Homélies du Dimanche

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Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 17 avr. 2021, 22:19

Dimanche 18 avril 2021 - Troisième dimanche de Pâques
Luc 24,35-48 1Jean 2,1-5a Actes des Apôtres 3,13-15.17-19

Nous lisons dans le Psaume : « Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! » Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage ! » Qui nous fera voir le bonheur? Qui nous permettra de voir le visage illuminé de Dieu? Le bonheur est une denrée qui semble rare parfois. Tout le monde le cherche constamment et personne ne semble l’avoir attrapé de ses mains, l’avoir saisie et retenu. Le bonheur est comme le vent, il passe, nous surprend et repart.
Qui nous fera voir le bonheur? Peut-être, le cherchons-nous trop? Pendant que nous le cherchons, le bonheur joue à la cachette. Serait-il mieux de ne pas chercher le bonheur? C’est comme chercher la chaleur, en plein soleil l’été où il fait 25 degrés.

Or, le bonheur ne se laisse pas chercher, le bonheur est comme Dieu est, comme Dieu a dit à Moïse : « Je Suis. » Je Suis l’Amour, je suis le bonheur, je suis la joie, je suis la paix, Je Suis. C’est trop simple. Le bonheur est là, mais nous le cherchons. En le cherchant, nous sommes ailleurs pendant que le bonheur est déjà placé dans notre cœur. Apprécions le bonheur et il va remonter en surface. Il va remonter comme les bulles dans une eau gazéifié.

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Saint Jean nous dit : « En celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui. »
Conserver la Parole de Dieu, méditer la Parole de Dieu, approfondir la Parole de Dieu permet aux bulles de l’Esprit Saint de remonter constamment en nous et d’irriguer notre corps en entier. La Parole de Dieu jaillit de notre cœur un peu à la fois. Et pour les personnes qui l’ont vécu, lorsque la Parole remonte en nous, nous avons toujours un sentiment de joie et de satisfaction. Nous disons, wow, je ne l’avais pas vu comme ça. Comme c’est beau d’observer la joie dans un enfant, comme c’est beau d’observer la création de Dieu dans la forêt, comme c’est beau de regarder un oiseau voler, comme c’est beau quand la justice améliore la vie des personnes de notre municipalité, de notre paroisse. Nous voyons la Parole de Dieu en action, lorsque nous voyons des marches pour améliorer la qualité de vie des personnes.

Mais certaines personnes peuvent voir Jésus et sa Parole comme un fantôme qui n’est pas très invitant. Le fantôme fait peur lorsque nous ne connaissons pas Jésus.

Les Apôtres sont rassemblés et « saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. » Jésus vient de traverser les murs. Dans une autre version de la Bible, il est écrit qu’ils croyaient voir un fantôme. Comment les Apôtres qui ont vécu avec Jésus pendant trois ans, jour et nuit, peuvent avoir peur de Jésus parce qu’ils ne le reconnaissent pas? Le fantôme fait peur lorsque nous ne connaissons pas assez Jésus.

Mais Jésus est patient. Il n’y a pas plus patient que Jésus, il n’y a pas plus patient que Dieu. Eux voient un fantôme et Jésus doit les inviter à le toucher. Il n’y a pas que Thomas qui a eu la permission de toucher Jésus.

Relisons le passage : « Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. » « Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. »

Continuons de permettre à Jésus de nous surprendre que ce soit dans sa Parole, par l’Eucharistie, et pourquoi pas par une apparition. Que Jésus vienne transformer notre vie en profondeur. Laissons-le remonter de notre cœur et laissons la bienveillance de Dieu nous envahir à nouveau.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 10 avr. 2021, 22:15

Dimanche 11 avril 2021
Jean 20,19-31 1Jean 5,1-6 Actes des Apôtres 4,32-35
Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la miséricorde

Nous connaissons bien l’histoire des Apôtres au cénacle qui ont eu la visite de Jésus, après la résurrection. Jésus n’a pas attendu que les Apôtres lui ouvrent la porte, il est passé directement à travers le mur pour les saluer. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » À ces paroles les Apôtres sont heureux, leur joie est le signe de la manifestation de Dieu.

J’aime dire aux enfants comment recevoir Jésus dans leur cœur. Je leur dit : ‘Lorsque vous étudiez dans le silence total, parfois vous vous dites’; ‘bon, comment je vais arriver à comprendre ce problème à résoudre’ ou bien parfois vous dites; ah super! J’ai réussi!’. Vous avez créé un dialogue dans votre cœur et dans votre conscience.

Avec Jésus c’est pareil, nous lui parlons dans notre cœur comme vous le faites pour vos études. Et là je leur dis que je crois que Jésus est dans le Tabernacle, dans la petite maison que vous voyez dans le chœur de l’église.

Je leur demande s’ils veulent dire quelque chose à Jésus. Ils peuvent lui demander de leur pardonner quelque chose, comme avoir frappé le chat ou le chien, une sœur ou un frère. Ils peuvent lui demander d’aider une personne de leur famille, d’aider une personne à l’école, remercier Jésus pour quelque chose de bon, de bien, de beau. Ou tout simplement lui dire : ‘Je t’aime, Jésus !’ Et Jésus leur dit : « Je t’Aime ».

Lorsque que je me suis relevé, je voyais les petits les mains jointes, les yeux fermés et qui le faisait avec cœur. Pendant qu’ils priaient, je les offrais à Jésus avec tout ce qu’ils sont, avec les intentions de leurs cœurs.

Ensuite, nous devons laisser du temps à Jésus pour se manifester à nous. Nous sommes souvent trop pressés, nous sommes souvent trop habitués à ce que tout fonctionne bien et rapidement. Mais Jésus continue d’être présent avec nous. Laissons Jésus se manifester à nous.
Les Apôtres n’attendaient pas Jésus dans le cénacle. Et Jésus s’est manifesté à eux, parce que leur cœur était prêt à le recevoir. Mais, nous le savons, Thomas n’était pas là.

Or, Thomas nous offre un enseignement de discernement. Si quelqu’un m’arrive avec les yeux lumineux et me dit : j’ai attrapé un poisson gros comme ça (trois pieds, le montrer) et en plus il me dit que ça c’est juste la face du poisson, je pense que je veux le voir! Là je suis Thomas. Et je pense que je ne serais pas le seul.

Thomas arrive peut-être de l’épicerie, ou il arrive de la pêche et il voit les Apôtres avec les yeux grand de même (un pied) pis les Apôtres pensent qu’il va croire qu’ils ont vu Jésus passer par les murs et leur parler ? Il pense que peut-être les Apôtres lui font une blague, comme on peut en faire, et Thomas trouve que cette blague-là est un peu trop irréelle.

Thomas a la grâce d’attendre que Jésus se manifeste à lui. Le cœur de Thomas est aussi prêt à recevoir la présence de Jésus. Et Jésus ne le déçoit pas. Il se rend présent. La miséricorde de Jésus est son attente du oui de Thomas. Il est en attente de mon « oui », de notre « oui ». Quel que soit notre misère, il la dépasse et nous Aime.

