par papillon » mer. 18 nov. 2009, 5:51
suite...
Je trouve bouleversants l'amour et la miséricorde de Jésus pour Pierre dans l'échange qu'ils ont eu plus tard.
Quand Jésus demande à Pierre :"Simon, m'aimes-tu?" en utilisant le verbe "agapao", qui signifie un amour sans réserve, total et inconditionnel, Pierre est incapable de lui répondre en utilisant le même verbe mais utilise plutôt le verbe "phileo" qui exprime l'amour tendre mais pas totalisant.
Benoît XVl en explique la raison: "Avant l'expérience de la trahison, l'Apôtre aurait certainement dit: 'Je t'aime (agapô-se) de manière inconditionnelle'. Maintenant qu'il a connu la tristesse amère de l'infidélité, le drame de sa propre faiblesse, il dit avec humilité: 'Seigneur, je t'aime bien (philô-se) ', c'est-à-dire 'je t'aime de mon pauvre amour humain' 'je t'aime bien, comme je sais aimer' ".
Puis Jésus utilise finalement lui-même le verbe "phileo" pour demander une troisième fois à Pierre s'il l'aime.
Simon comprend que son pauvre amour suffit à Jésus, l'unique dont il est capable
Benoît XVl commente cet emploi du verbe "philein" par le Christ en disant: "On pourrait dire que Jésus s'est adpaté à Pierre, plutôt que Pierre à Jésus! C'est précisément cette adaptation divine qui donne de l'espérance au disciple, qui a connu la souffrance de l'infidélité. C'est de là que naît la confiance qui le rendra capable de suivre le Christ jusqu'à la fin.
[...]
A partir de ce jour, Pierre a "suivi" le Maître, clairement conscient de sa propre fragilité, mais cette conscience ne l'a pas découragé. [...]
Pierre est arrivé à mettre sa confiance en ce Jésus qui s'est adapté à sa pauvre capacité d'amour. Et il nous montre ainsi le chemin à nous aussi, malgré toute notre faiblesse. Nous savons que Jésus s'adapte à notre faiblesse. Nous le suivons, avec notre pauvre capacité d'amour et nous savons que Jésus est bon et nous accepte."
Dès lors, peut-on dire qu'il en est de même pour nous, nos péchés, nos faiblesses, nos trahisons?
Peut-on dire que dans notre repentir, nous devons manifester une grande humilité, mais pas d'auto-flagellation?
N'est-ce pas de l'orgueil et un manque de respect pour le Seigneur de se punir soi-même plus qu'Il ne le ferait?
Peut-on dire aussi que la crainte de la colère de Dieu est un manque de foi et de confiance en son infinie miséricorde?
Pourquoi ne pas vivre ce qui nous est dévolu, les pleurs, le regret, l'humilité, l'abandon en Son amour, et laisser le reste entre Ses mains?
Je crois profondément qu'à chaque fois que je dis intérieurement au Seigneur "philô-se", il me répond "agapô-se".
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Je trouve bouleversants l'amour et la miséricorde de Jésus pour Pierre dans l'échange qu'ils ont eu plus tard.
Quand Jésus demande à Pierre :"Simon, m'aimes-tu?" en utilisant le verbe "agapao", qui signifie un amour sans réserve, total et inconditionnel, Pierre est incapable de lui répondre en utilisant le même verbe mais utilise plutôt le verbe "phileo" qui exprime l'amour tendre mais pas totalisant.
Benoît XVl en explique la raison: "Avant l'expérience de la trahison, l'Apôtre aurait certainement dit: 'Je t'aime (agapô-se) de manière inconditionnelle'. Maintenant qu'il a connu la tristesse amère de l'infidélité, le drame de sa propre faiblesse, il dit avec humilité: 'Seigneur, je t'aime bien (philô-se) ', c'est-à-dire 'je t'aime de mon pauvre amour humain' 'je t'aime bien, comme je sais aimer' ".
Puis Jésus utilise finalement lui-même le verbe "phileo" pour demander une troisième fois à Pierre s'il l'aime.
[u]Simon comprend que son pauvre amour suffit à Jésus, l'unique dont il est capable[/u]
Benoît XVl commente cet emploi du verbe "philein" par le Christ en disant: "On pourrait dire que Jésus s'est adpaté à Pierre, plutôt que Pierre à Jésus! C'est précisément cette adaptation divine qui donne de l'espérance au disciple, qui a connu la souffrance de l'infidélité. C'est de là que naît la confiance qui le rendra capable de suivre le Christ jusqu'à la fin.
[...]
A partir de ce jour, Pierre a "suivi" le Maître, clairement conscient de sa propre fragilité, mais cette conscience ne l'a pas découragé. [...]
Pierre est arrivé à mettre sa confiance en ce Jésus qui s'est adapté à sa pauvre capacité d'amour. Et il nous montre ainsi le chemin à nous aussi, malgré toute notre faiblesse. Nous savons que Jésus s'adapte à notre faiblesse. Nous le suivons, avec notre pauvre capacité d'amour et nous savons que Jésus est bon et nous accepte."
Dès lors, peut-on dire qu'il en est de même pour nous, nos péchés, nos faiblesses, nos trahisons?
Peut-on dire que dans notre repentir, nous devons manifester une grande humilité, mais pas d'auto-flagellation?
N'est-ce pas de l'orgueil et un manque de respect pour le Seigneur de se punir soi-même plus qu'Il ne le ferait?
Peut-on dire aussi que la crainte de la colère de Dieu est un manque de foi et de confiance en son infinie miséricorde?
Pourquoi ne pas vivre ce qui nous est dévolu, les pleurs, le regret, l'humilité, l'abandon en Son amour, et laisser le reste entre Ses mains?
Je crois profondément qu'à chaque fois que je dis intérieurement au Seigneur "philô-se", il me répond "agapô-se".