Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Veiller à la qualité de nos choix

Message non lu par etienne lorant » jeu. 28 févr. 2019, 11:30

Lecture du livre de Ben Sira le Sage
Ne t’appuie pas sur tes richesses, ne dis pas : « Elles me suffisent. »  Ne te laisse pas entraîner par ton instinct et ta force à suivre les désirs de ton cœur. Ne dis pas : « Qui m’en imposera ? », car le Seigneur ne manquerait pas de te châtier.  Ne dis pas : « J’ai péché, et rien ne m’est arrivé », car le Seigneur sait attendre longtemps.  Ne sois pas assuré du pardon au point d’entasser péché sur péché.  Ne dis pas : « Sa miséricorde est grande, il pardonnera bien tous mes péchés », car, en lui, il y a pitié mais aussi colère ; son indignation s’abattra sur les pécheurs.   Ne tarde pas à te retourner vers le Seigneur, ne remets pas ta décision de jour en jour; car brusquement éclatera la colère du Seigneur, et à l’heure du châtiment, tu seras anéanti.   Ne t’appuie pas sur des richesses injustement acquises : elles ne te serviront de rien au jour de l’adversité.


         
PSAUME
(Ps 1, 1-2, 3, 4.6)
R/ Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
Heureux est l’homme  qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui vous donnera un verre d’eau bau nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.  Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la.Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.  Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le.Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,  là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.  Chacun sera salé au feu. C’est une bonne chose que le sel ; mais s’il cesse d’être du sel,avec quoi allez-vous lui rendre de la saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »


Cy Aelf, Paris


S'il est une manière simple de diminuer le nombre de péchés, c'est de multiplier les bonnes actions, celles qui s'offre à nous chaque fois que nous rencontrons nos semblables. C'est ici - dans la rencontre, quelle qu'elle soit, que se présente le choix : bénir ou maudire, abaisser ou relever , dire la vérité ou bien la taire, féliciter et encourager ou bien flétrir et se moquer. Toutes et tous, nous avons des préférences, nos goûts propres, nos premiers choix, nos goûts et nos plaisirs -et tout à l'inverse: ce qui nous contrarie, nous gêne et nous importune.

Un chrétien bien investi de l'amour de Dieu cherchera d'abord à changer son regard sur autrui et sur ce qu'il vit lui-même. Ce n'est pas une question de dépassement de soi, mais mieux encore : un mouvement de l'âme.
Si nous le voulons bien, nous ne tarderons pas à trouver leurs qualités particulières. Ce matin, je me suis souvenu des jeunes qui, tout comme moi, effectuaient leur service militaire, tous jeunes conscrits ... qui n'avaient pas les "relations" capables de leur éviter ce lourd désagrément !

Mais ce qui passé, c'est véritablement que nous nous sommes (instinctivement ?) reconnus selon nos bonnes volontés réciproques. Ce fut le cas, notamment d'un jeune mécanicien d'origine italienne. Il se révéla l'homme de la situation. Il avait le don de dédramatiser certaines situations qui pouvaient nous faire craindre. C'était un "bout-en-train" qui avait le don de nous remonter le moral par son optimisme. Mais à l'inverse, il y avait également parmi nous un jeune pédant, issu d'une grande famille bourgeoise qui ne cessait de nous abaisser en nous promettant le pire... Cela dura quelque temps, mais un jour de neige le casier de du moqueur disparut soudainement : comme il était parti se doucher avec pour tout vêtement un essuie-bain autour des reins... il arriva que son casier contenant toutes ses affaires ... se retrouva plongé dans la couche de neige abondante tombée en bas du bâtiment. Il n'y eu aucune punition, mais le pédant fut muté dans une autre caserne ... plus digne de lui ...

Ce souvenir m'est revenu ce matin et j'ai trouvé qu'il illustrait bien l’Évangile de ce jour.



