Les Sept Églises de l'Apocalypse

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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Carhaix
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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par Carhaix » dim. 19 mai 2019, 15:29

Et quels sont ces cultes païens qui perdurent aujourd'hui, qui seraient tolérés, voire pratiqués par l'Eglise, et qui répondraient à un réquisitoire de l'Apocalypse sous le nom d'Eglise de Thyatire, ou de Pergame ?

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Carolus
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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par Carolus » lun. 20 mai 2019, 16:09

gerardh a écrit :
sam. 18 mai 2019, 12:24
gerardh :

Je ne pense pas, sauf exception, que ces chrétiens, qui mangeaient des bêtes sacrifiées aux idoles, pensaient à mal faire. Dans l'antiquité la viande de ces bêtes était distribuée à la foule. Mais Paul les avertit qu'en ce faisant, ils se mettaient dans une fausse situation par rapport à leur foi.
Merci pour votre réflexion, cher gerardh. :)
1 Co 10, 25 Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans faire aucune question par motif de conscience.
À cette époque-là, souvent les viandes qui ont été offertes aux idoles se vendaient au marché public comme les viandes ordinaires. Il n’y avait aucune différence visible.

Pour les païens, les viandes qui ont été offertes aux idoles représentaient une nourriture spirituelle. Pour eux, ces viandes étaient des choses sacrées qui possédaient des forces magiques.
1 Co 8, 1 Au sujet des viandes qui ont été offertes aux idoles, nous savons bien que nous avons tous la connaissance nécessaire.
S. Paul dit aux Corinthiens que ces viandes ne sont que des viandes ordinaires, c’est-à-dire de la bonne nourriture.
CEC 2111 La superstition est la déviation du sentiment religieux et des pratiques qu’il impose. Elle peut affecter aussi le culte que nous rendons au vrai Dieu, par exemple, lorsqu’on attribue une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques, par ailleurs légitimes ou nécessaires.
Il ne faut pas être superstitieux :!:

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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par Cinci » mar. 21 mai 2019, 18:24

Je ne sais pas comment vous vous y prenez. Mais, en tout cas, je vous dis "bravo, les gars !" Parce que vous avez réussi à rendre ce fil lourd, mais lourd et limite presque un peu lourd-dingue.

Mon impression, ici, c'est surtout celle d'un enlisement profond et qui suscite un ennui profond, avec vos histoires de viandes, de temples antiques et d'immoralité sexuelle. Vous réussissez à ramener dans le trivial un texte comme celui de saint Jean. Alors, vraiment, là ... Zzzzzz ... Non mais vous me réveillerez quand la guerre des viandes sera terminée. Merci.



Si d'autres contributeurs veulent participer en attendant, je les invite. Ils seront les bienvenus.

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Carhaix
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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par Carhaix » mar. 21 mai 2019, 19:10

Cinci a écrit :
mar. 21 mai 2019, 18:24
Je ne sais pas comment vous vous y prenez. Mais, en tout cas, je vous dis "bravo, les gars !" Parce que vous avez réussi à rendre ce fil lourd, mais lourd et limite presque un peu lourd-dingue.

Mon impression, ici, c'est surtout celle d'un enlisement profond et qui suscite un ennui profond, avec vos histoires de viandes, de temples antiques et d'immoralité sexuelle. Vous réussissez à ramener dans le trivial un texte comme celui de saint Jean. Alors, vraiment, là ... Zzzzzz ... Non mais vous me réveillerez quand la guerre des viandes sera terminée. Merci.



Si d'autres contributeurs veulent participer en attendant, je les invite. Ils seront les bienvenus.
C'est exactement ce que j'essayais de dire...

On ne se comprend jamais ici. On se catalogue, on se donne des étiquettes, et on se jette du mépris à la figure. Et on ne se pardonne jamais les opinions tranchées que l'on peut avoir sur d'autres thèmes. Dès lors, on devient inaudible.

Bienvenu sur un forum prétendument chrétien où les gens haïssent ceux qui ne pensent pas comme eux. Qui a l'esprit étriqué, finalement ?

Allez, je décanille.

Vive l'entre-soi !

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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par Cinci » mer. 22 mai 2019, 23:45

Il vous arrivât donc de vouloir rompre la mal communion de langage ou d'esprit, Carhaix ?

C'est vrai que j'ai été un pur pour le coup, livrant sans fard l'expression de mon ennui profond à la vue de cet échange surréaliste et comme ne débouchant sur rien avec Carolus et ses extraits de catéchisme. Mais c'était vraiment à y perdre le sens de ce fil croyez-moi, avec sa raison d'être, en plus d'y perdre le moindre intérêt pour le grand texte de saint Jean. Décourageant ...

Quoi qu'il en soit ...

Vous pouvez toujours rester et sans perdre la face, je pense.

Il n'entrait pas dans mes intentions de vouloir priver le forum et sans doute quelques autres contributeurs de votre présence. Ce n'est pas parce que vous-mêmes ou un autre (votre humble serviteur par exemple) pourriez/pourrions toujours faire un four momentané dans un sujet de discussion qu'il faille ensuite tous se retirer dans une grotte jusqu'en décembre 2020.

