Le cas des divorcés et la communion

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LaudamusTe
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par LaudamusTe » dim. 25 août 2019, 16:39

Pour ma part, ma plus grande crainte est que l'assouplissement de l'accès à la communion pour les divorcés-remariés soit une trahison de l'intégrité des sacrements, ébranle l'édifice doctrinale de l'Église, et pire encore, constitue un péril sérieux pour le salut des âmes, pour la simple et bonne raison qu'un mariage valide, consommé, est indissoluble, et cela, même le Saint Père ne peut pas le changer. Dès lors, toute autre vie conjugale après un "divorce" ne peut être, d'un point de vue strictement doctrinal, que gravement peccamineux puisque c'est un adultère.

Maintenant. Il y a des cas tellement inextricables, où le conjoint se retrouve largué, ou découvre que son époux est empli de turpitudes si insupportables et j'en passe, ou encore, de mariés mal catéchisés, à qui l'on a fort mal présenté les exigences radicales - amour libre, total, fidèle et fécond ! - d'un mariage catholique ... Deux personnes s'aimant en toute honnêteté, certes divorcées - ou l'une des deux -, mais parfaitement fidèles l'une à l'autre agissent-elles vraiment contre les lois du Seigneur, préfère-t-Il qu'elles se séparent et abandonnent leur amour, la joie que cela leur procure, fût-il authentique ? Certes, le mariage valide de l'une ou de l'autre, ou des deux, les contraint normalement à être avec leur époux légitime, ou s'abstenir de toute autre vie conjugale.

En somme, je suis perplexe.
Ecce lignum Crucis, in quo salus mundi pependit.

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Carhaix
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Carhaix » dim. 25 août 2019, 16:44

zelie a écrit :
dim. 25 août 2019, 16:30
Pierrot2, je vous rassure tout de suite sur mes engagements et les efforts qui vont avec. Pour moi personnellement, les choses sont claires en matière de mariage. Je n'ai forcé le trait que pour avoir des réponses.

Mais... ma question porte sur les remariages, car ils sont légion, et au-delà les jeunes, nos jeunes, ceux de nos proches, même issus de familles pratiquantes, qui comme le souligne Kerniou, emboitent statistiquement bien plus le pas d'un mariage civil, ou même d'un simple concubinage, plutôt que le pas d'une union religieuse.
Mon souci, c'est que je constate que le divorce touche autant les unions religieuses que civiles. Et que quand des jeunes me disent "pourquoi se marier à l'église?" je finis vite à bout d'argument parce qu'une fois sortis les arguments que tous ici vous notez (et moi avec vous) et qui les touchent peu, je ne sais plus quoi leur dire pour les ré-engager à la suite du Christ, dans cette beauté particulière qui consiste en l'obéissance à un principe qui nous dépasse, à un Amour qui nous ouvre autre chose qu'à l'immédiat et au matériel. Comme si le remariage réussi ou satisfaisant de la génération prédécente avait pour conséquence l'abandon de l'engagement religieux des jeunes de la génération suivante, même issus de familles pratiquantes, parce qu'ils ont devant les yeux une réussite correcte sous bien des rapports sans prendre la peine d'en passer par la foi, la prière et une relation à Dieu.... ? Avec en prime un droit à l'erreur!

J'aurais pu prendre n'importe quel thème religieux, le rapport personnel à la prière ou à la messe, l'idée exacte du christianisme, de la part des jeunes, ma préoccupation est la même: où en sont-ils d'une authentique foi ? . Là, en prenant le mariage et le remariage, l'avantage, c'est que je mets les pieds dans le plat si j'ose m'exprimer ainsi, en ce sens que c'est un problème généralisé; j'appartiens par exemple à un groupe de prière composé de personnes habités d'une foi rare, et pourtant, dans les familles de ces personnes, le problème du remariage et du non engagement dans un mariage religieux de la part des jeunes est tout aussi présent. Et même, comme Kerniou le note remarquablement, on dirait presque que plus les parents portent une foi forte et heureuse, plus les enfants fuient la religion, et plus les parents s'en "fichent" de la religion, plus la curiosité attire les jeunes dans cette direction....