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Bonne volonté - avec vigilance

Message non lu par etienne lorant » ven. 01 mars 2019, 11:52

Lecture du livre de Ben Sira le Sage
La parole agréable attire de nombreux amis, le langage aimable attire de nombreuses gentillesses. De bonnes relations, tu peux en avoir avec beaucoup de monde;mais des conseillers ?n’en choisis qu’un seul entre mille ! Si tu veux acquérir un ami, acquiers-le en le mettant à l’épreuve ; n’aie pas trop vite confiance en lui.    Il y a celui qui est ton ami quand cela lui convient, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse. Il y a celui qui d’ami se transforme en ennemi, et qui va divulguer, pour ta confusion, ce qui l’oppose à toi.Il y a celui qui est ton ami pour partager tes repas, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse.  Quand tout va bien pour toi,il est comme un autre toi-même et commande avec assurance à tes domestiques ; mais si tu deviens pauvre, il est contre toi, et il se cache pour t’éviter.  Tes ennemis, tiens-les à distance ; avec tes amis, sois sur tes gardes. Un ami fidèle, c’est un refuge assuré,
celui qui le trouve a trouvé un trésor. Un ami fidèle n’a pas de prix, sa valeur est inestimable.  Un ami fidèle est un élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur.  Celui qui craint le Seigneur choisit bien ses amis, car son compagnon lui ressemblera.


         


PSAUME
(Ps 118 (119), 12.16, 18.27, 34-35)
R/ Guide-moi, Seigneur,
sur la voie de tes volontés.
Toi, Seigneur, tu es béni :
apprends-moi tes commandements.
Je trouve en tes commandements mon plaisir,
je n’oublie pas ta parole.

Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.
Montre-moi la voie de tes préceptes,
que je médite sur tes merveilles.

Montre-moi comment garder ta loi,
que je l’observe de tout cœur.
Guide-moi sur la voie de tes volontés,
là, je me plais.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblèrent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait. Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient: «Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme? » Jésus leur  répondit:« Que vous a prescrit Moïse ?» Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua:« C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.  Mais, au début, à  la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,  il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ».  De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.  Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.  Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »   La parole agréable attire de nombreux amis, le langage aimable attire de nombreuses gentillesses.  De bonnes relations, tu peux en avoir avec beaucoup de monde; mais des conseillers ? n’en choisis qu’un seul entre mille ! Si tu veux acquérir un ami, acquiers-le en le mettant à l’épreuve; n’aie pas trop vite confiance en lui.  Il y a celui qui est ton ami quand cela lui convient, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse.  Il y a celui qui d’ami se transforme en ennemi, et qui va divulguer, pour ta confusion, ce qui l’oppose à toi. Il y a celui qui est ton ami pour partager tes repas, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse.  Quand tout va bien pour toi, il est comme un autre toi-même et commande avec assurance à tes domestiques ;  mais si tu deviens pauvre, il est contre toi, et il se cache pour t’éviter.  Tes ennemis, tiens-les à distance ; avec tes amis, sois sur tes gardes.  Un ami fidèle, c’est un refuge assuré, celui qui le trouve a trouvé un trésor.  Un ami fidèle n’a pas de prix,sa valeur est inestimable.  Un ami fidèle est un élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur.   Celui qui craint le Seigneur choisit bien ses amis, car son compagnon lui ressemblera.

           
Cy  Aelf,  Paris


Les lectures de ce jour nous recommandent la vigilance dans toutes nos relations.  On pourrait leur ajouter cette recommandation :  "Que votre Oui soit Oui, que votre Non soit Non,  tout le reste vient du diable.  Ce matin, à l'écoute de ces paroles,  je me suis souvenu du très mauvais "plan" qui m'est survenu au cours de mes études. Comme je parlais l'Anglais "fluently" deux camarades m'ont proposé de les accompagner à Londres.  Ils m'ont demandé d'être leur guide.

J'avais dit Oui avec enthousiasme et je me réjouissais par avance de leur faire visiter des lieux - dont un aérodrome d'avions datant de la seconde guerre mondiale, à Hendon; le British Museum que je n'avais pas pu visiter en entier et encore :  boire une des ces bières anglaises ... qu'il faut goûter pour y renoncer à perpétuité !  Mais ce qui devait devenir un bon souvenir tourna pour moi  en " parcours du en une épreuve qui a fait mûrir en moi la vigilance !

