Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

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Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Souricette » lun. 16 nov. 2009, 19:02

Pneumatis a écrit :Bonjour Souricette,

Je ne sais pas si cette annonce fait référence à ce dont nous discutions juste avant, mais au cas où, je voudrais juste dire qu'aussi inique que soit un contrat passé avec les gouvernants d'un système totalitaire et meurtrier, il ne fait au pire des pactisant que des complices du régime totalitaire en question. Cela ne fait pas de l'idéologie libérale, qui le permet ici, une idéologie totalitaire. D'ailleurs ce serait absurde, ce serait vous obliger à considérer que le libéralisme tend vers le communisme, c'est pour dire la contradiction.

D'ailleurs, il faut faire attention car il peut s'agir du même genre d'amalgame que ceux qu'on a tenu sur l'Eglise, en raison par exemple de ses relations avec le franquisme. Il est préférable de dénoncer les choses dans leur juste mesure, plutôt que de risquer des amalgames qui nous discréditent ou peuvent se retourner contre nous.

Il y a largement de quoi dénoncer le libéralisme actuel, en particulier celui de l'UMP, au regard de la doctrine sociale de l'Eglise, sans avoir à le considérer injustement comme un nouveau régime totalitaire. Le genre d'accord, par exemple, dont vous parlez, peut justement faire l'objet d'une dénonciation morale, sans pour autant coller l'étiquette "totalitaire" sur l'UMP.
Mon message ne voulait rien dire d'autre que ce qu'il veut dire : l'UMP pactise avec le régime communiste chinois.

J'ai toujours dit, d'ailleurs, que l'UMP n'est pas un parti de droite, ou alors de droite bolchevique. Et il n'est pas non plus particulièrement un parti libéral. L'UMP c'est.. l'UMP, à savoir un parti hybride et opportuniste.

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par etienne lorant » lun. 16 nov. 2009, 16:56

Lorsqu'on lit sur Wikipédia, toutes les critiques que supporte le libéralisme, on n'est pas étonné que ce dernier puisse est remis en question !
[+] Texte masqué
Nature et origines des critiques [modifier]
Un premier ensemble est formé de critiques théoriques du libéralisme en tant que théorie d'organisation du système économique dans sa totalité.
Un second ensemble est formé de critiques empiriques, qui condamnent les conséquences des applications des politiques économiques des théories libérales.
Certaines critiques sont issues largement de la gauche marxiste des XIXe et XXe siècles.
Certaines viennent de Keynes et des courants qui continuent plus ou moins dans sa lignée (post-keynésien, néo-keynésien).
D'autres sont plus récentes et sont en partie liées au discours altermondialiste.
Critiques théoriques [modifier]
Critique interne [modifier]
La critique interne accepte le cadre conceptuel de l'économie néoclassique (autodétermination des agents, rationalité complète de l'individu, informations parfaites, efficience de la concurrence), et remet en cause les inférences en faveur du libéralisme économique qui en découlent habituellement.

Sur la liberté individuelle [modifier]
Ce type de critique accepte la seule prise en compte de la liberté individuelle mais souligne que la théorie libérale s'interroge peu sur les conditions de possibilité de l'exercice de cette liberté. Il s'agit essentiellement de trois types de conditions :

La possibilité matérielle : l'exercice de la liberté suppose que les circonstances matérielles ne privent pas l'individu de la possibilité de choisir ce qu'il estime meilleur pour lui. On peut par exemple se demander dans quelle mesure une personne devant se prostituer pour pouvoir manger est libre. Certains courants politiques ont pris acte de ce problème et proposent l'instauration d'un revenu citoyen, versé par exemple sous la forme d'un capital initial (versé à la majorité de la personne) tel que l'individu puisse l'investir pour se garantir un revenu minimal sans risque. Cette solution permettrait que chaque individu parte avec les mêmes moyens matériels (en supposant qu'il n'y a pas d'héritage). Le prix Nobel d'économie Amartya Sen a développé cette notion de capabilities.
La possibilité sociale : l'exercice de la liberté suppose une égale capacité à traiter les informations. Ce point pose la question de l'éducation. Le sociologue Pierre Bourdieu a ainsi construit une théorie de l'habitus qui tendrait à reproduire les inégalités sociales. Elle expliquerait par exemple la faible proportion des enfants d'ouvriers en master bien que l'égalité en droit soit la même. En effet, un enfant acquiert des capacités par l'environnement dans lequel il grandit, en particulier la qualité de l'éducation, ce qui conduit à un phénomène de reproduction sociale[1]. Les individus ne partiraient pas sur un pied d'égalité et la concurrence serait faussée.
La possibilité informationnelle : l'exercice de la liberté repose sur la possibilité de faire des choix informés quant à leurs conséquences. Or, cette condition n'est pas remplie si l'information est imparfaite ou coûteuse à obtenir. Ces imperfections rendent difficile à défendre l'idée de l'efficacité du résultat des interactions libres entre les agents.
Les libéraux reconnaissent ces limitations et y apportent deux réponses: certains soulignent l'inexistence d'un système plus efficace que l'économie de marché pour assurer la prospérité de tous. D'autres, sans écarter cet argument, considèrent que ces limitations ne doivent pas justifier une limitation de la liberté légitime des individus, par exemple celle de disposer librement de ses revenus ou d'envoyer ses enfants à l'école de son choix.