Pour les personnes à qui Jésus n’a pas apparu, Jésus est dans votre cœur. Il est là. Avoir foi en Jésus ouvre la porte de notre cœur et nous permet de vivre un cœur à cœur avec lui, notre cœur branché sur le sien. Car Jésus, comme pour la résurrection, n’a pas besoin de nous taper sur l’épaule pour nous demander à entrer, l’Amour de Jésus est dans notre cœur.

Oui, nous pouvons offrir du matériel et de l’argent aux pauvres, mais ce que le monde a le plus besoin, c’est de savoir que Dieu les Aime d’un Amour infini à la plus grande joie que nous ayons vécue. Nous avons tous et toutes cette mission.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 03 avr. 2021, 21:07

Dimanche 4 avril 2021 Dimanche de Pâques


Jean 20,1-9 Colossiens 3,1-4 Actes des Apôtres 10,34a.37-43

Aujourd’hui, Saint Pierre nous offre un de ses premiers discours comme Pape. Et il le fait en se rappelant ce que Jésus a transmis aux Apôtres.


Nous nous arrêterons sur ce message de Pierre : « Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. » Pierre confirme que Jésus a bu et mangé avec des témoins, dont il fait partie. Pour que Jésus soit avec des personnes à manger et boire après sa mort, c’est le signe évident qu’il est ressuscité. Pierre en a été témoin. Jésus est réellement vivant et tout ce qu’il a fait est à croire absolument.


Saint Paul pour sa part, nous invite à ressusciter avec le Christ. Il nous dit : « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. » La clef de tout croyante, de tout croyant est de rechercher constamment les « réalités d’en haut ». Je me suis beaucoup promené sur les routes de l’Est du Témiscamingue, et je remarque que les vaches dans les champs passent leur journée entière à chercher du foin assez long pour manger, et elles passent la majeure partie de leurs journées à manger du foin. Elles mangent tellement de foin qu’elles m’exaspèrent. Et je me demande comment elles font pour en manger autant. On dirait qu’elles n’ont que ça à faire, manger, manger, manger.


C’est vrai que je les vois se reposer aussi, mais il me semble qu’elles mangent plus qu’elles ne se reposent. D’ailleurs, elles se reposent comme si elles étaient éveillées et attentives. Parce qu’elles ont la tête élevée lors de leur sommeil. Et pendant le repos, elles digèrent, elles digèrent constamment. Elles cherchent les réalités d’en bas, elles mangent les réalités du sol.


Et Saint Paul nous dit : « Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. » Les vaches cherchent les réalités d’en bas et elles en mangent, saint Paul nous invite à rechercher les réalités d’en haut et d’en manger constamment. Jésus-Christ est dans les réalités d’en haut, dans le Royaume de Dieu.


Nous sommes invités à ressusciter avec Jésus-Christ et passer notre temps à trouver des moyens de demeurer unis à lui, dans la prière, dans la charité, dans la paix, la joie simple, les encouragements, les soutiens, l’entraide, le partage, créer des liens signifiants avec les autres personnes des autres paroisses, et surtout nous retrouver au repas que Dieu nous offre chaque jour, l’Eucharistie. Dieu nous offre les réalités d’en haut et il veut que nous en mangions constamment.

Saint Paul est totalement éclairé de la lumière de la Résurrection lorsqu’il nous implore de chercher continuellement les réalités d’en haut.


Dans l’Évangile, il y a des personnes qui recherchent les réalités de Dieu. Marie-Madeleine, Pierre, Jean et combien d’autres.


« Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. » Pourquoi c’était les ténèbres, même si Jésus était ressuscité, c’est simplement parce que Marie Madeleine n’avait pas fait l’expérience de la résurrection, dans sa vie à elle. Tant qu’elle ne fera pas l’expérience de la résurrection, c’est les ténèbres dans sa vie.


Elle voit que la pierre a été roulée et elle a le bon réflexe, elle court avertir les Apôtres. Jean et Pierre qui cherchent aussi Jésus ‘court tous les deux ensemble’ pour voir. La communauté c’est ça, de courir ensemble pour trouver les réalités d’en haut, courir ensemble pour trouver Jésus :

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, [Jean] lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. » Jean croit et Pierre va croire aussi, si l’on se fie à son premier discours qu’il a proclamé. Je vous relis ce que Pierre a dit : « Nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. »


Recherchons les réalités d’en haut et n’ayons pas peur de perdre du temps avec Jésus, car ce n’est pas une perte de temps, ce n’est jamais une perte de temps, mais la joie constante de manger et boire continuellement à la source, aux réalités d’en-haut, dans le Royaume de Dieu.


L’Eucharistie nous sera maintenant offerte, nous mangerons la chaire divine de Dieu, après nous être abreuvés à sa Parole. Mangeons, mangeons, mangeons et buvons les réalités d’en haut. Recevons constamment l’Amour de Dieu en nous.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 27 mars 2021, 18:44

Dimanche 28 mars 2021 Passion
Dimanche de la Passion

Mc14,1-72.15,1-47 Ph 2,6-11 Is50,4-7

Dans le livre d’Isaïe, il est écrit : « Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. » C’est bien de se tenir à l’écoute du Seigneur chaque matin. Sois que nous nous tournons à l’intérieur pour écouter la présence de Jésus dans notre cœur, soit que nous ouvrons la Bible et trouver l’Amour de Dieu dans les différents textes.

Mais aujourd’hui, nous avons été à l’écoute des textes que nous avons lus. Je vous invite à vous souvenir d’une phrase que vous avez entendue aujourd’hui et de la porter pendant cette semaine.

Saint Paul a été très inspiré lorsqu’il a décrit la présence de Jésus dans notre monde : « Reconnu homme à son aspect, Jésus s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » Jésus est devenu l’un des nôtres et il est venu nous apporter la paix et l’Amour. Il s’est vêtu du corps de l’humanité pour le conduire en son Royaume.

Pendant cette semaine, en la montée pascale, nous sommes devant la réalité de Dieu qui fait tout pour nous garder dans son Amour. Entrons vraiment dans le Cœur de Dieu et laissons-nous aimer de son Amour infini. Laissons-nous combler de son Amour, de sa présence en nous.

Marchons avec lui jusqu’à la croix. Nous pouvons relire le texte de l’Évangile chaque jour. Nous avons aussi possiblement notre manière de prier pour cette semaine.

Voici brièvement, les événements qui conduisent à la croix de Jésus. Je nous invite encore à écouter ces paroles :

Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir.

Une femme lui verse le parfum sur la tête et Jésus la défend.

Les Apôtres mangent la Pâque avec Jésus. Jésus offre son Corps et son Sang

Judas le livre.

Jésus dit aux Apôtres : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.