Comment fait-on, en tant que parents, pour trouver les bons mots et les bons moments pour parler aux jeunes, adultes ou ados? Parfois mes neveux, mes nièces, mes proches, mes enfants, me posent des questions: à chaque fois je leur réponds avec mon coeur et avec ma foi, et à chaque fois ça tombe à coté. Que je colore ou pas mon propos de prière et de foi...
C'est difficile de toucher le coeur de quelqu'un qui sent, qui sait qu'il existe des lois, des cadres et des moeurs où il a tous les droits ou presque et de l'engager dans la porte étroite en leur demandant de croire que cette porte étroite est source de joie... Alors qu'ils débordent de joie dans leur amour déjà, dans leurs projections de vie, tout ça...
En fait, je me fais déborder par leur logique assez implacable, et je manque d'arguments sur l'instant. Leurs arguments parfois me font bondir tellement je les trouve errants au regard de la foi, mais dès que je touche à leurs représentations initiales, je les heurte et ils se ferment. Mais le problème, c'est qu'il faut bien que j'arrive d'une façon ou d'une autre à les faire avancer dans leur réflexion, parce que les arguments de certains sont vraiment... interpellants de subjectivité...

un exemple : une jeune fille de 26 ans, déjà dans le monde du travail, qui me sort, "et dans 20 ans, quand j'en serais à mon troisième mariage...", ce à quoi je lui réponds qu'elle n'en sait rien, et que peut-être les choses se passeront autrement, que cela peut être bien aussi de croire en soi et en l'amour, que Dieu veille sur elle et peut l'aider dans sa recherche de conjoint, etc... et elle enchaine "ah non, mais t'as pas compris, de nos jours c'est comme ça que ça fonctionne..." ........... !! Je précise que la jeune fille croit en Dieu et est allée au KT jusqu'à 17 ans.... Que lui a-t-on appris de Dieu?
Ca a fait une discussion de plusieurs heures, où j'ai l'habitude de ne rien lâcher, mais c'était une véritable partie de ping-pong. A la fin, j'étais crevée, et elle, rien n'a bougé dans sa tête. Plusieurs mois plus tard, le discours est le même. A tel point que comme dit plus haut, les jeunes issus de famille croyantes reviennent vers leurs parents en leur disant que pour eux, ce sera comme pour la belle-famille recomposée, pas de mariage, même pas d'union civile ou de PACS, et surtout pas de baptême. Par exemple, une de mes soeurs a été responsable d'aumônerie, secrétaire diocésaine ou un truc comme ça, et sur 6 petits-enfants, seuls les deux derniers ont finalement, après quelques remous, été baptisés, et aucun mariage à l'horizon; je ne vous dis pas comme elle en a souffert. Pourtant, ni l'éducation ni la foi n'ont fait défaut dans cette famille, c'est même le contraire, mon beau-frère ayant été quelqu'un d'une présence rare auprès de ses enfants, très croyant et très pédagogue. Et cet exemple, je pourrais le multiplier par la totalité des familles très croyantes que je côtoie; ils me disent tous pareils, et tous disent cette impuissance: nous sommes plus souvent désemparés qu'armés pour répondre à nos jeunes.
Zélie, je crois que ces tendances sont un peu moins prononcées dans les familles traditionalistes (même si tout n'y est pas rose). Est-ce que vous ne croyez pas que la nouvelle pastorale, et notamment son catéchisme, issue de Vatican II n'y serait pas pour quelque chose ?

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » dim. 25 août 2019, 18:04

Il FAUT impérativement, je pense, préférer Jésus à tout autre créature, comme Il nous le suggère dans l évangile37Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi; 38celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n'est pas digne de moi
Vous ne me ferez pas croire que vos proches sont plus épanoui, sans Lui qu avec.
Raisons pour lesquelles, examinez qui vous préférez de vos proches ou de votre croix ..
Même si ça doit vous isoler de leur compréhension, c est peut-être ça votre croix..Mais c est à ce prix que vous demeurerez en Lui..
Considérez le mot :"digne", qu il emploit à deux reprises..Il se désigne lui-même comme étant digne, de manière autocentrée, la référence suprême en matière de dignité. Un culte de la personnalité, dirait-on ..
Et Il n est pas menteur, jamais..
Mon conseil est le suivant: Ne cherchez pas à faire le salut contre son gré de qui que ce soit , c est toujours contreproductif. De plus, le Sauveur, c est Lui, personne d autre.
Pensez avant tout à votre salut
:> :nule:
De plus, si c est écrit, c est que cela doit arriver un jour :
3 Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles.

Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux,

insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien,

4 traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu,

Préservez vous, car puisque cela doit arriver, nous en sommes peut-être là !?!?

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » dim. 25 août 2019, 19:02

Pour vous répondre Carhaix : je ne sais pas. Critiquer Vatican II sans en percevoir le sens profond, je m'en garde bien. J'ai eu une réelle admiration pour Jean-Paul II, qui à mon sens a été un Pape attentif à ne pas rater les défis que lui opposait son temps et globalement, il a été droit dans ses bottes et a bien honoré son rôle, même si aujourd'hui on lui cherche des poux sur la tête avec les histoires de criminalité infantile. Jean-Paul II a été un adepte de Vatican II, et pourtant, quand on sait comment et à quel point il a résisté au pouvoir nazi puis au pouvoir communisme, au risque de sa vie, et combien il a porté haut la pastorale de la famille et les valeurs de la famille et de la transmission de la foi, je ne peux rejeter son action; je reste (assez prudemment, c'est vrai) sur le point que soi on n'a pas compris l'esprit de Vatican II, soit on l'a volontairement pollué, pour servir les intérêts humains de ceux qui se sont fait un malin plaisir de lui inventer des failles.
Tout ce que je peux vous dire, c'est que dans le cas de ma soeur, elle a été scolarisée chez les soeurs jusqu'au bac, elle a travaillé pour son diocèse, elle a dirigé une aumônerie, elle s'est mariée avec un homme très pratiquant et dans les règles de l'art si vous voyez de quoi je parle, elle a été bénévole et encadrante à Lourdes, et sincèrement, quand elle parle de la messe... c'est incroyable. Très calée sur tout un tas de points dont moi je n'ai même pas conscience. Et pourtant, tous ses enfants lui ont fait le coup de "pas de mariage non merci".
Idem pour mes compagnons de prière, quel que soit leur horizon, très enraciné ou pas.
Peu enraciné je comprends, on ne récolte que ce que l'on sème. Mais ceux qui étaient très enracinés?
Comme Kerniou, dont je partage l'observation, les enfants ne semblent pas suivre les parents... et même, pour les familles les plus croyantes, faire carrément un rejet au nom d'une quelconque raideur de leur éducation.

Après, je suis d'accord avec vous sur un point : des paroisses et des diocèses comme Toulon ou Rambouillet, ou les Yvelines en général, concentrent des familles qui retrouvent un véritable renouveau de la foi en ralliant des formes assez traditionnalistes ou proches et sont des viviers du renouveau de la foi. Il est certain que plusieurs observations vont dans ce sens, même si le renouveau prend aussi des allures plus charismatiques ailleurs et fonctionne aussi. Le retour aux traditions est un des leviers de retour à la foi parmi d'autres.
Et d'une façon plus générale aussi, le prêtre influence grandement par son action et sa perméabilité à l'organisation de moments de prières collectives comme l'Adoration, le Chapelet, les pèlerinages, et d'autres formes de participation collective à une foi vivante et témoignante au renouveau de la foi dans sa paroisse. Le problème étant, sans être le seul bien entendu, car tout le monde est co-responsable, que beaucoup de prêtres dans beaucoup d'endroits ont une vision pour le moins déroutante de certaines choses religieuses et que les églises sont vides, et peinent à se remplir.

