur
Son visage d'innocence,
Son clair-obscur et son rire.
Dis-leur
Qu'il est ton espace et ta nuit,
Ta blessure et ta joie.
Mais dis-leur aussi
Qu'il n'est pas ce que tu dis
Et que tu ne sais
Rien de lui...
[quote="Petit Matthieu"]Et pourtant Dieu a exprimé plusieurs fois sa colère contre le peuple d'Israël, nous le lisons dans l'Ancien Testament. [/quote]
Bonjour Petit Matthieu, et bonjour Etienne (je viens de lire votre message)
J'avoue que je suis bien embêtée. :incertain: Quand j'ai écrit que l'outrage appartenait au pécheur et ne saurait atteindre Dieu, je le croyais et c'est comme une conviction qui ne peut me quitter, en dépit de tout. Pourtant j'ai pensé aussi à tous ces passages de la Bible où on parle de la colère de Dieu et j'ai eu l'impression en même temps de me mettre les pieds dans les plats.
Depuis très longtemps (depuis toujours?) , il m'est apparu comme une évidence, sans que je pousse plus loin la réflexion à ce sujet, qu'on prête des sentiments, réactions et comportements humains à Dieu pour favoriser la cohérence de notre relation avec Lui. Car comment peut-on, en tant qu'humain, interagir autrement qu'avec notre 'bagage humain'? Mais en faisant cela, ne prête-t-on pas aussi un égo à Dieu?
En cela je ne vois plus aucune cohérence car toutes les spiritualités, à ma connaissance du moins, y compris la spiritualité chrétienne, vise la perte de l'égo, cet égo qui nous sépare justement de Dieu.
Je ne suis pas versée en théologie et j'ai beaucoup de choses à approfondir. Tout ce que je connais de Dieu présentement est une connaissance du coeur et non de l'intellect, c'est celle de Son amour. Pour le reste, je ne sais pas si j'arriverai un jour à y comprendre quelque chose. Mais de m'abandonner à cet amour me suffit pour le moment, car cela nourrit chaque instant de ma vie et m'éclaire sur ma conduite de tous les jours.
J'ai reçu d'une amie un texte, très beau, écrit par une religieuse, soeur Marie-Pierre (cistercienne) , qui décrit assez bien....où j'en suis.
"[b]Dis-leur[/b]
Ce que le vent dit aux rochers,
Ce que la mer dit aux montagnes.
Dis-leur
Qu'une immense bonté
Pénètre l'univers.
Dis-leur
Que Dieu n'est pas ce qu'ils croient,
Qu'il est un vin que l'on boit,
Un festin partagé
Où chacun donne et reçoit.
Dis-leur
Qu'il est le joueur de flûte
Dans la lumière de midi:
Il s'approche et s'enfuit
Bondissant vers les sources.
Dis-leur
Que sa voix seule
Pouvait t'apprendre ton nom.
Dis-leur
Son visage d'innocence,
Son clair-obscur et son rire.
Dis-leur
Qu'il est ton espace et ta nuit,
Ta blessure et ta joie.
Mais dis-leur aussi
Qu'il n'est pas ce que tu dis
Et que tu ne sais
Rien de lui...