Jésus dit à Pierre : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. »

Au Calvaire, Jésus : commence à ressentir frayeur et angoisse, puis il dit : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »

Jésus dit : Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation

Jésus est arrêté par les gardes

« Nous l’avons entendu dire : “Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.” »

Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »

Jésus lui répond : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. »

Quelques-uns crachent sur lui, couvrent son visage d’un voile, et le giflent, et disent : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnent des coups.

Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.

La foule crie : « Crucifie-le ! »

Pilate fait flageller Jésus et il le livre pour qu’il soit crucifié. Barrabas est relâché et Jésus… condamné.

Ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.

Puis ils le crucifient

Des passants l’injurient et se moquent de lui.

Jésus crie d’une voix forte : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Jésus pardonne puis il expire : « Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Continuons cette semaine en méditant ces passages et en écoutant notre cœur et vivons une relation et un dialogue avec Jésus.

C’est ce Jésus là que nous acclamons avec nos rameaux. Êtes-vous prêts à relever vos rameaux et dire dans votre cœur, c’est ce Jésus que je suis pendant cette semaine jusqu’à la croix.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 20 mars 2021, 20:09

Dimanche 21 mars 2021

Cinquième dimanche de Carême
Jn12,20-33 Hé5,7-9 Jr31,31-34

Dans le livre de Jérémie, nous avons des fondements clés de Dieu qui nous permettent une belle méditation sur la bienveillance de Dieu et sur notre engagement.

Premièrement, Dieu parle du peuple d’Israël, mais il pourrait parler de toute famille, de toutes sociétés, de toutes personnes et qui sait, même de moi, de nous. Il nous dit : « mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur. » Dieu est vrai, il est clair, seuls nous pouvons rompre notre alliance avec Dieu. Mais rassurons-nous, Dieu ne rompra jamais son Alliance avec nous. Son Amour est toujours dans notre cœur pour nous dégeler, nous éveiller, nous déranger et nous engager. L’Amour de Dieu, c’est ce que veut dire faire Alliance avec nous, c’est vivre du même Amour que Dieu. Et Dieu ne veut rien d’autre que nous retrouver constamment dans son Amour.
Comment Dieu s’y prend pour que nous connaissions so
n Amour? Il dit : « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. » Eee, Maitre, Dieu, Seigneur, Yahvé, tu as vraiment inscrit ta loi dans mon cœur? Cela veut-il dire que l’Amour de Dieu est en moi, que ton Amour Dieu est en moi?

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Comment pourrais-je m’en défaire? Je ne peux pas me défaire, me détacher de ton Amour. Et pourquoi m’en défaire? Si l’Amour de Dieu est inscrit sur mon cœur, ça veut vraiment dire que Dieu lui-même est inscrit sur mon cœur! Si Dieu est Amour et je le crois, il est déjà le maitre de mon cœur. Il nous a aussi dit : « Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, » dans leur cœur.

Cependant, j’ai et j’aurai toujours le choix d’accueillir l’Amour de Dieu sur mon cœur ou être distrait et penser qu’il n’est pas du tout là. Té où Dieu? Je ne l’entends pas, je ne le vois pas, il n’est pas là, il ne m’aime pas, il ne me considère pas, il me laisse seul. Le mensonge est de refuser le Créateur, de refuser l’Amour de Dieu.

Dieu termine en disant : « Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » Comme peuple aussi, comme famille aussi, nous pouvons refuser de laisser Dieu être présent, de laisser Dieu être notre Dieu.

Si Dieu écrit sur la pierre, la pierre ne bougera pas beaucoup, elle ne se mettra pas en marche, elle ne reconnaitra pas la présence de Dieu. Vraiment ce passage du livre de Jérémie est une belle base pour augmenter la foi en nous pendant ce temps de bienveillance accordé par Dieu, ce temps de Carême.

Ensuite, connaître Dieu est le moyen de nous faire pardonner nos fautes. Le pape François rappelle que le sacrement du pardon et de la réconciliation individuels est une grâce de Dieu : « C’est le sacrement de la tendresse de Dieu. » Le pardon individuel avec un prêtre permet d’avancer dans la foi, d’améliorer notre rencontre avec Dieu et notre marche de foi quotidienne. Le Psaume 50 d’aujourd’hui est aussi une belle prière pour la suite de notre Carême. Vous pouvez apporter le Prions et réciter le psaume 50.

Amen, amen, Jésus nous le dis : « si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » Mourir à soi, pour trouver la présence de Dieu en soi. Le grain de blé a une carapace qui est dure, mais dans son noyau, il a tout pour éclater en vie. Quelle belle image pour décrire la résurrection dès maintenant dans chacune de nos vies.

Que l’Amour de Dieu dans notre vie fasse éclater tous nos doutes, toutes nos déceptions et que nous laissions Jésus travailler notre cœur et travailler les cœurs autour de nous. Confiance en Jésus! Laissons à Jésus le soin d’organiser notre futur. Laissons à Jésus nous offrir sa présence pour que nos situations difficiles se transforment par la vérité, par l’Amour, se transforment par des réalisations éclairées, des possibilités qui semblaient fermées à tout jamais, en possibilités remplis d’espérance. Laissons à Jésus nous tracer le chemin de la fin du Carême jusqu’à la résurrection.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 13 mars 2021, 19:52

Dimanche 14 mars 2021

Quatrième dimanche de Carême (Laetare)

Jn 3,14-21 Ép 2,4-10 2Ch 36,14-16.19-23


Dimanche passé, Jésus renversait les tables des changeurs dans le Temple. Jésus nous invite aussi à lui demander de renverser toutes les tables qui nous éloignent de Lui. Nous avons personnellement des tables dans notre vie qui contiennent des choses inutiles, des pensées négatives, ou autres poids que nous trainons.


Seul Jésus peut nettoyer les tables de notre vie. La table de notre mémoire, la table de notre passé, la table de gestes non orientés par l’amour, la table de nos paroles qui n’édifient pas.


Nous sommes invités à accepter Jésus comme notre Seigneur et Sauveur personnel. Nous sommes invités à devenir aujourd’hui, enfants de Dieu et chaque matin vouloir Jésus à nouveau, dans notre cœur, dans notre vie.


Dans le livre des Chroniques, Dieu nous invite aussi à laisser derrière nos infidélités envers lui. C’est comme si Dieu faisait le lien entre le mariage et l’Alliance entre lui et nous. Et notre infidélité au mariage avec Dieu, est notre éloignement. Dieu n’est jamais éloigné de nous, mais nous nous éloignons de lui.


« Le Seigneur, le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure, » nous dit les Chroniques. « Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes. » Assurons-nous d’être à l’écoute du bon sens qu’il y a dans notre Église. Depuis deux mille ans, notre Église suit Jésus et nous offre les moyens de toujours demeurer avec Lui.