En effet, comme mes copains d'étude semblaient ne vouloir visiter que Soho avec les machine à sous, les bars à Whisky et la faune des "quartiers chauds"...je les ai menacés de poursuivre seul mon séjour.  Mais la nuit qui suivi, ils s'emparèrent de mon porte-feuille, et de  mon argent et de mes papiers.   Le reste du séjour tourna court et retour au pays dû se passer de nourriture comme de boisson.  

Je rapporte ce mauvais souvenir  comme une illustration de l'indispensable vigilance dans dans nos relations.  Les bonnes intentions n'empêchent pas la vigilance !


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Du receuilment à l'Eucharistie

Message non lu par etienne lorant » lun. 13 mai 2019, 12:19

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là,  les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu.  Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie, en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant : « J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase :c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi.  Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre,  les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel. J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !”Je répondis: “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.” Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit: “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.” Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel. Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes  qui m’étaient envoyés de Césarée. L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille. Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre. Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.” Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement. Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.” Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous,parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? » En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion
qui fait entrer dans la vie ! »


PSAUME
(Ps 41 -42)
R/ Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant.
Comme un cerf altéré
cherche l’eau vive,
ainsi mon âme te cherche
toi, mon Dieu.

Mon âme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraître face à Dieu ?

Envoie ta lumière et ta vérité :
qu’elles guident mes pas
et me conduisent à ta montagne sainte,
jusqu’en ta demeure.

J’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu,
vers Dieu qui est toute ma joie ;
je te rendrai grâce avec ma harpe,
Dieu, mon Dieu.


ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis  sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit,celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

Aelf, Paris

Le christianisme, par sa nouveauté, fait table rase des rites qui ne seraient qu'une sorte de chorographie respectée de bout en bout. Or, c'est tout à fait vêtements de participer à un office en ayant retiré ses vêtements de travail, c'est tout à fait légitime de vouloir assister à la première messe en n'ayant pas pris son petit déjeuner. Chacun agit selon ses possibilités sans que l'on fasse des remarques. Mais la tentation est forte de faire d'une messe une sorte de chorégraphie comme il est fait dans ses spectacles, les opéras, les théâtres, avec les vêtements du dimanche. C'est très bien mais ce n'est pas l'essentiel.

Ayant étudié en gréco-latine, je me suis rendu à une messe telle que j'en ai connue lorsque j'étais "enfant de chœur , un acolyte " à l'autel, qui faisait des répons en latin. Je communiais sur la langue et je tenais une patène. On communiait en faisant produisant des signes humilité. Mais un dimanche comme j'étais entré en pleine adolescence, je fus soudainement révolté de assister à des des signes de connivences échangés entre entre un homme et une femme - tous deux déjà mariés... Révolte soudaine d’adolescent, je ne voulus plus
servir la messe...

La porte des âmes n'a d'autre clé qu'une absolue sincérité ainsi qu'une profonde humilité. Mon désarroi dura plusieurs années, jusqu'au jour où je découvris une messe chez des sœurs Clarisses - avec ce "grand silence" qui durait un quart d'heure et permettait de "faire le vide" assis dans la pénombre et un très grand silence.
Je ne peux que conseiller ces offices qui permettent d'être pleinement attentifs et coeur tout ouvert à la grâce.




.

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Une organisation nouvelle

Message non lu par etienne lorant » mar. 14 mai 2019, 18:28

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara : « Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus : ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère. Il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n’y habite, et encore : Qu’un autre prenne sa charge. Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. »  On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias. Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisi  pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. »  On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.




PSAUME
(Ps 112-113)
R/ Le Seigneur l’a placé
parmi les princes de son peuple.
Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.
Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?

Lui, il siège là-haut.
Mais il abaisse son regard
vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
parmi les princes de son peuple.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. je  vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.  Mon  commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.    Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs,  car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.  Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,  c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.  Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »  

– Cy  Aelf,  Paris


Comme l'Eglise s’accroît, il devient nécessaire de la structurer, de la hiérarchiser comme toute organisation humaine, mais en gardant la fraîcheur du message d'origine.  Le défi qui est posé à l'Eglise naissante est de garder le caractère nouveau - et unique dans l'histoire qui consiste à garder partout la fraîcheur de l'enseignement.   Chacune et chacun d'entre nous, ayant été catéchisé convenablement devient libre - en Jésus-Christ  - de témoigner de l'oeuvre de la grâce qui s'est accomplie en lui.