Buvons un coup, et ça passera.

:trinque:

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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par Trinité » jeu. 23 mai 2019, 0:48

:D :D

Dommage!
La discussion était intéressante ...au départ!

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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par Carolus » dim. 26 mai 2019, 2:47

Carhaix a écrit :Carhaix :
Et on ne se pardonne jamais les opinions tranchées que l'on peut avoir sur d'autres thèmes.
Je vous aime en Christ, cher Carhaix. :oui:

L'athée
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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par L'athée » sam. 10 août 2019, 20:51

Je pense que le sujet est clos, mais voici un passage de mon mémoire de M2 que j'ai effectué sur le sujet. Peut-être certains y trouveront des réponses qui n'ont pas déjà été évoquées ici. Les références n'apparaissent pas et peuvent être données sur demande si vous le souhaitez.
Excusez mon style scolaire.



- Le message de la figure du Christ aux sept Églises d’Asie Mineure (2,1 - 3,22)

La première question que l’on peut se poser est la suivante : pourquoi ces sept Églises en particulier? Si le chiffre sept ne pose pas de problème quant à son interprétation (il est le symbole de la globalité, en s’adressant à ces sept Églises, le « fils d’homme » s’adresse, en réalité à la totalité des chrétiens) il n’en est pas de même pour les localités choisies par l’auteur. D’autres Églises existaient dans la région comme Milet, Colosses, Hiérapolis… Il n’y a pas, dans l’historiographie actuelle, de réponse admise comme vérité. On remarque que c’est là encore un héritage de la tradition judéo-chrétienne puisqu’avant lui, Paul a écrit à sept églises, corpus qui forme les « Épîtres » de saint Paul. Encore, dans le livre prophétique vétérotestamentaire d’Ézechiel, il y a un passage qui est un « oracle contre les nations » qui sont au nombre de sept.

On ne peut alors que constater ce que ces sept communautés ont en commun et il s’agit ici de la présence d’hérétiques. Plusieurs historiens en ont conclu qu’il ne fallait pas nécessairement chercher plus loin pour comprendre le choix de l’auteur. Les autres communautés étaient-elles pour autant sauvegardées de la présence de courants hérétiques? Certainement pas, mais si l’auteur a choisi de s’adresser à celles-là, ce n’est pas anodin. Il pouvait, en effet, estimer que ces communautés étaient les plus touchées parmi toutes, ou à l’inverse qu’elles étaient les seules qui pouvaient encore se défaire de l’emprise des hérétiques. Mais c’est bien à ces sept-là que s’adresse la Révélation et elles sont l’une des clefs de la compréhension du texte. Comprendre leur situation au sein de cités, ce n’est certes pas comprendre la complète signification de chacun des symboles utilisé par l’auteur tout au long de la Révélation, mais cela sert à entrevoir la raison de la composition du texte. Il nous faut donc étudier ces Églises individuellement pour comprendre en quoi elles participent pleinement à la Révélation étant les destinataires annoncées de celle-ci.

Tout d’abord, le fait que l’auteur ai choisi sept Églises nous montre une indépendance d’organisation fondamentale par rapport aux 5 cités néocores d’Asie disposant d’un ou plusieurs temples du culte impérial provincial, qui vers 130 ap. J.-C. sont les suivantes : Pergame Smyrne, Éphèse Cyzique et Sardes. Le message adressé à chaque Église se compose presque toujours de la même manière. Les paroles rapportées du Christ nous font savoir qu’il est au courant des difficultés de chacune d’entre elles, puisqu’il dit « Je sais » ou « Je connais ». Pour autant ces difficultés ne peuvent pas être un prétexte pour accepter la présence d’hérétiques, ou justifier une perte de foi et c’est ce sur quoi va insister l’auteur. Il dit aussi être au courant du bon comportement de l’Église ou seulement d’une partie de ses membres, et au contraire de ses/leurs fautes.

Les sommations du Christ seront les dernières, puisqu’après il sera trop tard étant donné l’arrivée toute prochaine du combat eschatologique contre le Mal. Les promesses de paradis qui suivent ces avertissements sont la récompense en cas de repentir et de changement de comportement. Cependant certaines Églises ne suivent pas exactement ce modèle, puisque l’auteur ne mentionne pas à chaque fois de difficultés particulières (ce qui n’exclut pas pour autant leur présence), ou de bons ou mauvais comportements.
Ces passages sont, d’un point de vue historique, fondamentaux pour comprendre le contexte d’écriture de l’Apocalypse. Les éléments donnés par l’auteur nous montrent bien que le contexte sert à justifier l’écriture de sa Révélation et c’est ce que nous allons voir maintenant à travers l’étude de chacune des Églises, réalisée individuellement.