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Saint Paul nous dit : « Nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. » Nous reculons lorsque nous agissons comme si Jésus n’est pas dans notre vie, comme si Jésus n’est pas notre Seigneur, comme si Jésus ne conduit pas son Église et qu’il ne conduit pas son peuple. Nous nous « a-mort-issons, » nous devenons morts à la Sagesse de Dieu et de son Église lorsque nous pensons avoir tout réglé et que nous sommes biens installés dans notre vie. Le danger est là, le danger c’est lorsque nous pensons que nous n’avons plus rien à accomplir au nom de Jésus et que nous pensons avoir déjà tout réalisé en notre nom propre.


Nous devons nous attendre à du changement, à nous dépouiller de tout ce qui ne vient pas de Dieu, nous devons nous attendre à ce que le Saint Esprit nous dérange, et vide nos tables bien garnis. Alors là, seulement là, la joie de Dieu va se réaliser dans notre vie.


Jésus a aussi été dérangé pendant sa vie, il n’a pas eu une vie qui était de tout repos, et il s’est confronté à un monde trop souvent sans Dieu. Jésus a aimé, Jésus nous aime encore. Saint Jean nous le dit clairement : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. »


Jésus a pris soin de nous et il nous invite à prendre soin les uns des autres. Dans la lettre du pape François, La joie de l’Évangile, il nous dit : « Que tous puissent admirer comment vous prenez soin les uns des autres, comment vous vous encouragez mutuellement et comment vous vous accompagnez (…). Le témoignage de communautés authentiquement fraternelles et réconciliées, cela est toujours une lumière qui attire. » La joie de l’Évangile # 99-100.


Encourager, admirer la présence du Christ dans la vie, les gestes, les paroles de chaque personne, prendre soin en étant authentique et fraternels. Voilà, ce qui est une communauté qui laisse la joie de l’Évangile passer, la joie de l’Esprit Saint passer comme un bon coup de vent sous le soleil l’été. Une bise de joie qui fait du bien à nous et aux personnes autour de nous chaque jour de notre vie. Dieu ne condamne personne, nous ne condamnons personne, nous vivons dans la joie du Cœur de Dieu.


Pendant cette Eucharistie, choisissons la Table de Dieu, l’Autel où il se sacrifie pour nous, en ce moment, où il nous donne sa vie et par laquelle il nous sauve du mal et nous garde unis en son Royaume, dès maintenant. Que le Christ Eucharistie nous garde dans sa joie.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 06 mars 2021, 19:48

Dimanche 07 mars 2021 Troisième dimanche de Carême
Jn2,13-25 1Co 1,22-25 Ex20,1-17

Les commandements ou les recommandations semble pour nous aujourd’hui une forme d’autoritarisme dont nous ne pouvons échapper et dans lesquelles nous nous sentons piégés.

Cela est vrai lorsque nous pensons les commandements comme le monde peut les transmettre parfois. Par exemple, tu dois croire ou tu meurs. Ou bien, si tu ne crois pas tu seras damné. Heureusement, nous n’entendons plus ces manières de le dire.

Pour Dieu, les commandements sont des recommandations, des moyens de nous garder hors du danger, des posologies pour notre vie de foi.
Prenons un exemple. Il est dit : « Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi. » Si nous y pensons vraiment, il y a tout plein de dieux (petit d, des petits « dieux ») dans notre monde aujourd’hui.

Lorsque des vendeurs de drogues disent que la drogue fera du bien à la personne, ce sont des dieux qui n’ont aucune ressemblance à notre Dieu d’Amour. Lorsque des personnes veulent vous raconter l’avenir avec une boule de crystal, elles sont des déesses qui se prennent pour Dieu. C’est de l’orgueil. Et elles ne permettent pas à Dieu d’être Dieu.

Or, lorsque Dieu nous dit de ne pas nous laisser aller à d’autres petits dieux de mensonges, mais de suivre notre Dieu uniquement, ce commandement est très important pour nous, pour notre vie, pour notre entourage. Sortir de la route avec notre voiture est un bon exemple de suivre d’autres dieux, d’autres chemins. Ça ne nous conduit pas loin, sinon dans le décor. Or, Dieu veut nous éviter tous ces pièges et il nous rappelle constamment : ‘Suivez-moi, Suivez votre Dieu qui est Amour pour vous.’

Les commandements sont une bonne chose lorsqu’elles viennent de Dieu, uniquement de Dieu.

Voici une vérité qui pourrait être un commandement pour nous, puisque c’est très vrai : « nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes, nous dit saint Paul. » Nous n’avons pas un dieu bonbon, nous avons Dieu qui est réel, qui a vécu notre vie, qui s’est fait crucifier pour la vérité, la paix et notre salut.

Jésus renverse les tables des changeurs dans le Temple. Jésus renverse aussi les tables des personnes qui se sont égarées. Il renverse nos tables qui sont remplies de choses inutiles, de choses qui nous éloignent de Dieu. Jésus renverse « nos fausses idées, nos marchandages, nos prétendues puretés (Vie Liturgique) », nos illusions. Et nous voulons que Jésus renverse toutes les tables qui nous attirent loin de lui.
Imaginez qu’ici derrière il y ait une centaine de tables et une seule nous conduit à Dieu. Le choix est facile, mais peut-être pas si facile que ça. Un petit incident pourrait nous empêcher de choisir la table de Dieu.

Mais pour cela, nous devons aussi accepter Jésus comme notre Seigneur et Sauveur personnel. Nous devons accepter de devenir aujourd’hui, enfants de Dieu et chaque matin vouloir Jésus à nouveau, dans notre cœur, dans notre vie.

C’est un commandement de Dieu, pas pour nous écraser, pas pour nous détruire, mais pour nous conduire à l’Amour, pour nous relever et nous permettre d’entrer dans le Royaume préparé pour nous. Le commandement de Dieu est toujours Amour. Que les commandements de Dieu nous libèrent et nous gardent dans son Cœur, dans sa joie.

Pendant cette Eucharistie, choisissons la Table de Dieu, l’Autel où il se sacrifie pour nous, en ce moment, où il nous donne sa vie et par laquelle il nous sauve du mal et nous garde unis en son Royaume, dès maintenant. Que le Christ Eucharistie nous garde dans sa joie.

Re: Homélies du Dimanche

par Carolus » mar. 02 mars 2021, 23:47

Normandt a écrit :
sam. 27 févr. 2021, 20:08

Dieu envoie son Fils Jésus pour nous conduire à la vie éternelle, parce que c’est le propre de Dieu d’offrir son Amour et de trouver la solution au mal et au péché dans notre monde. Saint Peul nous le confirme. Dieu : « n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous. » Dieu nous a tout donné et il nous sauve.
Merci de cette méditation, cher Normandt. :)
Jn 3, 16 Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Quel grand amour ! :coeur:

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 27 févr. 2021, 20:08

B 2e Dimanche de Carême

28 février 2021 Mc 9,2-10 Rm 8,31b-34 Gn22,1-2.9-13.15-18

S’il y a quelque chose dont nous connaissons d’Abraham, c’est sa foi en Dieu. Abraham était prêt à sacrifier son fils Isaac, son fils unique. Et à la dernière seconde, Dieu lui a demandé de ne pas tuer son fils. Il est à comprendre que dans ce temps-là, il y avait des dieux auxquels ils immolaient leur garçon, premier né. C’était une pratique courante.