Sur le maintien de la concurrence [modifier]
Une critique portée contre le libéralisme économique concerne la capacité d'une économie libérale à maintenir l'état de concurrence. La libre compétition entre entreprises mènerait en effet naturellement au développement plus rapide des acteurs les plus efficaces, par croissance interne comme par acquisitions, et donc à la concentration des acteurs, et ainsi à la constitution de situations d'oligopole voire de monopole.

Ces considérations conduisent certains auteurs, continuant par ailleurs à se réclamer du libéralisme, à attribuer à l'État le rôle d'assurer le maintien de la libre concurrence par des mesures de limitation de la concentration (par limitation des parts de marché par exemple) voire de démantèlement des oligopoles (dont les premiers exemples remontent à la politique antitrust de Theodore Roosevelt aux États-Unis).

Critique externe [modifier]
La critique externe remet en cause d'une manière ou d'une autre les postulats soutenus par le libéralisme économique et le plus souvent par le libéralisme tout court, ou qui leur sont attribués par leurs adversaires.

Contestation des postulats néoclassiques
(Absence de monopole, information accessible à tous et sans coût, etc.)

En particulier, la théorie de l'équilibre général est critiquée sur le plan théorique du fait que le Théorème de Sonnenschein réfute l'unicité du dit équilibre général.

Le théorème de Sonnenschein qui est, en fait, pour être plus précis, celui de Sonnenschein, Mantel et Gérard Debreu, montre que les fonctions de demande et d’offre issues du modèle de l'équilibre général de Kenneth Arrow et Gérard Debreu peuvent avoir une forme quelconque, ce qui réfute le résultat de l’unicité et de la stabilité de l’équilibre général. Comme le résume un économiste, « le théorème de Sonnenschein-Mantel-Debreu montre que l'équilibre général n'est en définitive qu'une construction vide et inutilisable. »[2]

En considérant des hypothèses plus faibles, et discutables en ce qui concerne leur pertinence, il est possible de se ramener à un équilibre à solution unique.

Cette critique s'adresse plus aux économistes néoclassiques qu'au libéralisme. Ainsi, les économistes libéraux tenants de l'école_classique et de l'école autrichienne ne se reconnaissent pas dans les postulats néoclassiques et, au contraire, s'y opposent.

Contestation de la primauté de la liberté comme valeur devant organiser la société [modifier]
Le libéralisme économique ne fournit aucune prédiction sur la valeur de son résultat face à des impératifs d'équité ou d'égalité. La critique[Qui ?] considère qu'il existe des situations particulières où la liberté n'est pas le point le plus fondamental et où d'autres valeurs doivent prédominer (égalité, lutte contre l'exclusion, promotion sociale...). Ainsi, Jacques Testart de dire : « Le libéralisme économique est bien l'ennemi de l'humanisme » .[3] Exceptés les anarcho-capitalistes, les libéraux reconnaissent à l'État un rôle de secours aux plus faibles, tant que cette intervention ne se transforme pas en assistanat. Ainsi, Friedrich Hayek défend un tel rôle pour l'État tandis que Milton Friedman propose un impôt négatif. Cela relativise la portée de la critique.

Contestations fondées sur l'analyse marxiste [modifier]
Celle-ci conteste toute pertinence aux postulats qu'elle prête au libéralisme économique. Selon cette critique :

Cette théorie tendrait à perpétuer les inégalités initiales, et n'en serait qu'une construction a posteriori pour justifier la domination économique des détenteurs du capital sur les travailleurs.
Le libéralisme économique serait un habillage doctrinal pour justifier un égoïsme comportemental. Ludwig von Mises y répondit en écrivant dans L'Action humaine que le capitalisme libéral défend non pas les riches mais au contraire lutte pour que chacun puisse remettre en cause une position établie par ses propres mérites : « Les gens qui se battent pour la libre entreprise ne défendent pas les intérêts de ceux qui se trouvent aujourd'hui être riches. »
Le libéralisme économique ne pourrait être un système pérenne, il ne serait qu'une "phase de transition entre un ordre qui est mort et un ordre nouveau qui se cherche et plus que jamais dépourvu d’une grammaire politique".[2]
Critiques sur les applications concrètes [modifier]
Les critiques suivantes s'adressent à l'application de décisions se réclamant du libéralisme économique. Ces décisions ne constituant jamais qu'une application partielle d'un projet d'ensemble, les libéraux peuvent arguer que les dysfonctionnements viennent du fait que le reste du système économique, politique et social n'applique pas intégralement les règles du libéralisme économique.