Pour le remariage, je ne suis dupe de rien. Les gens ne sont plus intéressés par le cheminement de foi catholique résumable par "être chrétien, c'est aimer à la suite du Christ", comme l'a dit cette semaine un des prêtres de Lourdes. C'est pour cela que les mariages, remariages et mariages à venir se construisent et se vivent sans Dieu. C'est évident.
Comme il est évident aussi que celui qui va vivre sa chrétienté dans son mariage, ou mieux, dans son veuvage ou son divorce non remarié ne va plus être très lisible dans notre société, allant jusqu'à susciter de la pitié quand ce n'est pas de la commisération. Mais c'est justement quand on étonne, dérange, ou irrite que commence le témoignage, et en ce sens, le mariage chrétien garde tout son sens. Ma préoccupation reste la même: si le mariage chrétien a un grand rôle à jouer aujourd'hui, il aura un encore plus grand rôle à jouer dans un futur proche ou lointain par la dilution de l'identité chrétienne et le nivellement des valeurs religieuses que la société d'aujourd'hui construit à grands coups de pinceaux. Donc en clair : comment aujourd'hui préparer demain, si beaucoup trop de jeunes et de moins jeunes font table rase du mariage chrétien, sur la base de l'observation qu'aujourd'hui, on ne peut plus soutenir que le mariage civil soit moins épanouissant et surtout moins solide qu'un mariage sacramentel. Pas toujours, mais trop souvent.
Donc... comment fait-on pour donner à boire à des ânes qui n'ont plus du tout soif?
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Altior » dim. 25 août 2019, 19:52

zelie a écrit :
dim. 25 août 2019, 19:02
C'est pour cela que les mariages, remariages et mariages à venir se construisent et se vivent sans Dieu. C'est évident.
(...)
Donc... comment fait-on pour donner à boire à des ânes qui n'ont plus du tout soif?
Aucun souci. La soif arrive et elle arrive toujours. Ceux qui construisent leurs mariage sans Dieu pourront paraître heureux un temps. La musique, la danse, les bonnes blagues, la société: ce sont les noces et c'est la vie, quoi! Puis, ils resteront sans vin, dans leur soif. C'est alors qu'ils auront deux options: soit ils viendrons chez moi en consultation pour que je leurs prescrive du Xanax et du Prozac à doses de cheval, sachant que cela les faits mieux dormir et pas beaucoup plus, soit, par l'intercession de la dispensatrice des grâces, il appelleront Dieu pour qu'ils aient ce vin-là jamais bu. Tout ce que nous pouvons faire, maintenant, est, au delà de faire l'apologie chrétienne, de les apprendre à prier et à construire un rapport personnel avec leur Père. Car la foi est un don, mais, pour recevoir ce don, encore faut-il le demander. La façon de le demander s'appelle «prière». La recherche de Dieu est innée dans nos coeurs: elle même est un don duquel bénéficient tous les êtres humains. On peut se fourvoyer un temps, mais on ne peut pas rester toute une vie dans le déni de cet appel: l'heure viendra pour chacun, plus tôt ou plus tard, quand il sera devant un choix fondamental.

Cela dit, pour les ânes qui n'ont plus du tout soif, leur parler de l'importance pour l'organisme de bien s'hydrater ce n'est pas mal, mais ce n'est pas suffisant pour qu'ils boivent. Deux choses il faut faire encore:

1) Avoir de la patience. Car tout âne qui a l'impression de ne pas avoir soif finira par l'avoir ou par crever.

2) Mettre un sceau d'eau à leur disposition. Lorsque la soif viendra il seront étonnés de voir que l'eau était tout près depuis leur âge le plus tendre.

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zelie
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » dim. 25 août 2019, 21:13

C'est alors qu'ils auront deux options: soit ils viendrons chez moi en consultation pour que je leurs prescrive du Xanax et du Prozac à doses de cheval, sachant que cela les faits mieux dormir et pas beaucoup plus, soit, par l'intercession de la dispensatrice des grâces, il appelleront Dieu pour qu'ils aient ce vin-là jamais bu.
Sociologiquement ça ne tient pas: nous connaissons tous des couples qui ont vécu heureux et sont morts heureux sans jamais avoir mis les pieds à l'église. Et qui ont laissé dans leur famille et leur entourage une empreinte athée assumée et satisfaisante.
Ce qui ne veut pas dire que Dieu n'ait pas agi dans leur vie et ne les ai pas aimés, guidés et choyés, je vois bien l'idée. Et qu'au final ils soient tout aussi sauvés que d'autres. La Justice de Dieu appartient à Lui seul, ce n'est pas à nous de juger ou de condamner un peu vite.
Sincèrement, connaissez-vous beaucoup de couples qui ayant contracté un mariage civil se remarient religieusement des années plus tard? Je veux dire d'une façon généralisable, pas le cas exceptionnel que peut-être quelques-uns parmi nous connaissent.
Je crois fermement que Dieu, d'une manière ou d'une autre, interagit dans nos vies plus souvent qu'il n'y paraît, et que chaque âme aura sa chance ou ses chances de trouver devant elle, à un moment donné, un chemin de retour à Dieu. Des fois par un accident spectaculaire, des fois par le visionnage d'un reportage, des fois par simplement un regard échangé, un instant de grâce quelque part sur son chemin.
Mais pourtant, les gens ne se tournent pas tous pour autant vers Dieu de tout leur coeur et ne le mettent pas au centre. Des gens qui n'ont pas soif, il y en a, et là je vais extrapoler, mais j'ai l'impression, avec des lois comme celles sur la fin de vie par exemple, que plus on donnera de facilité dans un domaine aux personnes, plus la rencontre avec Dieu sera fragilisée. Comme quelqu'un qui par exemple refuserait de se laisser toucher par la souffrance et préfèrerait en "finir vite"...

