Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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L'Esprit Saint toujours à l'oeuvre

Message non lupar etienne lorant » ven. 13 avr. 2018, 15:58

Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.
En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu.» Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus et les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.

Psaume 27(26),1.4.13-14.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J'ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m'attacher à son temple.

Mais, j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15.
En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un  de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.  À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


D'une manière ou d'une autre, les disciples de Jésus auraient été libérés afin de commencer à évangéliser toute l'humanité.  Ici, de nouveau, on peut considérer qu'en la personne du pharisien Gamaliel, c'est encore l'Esprit Saint qui a "soufflé" les mots qui ont entraîné que l'on relâche les apôtres. Ce sont des paroles simples et convaincant, tout a fait adaptée aux circonstances. Mais dont l'argument de pure vérité: "Si leur résolution vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber." Et le Psaume de confirmer: Le Seigneur est ma lumière et mon salut; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?

De telles choses sont-elles possibles ?  Nombreux ceux qui doutent, mais heureux ceux qui écoutent avec le  cœur:  l'Esprit Saint défenseur témoigne toujours en faveur des fidèles sincères.

Tel qu'il est rappelé ici, l'épisode de la multiplication des pains signifie qu'en communiant, à l'Eucharistie, les fidèles reçoivent force et grâce pour retourner dans le monde. Une Eucharistie reçue dans l'humilité renouvelle la grâce et la force - ainsi que la Joie. Qui, parmi nous, n'a jamais éprouvé un sentiment de grande liberté, de vie "ouverte", renouvelée ? Puisse-t-il en être toujours ainsi. Ce matin, je me souviens de cet homme âgé qui me "serrait la pince" avec force , une casquette à la main. Probablement décédé: qui sait s'il ne viendra pas m'accueillir  ?


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Bien formé, le disciple devient comme son Maître

Message non lupar etienne lorant » sam. 14 avr. 2018, 10:07

Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque,car les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien. Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge. En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. » Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche. On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.

Psaume 33(32),1-2.4-5.18-19.
Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,16-21.
Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

L'organisation dans l'Eglise naissante est elle aussi marquée par l'intervention de l'Esprit saint. Dans la première lecture, l'afflux incessant de nouveaux fidèles a entraîné l'élection du diacre Étienne pour le service des tables. Cette nomination pourrait paraître comme un rôle mineur, mais en Eglise, il n'y a en fait que
des serviteurs de Dieu. De sorte que l'on pourrait condamner et mettre à mort saint Pierre, premier Pape, un autre reprendrait sa charge aussitôt. Il en est ainsi aujourd'hui encore. Au regard des gens du monde, un simple fidèle est un simple "adepte" d'une croyance quelconque, mais de cet "homme de peu" n'est en réalité pas moindre qu'un évêque à Rome.

Ceci est très important d'autant que les princes de ce monde n'y voient qu'une sorte de construction déraisonnable, peu pratique, déraisonnable et de peu d'intérêt.  Au regard des incroyants, ce sont des hommes qui élisent les Papes et que l'Etat du Vatican ne présente aucune menace pour les pouvoirs en place dans chaque pays. Sauf qu'en réalité un Pape comme Jean-Paul II a réalisé beaucoup plus que tous les princes de ce monde. Sauf que les croyants sont infiniment plus nombreux que les athées et exercent avec zèle diverses activités dans le monde entier et leur parole est écoutée comme vérité par tous les baptisés du monde...

Cette puissance est à l'oeuvre dans le monde entier et c'est bien ce que manifeste l’Évangile du jour : les disciples avaient ramé durant cinq kilomètres - ce qui suppose un effort très important, mais aussitôt que Jésus les rejoint, ils sont arrivés à destination. Voici qui est, pour nous, un encouragement, car si nous rencontrons diverses difficultés dans nos activités humaines, il se trouve toujours un événement qui simplifie tout.

Personnellement, ayant rencontré des difficultés dans la cessation de mon activité de bouquiniste, l'intervention inattendue d'une tierce personne - elle aussi croyante - a tout réglé en une seule matinée de démarches dans services administratifs concernés ..." Le serviteur n'est pas plus grand que son maître mais, bien formé, il devient comme son maître"



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Apprendre à reconnaître l'Esprit Saint

Message non lupar etienne lorant » lun. 16 avr. 2018, 10:12

Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.


Psaume 119(118),23-24.26-27.29-30.
Lorsque des grands accusent ton serviteur,
je médite sur tes ordres.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.

J'énumère mes voies : tu me réponds ;
apprends-moi tes commandements.
Montre-moi la voie de tes préceptes,
que je médite sur tes merveilles.

