Le cas des divorcés et la communion

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pierrot2
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » sam. 24 août 2019, 16:20

Hypothèse, car je ne comprends pas la pratique de la messe par les remariés, les bras croisés pour l Eucharistie. En effet, si la frustration de la table eucharistique est si grande, pourquoi ne pas adopter un mode de vie compatible avec cette aspiration ?

L hypothèse à laquelle je suis réduit, c est qu un genre de collaboration qui n est pas verbalisé, s est tissé entre ces familles recomposées, et les familles adeptes de la polygamie, collaboration, au nom, donc, de l accueil de ces populations polygames.
Pouvez vous me détromper, svp, car mon hypothèse m effare .. :(

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zelie
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » sam. 24 août 2019, 17:20

Cher Pierrot,
je n'ai pas compris votre dernier message.

Mais puisqu'on en reparle, du mariage et du remariage, j'ai encore une question:
autant je suis la première à dire et à penser qu'un mariage, avec son pendant, le projet de fonder une famille, doit être confié au Seigneur et conduit dans la prière commune, qui est une attitude de prudence, outre que de foi et d'espérance, autant j'ai encore des questions:

On voit souvent des mariages durables, même parmi les générations en dessous de 50 ans, des personnes en couples et en famille, mariées ou non, civilement ou religieusement, qui durent dans une belle tendresse et font vraiment famille, et dont les enfants eux-mêmes ont grandi et sont aujourd'hui adultes. Ces familles ignorent totalement l'idée de la foi et de la prière, et pourtant sont de véritables incarnation d'un lien solide... Comment font-elles?

ET idem, on voit aussi souvent, après une première séparation, des personnes se remettre en couple, se remarier et durer ainsi, fonder une deuxième famille dans laquelle l'amour est présent, avec sa cohorte vertueuse de confiance, solidarité, tendresse, etc.. et pourtant, ces familles vivent sans Dieu, sans messe, sans prière... Comment font-elles aussi?

Certes on va me répondre que ce sont des gens qui se connaissent bien et sont bien à l'écoute de leurs nécessités, qu'ils ont un grand sens du bonheur, ou une grande maturité d'esprit, bref, tout un tas d'arguments qui les soutiennent. Oui, ok, mais... et Dieu?
Quand on voit le défi que peut être un mariage dans une société faite d'autant de stress, de mouvements, de modes, de violence et de ruptures, comment fait-on pour vivre heureux sans jamais prier? Ni même avoir besoin de Dieu?

Car bien des fois les apparences sont contre l'enseignement du Seigneur... et j'avoue, ça me perturbe... parce que comment engager des jeunes couples par exemple sur une voie de prière alors que personne ne le fait et pourtant beaucoup de couples sont heureux? (durablement).
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour

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Carhaix
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Carhaix » sam. 24 août 2019, 17:25

zelie a écrit :
sam. 24 août 2019, 17:20
Cher Pierrot,
je n'ai pas compris votre dernier message.

Mais puisqu'on en reparle, du mariage et du remariage, j'ai encore une question:
autant je suis la première à dire et à penser qu'un mariage, avec son pendant, le projet de fonder une famille, doit être confié au Seigneur et conduit dans la prière commune, qui est une attitude de prudence, outre que de foi et d'espérance, autant j'ai encore des questions:

On voit souvent des mariages durables, même parmi les générations en dessous de 50 ans, des personnes en couples et en famille, mariées ou non, civilement ou religieusement, qui durent dans une belle tendresse et font vraiment famille, et dont les enfants eux-mêmes ont grandi et sont aujourd'hui adultes. Ces familles ignorent totalement l'idée de la foi et de la prière, et pourtant sont de véritables incarnation d'un lien solide... Comment font-elles?

ET idem, on voit aussi souvent, après une première séparation, des personnes se remettre en couple, se remarier et durer ainsi, fonder une deuxième famille dans laquelle l'amour est présent, avec sa cohorte vertueuse de confiance, solidarité, tendresse, etc.. et pourtant, ces familles vivent sans Dieu, sans messe, sans prière... Comment font-elles aussi?