Or, avec ce point de repère dans l’histoire de l’humanité, il serait facile de comprendre qu’Abraham n’immolait pas Isaac à Dieu mais à d’autres faux dieux. Ce qui contrevient à la Loi d’Amour de Dieu.

Ce qui est essentiel de comprendre, c’est qu’Abraham a surtout été à l’écoute de Dieu et il a épargné son fils de la mort. C’est une conversion d’Abraham à Dieu. Dieu n’a pas voulu la mort du fils d’Abraham, puisque Dieu est Amour. Dieu ne veut pas la mort de personne. La conversion est de ne pas sacrifier ce qui nous est offert par Dieu, mais de le sanctifier.

Dieu envoie son Fils Jésus pour nous conduire à la vie éternelle, parce que c’est le propre de Dieu d’offrir son Amour et de trouver la solution au mal et au péché dans notre monde. Saint Peul nous le confirme. Dieu : « n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous. » Dieu nous a tout donné et il nous sauve.

Nous connaissons aussi l’histoire de la Transfiguration où Jésus apparaît dans sa splendeur devant Moïse, Éli, avec qui il s’entretient et trois Apôtres, Jean, Pierre et Jacques. Jésus leur montre la Lumière même de son Amour. Il est lumineux de l’Amour de la Trinité. Jésus est : « Transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. »

Puis, le Père dit : « Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Pierre commençait à être vraiment effrayé ou bien il était sans mots devant tout ce qui se produit à la Transfiguration de Jésus. Ici, Jésus nous montre ce qu’est sa Résurrection. Élie et Moïse sont en vie puisqu’ils s’entretiennent avec Jésus, comme il est écrit : « Élie (…) avec Moïse, tous deux s’entretenaient avec Jésus. »

Or, justement, il n’y a aucune raison de craindre la Lumière de Dieu. Cette Lumière bienveillante est son Amour. Et si c’est encore difficile pour Pierre d’être dans cette lumière, comment ça peut être difficile pour nous qui n’avons pas vu ce phénomène.

Nous avons toutefois la chance de connaitre ce passage de l’Écriture. En même temps, Jésus nous invite à lui faire confiance et à nous laisser envahir par sa Lumière. Il veut être dans nos maisons, il veut être dans nos familles, Jésus veut être dans notre vie. Il veut que nous portions aussi sa Lumière.

Comme le monde en général ne voyait pas la Lumière de Jésus, le monde en général ne voient pas la Lumière de Jésus en nous. Jésus est Lumineux en étant devant les Apôtres, imaginez la Lumière qui nous envahit lorsque nous recevons l’Eucharistie! Nous ne voyons pas cette lumière pas plus que notre entourage la voit en nous, mais elle est là.

Après la communion, pensons à remercier Jésus pour sa Lumière en nous, Lumière qui contient toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, de paix, de joie, d’Amour.

Lorsque le Corps et le Sang de Jésus sont sur l’Autel, pensons que Jésus est là. Si Jésus est là devant nous, regardons-le, comme un grand nombre de personnes ont voulu se rassembler autour de lui. C’est Jésus qu’ils regardaient, c’est Jésus qui est là aussi sur l’Autel après que le pain et le vin sont consacrés. C’est la grande Lumière de Dieu qui devient présente sur l’Autel. Regardons-le! Adorons-le! lors de la consécration. Dieu est là!

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 20 févr. 2021, 22:26

1er Dim de Carême, 21 février 2021

B Mc 1,12-15 Pi 3,18-22 Gn 9,8-15

Nous sommes entrés dans le Carême. Et nous avons devant nous le déluge qui s’est produit dans le temps de Noé. En même temps, nous avons notre propre vie de laquelle il y a eu quelques déluges, des petites morts à des situation plus difficiles.

Commençons par le déluge comme il est annoncé dans le livre de la Genèse. Nous connaissons cette histoire où Dieu est tellement tanné de voir ses enfants sur la terre se pervertir, entrer dans l’ivrognerie, qu’il décide de balayer le mal.

Seul l’arche de Noé, remplis de toutes les espèces du sol, deux par deux, sera le salut d’un grand nombre. La famille de Noé est épargnée.
Mais pensons-y vraiment. Si nous sommes Dieu, est-ce que nous voudrions effacer des personnes sur la terre à cause du mal qui se fait et de l’éloignement de Dieu? Peut-être que oui, peut-être que nous voudrions effacer tout ce monde de la surface de la terre. Mais ça c’est nous. Il serait donc facile de dire que Dieu a détruit ce peuple.

Mais la question est : Est-ce que Dieu a déjà eu l’intention de détruire qui que ce soit? Est-ce que Dieu voudrait détruire sa créature? Si Dieu est Amour, est-ce qu’il a déjà pensé à balayer la majorité des personnes de la terre en les faisant mourir? C’est la manière que des humains comprennent Dieu. Mais Dieu ne fait pas de mal. Dieu est Amour.

Les humains de ce temps pensaient que Dieu avait plaisir à détruire les personnes qui semblaient fausses. Cette personne n’est pas à mon goût, je vais tout faire pour qu’elle s’en aille. Cette personne ne pense pas comme moi, je vais m’organiser pour qu’elle ne mette plus les pieds ici. Des humains peuvent penser comme ça, mais pas Dieu.

Parce que Dieu est Amour et son Amour ne rejette personne, encore moins peut-il faire du mal à ses enfants. Dieu n’a jamais fait de mal à personne.

Dieu ferait plutôt ceci : « J'établis mon alliance avec vous, avec tous vos descendants, et avec tous les êtres vivants. » Dieu a déjà établi son Alliance avec nous.

L’incompréhension de l’Amour de Dieu paraît dans toute la Bible. Nous sommes lents à comprendre que Dieu nous Aime. Nous implorons Dieu de ne pas nous éliminer, tandis que nous devrions louer Dieu pour son Amour infini pour nous.

Est-ce que nous sommes entrés dans cet Amour bienveillant de Dieu? La famille du temps de Noé a compris la bienveillance de Dieu dans le signe de l’arc-en-ciel. Son Alliance est son Amour qu’il nous offre sans limite.

Jésus est la preuve indéniable que Dieu nous Aime comme le mentionne Saint Pierre, qui a tout compris : « Frères, le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes ; lui, le juste, il est mort pour les coupables afin de vous introduire devant Dieu. Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l'esprit, il a été rendu à la vie. » Jésus s’est donné totalement pour nous, pour nous sauver.

Jésus nous a aussi montré, à nous, comment combattre le mal lorsqu’il fut tenté dans le désert. Le mal veut faire de nous des reines, des rois de la terre.