Tellement de personnes vivent loin de Dieu, et tellement de personnes, jeunes ou pas, ont perdu jusqu'à cette soif de Dieu...
Alors le seau-témoignage-actes silencieux- vie chrétienne, le seau-lecture-méditation-prière, oui bien sûr, et l'espérance chrétienne est dans ce seau, avec nos prières... peut-être est-ce moi qui ai du mal à m'abandonner à la Providence Divine dans le chemin de vie de nos jeunes et de nos proches?

Et... si vous donnez du Prozac à des malheureux assoiffés au lieu d'en profiter pour être l'instrument de Dieu, je prie pour que vous vous fouliez le poignet! ;)
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Suliko » dim. 25 août 2019, 21:41

Bonsoir Zélie,

Je connais moi-aussi plusieurs cas de couples croyants, impliqués dans leur paroisse NOM, et dont les enfants ont tous ou presque renoncé à la pratique religieuse catholique. Mais contrairement à vous, cela ne m'étonne pas du tout. Traditionnellement, l'Eglise a toujours insisté sur le fait que les parents ont le devoir de donner à leurs enfants une éducation religieuse catholique, et cela comprend évidemment aussi l'instruction scolaire. C'est pour cela que chez les traditionalistes, la majorité des parents optent pour l'école privée catholique ou l'école à la maison. Parce que comment voulez-vous que des enfants et surtout des adolescents qui sont toute la journée en contact avec des enfants non croyants et une éducation sans Dieu gardent tous la foi ?
L'autre grand problème - et je sais que ce discours n'est pas très bien accepté sur ce forum - , c'est le caractère déficient de la foi en paroisse NOM. On y insiste presque exclusivement sur le fait qu'être catholique, avoir la foi, une religion avec Dieu, rend heureux, est épanouissant, alors qu'il faudrait aussi beaucoup parler du fait que respecter les commandements divins - et tous les commandements divins, pas juste ceux qui nous semblent supportables - est un devoir du chrétien et qu'il en va de son salut. Si on avait appris cela dès l'enfance aux enfants catholiques, il me paraît assez probable qu'ils ne se seraient pas jetés aussi massivement dans des états de vie gravement peccamineux. D'ailleurs, si vous faisiez un sondage auprès des parents que vous évoquez, je ne suis pas sûre que les réponses à quelques questions comme celles-ci soient très édifiantes :
Est-ce péché mortel de vivre en couple en dehors du sacrement de mariage ?
Est-ce un devoir d'accepter les enfants que le Seigneur daigne nous envoyer (refus de la contraception) ?
Faut-il avoir bonne confiance dans le salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église du Christ ?
Est-il anodin de choisir un conjoint non catholique ?
Une véritable éducation catholique, ce n'est pas juste une ou deux heures d'enseignement religieux par semaine, c'est un programme pénétré de la foi chrétienne.
Les réponses traditionnelles sont respectivement : oui, oui, non, non, oui. La situation catastrophique que nous vivons n'est pas née par génération spontanée. Si on ne met pas Dieu en premier dans tous les domaines de la vie, il ne faut pas s'étonner des résultats...
Assez longtemps la foule a entendu parler de ce qu'on appelle les droits de l'homme ; qu'elle entende parler quelquefois des droits de Dieu ! (Léon XIII)