Critiques économiques [modifier]
Un axe de critique porte sur la capacité du libéralisme économique à engendrer le développement régulier et de long terme des économies.

Critique liées aux crises économiques [modifier]
Une critique classique du libéralisme économique porte sur le caractère non régulier de la croissance qu'il engendre à travers la survenue régulières de crises économiques produites par un déséquilibre entre l'offre et la demande. Ce déséquilibre est notamment imputé au caractère irrationnel des décisions (engouement excessif pour certains types de secteurs par exemple, tel le surinvestissement en technologies de l'information à la fin des années 1990) et à l'atomisation des décisions.

Les déséquilibres produits par le libéralisme économique peuvent être d'ordre structurel, telle la situation de surproduction de la crise de 1929, classiquement imputée à une faiblesse structurelle de la consommation, qui aurait été résolue sur le plan structurel par la mise en place de mécanismes pérennes de redistribition des richesses avant ou surtout après la seconde guerre mondiale (welfare state).

Les déséquilibres produits par le libéralisme économique peuvent être d'ordre conjoncturel, consistant en un simple déséquilibre temporaire entre offre et demande dans l'ensemble de l'économie ou dans un secteur d'activité donné. Pour les critiques du libéralisme économique, la solution à de telles crises passe par une intervention de l'État en amont (planification ou orientation de l'économie) ou en aval (politique de relance monétaire ou budgétaire pour sortir de la crise, politique sociale pour amortir les effets de la crise).

Les libéraux pensent au contraire que dans un régime de liberté économique, les débuts de déséquilibre seraient rapidement corrigés par le libre jeu du marché, et que ces déséquilibres ne peuvent se transformer en crises que si l'État intervient pour empêcher ces ajustements afin d'en protéger certaines catégories sociales.

Critique sur la spéculation financière [modifier]
En s'interdisant tout contrôle sur les marchés autre que ceux garantissant leur existence (système judiciaire, « police de la bourse », système de défense des droits de propriété...), le libéralisme économique est accusé de laisser le champ libre à certaines formes de spéculation sur les marchés, notamment financiers.

Les critiques reprochent à cette spéculation d'être à l'origine de certaines crises économiques (la Grande Dépression de 1929, la crise économique asiatique de 1997, la crise économique argentine de 1998...) et de la crise financière de 2007-2008.

L'américain James Tobin, « prix Nobel » d'économie, estime préjudiciables les excès qui peuvent frapper la spéculation. Il avait suggéré de les limiter par une taxe pour limiter les mouvements spéculatifs répétés en leur faisant perdre leur intérêt financier de court terme. La balance entre les bénéfices et les inconvénients qu'aurait ce genre de taxe est très discutée, ainsi que le taux auquel elle serait fixée (0,01 % dans la première proposition). Tobin lui-même est revenu sur son idée et est un adversaire de la taxe qui a pris son nom de manière abusive.

Dans les faits, la spéculation, qui repose par définition sur une prise de risque, entraîne soit la richesse, soit la ruine et la faillite de ceux qui s'y livrent, comme la crise des subprimes en fournit l'illustration : les banques qui ont investi lourdement dans les subprimes y perdent, tandis que celles qui ont investi sur un effondrement de ce marché ou s'en sont éloignées y ont gagné.

Critique du recul du politique [modifier]
Le libéralisme économique priverait la politique de moyens d'action et par là transformerait la politique en une annexe du marché libéral (car, si la politique n'agit pas, le marché va combler le besoin et choisir à sa place). Il s'agit en réalité d'une critique à l'encontre du libéralisme en général, puisque le recul du pouvoir politique, sa limitation voire sa disparition complète pour certains (comme les libertariens), sont l'essence du libéralisme.

Certains libéraux, en particulier les tenants de la théorie des choix publics, renversent cette critique en expliquant que la capacité de l'État à intervenir dans les affaires économiques transforme la politique en marché. D'après eux, toute possibilité de régulation du marché par l'État implique pour les partis politiques un avantage à vendre (en échange de voix par exemple), et pour les agents économiques une rente à acheter.