Tout de suite après la tentation au désert, Jésus nous lance cet appel pressant de chaque jour : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Convertissons-nous à Jésus chaque jour. Laissons nos batailles et nos querelles, nos blocages. Libérons-nous avec Jésus qui est venu tout simplement pour aimer, aimer, aimer. Ne restons pas dans nos déluges.
Traversons la mer et embarquons sur la nouvelle rive promise par Jésus. La rive de la liberté, la rive de l’amour qui passe par le dialogue sain et bienveillant. Croire en Jésus, c’est devenir bienveillant comme lui.

Pendant cette Eucharistie, demandons à Jésus de venir purifier quelque chose en nous, conscient ou inconscient. En nous purifiant, qu'il nous redonne sa lumière afin de le suivre plus précisément dans le cœur et la vie de notre prochain. Que Jésus prenne place en nous pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Que Jésus nous libère de la poussière et nous permette de retrouver la flamme au fond de notre cœur.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » dim. 14 févr. 2021, 20:54

B Dimanche 14 février 2021 6e TO
Mc 1, 40-45 1Co 10, 31-11, 1 Lv 13, 1-2.45-46

Dieu merci, il y a des pratiques dans le passé que nous ne faisons plus aujourd'hui. Mais pour ce temps-là, ça semblait être la solution. Le livre du Lévitique se situe à environ 4000 ans de nous. Il est dit que: « Le lépreux atteint de cette plaie portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu'aux lèvres, et il criera : ‘Impur ! Impur !’ Tant qu'il gardera cette plaie, il sera impur. C'est pourquoi il habitera à l'écart, sa demeure sera hors du camp »… hors de la civilisation.

Il était repoussé hors de la ville. Habituellement, sortir une personne de la ville signifiait qu'il se retrouvait seul dans le désert. Et le désert signifie la mort de cette personne. Il valait mieux qu'une personne soit exclus que toute une ville soit emportée par la lèpre, selon la coutume de ce temps-là.

Il y avait néanmoins une sagesse dans l'application de ces codes de vies pour le peuple. En éloignant la personne infectée, surtout de la lèpre que porte ces personnes, elle ne propageait pas sa contagion aux autres. Nous vivons souvent la même chose aujourd'hui juste pour le rhume, pour un virus. De plus en plus, il est demandé aux personnes avec le rhume de se tenir loin du travail. Il y a 20 ans, ce n'était même pas une pratique courante. Maintenant, c’est entré dans nos habitudes.

C'est certain qu'ils n'avaient pas de médecine comme aujourd'hui. Nous avons plusieurs solutions pour les maladies. Il y en a tout de même de très infectieuses. Et nous avons parfois le réflexe de sentir le besoin de se tenir éloignés d'eux.

Saint Paul nous invite cependant à considérer dans la mesure du possible les personnes qui sont malades: « Faites comme moi, dit saint Paul : en toutes circonstances je tâche de m'adapter à tout le monde ; je ne cherche pas mon intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu'ils soient sauvés. »

Saint Paul parle socialement de la foi. Des personnes se rendent malades par manque de foi. Il est important de chercher à s'adapter à chaque personne pour bien partager la foi que nous avons reçue. Une personne qui n'a pas la foi en Jésus-Christ est comme une personne qui a besoin de soins.

Prenons place dans la barque de Jésus avant de dire notre foi. Nous pourrons ensuite l'écouter, la guider, l'enseigner afin que cette personne découvre la bonté, la sagesse de Dieu. Elle a besoin de notre attention particulière et de notre sollicitude, tout en demeurant attentif au moindre mouvement de sa personne qui tend vers Dieu et de lui permettre de le découvrir en elle.

Où est le feu qui brûle encore sous la cendre d'une personne qui n'est pas éveillée à l'Amour de Dieu? Y a-t-il de la joie chez elle? Y'a-t-il de la paix, de la bonté, de la charité, de la sagesse lumineuse, de la compassion, de l'intérêt pour le bien d’autrui? Lorsque nous détectons des valeurs semblables à celles que le Christ nous recommande, nous pouvons dire aux personnes de continuer dans leurs bonnes manières.

Il y a d'autres moyens de rejoindre les personnes autour de nous. En priant pour ces personnes, nous pouvons découvrir les beautés cachées et découvrir ce qui n'est pas visible à l'œil. Saint Paul nous dit: « tout ce que vous faites : manger, boire, ou n'importe quoi d'autre, faites-le pour la gloire de Dieu. » Tout, tout ce que nous réalisons, que ce soit pour la gloire de Dieu, et cette gloire transparaîtra au point que notre entourage soit touché et souhaite connaître notre Sauveur.

Jésus seul va rejoindre cette personne et la guérir du manque d'Amour. Puis: "pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »" La purification vient de Jésus. La guérison vient de Jésus. La vie, la vérité viennent de Jésus.

Pendant cette Eucharistie, demandons à Jésus de venir purifier quelque chose en nous, conscient ou inconscient. En nous purifiant, qu'il nous redonne sa lumière afin de le suivre plus précisément dans le cœur et la vie de notre prochain. Que Jésus prenne place en nous pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Voir autres textes de l'auteur:
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 44#p431844

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 06 févr. 2021, 19:33

Homélie, Dimanche 07 février 2021
B Mc 1,29-39 Jb 7,1-4.6-7 Co 9,16-19.22-23

Saint Paul nous dit aujourd’hui : « Libre à l'égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible. » Premièrement, Paul dit qu’il est libre à l’égard de tous. C’est l’importance d’être le plus libre possible en se dégageant des soucis de ce monde et en demeurant continuellement sur la route avec Jésus.

Ce n’est pas toujours simple de vivre de cette manière avec toutes les distractions et les illusions qui nous entourent, avec tout ce qui nous éloigne de Jésus, tout ce qui nous limite d’être en cheminement.

L’intention de saint Paul est de nous inviter à demeurer sur la voie de la sainteté, à demeurer attentif à la mission dont Jésus nous offre pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Chaque pas que nous faisons est pour aider notre prochain. Nous sommes là pour marcher avec les personnes et leur offrir des moyens de s’améliorer dans cette vie.

Paul le dit bien qu’il veut : « en gagner le plus grand nombre possible » à Jésus. Mais Paul sait en même temps qu’il n’est pas parfait et qu’il dépend entièrement sur Dieu. Seule une personne libre peut réellement conduire les âmes, conduire les personnes à Jésus.

Cette mission dont parle saint Paul est la nôtre. Nous sommes en marche avec Jésus et nous devons nous demander chaque jour ce que Jésus ferait à notre place? Qu’est-ce que Jésus dirait ou ferait avec certaines personnes? Et puisque tout le monde n’est pas unique, n’est pas semblable, comment Jésus ferait pour rejoindre le cœur de personnes autant différentes les unes des autres?
La liberté dont parle saint Paul est de première importance.