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par SergeA » lun. 26 août 2019, 7:29

zelie a écrit :
dim. 25 août 2019, 19:02
C'est pour cela que les mariages, remariages et mariages à venir se construisent et se vivent sans Dieu. C'est évident.
(...)
Donc... comment fait-on pour donner à boire à des ânes qui n'ont plus du tout soif?
Hier, j'étais marié à l'église, et je vivais dans le péché.
Aujourd'hui, après un divorce, je suis de nouveau en couple, et Dieu ne me quitte pas.
Comprendra qui voudra.
.........................................................................................................................................................................................

"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée."

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » lun. 26 août 2019, 8:41

Chère Suliko,
oui, il y a de ça, et non aussi.
Non car des lycéens d'instituts catholiques hors contrat qui font des fêtes monstres avec partages de certaines choses et de certaines filles, il y en a une mesure bien tassée à un kilomètre de l'internat de ma fille... hélas, car si pour les autres jeunes c'est une preuve accablante de discrédit de la foi, pour moi comme maman c'est une grande douleur pour ces jeunes que j'aurais aimé, qu'eux, au moins eux, tirent les autres vers le haut... Tout en concédant (et j'espère!!) que cet exemple peccamineux est plus rare ailleurs que par chez moi.
Le rejet de la religion est d'autant plus fort que le rapport aux parents ou à l'éducation est empreint d'hypocrisie et conflictuel. Ce qui tendrait à rejoindre les observations de Kerniou et de SergeA. A ceci près que SergeA a découvert l'authenticité plutôt que le formalisme malheureux à travers des péripéties d'adulte.

Pour le reste, oui, il est certain qu'on gagne plus souvent si on met toutes les chances de son coté, et vous avez raison de rappeler de placer Dieu au centre; après, chacun aura sa façon de décliner Dieu au centre. Il pourrait y avoir un débat sur la forme tradi/progressistes et sur les idées que ces formes sous-tendent et portent avec elles, comme leurs limites respectives, mais ce n'est pas le rôle de ce fil, je crois qu'il y a eu des fils pour cela. Personnellement, aucune forme ne me dérange, pourvue qu'elle soit authentique et humble, fidèle aux valeurs catholiques et au Pape, et surtout, que quels que soient les détours elle mène à Dieu dans l'amour du prochain, de tous nos prochains.
Mais il est vrai que ce que l'on cultive amoureusement pousse plus souvent bien que ce que l'on cultive négligemment.

Les paroisses NOM : vous voulez dire les paroisses Nouvel Ordre Mondial? :D
C'est un point que je vous accorde aussi : les errements liturgiques sont à mon sens grave, et malheureusement, malheureusement, il y a des messes ainsi... des messes désincarnées, des églises détournées de leur but...
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
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Kerniou
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Kerniou » lun. 26 août 2019, 10:36

Dans ma famille maternelle; les enfants de mes oncles et tantes les plus engagés dans l'Eglise ont gardé le sens de l'engagement dans des organismes laïcs et/ou socio- professionnels et politiques; ils ont gardé la notion d'ouverture aux autres et un esprit de solidarité ...
Cependant, je me dis que toutes les questions n'ont pas de réponses ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Kerygme » lun. 26 août 2019, 10:47

Bonjour SergeA,
SergeA a écrit :
lun. 26 août 2019, 7:29
Hier, j'étais marié à l'église, et je vivais dans le péché.
Aujourd'hui, après un divorce, je suis de nouveau en couple, et Dieu ne me quitte pas.
Comprendra qui voudra.
Je n'ai pas repris tout le fil, je me contente de répondre à votre réflexion.
Le problème n'est pas les divorcés et la communion, mais les divorcés-remariés et la communion. Penser que les divorcés ne peuvent pas communier serait une erreur, n'en déplaise à certains, c'est aux divorcés remariés que l'Eglise demande de ne pas communier.