La forme que prend ce témoignage peut être des plus diverse selon les grâce reçues.  C'est ainsi qu'il y a les prêtre, mais aussi les enseignants,  les écrivains, les médecins, les scientifiques, les les peintres et les sculpteurs, les juristes et les aumôniers des prisons, etc.  Il n'y a pas  de "simples fidèles" car même l’édiction des enfants est une oeuvre bénie par Dieu.  Un pape demeure d'abord un prêtre  et l'on se souviendra que le premier des martyrs avait pour principale fonction - sur le plan humain - de servir des plats à tables.  Le pouvoir dans l'Eglise n'est pas -d'abord pyramidal mais latéral, car la première règle est d'aimer Dieu et d'aimer son prochain pour l'amour de Dieu. p

Seule la grâce divine pouvait ainsi établir une hiérarchie de gouvernement qui ne disparaît pas avec la mort du plus haut "gradé":  on n'y est jamais, fondamentalement,  que témoins de Jésus Christ en tout temps en tous lieux !



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Dieu : unique et universel

Message non lu par etienne lorant » lun. 20 mai 2019, 11:00

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, à Iconium,il y eut un mouvement chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs, pour recourir à la violence et lapider Paul et Barnabé. Lorsque ceux-ci s’en aperçurent, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les cités de Lystres et de Derbé et dans leurs territoires environnants. Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle. Or, à Lystres, il y avait un homme qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds. Infirme de naissance, il n’avait jamais pu marcher. Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé. Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait. En voyant ce que Paul venait de faire, les foules s’écrièrent en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! » Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus, et à Paul celui d’Hermès, puisque c’était lui le porte-parole. Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville, fit amener aux portes de celle-ci des taureaux et des guirlandes. Il voulait offrir un sacrifice avec les foules. Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant : « Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous, et nous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent. Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins. Pourtant, il n’a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu’il vous a envoyé du ciel la pluie et des saisons fertiles pour vous combler de nourriture et de bien-être. » En parlant ainsi, ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule

de leur offrir un sacrifice.
/i]







PSAUME

(113B 115

R/ Non pas à nous, Seigneur,

mais à ton nom, donne la gloire.

Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous,

mais à ton nom, donne la gloire,

pour ton amour et ta vérité.

Pourquoi les païens diraient- ils :

« Où donc est leur Dieu ? »



Notre Dieu, il est au ciel ;

tout ce qu’il veut, il le fait.

Leurs idoles : or et argent,

ouvrages de mains humaines.



Soyez bénis par le Seigneur

qui a fait le ciel et la terre !

Le ciel, c’est le ciel du Seigneur ;

aux hommes, il a donné la terre.






Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ?Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime,

il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »


– Aelf, Paris







Devant les miracles accomplis par les apôtre, les populations rencontrées cherchent à les attribuer aux divinités qu'elles avaient adorées auparavant. C'est tout bonnement humain de chercher des explications devant des guérisons inexpliquées. Et c'est sur cette base que les disciples vont pouvoir asseoir leur prédication. Ils disent: "Non, nous ne sommes pas des dieux, mais bien des hommes qui ont reconnu le Dieu unique, créateur du ciel et de la terre, et de tout ce qui vit en ce monde. Les apôtre ne sont pas des dieux, mais des témoins et des serviteur du seul et unique Dieu : Celui qui a crée le ciel et la terre et lui a donné, par pur amour, de chercher sa ressemblance en chaque occasion de l'existence humaine. "Tu aimeras Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes des forces et ton prochain pour l'amour de Dieu"



C'est bien ce message unique et fantastique qui peut, seul remédier au péché et renverser à jamais toute les autres divinités païennes autrefois adorées. - Car tout vient du Dieu unique et retourne vers Lui. Voici" donc "Le chemin, la vérité et la vie". Ces termes sont d'ailleurs articulé d'un message de vie éternelle le chemin que nous suivons conduit à la vérité, laquelle débouche en vie éternelle et bienheureuse . Les sciences tentent d'expliquer de décrypter la vie et son mouvement, mais en vérité, cela n'est donné qu'à celles et ceux qui, dans leur âme ont reconnu le Dieu d'amour toujours à l'oeuvre dans l'univers entier.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

L'épreuve fait grandir la foi et l'espérance

Message non lu par etienne lorant » mar. 21 mai 2019, 10:44

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort. Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé. Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples.  Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ; ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,  et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie. Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.