L'idée libérale repose sur le principe du contrat entre libres parties. Celles-ci peuvent négocier et parvenir a un accord commun par le jeu de l'offre et de la demande. Un tel système est évidemment plus légitime qu'un système où une partie impose son point de vue aux autres à l'issue d'une bataille (même seulement électorale). Mais en fait, il est pratiquement impossible d'obtenir que toute une population se mette d'accord sur une position en temps voulu par simple marchandage, et c'est même d'autant plus difficile que c'est plus nécessaire. La théorie du choix public doit prendre en compte le problème de la légitimité d'un choix partiellement imposé.

En la matière, il y a de part et d'autre une pétition de principe, qui conduit à une opposition irréductible et même à une incompréhension complète entre les deux positions.

la position antilibérale ou holiste met la source de toute légitimité dans la communauté, qui peut, par volonté politique, en déléguer une partie aux individus sous forme d'une participation au processus de décision (consultation par des canaux divers, droit de vote plus ou moins étendu...). Une règle comme celle de la majorité apparaît comme un compromis supportable et, dans ce cadre, parfaitement légitime en toutes circonstances. La légitimité du politique est toujours illimitée, seul des limites pratiques existent.
la position libérale met la source de toute légitimité dans l'individu seul ; l'individu peut, par commodité et sécurité, aliéner une partie de son pouvoir aux organes politique, adhérer aux règlements de la communauté, etc., mais la légitimité politique est seulement « dérivée », inférieure. Si, en pratique, il faut que certaines décisions soient imposées (le meilleur exemple étant les décisions de justice, qui font forcément au moins un mécontent), des principes profonds mettent des bornes strictes à ce qu'il est possible d'imposer, et donc à la légitimité des pouvoirs, au point qu'un vote même unanime peut n'avoir aucune légitimité s'il transgresse les droits naturels. Dans ce cadre, chacun fait ce qu'il veut du pouvoir politique, certains proposant même de permettre d'en vendre ou d'en acheter…
Les critiques, héritiers du père Henri Lacordaire[réf. nécessaire], voient dans le libéralisme l'instauration de la loi du plus riche, une forme de ploutocratie. Il y a certes une différence entre une ploutocratie et un marché politique : dans un marché politique, le riche doit transférer une partie de sa richesse à ses adversaires (et pas seulement à ses amis) pour obtenir une décision politique conforme à ses souhaits, ce que ne font ni les ploutocrates, ni les hommes politiques dépensant des fortunes en propagande. Mais les critiques ne considèrent pas cette différence comme suffisante : dans leur perspective où le politique peut légitimement tout, il est bien évident pour eux que l'investissement politique est le plus rentable du monde, et que les vainqueurs n'auraient aucun mal à récupérer leur mise, faisant du marché politique un marché de dupes pour les vendeurs de leur droit. Alors que, dans la perspective libérale, ce détournement n'est pas possible, puisque le pouvoir politique ne peut que ce qui lui est spécifiquement délégué.

Critique sociales [modifier]
La majeure partie des critiques adressées au libéralisme économique concerne les conséquences sociales prêtées à la mise en œuvre du libéralisme.

Ces critiques trouvent leur sources dans deux principaux types de motivations :

des motivations se réclamant de valeurs morales (l'égalité, la solidarité, la fraternité, l'aide aux plus faibles, le partage..), au nom notamment l'humanisme chrétien ou de l'humanisme laïc d'essence républicaine ou socialiste.
des motivations plus utilitaristes liée à l'organisation de la société. Ces critiques reprochent au libéralisme de diviser la société en classes sociales ou groupes sociaux antagonistes, de nuire à la cohésion sociale ou nationale. Ces critiques proviennent historiquement de la droite contre-révolutionnaire - qui prône le retour à une société organique (organicisme) ou du courant de pensée du nationalisme, qui prône la coopération entre classes dans l'intérêt national. En France, c'est notamment la position gaulliste.
La question des inégalités et de la répartition de la richesse créée [modifier]
Une critique extrêmement répandue est que le libéralisme économique serait favorable aux déjà riches et défavorable aux plus pauvres, au sein des nations (entre classes sociales) et entre nations. En effet, les plus riches auraient les moyens d'investir dans un enrichissement futur, alors que les plus pauvres n'auraient pas ces moyens. Il en résulterait un accroissement des écarts de richesse entre les classes riches et les classes les plus pauvres et souvent une paupérisation plus importante des classes les plus démunies.

Le libéralisme économique est accusé d'entraîner le creusement des inégalités sociales. L'économiste américain de "gauche" Paul Krugman estime ainsi en 2008, concernant les politiques économiques libérales menées aux États-Unis depuis les années 1970-1980 revenant sur les institution mises en place à partir du New Deal de Franklin Roosevelt : "ces institutions et ces normes ont été détruites, ce qui a eu pour effet une montée de l'inégalité"[4].