Certes on va me répondre que ce sont des gens qui se connaissent bien et sont bien à l'écoute de leurs nécessités, qu'ils ont un grand sens du bonheur, ou une grande maturité d'esprit, bref, tout un tas d'arguments qui les soutiennent. Oui, ok, mais... et Dieu?
Quand on voit le défi que peut être un mariage dans une société faite d'autant de stress, de mouvements, de modes, de violence et de ruptures, comment fait-on pour vivre heureux sans jamais prier? Ni même avoir besoin de Dieu?

Car bien des fois les apparences sont contre l'enseignement du Seigneur... et j'avoue, ça me perturbe... parce que comment engager des jeunes couples par exemple sur une voie de prière alors que personne ne le fait et pourtant beaucoup de couples sont heureux? (durablement).
Faut-il voir un lien entre vie de prière et bonheur terrestre ?

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Pathos » sam. 24 août 2019, 17:32

Zélie,
Qu'est ce qu'il a en faire Satan de péter un couple qui reste loin de Dieu ?
Alors qu'un divorce de chrétiens c'est un vrai trophée pour lui.
De manière générale Il attaque ceux qui sont proches de Dieu et si ça peut les frustrer de voir des athées heureux c'est encore meilleur, la preuve en est avec votre questionnement, mais je fais aussi profil bas vous le savez bien.
Alors réjouissons nous au contraire d'être éprouvé et tant mieux pour les heureux athées mais je les plains en vérité de rester dans leur non curiosité spirituelle. J'en croise également des gens qui ont toutes les qualités sauf la foi. C'est finalement assez inquiétant..
Mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher.

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Carhaix
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Carhaix » sam. 24 août 2019, 17:37

Plus prosaïquement, je me demande si la pression de la "réussite" n'est pas plus grande dans un couple chrétien. Déjà, à la base, lorsqu'on est chrétien, on sait que l'on n'acceptera pas facilement de divorcer. Du coup, est-ce que ça ne rend pas extrêmement exigeant, bien plus que chez un couple non croyant ? Donc il y a une énorme pression dès le départ. Mais par la suite, j'imagine que tout doit être parfait. C'est peut-être là que ça craque, car personne ne peut être parfait.

Simple hypothèse.

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » sam. 24 août 2019, 17:40

Chère Zélie,
Croyez en le Seigneur:"13Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. 14Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.…"
Le plus épanouissant, c est cela..et rien d autre. Si des personnes vous donnent le sentiment contraire, elles vous mettent dans l illusion, ou alors, Christ est un menteur (Comment voulez vous être aimée plus et mieux que par Lui sur la croix, et dans l Eucharistie)
Si des personnes vous donnent ce sentiment, elles méconnaissent sans aucun doute la qualité sans aucune comparaison, de cet amour de Jésus. Elles vous mettent dans l illusion, car elles sont dans l illusion qu Il n existe pas de tel amour

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » sam. 24 août 2019, 21:29

Carhaix : Faut-il voir un lien entre vie de prière et bonheur terrestre ?
Déjà, à la base, lorsqu'on est chrétien, on sait que l'on n'acceptera pas facilement de divorcer. Du coup, est-ce que ça ne rend pas extrêmement exigeant, bien plus que chez un couple non croyant ? Donc il y a une énorme pression dès le départ.
Pathos : Qu'est ce qu'il a en faire Satan de péter un couple qui reste loin de Dieu ?
Alors qu'un divorce de chrétiens c'est un vrai trophée pour lui.
De manière générale Il attaque ceux qui sont proches de Dieu
(...)J'en croise également des gens qui ont toutes les qualités sauf la foi. C'est finalement assez inquiétant..
Pierrot2 : Si des personnes vous donnent ce sentiment, elles méconnaissent sans aucun doute la qualité sans aucune comparaison, de cet amour de Jésus. Elles vous mettent dans l illusion, car elles sont dans l illusion qu Il n existe pas de tel amour