PSAUME
(144 (-45)
R/ Que tes amis, Seigneur,
annoncent la gloire de ton règne !
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur !
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

– Aelf, Paris

C'est tout autant par les les réussites que les épreuves que la foi se renforce et fait grandir l'espérance. Nous ne nous en rendons pas compte, si ce n'est qu'en quelques occasions où l'Esprit saint nous fait ouvrir quelques paroles irrésistibles. C'est bien dans cet esprit que Jésus s'est exclamé : "Si ceux-ci doivent se taire, alors les pierre crieront !  Aujourd’hui  comme aux temps apostoliques,  L'Esprit Saint est toujours à l'ouvrage  et "Il souffle comme le vent et tu ne sais dire ni d'où Il vient ni où  Il va !   Et dans les circonstances parfois anodines, Il procure des réponse auxquelles nul ne ne peut rétorquer.  

Si quelqu'un d'entre nous désire en vivre l'expérience, il lui suffit de se souvenir de ces circonstances où tout semblait contraire - mais qui, tout à la fin, s'est avéré plus parfait encore que  ce qu'e l'on avait désiré...  De ces renversements soudains - et qui s'avèrent encore meilleurs que ce que l'on avait espéré.   Il nous faut prier afin d’obtenir cette douceur dans la foi car "chacun de nos cheveux" est est compté !" Il ne faut pas avoir peur, comme le déclara Jean-Paul  II qui survécut à la balle qui ne pouvait, pas rater son but


.


--

[center][youtube]XJa7qigKmpw[/youtube][/center]
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

La foi vient à bout de tout

Message non lu par etienne lorant » mar. 21 mai 2019, 10:49

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort. Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé. Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples.  Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ; ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,  et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie. Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.



PSAUME
(144 (-45)
R/ Que tes amis, Seigneur,
annoncent la gloire de ton règne !
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur !
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

– Aelf, Paris

C'est tout autant par les les réussites que les épreuves que la foi se renforce et fait grandir l'espérance. Nous ne nous en rendons pas compte, si ce n'est qu'en quelques occasions où l'Esprit saint nous fait ouvrir quelques paroles irrésistibles. C'est bien dans cet esprit que Jésus s'est exclamé : "Si ceux-ci doivent se taire, alors les pierre crieront !  Aujourd’hui  comme aux temps apostoliques,  L'Esprit Saint est toujours à l'ouvrage  et "Il souffle comme le vent et tu ne sais dire ni d'où Il vient ni où  Il va !   Et dans les circonstances parfois anodines, Il procure des réponse auxquelles nul ne ne peut rétorquer.  

Si quelqu'un d'entre nous désire en vivre l'expérience, il lui suffit de se souvenir de ces circonstances où tout semblait contraire - mais qui, tout à la fin, s'est avéré plus parfait encore que  ce qu'e l'on avait désiré...  De ces renversements soudains - et qui s'avèrent encore meilleurs que ce que l'on avait espéré.   Il nous faut prier afin d’obtenir cette douceur dans la foi car "chacun de nos cheveux" est est compté !" Il ne faut pas avoir peur, comme le déclara Jean-Paul  II qui survécut à la balle qui ne pouvait, pas rater son but


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Accomplir aujourd’hui un signe d'amour et de foi en Dieu

Message non lu par etienne lorant » mer. 22 mai 2019, 10:38

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question. L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères. À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux. Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse. Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.



PSAUME
(121 -122)
R/ Dans la joie, nous irons
à la maison du Seigneur.
Quelle joie quand on m’a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »

Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !
Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu’un !