Au niveau international, les politiques préconisées par le Fonds monétaire international ont été accusées d'entraîner des conséquences sociales dévastatrices et d'accroître la pauvreté. L'économiste néo-keynésien Joseph Eugene Stiglitz a ainsi reproché au FMI de faire passer l’intérêt de son « principal actionnaire », les États-Unis, avant ceux des nations les moins favorisées[5].

Les libéraux ne partagent pas cette analyse et avancent que sur un plan théorique, et comme pour la spéculation, aucun système politique n'est en droit de dicter à chacun la bonne façon de vivre sa vie. Si certaines inégalités sont à combattre, d'autres sont le fruit de trajectoires de vie différentes dont la responsabilité repose sur l'individu. Les libéraux accusent aussi les systèmes qui cherchent officiellement à réduire les inégalités, de les entretenir ou les développer. L'interventionnisme social est pour eux au final contre-productif pour les plus pauvres. Sur le plan pratique, les libéraux renvoient aux exemples russe, indien ou chinois, où l'on observerait une répartition plus équitable des richesses au sein de leurs populations respectives depuis que leurs économies ont été libéralisées et qu'elles connaissent en retour des gains de croissance importants. Même chose pour l'économie des pays du Sud-Est asiatique, ou celle de certains pays du Maghreb, qui n'a décollé qu'à partir des années 1980, période au cours de laquelle ces pays se détournent du socialisme au profit du libre marché. L'État se voyant attribuer la fonction de protéger les libertés individuelles dont le droit naturel de propriété, celui-ci lutte contre le vol. On admet parfois dans ce cas qu'il intervienne pour éviter que des mafias et les oligarques n'édifient des monopoles. Le caractère libéral de cette justification de l'intervention de l'État est cependant contesté par de nombreux libéraux dont ceux de la tradition autrichienne.

Répondant à la critique dans Liberté économique et interventionnisme, l'économiste autrichien Ludwig von Mises écrivait ainsi : « Le libéralisme économique ne se bat pas en faveur des intérêts de ceux qui sont riches aujourd'hui. Au contraire, ce que le libéralisme économique veut, c'est laisser les mains libres à quiconque possède l'ingéniosité pour supplanter le riche d'aujourd'hui en offrant aux consommateurs des produits de meilleure qualité et moins chers. Sa principale préoccupation est d'éliminer tous les obstacles à l'amélioration future du bien-être matériel de l'humanité ou, dit autrement, à la suppression de la pauvreté. »[6]

La question de la pauvreté et du chômage [modifier]
Le libéralisme économique est accusé de faire tomber dans la pauvreté les personnes qui n'auraient pu participer avec succès à la compétition libérale ou qui auraient été victimes d'accidents de la vie.

Karl Marx a accusé le capitalisme de laisser se développer volontairement un certain niveau de chômage afin de constituer ce qu'il appelle une armée de réserve de travailleurs maintenant en permanence une pression à la baisse sur les salaires[7].

Les libéraux avancent pour leur part que le libéralisme économique est le meilleur moteur de la création de richesses car il libère les talents et les initiatives et les dynamise par le jeu de la concurrence et l'attrait de la rémunération, et que la richesse créée profite à tous. Sur le plan concret, ils soulignent ainsi les chiffres de l'Observatoire des inégalités selon lequel « le nombre de pauvres dans le monde s’est réduit de 1,9 à 1,4 milliard de personnes entre 1981 et 2005, selon les données de la Banque mondiale qui utilise un seuil de pauvreté fixé à 1,25 dollar par jour et par habitant. Une évolution d’autant plus positive que dans le même temps la population mondiale s’est accrue. Du coup, le taux de pauvreté a été réduit de moitié : de 52 à 26 % de la population mondiale[8] ». Les critiques font cependant remarquer que l'observatoire précise, en relativisant le nombre mais non la tendance : « toutefois, ce jugement positif doit être nuancé. Le seuil de pauvreté considéré est particulièrement bas : en doublant ce seuil à 2,5 dollars par jour, on compte plus de trois milliards de pauvres, soit plus de la moitié de la planète[8] ».

Critique concernant les services publics [modifier]
Les deux principales difficultés pour analyser la pertinence des services publics à l'aune du libéralisme économique résident :

d'une part, dans le principe a priori, soutenu par les libéraux, de « moins d'État » ;
d'autre part, sur un plan technique, dans la mesure proposée, uniquement financière, de l'utilité ou des bénéfices escomptés, qui ne prend pas en compte des problématiques sociales ou d'aménagement du territoire par exemple.
Il y a également d'autres points dans cette analyse qui sont souvent critiqués, comme par exemple l'horizon temporel envisagé (généralement le court terme) ou le postulat d'une meilleure gestion économique par le privé. Certains économistes insistent par ailleurs sur les externalités positives qu'ont les services publics sur l'économie, comme la formation d'une main-d'œuvre qualifiée par les services d'éducation. Là encore, ce point est relativement consensuel parmi les libéraux, qui souvent défendent le financement par l'État d'une éducation minimale, même si rien n'oblige ce dernier à la dispenser directement et encore moins avec un monopole. Milton Friedman propose ainsi que l'État finance des chèques éducation pour laisser aux parents le libre choix de l'école tandis que Friedrich Hayek adopte une position proche dans Droit, législation et liberté.