Je vous remercie tous de vos réponses, et il y a bien un peu de tout ça; être chrétien, c'est aimer à la suite du Christ, ce n'est pas aimer tout court sans ultimité autre que son émotion... Mais c'est là que le bât blesse dans le témoignage ; car des couples chrétiens divorcent, et des couples non chrétiens durent et perdurent dans la solidité et le bonheur. Aussi, ensuite, la génération suivante revient voir ses parents (croyants) en leur faisant comprendre que pour eux, ce sera sans mariage à l'église, et sans baptême pour les enfants... En prenant prétexte du modèle de la belle-famille! Cela arrive beaucoup autour de moi, et même dans ma famille.

Un exemple de connaissances : deux jeunes amoureux d'origine française et espagnole, où la jeune fille tombe enceinte. Les parents du jeune homme, français mais d'origine espagnole, intiment à leur fils d'épouser la jeune fille, avec la bénédiction de la famille française. Cela s'est passé entre 1978 et 1980, c'est pas si vieux, et c'est à une époque où les moeurs étaient pourtant bien libérées ; mais les deux familles étaient croyantes et fermement opposées à ce genre de conduite. Bref, le jeune couple a eu deux enfants avant les 20 ans de la jeune maman, est parti en vrille et a divorcé à peine le deuxième garçon né. Ils ont chacun retrouvé à leur rythme chaussure à leur pied, se sont remariés et ont refondé une deuxième famille, durable, heureuse, couronnées d'enfants; et de croyants sont devenus incroyants, rejetant dans un même bain la religion et la mentalité familiale (espagnole et française, les deux). Depuis, ils vivent heureux, dans des mariages très différents, mais épanouis au possible, et c'est n'est pas une illusion, car ces personnes sont des proches d'une soeur, et je les connais très bien. Aux réunions de famille, ils sont tous là, pas aigris ni gênés de se revoir, tout se passe merveilleusement bien. En les voyant, je ne vois pas des gens volages et inconséquents, je vois des gens qui ont su transformer une gabegie familiale en chemin d'apaisement et de bonheur familial. Au final, la famille existe et est soudée.
Mais... leur enfants, 40 ans aujourd'hui, sont en couple sans être mariés, et pères de deux à trois enfants, tous non baptisés. Même si les épouses des fils viennent de familles hyper-engagées dans leur paroisse et très pratiquantes.
Ce genre de phénomène dans une famille est du genre à faire beaucoup plus facilement tâche d'huile que l'attitude inverse, celle de revenir vers Dieu à la suite de ses parents, parmi la génération des 20-40 ans... Et ça m'inquiète quand même un peu.

Dans la prière, j'ai quand même lu les paroles de Maximilien Kolbe, qui explique qu'il faut tout abandonner à la Providence et rester unis à Marie, notre Mère, dans la prière et la confiance.
Que Dieu vous bénisse tous,
Zélie
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Altior » sam. 24 août 2019, 23:14

zelie a écrit :
sam. 24 août 2019, 21:29

Mais... leur enfants, 40 ans aujourd'hui, sont en couple sans être mariés,
Mais... c'est exactement ce qui s'est passé avec leurs parents. Du moins c'est ce que je comprends, car plus haut vous dites: «où la jeune fille tombe enceinte. Les parents du jeune homme, français mais d'origine espagnole, intiment à leur fils d'épouser la jeune fille». Je comprends qu'ils se sont mis d'abord en couple, ayant des rapports peccamineux, pour se marier ensuite, à la pression des parents. Donc le modèle s'est reproduit. Alors, je doute que dans un cas pareil on puisse parler de «perte de foi» mais plutôt de la tièdeur. C'est largement répendu: «Je crois en Dieu. Toutpuissant. Et omniprésent, ça va de soi. Mais il ne regarde pas dans ma chambre à coucher. La morale sexuelle est une invention des prêtres du Moyen Âge, du temps où on parlait de péché et de l'enfer. Allons, Dieu est bon, il comprend, quoi! D'autant plus que c'est lui qui nous a créés ainsi; on va s'arranger avec». Je parle en connaisseur, car moi-même j'ai été comme ça.