Détourne-moi de la voie du mensonge,
fais-moi la grâce de ta loi.
J'ai choisi la voie de la fidélité,
je m'ajuste à tes décisions.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et  vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent: « Rabbi, quand es-tu arrivé ici? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

De notre temps, comme au temps de la scène de la mise en accusation d'Etienne, les hommes comme les femmes qui tiennent des discours qui engagent à une conversion profonde... rencontrent gêne, rejet et moqueries.  De retour de Lourdes, où j'avais accompagné une malade de mon voisinage, je ne m'attendais certes pas aux rires et aux moqueries dont j'ai fait l'objet. C'était il y a plus de vingt ans, mais je me souviens de certaines remarques et très désobligeantes, ainsi que de propos carrément blasphématoires. Je rapporte cet incident car il a son importance mais cette parole m'est sortie de la bouche : "Si vous ne croyez en rien, il n'y aura personne pour vous croire à votre tour !". Je me souviens de cet incident car ce fut la première fois que j'ai parlé sans avoir d'aucune façon pris le temps de réfléchir... Sauf la fin dramatique du premier martyr, j'avais fait l'expérience de la proximité de l'Esprit saint défenseur - et cela s'est reproduit encore. Parmi ceux qui liront ceci, nombreux celles et ceux qui pourraient témoigner de telles réponses instantanées...

Notre prêtre, à propos d'Etienne, premier des martyrs pour la foi,  nous a confié que, dans un premier temps, tout jeune prêtre, il avait longuement préparé ses homélies, mais regrettait d'avoir souvent improvisé  en cours de parole.  Il s'était alarmé quelque peu jusqu'au jour où l'un des fidèles est venu le remercier en disant: "Mot pour mot, vous avez dit exactement les paroles que j'espérais entendre afin de reprendre courage après le décès de mon épouse !"

Croyons le bien:  l'Esprit saint est constamment à l'oeuvre dans nos vies, mais bien souvent les hommes s’attribuent les dons de l'Esprit Défenseur - comme tous ceux qui racontent  certains "exploits de paroles qui leur ont permis d'échapper à la sanction d'une autorité quelconque. Et de se vanter : "A moi, on ne me la fait pas"!!! ... sauf qu'au moment d'ouvrir la bouche, il ne savait quoi répondre à ce qu'on lui reprochait ! Notre prêtre a conclu: le surnaturel, ne cherchez pas: Il est constamment à l'oeuvre chaque jour de notre vie !

Allelouia !




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Etienne, premier martyr

Message non lupar etienne lorant » mar. 17 avr. 2018, 17:55

Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a.
En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères !  Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner. Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. » Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.


Psaume 31(30),3bc.4.6.7b.8a.17.20cd.
Sois le rocher qui m'abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
Ma forteresse et mon roc, c'est toi :
pour l'honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Moi, je suis sûr du Seigneur.
Ton amour me fait danser de joie.

Sur ton serviteur, que s'illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,30-35.
En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moiue, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Quelle belle mort que celle d'Etienne !  Car il a parcouru en très peu de temps le chemin de la pure sainteté, Il faut se représenter ici un homme qui s'est totalement ouvert à l'Esprit Saint et s'est donné tout entier à l’annonce de évangile. Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu de ce que j'avais éprouvé lors de ma simple "illumination" au pied d'un crucifix. J'ai prié le Seigneur de me laisser mourir de suite afin de garder en moi "pour toujours", la Joie qui m'avait illuminé - car je me sentais comme un nouveau-né. Les larmes du repentir avaient, pour pour ainsi dire, effacé tout mon passé - et j'ai vraiment saisi ce que veut dire "Naître de nouveau".  Mon premier geste fut de troquer mes chaussures par des sandales, car il me semblait que plus un homme est proche de la terre par son corps, plus son esprit est proche de Dieu.  

Certes, j'ai demandé de pouvoir "mourir tout de suite" afin de conserver la Joie bouleversante de la conversion. Que de larmes versées m'auront lavé, comme pour tout effacer de mes anciennes ambitions. Du mois d’août jusqu’à fin octobre de cette année-là, je n'ai pas pu me remettre au travail. Il me semblait que je devais sans attendre me présenter au petit séminaire ...  mais je n'ai rencontré que scepticisme accompagné de sourires convenus: personne  ne m'a cru, si ce n'est un "ancien prêtre" - lequel, très embarrassé, m'a expliqué qu'il était préférable de témoigner "au sein du monde" plutôt que de s'adresser "à la hiérarchie"...je n'ai compris que plus tard... les expériences de conversions chez des adultes doivent se vivre au sein du monde... Cependant, au cours de l'année qui a suivi, une formation à la théologie de la Miséricorde divine m'a été proposée par la congrégation "Faustinum" de la Miséricorde divine depuis Cracovie. J'y ai adhéré et adhéré sans réserve.