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L’évangile selon saint Marc nous décrit que là où Jésus passe, il rend libre. Ici, c’est le récit de la belle-mère de Pierre qui est malade. La présence de Jésus va réconforter tout le monde et guérir la belle-mère de Pierre. Jésus rend libre. Les ténèbres n’ont pas d’emprise sur Jésus.
Nous pouvons nous demander à quel point l’Amour de Jésus est présent dans le monde.

Comment se fait-il que Jésus ne soit pas davantage connu? Pourquoi son Amour est si difficile à propager et que la haine semble prendre le dessus? Combien de personnes ne sont pas libres, justement, en ce moment?

Puis : « Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Jésus commençait à fonder plus que 6 paroisses. Il fonde encore aujourd’hui, son Église.

Simon et ses compagnons se mirent à la recherche de Jésus: « Tout le monde te cherche. » Nous cherchons tous Jésus et en même temps nous n’avons qu’à permettre à d’autres de connaitre Jésus. Permettons à Jésus de vivre dans notre cœur et nous n’aurons pas besoin de le chercher, surtout d’être déçus en pensant que Jésus n’est pas avec nous. Jésus est toujours avec nous. Comment faisons-nous alors pour l’écouter et le recevoir? En l’écoutant et en l’accueillant, nous serons réellement en mission.

La réponse de Jésus est surprenante. Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Les gens cherchent Jésus, c’est exactement ce qu’il souhaite. Maintenant il invite ses Apôtres à aller ailleurs.

C’est comme s’il disait, ne rester pas juste entre vous ou tout semble bien aller. Allez aussi ailleurs, trouvez d’autres personnes, portez ma Bonne Nouvelle aux autres. Nous sommes bien entre nous, nous sommes trop bien juste entre nous, mais Jésus nous invite à franchir cette frontière et créer de nouvelles rencontres de foi avec de nouvelles personnes. Quels sont les personnes que nous pouvons rejoindre en ce moment et créer un lien de foi avec elles?

Ce sera le signe de notre liberté avec Jésus quand nous allons vouloir créer de nouvelles amitiés liées à la foi en Jésus et nous mettre en marche avec ces nouvelles personnes… à la suite de Jésus et recevant son Amour en nous.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 30 janv. 2021, 20:00

Homélie, Dimanche 31 janvier 2021
B Mc 1,21-28 1Co 7,32-35 Dt 18,15-20

Jésus est venu dans notre monde, pas avec des ailes, pas avec un corps d’ange, mais il est venu comme un Homme. Il a pris chair de la Vierge Marie et il ressemblait en tout, aux humains. Ça c’est la sagesse de Dieu. Il est venu dans notre monde et il était l’un de nous.

Saint Paul nous dit : « Soyez attachés au Seigneur sans partage. » Il nous invite à demeurer avec le Seigneur.

Jésus est Dieu. Il est le Roi de l’univers visible. Il est aussi le Roi de l’univers invisible.

Dans la mesure où nous permettons à Jésus d’être le Seigneur de notre vie, nous lui permettons également de réaliser sa volonté en nous. Placer notre confiance en Jésus lui permet de nous laver, de nous purifier et de nous sanctifier. Jésus n’est pas celui qui nous conduit à nous perdre, il est celui qui nous conduit dans sa gloire.

Jésus est venu nous reconduire dans son Amour. Sur sa route, il repousse les ténèbres. L’Amour qui circule éloigne le mal de notre vie. Dans l’Évangile selon saint Marc, Jésus enseigne avec autorité.

Jésus enseigne avec autorité, puisqu’il est la première autorité. Il enseigne la Vérité que peu connaissent et que peu comprennent. Il nous transmet la Vérité en nous enseignant sur le Royaume de Dieu.

Jésus guérit une personne possédée, une personne qui ne se possède plus. Une personne qui a tenté sa chance dans la vie, mais qui n’a pas eu de chance, qui a perdu la route et qui a glissé dans le sentier du désespoir : « Il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

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Jésus n’a eu qu’à parler avec autorité : ‘Tais-toi!’ Tais-toi veut dire : Fais le silence en toi, en ton cœur. Aah, le silence, le silence, nous l’entendons? … le silence? Lorsque nous entendons le silence, ça veut dire qu’il n’y a pas de son à entendre. Ça s’entend bien, le silence.

C’est comme pour l’eau, l’eau qui ne goûte rien, c’est une bonne eau. Le silence, lorsqu’il n’y a pas de son, habituellement cela démontre qu’il y a la paix. […….] Le silence est bon. En ce silence, Jésus peut prendre sa place et la personne peut redevenir elle-même. Faire le silence en soi calme la peur.

Être soi, dans la paix, c’est ce que nous souhaitons. Nous pouvons aussi demander au Seigneur la paix pour son peuple, sa paroisse, pour notre famille, nos amis et pour nous. Nous demandons au Seigneur la paix pour tous et toutes.

Puissions-nous faire le silence dans notre cœur, afin d'accueillir la Présence de Dieu dans notre vie.

Vivons chaque instant de notre vie, puisque c’est en ce moment que nous rencontrons Jésus. Que la Présence de Dieu, qui est Amour pour nous, nous touche le coeur et qu'elle rejoigne toutes les personnes que nous aimons. Que l’Amour rejoigne aussi les personnes que nous aimons moins. Que l’Amour règne dans tous les cœurs.

Pendant cette Eucharistie, que le Christ creuse le silence en nous pour y faire sa demeure et nous ramener dans la paix. Lorsque Jésus a partagé le pain aux Apôtres, il voulait aussi que les Apôtre partage ce pain de sa Présence aux autres, comme il nous demande de partager le pain de sa Présence avec les personnes que nous rencontrons.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » sam. 23 janv. 2021, 19:55

Homélie Dimanche 24 janvier 2020

B Mc 1,14-20 1Co 7,29-31 Jo 3,1-5.10

Lorsque nous regardons le monde, il est encore difficile de croire que si peu de personnes suivent réellement Jésus, autant en dehors de l’Église que même à l’intérieur de l’Église. Nous avons tellement de choses à réaliser, de choses à faire, qu’il serait très facile de sortir de la route et de ne pas suivre Jésus. Nous devons être très prudents pour ne pas nous égarer.

Saint Paul nous offre une option, mais encore là, il n’est pas simple de bien le saisir : « Je dois vous le dire, dit-il : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien,
ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment.
Car il passe, ce monde tel que nous le voyons. »

Ce que nous pouvons ressortir de l’invitation de saint Paul est que : « le temps est limité ». Pensons que le temps est court et la vie passe très vite.

Puis, ces phrases de saint Paul sont encore plus difficiles à comprendre. Nous en choisissons une seule. Que : « ceux qui sont heureux, comme s'ils n'étaient pas heureux. » Nous cherchons à être heureux, mais saint Paul nous invite à faire comme si nous n’étions pas heureux. Cette subtilité de Paul nous invite à être nous-mêmes, tout simplement. Nous pourrions le rephraser de cette manière : ‘Être heureux ou pas heureux, ce n’est pas ça l’essentiel, c’est d’être soi-même qui compte.’ Être nous-mêmes et nous fier sur Jésus va nous rendre heureux, heureuse. Vivons la joie plutôt que de la chercher. La joie est en nous, en ce moment.