Les libéraux avancent les arguments suivants :

« moins d'État » : sur ce point ils soutiennent l'égalité en droit, impliquant un égal accès aux emplois publics régulièrement remis en jeu (et non offerts à perpétuité à une organisation, fut-elle administrative et supposée incarner l'État) ; en pratique les libéraux limitent la sphère étatique aux fonctions régaliennes : l'armée, la police, la justice.
Efficacité : la question est de savoir si ces services sont fournis de la façon la plus efficace possible, ce que seule leur mise en concurrence peut établir. Il faut donc ouvrir ces secteurs à la concurrence, afin qu'ils soient fournis de manière efficace et que les ressources éventuellement gaspillées puissent être réallouées à d'autres usages.
Utilité : c'est essentiellement à travers ce que les gens sont prêts à payer que l'on définit l'utilité d'un service. À ce titre, une collectivité garde toute latitude pour permettre aux populations fragiles d'accéder à ces services, par le biais d'allocations, qui doivent être conçues pour ne pas perturber le marché :
en laissant les bénéficiaires décider du fournisseur auquel ils peuvent s'adresser (chèque éducation) ;
en préférant une allocation unique multi-usages (logement, nourriture, transport, etc.) plutôt qu'une multitude d'allocations spécifiques qui créent autant de marchés artificiels et captifs, ou, pire encore, des attributions en nature gérées par file d'attente (et copinage, corruption, etc.) ; en outre, une allocation unique est plus facile à gérer tant pour l'administration que pour les bénéficiaires, par définition peu en position pour jongler avec les conditions diverses et peu concordantes de multiples allocations (impôt négatif) ;
en fixant le nombre de bénéficiaires de façon à ne pas leur donner un poids économique trop important sur le marché, ni un poids politique conduisant à « toujours plus », jusqu'à l'éclatement du système.
D'autres soulignent également l'effet négatif des allocations sur les prix; allouer une allocation logement, c'est risquer de faire augmenter d'autant les loyers et donc de ne rien changer tout en augmentant la dépendance des individus vis-à-vis de l'État.

Certains en concluent que le libéralisme économique élimine forcément les dépenses collectives, et donc les dépenses relatives à un équipement très coûteux. Cela provient sans doute d'une définition très restreinte de la collectivité, réduite aux pouvoirs publics, en excluant les associations privées telles que les mutuelles, les ONG et autres associations ou les entreprises.

Critiques environnementales [modifier]
Le libéralisme économique fait l'objet de critiques concernant ses conséquences sur l'environnement naturel. Sur le plan pratique, ses opposants ont critiqué dès le XIXe siècle la dégradation de l'environnement ou de paysages causée par le développement industriel du capitalisme.

Les opposants au libéralisme économique estiment que la recherche de la maximisation du profit individuel mis en avant dans le libéralisme économique ne permet pas de tenir compte de l'intérêt collectif, et donc de l'environnement. Les critiques estiment que les modèles libéraux ne rendent pas bien compte des relations entre la croissance économique et le développement durable (notamment ses aspects environnementaux, mais aussi sociaux), en particulier sur la comptabilisation du capital naturel et l'internalisation des coûts environnementaux dans le prix des produits. La recherche du profit maximal, qui caractérise le modèle libéral, buterait sur l'impossibilité d'intégrer le coût réel des ressources naturelles dans le prix des produits, en particulier dans une logique du court terme en matière retour sur investissement.

Les critiquent estiment donc que l'instauration de politiques de développement durable nécessite l'intervention de l'État dans l'économie de marché. Ils estiment par ailleurs que le libéralisme n'est pas véritablement créateur de valeur car la mesure classique de la croissance économique par le produit intérieur brut (PIB) ne rend pas compte de la destruction de valeur constituée par la diminution du stock de ressources naturelles.

Les défenseurs du libéralisme économique estiment pour leur part que la question de l'environnement est bien prise en compte dans certaines théories économiques libérales. L'une des théories libérales de l'environnement – la New Resource Economics – prône la privatisation des biens naturels, arguant du fait que des biens privés sont mieux entretenus que les biens collectifs et que le prix offre la meilleure régulation de la rareté d'un bien. L'économiste américain F. L. Smith écrit ainsi en 1992 : « Il ne s’agit pas de construire un monde où, comme le voudraient les verts, les arbres et les animaux auraient des droits ; mais plutôt une société dans laquelle chaque arbre et chaque animal aurait un propriétaire, et donc un défenseur[9].