Le divorce n'impacte aucunement le mariage à l'église qui reste valide et il ne change pas la vie chrétienne des personnes. D'ailleurs, au travers de l'Officialité (anciennement tribunal ecclésiastique), l'Église n'annule aucun mariage mais se prononce uniquement sur sa validité. S'il est invalide, il n'a tout simplement jamais existé, c'est différent du divorce.


Je suis persuadé que Dieu ne quitte aucun divorcé ou divorcé-remarié car Lui est toujours fidèle; mais avons nous cette même fidélité ? Hors Son Eglise demande de ne pas communier aux seconds. Ils ne sont pas des excommuniés, par leur baptême ils participent et sont toujours dans l'Église. Ils peuvent donc communier à la présence, mais pas aux espèces.

Une réflexion sur le sujet, les divorcés-remariés qui communient prennent peut-être un risque, et pas forcément à cause de l'Eucharistie mais parce qu'ils auront sciemment désobéis. On peut voir au travers de la vie de certain(e)s saint(e)s l'importance de l'obéissance à l'Église, à son évêque, à un supérieur religieux.
Certains disent : "je suis en paix avec ma conscience" mais, même au fond de celle-ci, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s'est pas donnée lui-même : sa dignité est de lui obéir. En ne le faisant pas, y'a t'il cohérence entre les actes et la foi en "l'Église, une, sainte , catholique et apostolique" ?

Mais c'est à Dieu qu'appartient le jugement final sur nos choix. Lui seul porte sur chacun le seul regard à la fois objectif, complet, juste et plein de compassion. Lui seul nous connaît à fond, évalue notre part de responsabilité dans l'histoire de notre couple, qu'il soit premier ou autre.


Cordialement.
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Kerygme
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Kerygme » lun. 26 août 2019, 11:14

Bonjour Zélie,
zelie a écrit :
lun. 26 août 2019, 8:41
Non car des lycéens d'instituts catholiques hors contrat [...] pour les autres jeunes c'est une preuve accablante de discrédit de la foi [...]
Hélas Zélie, même dans ces établissements il faut parier que sont inscrits des élèves pour lesquels les parents ne voient surtout qu'une certaine assurance de recevoir un solide enseignement scolaire, plutôt que morale ou religieux.

Pas loin de chez moi il y en a un, sous contrat certes, dans lequel les parents non croyants ou d'autres religions se ruent pour y inscrire leurs enfants. La sélection se faisant sur dossier, elle aboutit pour les bons élèves afin d'assurer à l'établissement son bon classement qui attire les inscriptions futures. J'ai peur que cette considération soit prioritaire sur le catholicisme, mais est-ce identique pour ceux hors contrat ?


Cordialement.
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » lun. 26 août 2019, 11:31

Dans le cas que je cite, oui, il me semble que c'est le cas ; la sélection est connue pour se faire sur dossier et par la participation financière possible des parents...
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Invité » lun. 26 août 2019, 14:46

Kerniou a écrit :
dim. 25 août 2019, 2:34
Il est vrai que la réalité donne tort aux idées reçues de l'exemplarité du couple parental ...
Dans ma famille maternelle très pratiquante, unie et très chaleureuse, dans une cousinade de 21 nous sommes deux à avoir des enfants mariés; la fille d'une de mes cousines s'est mariée civilement: il était "hors de question de se marier à l'Eglise" ... elle a 3 enfants et forme un couple stable et heureux et mon fils qui s'est marié à l'Eglise est le seul à choisir de faire baptiser ses enfants ... Les autres vivent en couples plus ou moins stables.
Dans ma famille paternelle (17 cousins(nes), plus conventionnelle et moins religieuse, tous les enfants de mes cousins se sont mariés religieusement et ont fait baptiser leurs enfants ...
Comme si l'éducation et la pratique religieuses de la famille produisaient des athées convaincus et la religion d'appartenance portait davantage de fruits en formant des catholiques non pratiquants, certes, mais qui revendiquent leur catholicité ...
Je ne m'explique pas les choses ...
Bonjour Kerniou
Je me permets d'intervenir dans le fil car je me suis moi même posé plus ou moins la question: pourquoi mes proches se sont ils (presque) tous éloignés de la religion ?