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Carhaix » dim. 25 août 2019, 1:27

zelie a écrit :
sam. 24 août 2019, 21:29
Carhaix : Faut-il voir un lien entre vie de prière et bonheur terrestre ?
Déjà, à la base, lorsqu'on est chrétien, on sait que l'on n'acceptera pas facilement de divorcer. Du coup, est-ce que ça ne rend pas extrêmement exigeant, bien plus que chez un couple non croyant ? Donc il y a une énorme pression dès le départ.
Pathos : Qu'est ce qu'il a en faire Satan de péter un couple qui reste loin de Dieu ?
Alors qu'un divorce de chrétiens c'est un vrai trophée pour lui.
De manière générale Il attaque ceux qui sont proches de Dieu
(...)J'en croise également des gens qui ont toutes les qualités sauf la foi. C'est finalement assez inquiétant..
Pierrot2 : Si des personnes vous donnent ce sentiment, elles méconnaissent sans aucun doute la qualité sans aucune comparaison, de cet amour de Jésus. Elles vous mettent dans l illusion, car elles sont dans l illusion qu Il n existe pas de tel amour

Je vous remercie tous de vos réponses, et il y a bien un peu de tout ça; être chrétien, c'est aimer à la suite du Christ, ce n'est pas aimer tout court sans ultimité autre que son émotion... Mais c'est là que le bât blesse dans le témoignage ; car des couples chrétiens divorcent, et des couples non chrétiens durent et perdurent dans la solidité et le bonheur. Aussi, ensuite, la génération suivante revient voir ses parents (croyants) en leur faisant comprendre que pour eux, ce sera sans mariage à l'église, et sans baptême pour les enfants... En prenant prétexte du modèle de la belle-famille! Cela arrive beaucoup autour de moi, et même dans ma famille.

Un exemple de connaissances : deux jeunes amoureux d'origine française et espagnole, où la jeune fille tombe enceinte. Les parents du jeune homme, français mais d'origine espagnole, intiment à leur fils d'épouser la jeune fille, avec la bénédiction de la famille française. Cela s'est passé entre 1978 et 1980, c'est pas si vieux, et c'est à une époque où les moeurs étaient pourtant bien libérées ; mais les deux familles étaient croyantes et fermement opposées à ce genre de conduite. Bref, le jeune couple a eu deux enfants avant les 20 ans de la jeune maman, est parti en vrille et a divorcé à peine le deuxième garçon né. Ils ont chacun retrouvé à leur rythme chaussure à leur pied, se sont remariés et ont refondé une deuxième famille, durable, heureuse, couronnées d'enfants; et de croyants sont devenus incroyants, rejetant dans un même bain la religion et la mentalité familiale (espagnole et française, les deux). Depuis, ils vivent heureux, dans des mariages très différents, mais épanouis au possible, et c'est n'est pas une illusion, car ces personnes sont des proches d'une soeur, et je les connais très bien. Aux réunions de famille, ils sont tous là, pas aigris ni gênés de se revoir, tout se passe merveilleusement bien. En les voyant, je ne vois pas des gens volages et inconséquents, je vois des gens qui ont su transformer une gabegie familiale en chemin d'apaisement et de bonheur familial. Au final, la famille existe et est soudée.
Mais... leur enfants, 40 ans aujourd'hui, sont en couple sans être mariés, et pères de deux à trois enfants, tous non baptisés. Même si les épouses des fils viennent de familles hyper-engagées dans leur paroisse et très pratiquantes.
Ce genre de phénomène dans une famille est du genre à faire beaucoup plus facilement tâche d'huile que l'attitude inverse, celle de revenir vers Dieu à la suite de ses parents, parmi la génération des 20-40 ans... Et ça m'inquiète quand même un peu.