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Pneumatis » lun. 16 nov. 2009, 15:05

Bonjour Souricette,

Je ne sais pas si cette annonce fait référence à ce dont nous discutions juste avant, mais au cas où, je voudrais juste dire qu'aussi inique que soit un contrat passé avec les gouvernants d'un système totalitaire et meurtrier, il ne fait au pire des pactisant que des complices du régime totalitaire en question. Cela ne fait pas de l'idéologie libérale, qui le permet ici, une idéologie totalitaire. D'ailleurs ce serait absurde, ce serait vous obliger à considérer que le libéralisme tend vers le communisme, c'est pour dire la contradiction.

D'ailleurs, il faut faire attention car il peut s'agir du même genre d'amalgame que ceux qu'on a tenu sur l'Eglise, en raison par exemple de ses relations avec le franquisme. Il est préférable de dénoncer les choses dans leur juste mesure, plutôt que de risquer des amalgames qui nous discréditent ou peuvent se retourner contre nous.

Il y a largement de quoi dénoncer le libéralisme actuel, en particulier celui de l'UMP, au regard de la doctrine sociale de l'Eglise, sans avoir à le considérer injustement comme un nouveau régime totalitaire. Le genre d'accord, par exemple, dont vous parlez, peut justement faire l'objet d'une dénonciation morale, sans pour autant coller l'étiquette "totalitaire" sur l'UMP.

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Souricette » dim. 15 nov. 2009, 15:45

Un protocole d'accord a été signé entre l'UMP, parti présidentiel au pouvoir, et le Parti communiste chinois, responsable de la mort de plus de 65 millions d'êtres humains (source : Livre Noir du Communisme) et sous le joug duquel des dizaines de milliers de Chinois et de Tibétains sont toujours enfermés dans le système concentrationnaire du laogaï.

Une veillée de prière a été organisée le 7 novembre à Paris par Chrétienté Solidarité pour les victimes du communisme, et en protestation contre ce protocole.

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Pneumatis » mer. 11 nov. 2009, 2:13

Bonsoir,

Dieu sait, Souricette, que j'adhère Ô combien fidèlement à cette lettre de Paul VI que je garde bien précieusement dans mes Favoris, et qui justifie notamment mon engagement politique "alternatif" (ni de gauche, ni de droite). Mais pour autant, dans cette lettre Paul VI ne taxe pas l'idéologie libérale de totalitarisme (ni l'idéologie marxiste dans cette lettre).

C'est Pie XI qui a surtout décrit - et dénoncé, cela va de soit - les totalitarismes : régime fasciste italien (Non abbiamo bisogno, 1931), IIIème Reich allemand (Mit Brennender Sorge, 1937) et enfin le communisme athée (Divini Redemptoris). C'est juste pour dire qu'il ne faut pas confondre les régimes totalitaires, et les idéologies politiques, même si elles peuvent conduire dans leur application à des régimes totalitaires. En l'occurence, bien que condamnée, il ne semble pas que l'idéologie libérale conduise à un régime totalitaire.

C'est donc pour d'autres raisons qu'elle est condamnée, raisons qui sont justement indiquée dans la lettre de Paul VI au cardinal Roy que vous avez citée.

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Souricette » mer. 11 nov. 2009, 0:28

Semtex a écrit :Moui et sinon on peut commencer avec Les fondements philosophiques du libéralisme de Francisco Vergara, du Tocqueville (Sur l'esclavage, éditions Babel), du Adam Smith, du Stuart Mill... Dire qu'il n'y a pas de dérives serait mentir, mais dire que le libéralisme est par essence un totalitarisme :zut: Fin de la parenthèse
Et pourtant, d'aucuns l'ont remarqué bien avant moi...
Aussi le chrétien [...] ne peut-il, sans se contredire, adhérer à des systèmes idéologiques qui s’opposent radicalement, ou sur des points substantiels, à sa foi et à sa conception de l’homme :

- ni à l’idéologie marxiste, à son matérialisme athée, à sa dialectique de violence et à la manière dont elle résorbe la liberté individuelle dans la collectivité, en niant en même temps toute transcendance à l’homme et à son histoire, personnelle et collective;

- ni à l’idéologie libérale qui croit exalter la liberté individuelle en la soustrayant à toute limitation, en la stimulant par la recherche exclusive de l’intérêt et de la puissance, et en considérant les solidarités sociales comme des conséquences plus ou moins automatiques des initiatives individuelles et non pas comme un but et un critère majeur de la valeur de l’organisation sociale.