C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.
C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
’est là le siège du droit,
le siège de la maison de David
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,

celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »


– Aelf, Paris

Les autorités du temple de Jérusalem se mettent à craindre le renouvellement de la pratique religieuse qui s'attachera beaucoup plus  à l'annonce du Salut, lequel est lié au baptême.   C'est vraiment tout simple de baisser la tête et de recevoir l'onction du baptême .  La circoncision est abolie :  ce n'est plus par la circoncision que l'on devient fidèle, mais par une simple onction sur le front.  Le lien à Dieu se passe  bien d'un signe dans la chair, puisque la manifestation de la foi est une grâce de foi qui appelle simplement  à aimer Dieu et aimer son prochain pour l'amour de Dieu.  Si circoncision il y a, c'est une circoncision de l'âme qui se détourne du  du péché.  D'une manière ou d'une autre, l'homme sait discerner le bien du mal - et cela remonte  au péché originel...

Cette simplification extraordinaire de la pratique de la religion, c'est ce que les pharisiens redoutaient.  En effet, si Dieu devient si facile d'accès, il n'est plus nécessaire de s'encombrer de rites sanglants lors de la Pâques, parmi d'autres nombreuses manifestations extérieures d'adhésions aux volontés divines. Car Dieu sait très bien tous les mobiles qui suscitent le cœur aussi bien que l'intelligence.

Avec la venue du Christ et l'extraordinaire manifestation de l'amour de Dieu, c'est en toute occasions que les hommes ont l'occasion de manifester l'amour de Dieu qui ne cesse de susciter le souci de la vérité, le regrets des fautes, l'offrande d'un jeûne, l'assistance procurée au prochain, etc.   Notre prêtre a conclu simplement:
"Appliquez aujourd'hui-même  votre conscience à la recherche d'une bonne action envers autrui quel qu'il soit Jésus est bien présent dans votre prochain quel qu'il qu'il soit... "


Qui d'entre nous relèvera ce défi ?
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13227
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Philosophie n'est pas vérité

Message non lu par etienne lorant » mer. 29 mai 2019, 10:11

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.  Alors Paul, debout au milieu de l’Aréopage, fit ce discours : « Athéniens,je peux observer que vous êtes, en toutes choses,  des hommes particulièrement religieux. En effet, en me promenant et en observant vos monuments sacrés, j’ai même trouvé un autel avec cette inscription : “Au dieu inconnu.” Or, ce que vous vénérez sans le  connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer. Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il contient, lui qui est Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas des sanctuaires faits de main d’homme ; il n’est pas non plus servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le nécessaire. À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant les moments de leur histoire et les limites de leur habitat ; Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent et, si possible, l’atteignent et le trouvent, lui qui, en fait, n’est pas loin de chacun de nous. Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. Ainsi l’ont également dit certains de vos poètes : Nous sommes de sa descendance. Si donc nous sommes de la descendance de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité est pareille à une statue d’or, d’argent ou de pierre sculptée par l’art et l’imagination de l’homme. Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout. En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts. » Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquaient, et les autres déclarèrent : « Là-dessus nous t’écouterons une autre fois. » C’est ainsi que Paul, se retirant du milieu d’eux, s’en alla. Cependant quelques hommes s’attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denys, membre de l’Aréopage, et une femme nommée Damaris, ainsi que d’autres avec eux. Après cela, Paul s’éloigna d’Athènes et se rendit à Corinthe.

PSAUME
(148, 1-2)
R/ Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.

Les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

Qu’ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
louange de tous ses fidèles !