Dans la prière, j'ai quand même lu les paroles de Maximilien Kolbe, qui explique qu'il faut tout abandonner à la Providence et rester unis à Marie, notre Mère, dans la prière et la confiance.
Que Dieu vous bénisse tous,
Zélie
Dans l'évolution moderne de la société, l'Eglise n'a aucune chance de maintenir ses préceptes. La libération des moeurs est un rouleau compresseur puissant. Autrefois les familles tenaient, mais c'était surtout à cause du qu'en dira-t-on, pour la plupart. Il suffit de voir les moeurs des rois de France qui avaient presque tous des concubines, et subissaient la loi de l'Eglise comme une contrainte, surtout au Moyen-âge. Je pense par exemple à Robert le Pieux qui a tout fait pour se débarrasser de sa femme contre l'avis de l'Eglise.

Mais il ne faut pas que ce soit l'arbre qui cache la forêt. On ne voit que ça, mais vous pouvez prendre les péchés l'un après l'autre, et vous tomberez exactement sur les mêmes constatations. Ce que le Christ demande de nous, c'est vraiment une ascèse, et une forme d'abnégation. Mais dans un monde consumériste, tout nous pousse à rejeter l'abnégation. Et de plus en plus. Que l'on soit chrétien ou non.

La seule chance pour maintenir la discipline, c'est de vivre en communauté. Peut-être qu'un jour les catholiques seront si peu nombreux qu'ils se rapprocheront géographiquement pour fonder des communautés, ou du moins vivre très proches les uns des autres, se soutenant fraternellement. Mais ils subiront une pression du monde de plus en plus forte.

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Kerniou » dim. 25 août 2019, 2:34

Il est vrai que la réalité donne tort aux idées reçues de l'exemplarité du couple parental ...
Dans ma famille maternelle très pratiquante, unie et très chaleureuse, dans une cousinade de 21 nous sommes deux à avoir des enfants mariés; la fille d'une de mes cousines s'est mariée civilement: il était "hors de question de se marier à l'Eglise" ... elle a 3 enfants et forme un couple stable et heureux et mon fils qui s'est marié à l'Eglise est le seul à choisir de faire baptiser ses enfants ... Les autres vivent en couples plus ou moins stables.
Dans ma famille paternelle (17 cousins(nes), plus conventionnelle et moins religieuse, tous les enfants de mes cousins se sont mariés religieusement et ont fait baptiser leurs enfants ...
Comme si l'éducation et la pratique religieuses de la famille produisaient des athées convaincus et la religion d'appartenance portait davantage de fruits en formant des catholiques non pratiquants, certes, mais qui revendiquent leur catholicité ...
Je ne m'explique pas les choses ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » dim. 25 août 2019, 2:35

zelie a écrit :
sam. 24 août 2019, 21:29
Depuis, ils vivent heureux, dans des mariages très différents, mais épanouis au possible, et c'est n'est pas une illusion
Alors, laissez-moi mes illusions.. <:
L épanouissement de ceux dont vous parlez n a vraiment rien à voir avec celui que Jésus permet. C est bien de ce témoignage chrétien (un comme le mien, en l occurrence)dont il est besoin. Je l ai déjà écrit dans ce fil: Un mariage comme celui qui n a pas tenu, ne peut pas( comment le pourrait-il) refléter l engagement d amour de notre époux sur la croix. L engagement de Jésus fût total, et DEFINITIF. Il n a pas dit à l agonie : Le rachat de mon épouse me coûte trop cher !! J y renonce, et je renonce à elle. Il est fidèle, et ne nous a pas abandonné à des relations qui ne supportent pas la contrariété. Il ne répudie pas son Église.. Je craindrais davantage pour votre foi, qui semble vaciller au contact de vos proches. Vous avez bien le discours de quelqu'un dans l illusion, veuillez m en excuser..
Jésus nous dit encore de diffuser un amour qui ne soit pas comme celui des païens, ordinaire. Oui, c est exigeant, il y a de l ambition pour le sacrement de mariage.