J'ai demandé un "signe" de la validité de ma démarche et j'ai obtenu la délivrance définitive de ma tabagie le 13 mai 2004 - comme j'allais "craquer", une Joie extraordinaire m'a tout empli d'un instant à l'autre et je puis assurer que j'aurais bien voulu mourir sur le moment afin de demeurer dans cette "vivifiante béatitude".  Mais dès le lendemain, ma volonté simple a dû suffire. Tels furent les signes dont je témoignerai toujours...



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Quant la mort témoigne de la vie

Message non lupar etienne lorant » Hier, 10:16

Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8.
Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres. Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil. Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison. Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient. C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie.

Psaume 66(65),1-3a.4-5.6-7a.
Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu'il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,35-40.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Qu'est-ce qui pourrait arrêter le témoignage des premiers apôtres, si la mise à mort d'un homme dont la fonction officielle était de servir des repas aux tables communes ?  D'ordinaire, on emprisonne les meneurs, et tout se calme par crainte de brimades et de persécutions - mais pas dans le cas où la persécution ne fait que servir d'exemple et de modèle de foi ?  Le martyre est un témoignage dont la portée est immense dans les cœurs de tous les témoins. Car mettre à mort quiconque se met à témoigner -  ne peut que confirmer la valeur de son témoignage. En effet, toutes et tous ne pourront que se dire : "le message que cet homme voulait nous transmettre ne pouvait qu'être important - puisqu'on l'a tué afin de le faire taire". Et si l'on jette en prison tout ceux qui n'ont pas cessé de faire le bien autour d'eux, c'est leur rendre témoignage encore.

Il ne reste dès lors que des fanatiques pour poursuivre celles et ceux dont la simple faute est d'avoir foi en telle ou telle personnes qui ne leur ont fait qu'apporter du bien, un surcroît d'espérance et d'amour. L’évangile de ce jour ne fait que renforcer cet argument, car ce qu'il apporte comme message, c'est la résurrection et la vie, la fin de toute peine et un bonheur sans fin.  Ce matin, en écoutant ce discours, je me suis souvenu du visage de mon père, Gabriel, quelques minutes après son décès.  Son visage, dont les traits s'étaient raidis au point de le  rendre peu reconnaissable... avait soudainement repris son apparence des meilleurs jours. Ma mère, mes sœurs et moi-même avons  eu la même réaction: "On dirait qu'il va se réveiller et nous parler !". Et ce deuil n'en fut que plus simple, plus doux et rempli d'espérance...

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Rien n'est impossible à Dieu

Message non lupar etienne lorant » Aujourd’hui, 9:52

Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant: « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza; elle est déserte.» Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : ‘Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.’ Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe: «Dis-moi, je te prie: de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même ou  d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » […]Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit  emporta Philippe; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

Psaume 66(65),8-9.16-17.20.
Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange,
car il rend la vie à notre âme,
il a gardé nos pieds de la chute.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu'il a fait pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri,
ma bouche faisait déjà son éloge.

Béni soit Dieu
qui n'a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Merveilleux choix de textes qui permet qui permettent, au travers d'un récit surprenant, nous rend manifeste comment Dieu entre dans le cœur de quiconque cherche assidûment la Vérité. Cet étranger, par sa quête de vérité - non pas seulement dans les livres, mais aussi: en quittant son pays, sa position sociale, en apprenant une langue étrangère, en se risquant seul et non armé dans vers un pays dont il a seulet ment appris l'étrange histoire... se voit conduit invinciblement conduit à connaître toute la vérité tout entière. Mais ne nous laissons pas attirer par un récit merveilleux, a dit le prêtre. En effet, quiconque se met en route dans la quête de la Vérité la trouvera.  Encore faut-il être prêt à quitter ses habitudes, renoncer à son confort, à ses habitudes, aux idées reçues - et même à sa langue maternelle - et tout cela dans le but de connaître toute la vérité sur l'homme et sa destinée.

La force de ce récit ne réside pas dans le caractère miraculeux de la rencontre entre l'étranger et l'apôtre, mais bien dans l'abandon d'eux-mêmes qu'ont accompli les deux hommes afin de connaître la seule Vérité qui vaille.

C'est une telle démarche, intérieure comme extérieure - par un grand pèlerinage en pays étranger, loin de toutes ses habitudes et de confort qui ne peut que s'attirer la miséricorde de Dieu. Ce qui rend possible de telles miraculeuses rencontres, réside dans l'attitude d'abandon dans la foi - chez les uns comme chez les autres. Ainsi font encore de nos jours celles et ceux qui se retirent du monde afin d’accomplir tout ce que Dieu voudra. Ceci ceci posé, la rencontre "improbable" au regard des rationalistes comme des philosophes devient la bienheureuse aventure de la sainteté.  Dans cette démarche, l'Eucharistie tient la toute première place, car le Seigneur y demeure présent et accessible, à toutes et tous, jusqu'à la fin du monde.

Grande joie de nouveau à l'écoute attentive d'une telle homélie...




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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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