Rien de matériel dans ce monde ne peut nous rendre heureuse ou heureux. Seul Jésus peut nous donner le bonheur et la joie.

Ce texte de saint Paul va très bien avec ce que saint Jean Baptiste nous dit maintenant : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Saint Jean Baptiste nous dit que : « Les temps sont accomplis, » ce qui veut dire que le bon moment est en ce moment. Et il continue : « le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Nous devons nous convertir chaque jour, sinon nous ne nous convertissons pas. La conversion humaine doit être répétée chaque jour et plus encore en ce moment. Il est impérieux de demander à Jésus, en ce moment, de nous convertir pour de vrai, de vouloir être avec Jésus et que Jésus soit en nous.

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Nous voulons nous redire, comme pour saint Paul, nous voulons nous redire de nous convertir à la volonté de Dieu, à l’Amour de Dieu. Croyons à la Bonne Nouvelle de Dieu, parce que c’est juste ça qui restera, le reste passe très vite. La vie comme nous la connaissons sur terre passe très vite. Tout ce que nous voyons va disparaitre, mais Jésus est Éternel et notre vie est en Lui. L’Amour, la paix, la joie, la vie, demeurent, en Dieu.

Avec cette conversion de chaque instant, Jésus va nous dire : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Continuons de marcher derrière Jésus et juste parce que nous osons le suivre, d’autres voudront suivre Jésus. L’important est que nous soyons en marche, en mouvement avec Jésus.

6 paroisses pour un prêtre, c’est beaucoup et ça risque de devenir plus difficile encore. Heureusement, des personnes aident à rendre la foi présente dans leur milieu.

Nous avons la responsabilité de notre foi, de vouloir suivre Jésus. Que chaque personne trouve des moyens pour que d’autres découvre la foi qu’ils ont en eux et l’Amour de Dieu qui est toujours avec eux. Puissions-nous dire aux gens qu’ils sont aimés, qu’ils n’ont qu’à puiser la Parole qui est Amour du Cœur de Dieu. Nous retrouvons l’Amour de Dieu dans notre cœur.

Les Apôtres suivent Jésus et Jésus n’avait pas beaucoup de confort terrestre à leur offrir. Jésus leur offre pourtant ce qu’il y a de meilleur, la vie éternelle, comme il nous l’offre à nous. Acceptons que Jésus nous convertisse, encore aujourd’hui, et continuons notre route dans la foi.

Re: Homélies du Dimanche

par Normandt » dim. 17 janv. 2021, 12:59

Homélie, Dimanche 17 janvier 2021
B Jn 1,35-42 1Co 6,13c-15a.17-20 1Sa 3,3b-10.19

André et Jean l’Apôtre posent une question à Jésus dont il vaut la joie de continuer à approfondir. Jésus : « se retourne, il voit qu'ils le suivent, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. »

Il y a cinq mouvements dans cette petite séquence. Le premier pas est que André et Jean suivent Jésus. Le deuxième pas est que Jésus se retourne et il voit que ces futurs Apôtres le suivent. En troisième position, Jésus leur pose une question : « Que cherchez-vous ? ». [Quatrième,] Jean et André lui répondent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? » Puis en cinquième place, Jésus leur répond : « Venez, et vous verrez. »

Jean et André, d’un pas décidé, commencent à suivre Jésus. C’est un commencement. Ils ont bien entendu la voix de Jean le Baptiste qui criait dans leur désert : « Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, Jean le Baptiste dit : « Voici l'Agneau de Dieu. » Ces quelques mots du Baptiste : « Voici l'Agneau de Dieu », et les deux hommes commencent à marcher derrière Jésus.

« Voici l'Agneau de Dieu ». Sûrement que cette phrase du Baptiste et son attitude aura saisi les deux hommes, afin qu’ils posent leur regard sur Jésus, l’observer et le trouver spécial, tandis que le reste du monde autour d’eux continue leur chemin, continue de vivre normalement leur journée.

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Jésus les a invités simplement par qui il est. Rien de compliqué. Il leur a donné le goût de le suivre. L’élan du cœur d’André et de Jean l’Évangéliste les conduit à Jésus.

Le deuxième mouvement est que Jésus : « se retourne, [il] voit qu'ils le suivent. » À ce moment, Jésus ne voit pas seulement ces deux hommes, il voit le désir de leur cœur. Jésus sait que Jean et André sont en mouvement dans leur cœur et par leur corps. Pour suivre Jésus, il est nécessaire d’être en mouvement.

Jésus : « leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ça c’est toute une question : « Que cherchez-vous ? » La question de Jésus ne peut pas avoir de réponse immédiate ni de Jean, ni d’André. Comment ces deux hommes peuvent-ils savoir ce qu’ils veulent. C’est Jésus qui a la réponse. Mais il est très pédagogue, puisqu’il pose la question pour démarrer leur réflexion. Ils vont se poser cette question toute leur vie. C’est la même question pour nous : ‘Que cherchons-nous ?’ Ou plutôt : ‘qui cherchons-nous ?’.

Ils répondent : « Maître, où demeures-tu ? » Preuve qu’ils ne savent pas répondre à la question de Jésus. Mais, ils s’en sortent bien : « Maître, où demeures-tu ? » Où demeures-tu Jésus? Et Jésus ne leur répond rien de concret. Ils n’ont pas de place où poser les pieds, ils n’auront pas plus de place où poser leur question et même où poser leur tête.

Ils aimeraient avoir une réponse et Jésus leur offre, tout simplement, un cheminement, un chemin à suivre et il leur répond pour clore cette étape : « Venez, et vous verrez. » ooook « Venez, et vous verrez. » Aucune réponse de Jésus. Et Jésus sait en même temps que ces deux futurs Apôtres, André et Jean, vont le suivre pareil, parce qu’ils ont vu et ressenti quelque chose chez Jésus qui les interpellent. Mais, ils n’ont aucune réponse précise et Jésus ne leur offre rien qui peut satisfaire leur question à savoir où Jésus demeure.

C’est certain que Jésus ne peut pas leur répondre puisqu’il n’a pas son Royaume dans notre monde. C’est là qu’il demeure, dans son Royaume. Il est venu instaurer le Royaume de Dieu dans notre cœur et dans notre vie. Les Apôtres vont découvrir où Jésus vit, non pas en un jour, mais au fil des années avec Jésus.

Alors, nous aussi, nous sommes en cheminement et nous cherchons à comprendre qui est Jésus et surtout comment le trouver. Et Jésus nous offre la même réponse qu’à Jean et André : « Venez, et vous verrez. » C’est à nous de suivre Jésus de près, de le laisser nous interpeller et de le suivre, même si le monde nous offre d’autres possibilités qui pourrait nous éloigner de Jésus, suivons Jésus, avec Jésus.

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