par Kerniou » mer. 04 nov. 2009, 12:08
Vos observations et témoignages sont justes. Il ne s'agit pas de regretter le bon vieux temps où les petits fermiers vivotaient quasiment dans la misère mais à l'époque, ils ne maltraitaient pas la terre. Les produits chimiques en augmentant la production et en diminuant la pénibilité de certaines tâches ont considérablement amélioré les conditions de vie et les ressources des paysans qui sont devenus des agriculteurs; dire qu'ils y ont gagné en sérénité me parait, déjà, moins certain. Face aux bénéfices rapidement perceptibles, les effets néfastes sont restés méconnus voire écartés.
Dès les années 60, René Dumont avait émis les mises en garde que l'on connaît; la réponse a été une explosion du système dans les années 70 ! On peut tout à fait comprendre que les jeunes agriculteurs de l'époque qui avaient vu leurs parents trimer toute leur vie pour survivre se soient lancés à fond dans l'aventure et ne souhaitent pas en sortir.
Il n'est pas question d'incriminer les agriculteurs de base qui sont pris dans un système; quand,ils rencontrent des difficultés et/ou qu'ils ont besoin d'un prêt pour financer des travaux dans leur exploitation, le Crédit Agricole ne leur accorde ce dont ils ont besoin qu'après avis de conseillers qui orienterons sinon piloterons le projet. Quand on sait que les producteurs de semences et engrais et l'industrie alimentaire sont les principaux actionnaires du crédit Agricole on perçoit bien la nature des conseil qui seront donnés.
La terre devient seulement, à la satisfaction de certains, le contenant des produits chimiques afin de mieux contrôler la production.
Que ce contexte décourage et déprime les agriculteurs n'est pas étonnant; ils ne sont plus que les exécutants de directives et de pratiques qu'iis n'ont guère les moyens de refuser mais dont ils assurent les risques financiers.
Le plus grave est que l'utilisation de produits ces dangereux présente des risques pour ceux qui les manipulent et pour ceux qui les consomment dans l'alimentation.
Quand vous consultez pour certains cancers, les médecins mettent en cause la pollution agricole et regrettent que les budjets de recherche leur soient refusés. Ce sont les fabricants de ces produits qui les effectuent pendant des temps beaucoup trop courts pour que les cultures en laboratoires laissent apparaître des modifications cellulaires qui mettraient entre 9 et 18 mois pour se faire jour. Certaines tumeurs cancereuses se développent sur dix à quinze ans avant de se manifester.
Scientifiquement, en France, rien n'est prouvé. Certains services, alertés par de trop nombreux cas de tumeurs identiques, dans des régions où certains produits chimiques sont utilisés se font taper sur les doigts quand ils publient des statistiques qui ne leur sont pas demandées ! Sic ...
Les mises ne garde face aux problèmes de santé publique sont balayées par les interêts financiers, par les agriculteurs eux-mêmes qui ne veulent pas revenir à leurs conditions de vie antérieures ce qui se comprend et qui n'est pas un objectif.
Des recherches en amont des modifications cellulaires, étudiées très sérieusement sur le comment, pourraient être envisagées sur le pourquoi.
Pour l'instant, les familles attendent des solutions et des malades gravement atteints meurent de plus en plus jeunes.
Alors que des recherches
Vos observations et témoignages sont justes. Il ne s'agit pas de regretter le bon vieux temps où les petits fermiers vivotaient quasiment dans la misère mais à l'époque, ils ne maltraitaient pas la terre. Les produits chimiques en augmentant la production et en diminuant la pénibilité de certaines tâches ont considérablement amélioré les conditions de vie et les ressources des paysans qui sont devenus des agriculteurs; dire qu'ils y ont gagné en sérénité me parait, déjà, moins certain. Face aux bénéfices rapidement perceptibles, les effets néfastes sont restés méconnus voire écartés.
Dès les années 60, René Dumont avait émis les mises en garde que l'on connaît; la réponse a été une explosion du système dans les années 70 ! On peut tout à fait comprendre que les jeunes agriculteurs de l'époque qui avaient vu leurs parents trimer toute leur vie pour survivre se soient lancés à fond dans l'aventure et ne souhaitent pas en sortir.
Il n'est pas question d'incriminer les agriculteurs de base qui sont pris dans un système; quand,ils rencontrent des difficultés et/ou qu'ils ont besoin d'un prêt pour financer des travaux dans leur exploitation, le Crédit Agricole ne leur accorde ce dont ils ont besoin qu'après avis de conseillers qui orienterons sinon piloterons le projet. Quand on sait que les producteurs de semences et engrais et l'industrie alimentaire sont les principaux actionnaires du crédit Agricole on perçoit bien la nature des conseil qui seront donnés.
La terre devient seulement, à la satisfaction de certains, le contenant des produits chimiques afin de mieux contrôler la production.
Que ce contexte décourage et déprime les agriculteurs n'est pas étonnant; ils ne sont plus que les exécutants de directives et de pratiques qu'iis n'ont guère les moyens de refuser mais dont ils assurent les risques financiers.
Le plus grave est que l'utilisation de produits ces dangereux présente des risques pour ceux qui les manipulent et pour ceux qui les consomment dans l'alimentation.
Quand vous consultez pour certains cancers, les médecins mettent en cause la pollution agricole et regrettent que les budjets de recherche leur soient refusés. Ce sont les fabricants de ces produits qui les effectuent pendant des temps beaucoup trop courts pour que les cultures en laboratoires laissent apparaître des modifications cellulaires qui mettraient entre 9 et 18 mois pour se faire jour. Certaines tumeurs cancereuses se développent sur dix à quinze ans avant de se manifester.
Scientifiquement, en France, rien n'est prouvé. Certains services, alertés par de trop nombreux cas de tumeurs identiques, dans des régions où certains produits chimiques sont utilisés se font taper sur les doigts quand ils publient des statistiques qui ne leur sont pas demandées ! Sic ...
Les mises ne garde face aux problèmes de santé publique sont balayées par les interêts financiers, par les agriculteurs eux-mêmes qui ne veulent pas revenir à leurs conditions de vie antérieures ce qui se comprend et qui n'est pas un objectif.
Des recherches en amont des modifications cellulaires, étudiées très sérieusement sur le comment, pourraient être envisagées sur le pourquoi.
Pour l'instant, les familles attendent des solutions et des malades gravement atteints meurent de plus en plus jeunes.
Alors que des recherches