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

– Aelf, Paris


Comment l'annonce de l’Évangile ?  Sans doute parce que saint Paul a cherché à inscrire la bonne nouvelle de l’Évangile en s'efforçant d'adopter la manière de réfléchir qu'avaient adopter la manière de réfléchir des dignitaires de l’aréopage : c'était comme un jeu de puzzle dans lequel les pièces seraient des idées, quelles qu'elles soient.  C'est intéressant et parfois réjouissant, mais fondamentalement, ce n'est pas cette méthode que l'on parviendra à la vérité tout entière, cette vérité qui nous bouscule  et nous conduit à la foi.  On ne parvient pas à la foi si l'on l'on se limite à connaître parfaitement son catéchisme - car pour vivre une authentique, conversion, il faut un renfoncement aux règles de l'existence - il faut avoir "plongé dans l’Évangile - en le pratiquant jusqu'en vers ceux qui nous rejettent.  Voici donc le message illustré des lectures de ce jour :  il nous faut bien prier l'Esprit saint de parler par notre bouche , avec toute l'humilité que cela exige

Pour conclure son homélie en citant un extrait du Journal d'un curé de campagne dans lequel le prêtre déclare: "Lorsque le bon Dieu tire de moi, au hasard, une  parole utile aux âmes,  je la reconnais à la souffrance qu'elle m'inflige !"   Si l'on ne s'abandonne pas à l'Esprit saint, nous resterons de simples pénitents qui recherchent dans l'ombre la lumière infinie de l'amour de Dieu"...




.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

Avatar de l’utilisateur
Carolus
Barbarus
Barbarus

Re: Philosophie n'est pas vérité

Message non lu par Carolus » mer. 29 mai 2019, 13:39

etienne lorant a écrit :
mer. 29 mai 2019, 10:11
etienne lorant :
On ne parvient pas à la foi si l'on l'on se limite à connaître parfaitement son catéchisme - car pour vivre une authentique, conversion, il faut un renfoncement aux règles de l'existence - il faut avoir "plongé dans l’Évangile - en le pratiquant jusqu'en vers ceux qui nous rejettent.
Vous avez raison, cher Étienne. :)
Mt 5, 44-45 Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux
Avec l’aide du Saint-Esprit, aimons donc nos ennemis et prions pour ceux qui nous persécutent !

Gabriel1956
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : mer. 05 juin 2019, 11:03
Conviction : foi catholique

Nous avons tous été envoyés !

Message non lu par Gabriel1956 » mar. 11 juin 2019, 9:33

Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, à Antioche,   un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur. La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche.   À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.   C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule   considérable s’attacha au Seigneur.  Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul.  L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».    Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner :Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque,
et Saul. Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »  Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains,
ils les laissèrent partir.

         

PSAUME
(118 -119), 129-130, 131-132, 133.135)
R/ Pour ton serviteur,
que ton visage s’illumine, Seigneur
Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine,
et les simples comprennent.

La bouche grande ouverte, j’aspire,
assoiffé de tes volontés.
Aie pitié de moi, regarde- moi :
tu le fais pour qui aime ton nom.

Que ta promesse assure mes pas :
qu’aucun mal ne triomphe de moi !
Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends- moi tes commandements.


Evangile selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »


– Cy A elf, Paris



L'Evangile est bien la lumière qui luit dans les ténèbres. Elle fut, du temps des premiers apôtres comme elle est encore aujourd'hui. On dira qu'il y eut un temps apostolique et que l'Eglise est désormais bien établie, mais méfions-nous de cette assurance trop simple, car la Parole doit continuellement être proclamée. Certes, nous n'avons pas les dons d'un saint Paul, d'un saint Pierre d'un saint Luc et d'un saint Jean mais nous avons nous aussi des talents afin de poursuivre, dans le temps qui nous est imparti, d'annoncer le message de l'amour de Dieu qui cherche à sauver toutes les âmes.

Que les parents ne négligent pas le cathétérisme qui permet d'accéder à une connaissance sur l'histoire des hommes - mais qui, tout autant, pousse et engage à manifester que la création se poursuit par tous les mouvements de l'esprit et du cœur qui nous animent dans le présent.

Si nous sommes véritablement "fidèles" et si vraiment nous aimons Dieu, nous deviendrons aussi bien fidèles qu’apôtres. Véritablement, lorsque l'on a entendu l'Ité Missa Est, ce n'est pas une fin mais c'est véritablement un envoi à la mission - si simple qu'il paraisse !



.