Je rebondis sur ce que j essayais de demander. Les remariés ne font ils pas de leur second "engagement " un rempart de chair contre cette exigence formidable de l absolu de l amour chrétien, simplement pour ne pas décourager les populations polygames qui sont en France à l accueil? Hypothèse qui est effrayante ..

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Hantouane » dim. 25 août 2019, 9:23

Le fait que des divorcés remariés ne puissent communier est tiré de certaines paroles de Jésus. Or, n'est-il pas plus important d'avoir un coeur de chair plutôt qu'un coeur de pierre ? Même si on doit être ferme concernant le mal, force est de constater que c'est un point qui dessert l'Église, un point de division très critiqué, faisant de l'Église, pour certains, une institution rétrograde. Existe-t-il au sein de l'Église des catholiques étant pour la communion des divorcés remariés ? Est-on à ce moment-là qualifié de moderniste ?

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » dim. 25 août 2019, 11:39

Hantouane a écrit :
dim. 25 août 2019, 9:23
Or, n'est-il pas plus important d'avoir un coeur de chair plutôt qu'un coeur de pierre ?
Bonjour Hantouane,
Pour ce qui me concerne, je dirais que ce que vous attribuez à la chair semble être ce que j attribue à la pierre, et réciproquement.. Vous m en voyez navré, et il faut mesurer à sa juste valeur le don d amour de Dieu (ou de Jésus sur la croix), lequel est insurpassable pour reconnaître lequel est l amour altruiste et lequel l est moins (altruiste).
Jésus n a peut-être jamais été moderne, mais il est possible que je mélange modernisme et mondanité.

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Altior » dim. 25 août 2019, 12:15

Hantouane a écrit :
dim. 25 août 2019, 9:23
(...) c'est un point qui dessert l'Église, un point de division très critiqué, faisant de l'Église, pour certains, une institution rétrograde. (...) Est-on à ce moment-là qualifié de moderniste ?
Affirmatif.
«(Il est une erreur de croire que) Le Pontife Romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne » (Sylabus errorum LXXX : là.)


Donc, je comprends que le Magistère, Pontife Romain en tête, ne le peut pas et ne le doit pas. D'ailleurs, dans une précédente tentative, devant la demande du roi Henri VIII d'Angleterre que l'Église reconnaisse son divorce, le Pontife Romain aurait dit «Je préfère perdre l'Angleterre que de perdre mon âme.»

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zelie
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » dim. 25 août 2019, 16:30

Pierrot2, je vous rassure tout de suite sur mes engagements et les efforts qui vont avec. Pour moi personnellement, les choses sont claires en matière de mariage. Je n'ai forcé le trait que pour avoir des réponses.

Mais... ma question porte sur les remariages, car ils sont légion, et au-delà les jeunes, nos jeunes, ceux de nos proches, même issus de familles pratiquantes, qui comme le souligne Kerniou, emboitent statistiquement bien plus le pas d'un mariage civil, ou même d'un simple concubinage, plutôt que le pas d'une union religieuse.
Mon souci, c'est que je constate que le divorce touche autant les unions religieuses que civiles. Et que quand des jeunes me disent "pourquoi se marier à l'église?" je finis vite à bout d'argument parce qu'une fois sortis les arguments que tous ici vous notez (et moi avec vous) et qui les touchent peu, je ne sais plus quoi leur dire pour les ré-engager à la suite du Christ, dans cette beauté particulière qui consiste en l'obéissance à un principe qui nous dépasse, à un Amour qui nous ouvre autre chose qu'à l'immédiat et au matériel. Comme si le remariage réussi ou satisfaisant de la génération prédécente avait pour conséquence l'abandon de l'engagement religieux des jeunes de la génération suivante, même issus de familles pratiquantes, parce qu'ils ont devant les yeux une réussite correcte sous bien des rapports sans prendre la peine d'en passer par la foi, la prière et une relation à Dieu.... ? Avec en prime un droit à l'erreur!