J'en arrive à la conclusion que c'est parce que les parents pratiquants n'ont pas réussi leur transmettre leur foi. Pourtant, dans beaucoup de cas, ils ont été des parents très présents, pédagogues, etc, et ce n'est pas vraiment de leur faute si leurs enfants ont, ensuite, rejeté tout ce qui avait de près ou de loin un rapport à la religion. Sans doute parce que peu de gens ont trouvé la bonne méthode, malgré le désir de bien faire des autres. À un moment, vous parlez des établissements privés hors contrat, mais est ce vraiment la bonne solution ? Je pense que pour nous construire, nous avons besoin d'une certaine liberté (je ne parle pas de laisser ses enfants sans surveillance, et encore moins de se dire "pour le baptême, ils décideront quand ils seront adultes). Je veux parler d'une certaine "liberté encadrée". Si ils sont "surprotégés" toute leur enfance et leur adolescence, sauront-ils, une fois majeur, faire preuve d'une certaine morale ? J'ai du mal à expliquer ce que je veux veux dire, donc voici un extrait de La princesse de Clèves, de Mme de La Fayette. Ce n'est certes qu'un roman mais ce passage est, je trouve, intéressant:
La plupart des mères s'imaginent qu'il suffit de ne parler jamais de galanterie devant les jeunes personnes pour les en éloigner. Madame de Chartres avait une opinion opposée ; elle faisait souvent à sa fille des peintures de l'amour ; elle lui montrait ce qu'il a d'agréable pour la persuader plus aisément sur ce qu'elle lui en apprenait de dangereux ; elle lui contait le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies et leur infidélité, les malheurs domestiques où plongent les engagements ; et elle lui faisait voir, d'un autre côté, quelle tranquillité suivait la vie d'une honnête femme, et combien la vertu donnait d'éclat et d'élévation à une personne qui avait de la beauté et de la naissance. Mais elle lui faisait voir aussi combien il était difficile de conserver cette vertu, que par une extrême défiance de soi-même, et par un grand soin de s'attacher à ce qui seul peut faire le bonheur d'une femme, qui est d'aimer son mari et d'en être aimée.
Ce que je veux retenir de cet extrait, c'est que, d'après moi, il vaut mieux ne pas chercher à isoler ses enfants de façon à ce qu'ils ignorent le plus possible certaines choses qui se passent dans d'autres milieux. Ils les découvriront de toute façon un jour, et pas forcément de la bonne façon. Les enfants doivent savoir que leurs parents leur font confiance, car c'est le meilleur moyen pour eux de se construire, de mûrir.

Jusqu'ici, j'ai parlé de morale. Mais la morale ne fait pas tout, évidemment, il faut aussi éduquer ses enfants dans la religion. Là encore, je pense qu'ils doivent se sentir libres. Si toute leur enfance ils se sont sentis obligés de croire, alors on peut facilement imaginer ce qui se passera lorsqu'ils auront grandi. C'est là qu'est, je pense, le plus dur... D'après moi, il faut trouver le juste milieu... Il faut leur parler de Dieu tout en restant à leur écoute et surtout ne pas laisser s'installer de tabous, les encourager à se confier et leur expliquer que croire en Dieu, ce doit être LEUR choix. Leur montrer l'amour qu'Il a pour nous, mais sans les forcer... Ainsi, nous pouvons espérer que les parents leur transmettent leur foi. C'est difficile, et parfois même avec la meilleure volonté du monde, les parents ou autres proches auront du mal.

Pour en revenir aux écoles privés hors contrat, je pense (mais cela n'engage que moi) que ce n'est pas la bonne solution. Cela isole les enfants catholiques des autres, ce que je ne trouve pas être une bonne chose. Parce que, si on veut leur transmettre une certaine morale, autant leur apprendre à aimer leur prochain. C'est facile d'aimer les gens comme soi, ça l'est moins d'apprendre à aimer des gens différents, d'autres cultures, de différentes classes sociales. Alors évidemment, il n'y a pas, dans les écoles publiques, d'enseignement religieux (sauf dans certains départements plus chanceux) mais cela peut être rattrapé par les parents et le cathéchisme.

Je ne suis pas sûre de m'être bien exprimée et d'avoir réussi à me faire comprendre, donc excusez moi si tel n'est pas le cas...
Merci en tout cas de m'avoir lue jusqu'au bout,
Cordialement

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