Avatar de l’utilisateur
Carolus
Barbarus
Barbarus

Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

Message non lu par Carolus » mar. 11 juin 2019, 19:42

Gabriel1956 a écrit :
mar. 11 juin 2019, 9:33
Gabriel1956 :
Véritablement, lorsque l'on a entendu l'Ité Missa Est, ce n'est pas une fin mais c'est véritablement un envoi à la mission - si simple qu'il paraisse !
Vous avez raison, cher Gabriel1956. :(
CEC 2 [Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ] a envoyé les apôtres qu’Il avait choisis en leur donnant mandat d’annoncer l’Évangile : " Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde " (Mt 28, 19-20).
Allons donc, car la « moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » (Mt 9, 37) :!:

Gabriel1956
Civis
Civis
Messages : 9
Inscription : mer. 05 juin 2019, 11:03
Conviction : foi catholique

La lettre tue mais l'esprit donne la vie

Message non lu par Gabriel1956 » mer. 12 juin 2019, 10:33

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, si nous avons une telle confiance en Dieu par le Christ, ce n’est pas à cause d’une capacité personnelle que nous pourrions nous attribuer : notre capacité vient de Dieu. Lui nous a rendus capables d’être les ministres d’une Alliance nouvelle, fondée non pas sur la lettre mais dans l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie. Le ministère de la mort, celui de la Loi gravée en lettres sur des pierres, avait déjà une telle gloire que les fils d’Israël ne pouvaient pas fixer le visage de Moïse à cause de la gloire, pourtant passagère, qui rayonnait de son visage. Combien plus grande alors sera la gloire du ministère de l’Esprit ! Le ministère qui entraînait la condamnation, celui de la Loi, était déjà rayonnant de gloire ; combien plus grande sera la gloire du ministère qui fait de nous des justes ! Non, vraiment, ce qui, dans une certaine mesure, a été glorieux ne l’est plus, parce qu’il y a maintenant une gloire incomparable. Si, en effet, ce qui était passager a connu un moment de gloire, combien plus ce qui demeure restera- t-il dans la gloire !


PSAUME
(Ps 98 -99)
R/ Tu es saint, Seigneur notre Dieu !
Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez- vous au pied de son trône,
car il est saint !

Moïse et le prêtre Aaron, Samuel, le Suppliant,
tous, ils suppliaient le Seigneur,
et lui leur répondait.

Dans la colonne de nuée, il parlait avec eux ;
ils ont gardé ses volontés,
les lois qu’il leur donna.

Seigneur notre Dieu, tu leur as répondu :
avec eux, tu restais un Dieu patient,
mais tu les punissais pour leurs fautes.

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez- vous devant sa sainte montagne,
car il est saint, le Seigneur notre Dieu.


ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »


– Aelf, Paris.


La parole de Dieu n'est pas faite pour se retrouver enfermée dans une récitation indéfinie, comme s'il s'atissait de connaître tous les préceptes afin de les accomplir comme le ferait un robot programmé.  Dieu ne nous demande pas de devenir aussi précis que le programme d'un ordinateur. Evidemment, cela fait sourire, mais pratiquement ils sont nombreux ces fidèles qui vont à la messe en se disant qu'ayant respecté tous les sacrements en temps et en heure,  ils sont "en règle" de sorte que Dieu ne peut que les bénir, eux et leurs projets et leurs œuvres .  

Mais agir ainsi envers le Seigneur,  c'est le méconnaître  car la lettre tue mais c'est l'esprit qui fait vivre.

De la sorte, l'homme qui vient prier le Seigneur en église, s'il se dit :  "Je respecte toutes les règles et tous les préceptes de la vie en Eglise, et donc, je dois être exaucé....   Eh bien, cet homme découvrira en temps et en heure que le projet qu'il avait confié à Dieu dans la prière ... ne se réalise pas comme il en avait espéré début. Mais il a été exaucé dans la mesure où sa demande lui conviendra le mieux. Et cela, tout simplement parce que Dieu sait par avance tout ce qui sera bon et juste nous mêmes...

Lorsque nous prions, soyons certains que nous serons exaucés selon le dessein de Dieu sur nous. Et notre prêtre a conclu en "égratignant"  le rite en latin : la messe n'est pas un rituel, il n'y a pas d'abracada
de la grâce"....


.

Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Exabot [Bot] et 2 invités