J'aurais pu prendre n'importe quel thème religieux, le rapport personnel à la prière ou à la messe, l'idée exacte du christianisme, de la part des jeunes, ma préoccupation est la même: où en sont-ils d'une authentique foi ? . Là, en prenant le mariage et le remariage, l'avantage, c'est que je mets les pieds dans le plat si j'ose m'exprimer ainsi, en ce sens que c'est un problème généralisé; j'appartiens par exemple à un groupe de prière composé de personnes habités d'une foi rare, et pourtant, dans les familles de ces personnes, le problème du remariage et du non engagement dans un mariage religieux de la part des jeunes est tout aussi présent. Et même, comme Kerniou le note remarquablement, on dirait presque que plus les parents portent une foi forte et heureuse, plus les enfants fuient la religion, et plus les parents s'en "fichent" de la religion, plus la curiosité attire les jeunes dans cette direction....

Comment fait-on, en tant que parents, pour trouver les bons mots et les bons moments pour parler aux jeunes, adultes ou ados? Parfois mes neveux, mes nièces, mes proches, mes enfants, me posent des questions: à chaque fois je leur réponds avec mon coeur et avec ma foi, et à chaque fois ça tombe à coté. Que je colore ou pas mon propos de prière et de foi...
C'est difficile de toucher le coeur de quelqu'un qui sent, qui sait qu'il existe des lois, des cadres et des moeurs où il a tous les droits ou presque et de l'engager dans la porte étroite en leur demandant de croire que cette porte étroite est source de joie... Alors qu'ils débordent de joie dans leur amour déjà, dans leurs projections de vie, tout ça...
En fait, je me fais déborder par leur logique assez implacable, et je manque d'arguments sur l'instant. Leurs arguments parfois me font bondir tellement je les trouve errants au regard de la foi, mais dès que je touche à leurs représentations initiales, je les heurte et ils se ferment. Mais le problème, c'est qu'il faut bien que j'arrive d'une façon ou d'une autre à les faire avancer dans leur réflexion, parce que les arguments de certains sont vraiment... interpellants de subjectivité...

un exemple : une jeune fille de 26 ans, déjà dans le monde du travail, qui me sort, "et dans 20 ans, quand j'en serais à mon troisième mariage...", ce à quoi je lui réponds qu'elle n'en sait rien, et que peut-être les choses se passeront autrement, que cela peut être bien aussi de croire en soi et en l'amour, que Dieu veille sur elle et peut l'aider dans sa recherche de conjoint, etc... et elle enchaine "ah non, mais t'as pas compris, de nos jours c'est comme ça que ça fonctionne..." ........... !! Je précise que la jeune fille croit en Dieu et est allée au KT jusqu'à 17 ans.... Que lui a-t-on appris de Dieu?
Ca a fait une discussion de plusieurs heures, où j'ai l'habitude de ne rien lâcher, mais c'était une véritable partie de ping-pong. A la fin, j'étais crevée, et elle, rien n'a bougé dans sa tête. Plusieurs mois plus tard, le discours est le même. A tel point que comme dit plus haut, les jeunes issus de famille croyantes reviennent vers leurs parents en leur disant que pour eux, ce sera comme pour la belle-famille recomposée, pas de mariage, même pas d'union civile ou de PACS, et surtout pas de baptême. Par exemple, une de mes soeurs a été responsable d'aumônerie, secrétaire diocésaine ou un truc comme ça, et sur 6 petits-enfants, seuls les deux derniers ont finalement, après quelques remous, été baptisés, et aucun mariage à l'horizon; je ne vous dis pas comme elle en a souffert. Pourtant, ni l'éducation ni la foi n'ont fait défaut dans cette famille, c'est même le contraire, mon beau-frère ayant été quelqu'un d'une présence rare auprès de ses enfants, très croyant et très pédagogue. Et cet exemple, je pourrais le multiplier par la totalité des familles très croyantes que je côtoie; ils me disent tous pareils, et tous disent cette impuissance: nous sommes plus souvent désemparés qu'armés pour répondre à nos jeunes.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour

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