(Paul VI, Lettre apostolique Octogesima Adveniens)
Au fond, Paul VI et Coluche disaient la même chose, chacun à leur manière ! :D

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par coeurderoy » mar. 10 nov. 2009, 23:31

Et puis je pense aussi quelquefois que nos prières, petits sacrifices, résistances contre la pensée totalitaire, mépris de l'esprit du Monde, bref nos efforts de combat spirituel à nous, chrétiens souvent humiliés ou méprisés, ont participé à leur (petite) mesure à la sape de ce mur de tristesse, de perversité, de terreur !

Continuons de prier car les murs de Berlin existent encore dans bien des cerveaux, sans parler des autres clôtures, bien réelles, qui attisent encore les rancoeurs et les haines...

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Semtex » mar. 10 nov. 2009, 22:09

Moui et sinon on peut commencer avec Les fondements philosophiques du libéralisme de Francisco Vergara, du Tocqueville (Sur l'esclavage, éditions Babel), du Adam Smith, du Stuart Mill... Dire qu'il n'y a pas de dérives serait mentir, mais dire que le libéralisme est par essence un totalitarisme :zut: Fin de la parenthèse

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par etienne lorant » mar. 10 nov. 2009, 20:20

"Le communisme c'était l'esclavage de l'homme par l'homme. Le libéralisme c'est le contraire ! Et vice versa" (Coluche dans le Syndicaliste)

voir: http://www.youtube.com/watch?v=o26vihFDaME

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Semtex » mar. 10 nov. 2009, 20:07

Souricette a écrit :Je ne suis pas "pro-libéralisme", je le considère comme un totalitarisme de plus
:zut:

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Souricette » mar. 10 nov. 2009, 17:11

C'est le père Popieluszko. Son assassinat a fait encore monter la colère des Polonais, à l'époque.

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par etienne lorant » mar. 10 nov. 2009, 16:31

sans oublier celui-ci:

Image

qui fut assassiné et dont le corps fut jeté dans la Vistule... quel regard !

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Souricette » mar. 10 nov. 2009, 16:25

Oui, Jean Paul II a joué un grand rôle (voir La vérité l'emportera toujours sur le mensonge, par exemple, de Bernard Lecomte), mais il ne faut pas oublier aussi Vaclav Havel, Lech Walesa et beaucoup d'autres, ainsi que les Afghans.

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par Souricette » mar. 10 nov. 2009, 16:23

etienne lorant a écrit : Oh, c'est vrai, cette affaire ? Alors non contente (si vous me passez l'expression) d'avoir une maladie auto immune, d'être enceinte et de supporter allègrement (du moins dans mon imagination) tout ce qui vous tombe sur le coin de la figure... en plus vous êtes originaire d'un pays de l'autre côté du mur ? Mais c'est extraordinaire, çà ! Ne seriez-vous pas compatriote de Jean-Paul II ? Savez-vous ce que signifie "Jezu Ufam Tobie" ?
Heu... Etre malade, c'est pas génial, mais attendre un bébé, c'est pas tout à fait aussi pénible, quand même ! :rire: C'est même plutôt merveilleux...
Oui, je suis née à Cracovie, et mon père enseignait à l'Université quand Karol Wojtyla en était l'aumônier. Mama se souvient aussi d'une messe célébrée par Mgr Wojtyla à la cathédrale. Elle était enceinte d'une de mes fères et tout ce dont elle se souvient c'est qu'elle était épuisée et n'a rien capté du sermon ! :siffle:
Jezu ufam Tobie signifie : "Jésus, j'ai confiance en toi".
Je vous placerai en haut de ma crèche en ce Noël, puisque votre enfant sera né à ce moment-là.
Heu... je risque de faire ployer le sapin, avec mon gros ventre... même délesté du bébé ! :p

Re: Chute du Mur : “Le rôle de Jean-Paul II est historique”

par etienne lorant » mar. 10 nov. 2009, 15:43

Il est évident que le rôle de Jean-Paul II est historique. Il est même plus que cela: il fait partie, d'ores-et-déjà, dans l'Histoire Sainte, du cercle restreint des Patriarches... Je me fatiguerais en vain à redire sa biographie, mais je me souviens très bien de mon étonnement, à son élection, lorsqu'il a dit, du balcon du Vatican : "N'ayez pas peur !"... Beaucoup de prêtres peuvent dire la même chose en plus d'une occasion, mais là, cette parole, elle sortait comme de la bouche d'un des douze, d'un véritable apôtre. Jean-Paul II sera source de vérité pour l'Eglise dans les années qui viennent, et il est évident que le nouveau Pape poursuit l'oeuvre de "rassemblement" des âmes entreprises par JP II.

(Bon, pour une fois, j'ai parlé en "affreux catho", que les gentils athées me jettent la première pierre !)

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