- Éphèse : La métropole prospère et luxueuse

Les premières installations de la cité d’Éphèse dateraient de 1100 av. J.-C. Elle aurait été établie par des Grecs alors que des peuples indigènes y vivaient. En 555 av. J.-C. Crésus, roi de Lydie prend le contrôle la ville et la rend véritablement prospère. Il contribue à la construction du Temple d’Artémis et détruit la vieille ville. Suite à la Paix des Rois en 386 av. J.-C. signée entre le roi perse et le roi Sparte, la cité passe sous domination perse, jusqu’à ce qu’elle soit conquise par Alexandre en 334 av. J.-C. Elle passe ensuite sous le contrôle d’une succession de rois hellénistiques. Le temple qui avait été détruit par Érostrate en 356 av. J.-C., avec certainement comme seul objectif de devenir célèbre, est reconstruit grâce au financement de plusieurs cités voisines, et se base sur les mêmes plans que l’ancien. Pline l’Ancien nous décrit alors un bâtiment immense qui aurait comporté 127 colonnes et mesurerait 225 pieds de large sur 425 de long et 65 de haut. Le temple est également signalé dans les Actes des Apôtres (XIX, 23,40). En 47, Éphèse est victime d’un tremblement de terre.

Après la mort d’Alexandre, c’est Lysimaque qui en prend le pouvoir. Il construit et fortifie une nouvelle cité qu’il entoure d’un mur vers 287 av. J.-C. La cité passe successivement entre les mains de différents souverains jusqu’à ce qu’Attales III de Pergame meurt en 133 av. J.-C. et lègue tout son territoire à l’Empire romain. Elle est la ville la plus peuplée de la province mais n’est pas la capitale puisque le proconsul vit à Pergame. La cité compterait 40 000 mâles citoyens, soit environ entre 200 000 et 225 000 personnes si l’on rajoute les mineurs, les femmes et les esclaves. Les habitants de la ville éprouvent rapidement pour Rome et les citoyens romains, une grande haine et provoquent même un massacre de Romains en 88 av. J.-C. Ceux qui se réfugient dans le temple d’Artémis, qui est également un asile, sont également exécutés. Plus tard, sous la Pax Romana (entre 25 av. J.-C. et environ 180 ap.) la cité devient célèbre, prospère et extrêmement luxueuse, bien que l’évasement du port apparaisse comme une limite au futur de la cité et qui est responsable du déclin de celle-ci dans les années de l’Apocalypse. Pour autant dans la course aux titres qui oppose toutes les cités, elle obtient le titre de « première de la province », ce qui est un titre particulièrement honorifique.

Au niveau religieux, la cité est d’une grande importance puisqu’en 29 av. J.-C. Auguste autorise la ville à lui dédier un culte. Plus tard, sous Claude, elle devient néocore (voir chap 2 part 1) puis cumulera trois fois le titre de néocore ce qui nous montre la très grande importance du culte impérial et même encore plusieurs décennies après la composition de l’Apocalypse. On a, par exemple, retrouvé un temple en l’honneur d’Hadrien, probablement construit au début de son règne, une fontaine en l’honneur de Trajan et les traces d’un temple muni d’une terrasse pour Domitien, ce qui montre une grande ferveur pour ce dernier. Parallèlement, le culte d’Artemis connaît un festival annuel très important dans la cité, avec des jeux, des sacrifices etc. Tout cela a été rendu possible par la ferveur de longue date de la cité pour le culte impérial faisant d’elle un lieu parfait pour l’érection de ce temple et des différents cultes.

Depuis plusieurs siècles la présence des juifs y est attestée. Ces derniers, au temps des Séleucides auraient même obtenu le statut de citoyen, qui peut alors être accordé en tant que privilège par un monarque local. Mais on sait grâce à Luc, que les Éphésiens peuvent leur être hostile malgré leur statut et leurs privilèges. Parmi ces privilèges, les Juifs pouvaient parfois compter sur l’appui de certains empereurs comme nous le montre Flavius Josèphe, qui transmet des lettres adressées aux cités, et une notamment à Éphèse, qui sont des rappels à l’ordre quant à la conduite à tenir envers eux, puisqu’ils n’ont pas obligation de se mêler aux rites païens, malgré le fait qu’ils aimaient à se mélanger à la population et à vivre en communauté avec eux. On en connaît moins sur la présence des chrétiens à Éphèse, mais l’on sait que très tôt la cité a vu la naissance d’une communauté des disciples du Christ : elle est attestée à de nombreuses reprises dans le Nouveau Testament. Irénée explique que Paul, lors de son voyage dans la cité aurait trouvé une communauté chrétienne. C.J Hemer estime même que la cité serait devenue temporairement un point de rassemblement pour la communauté chrétienne orientale, après la destruction du Temple en 70. Cependant, la communauté d’Éphèse connaîtrait plusieurs courants qui auraient cohabité ensemble pendant plusieurs années : l’Église fondée par Paul, un mouvement qu’Irénée appelle une « École judéo-chrétienne », la secte hérétique des Nicolaïtes et un groupe de chrétiens mené par Jean de Patmos. On sait également que le nom de l’apôtre Jean lui est rattaché, puisqu’il aurait vécu là pendant longtemps. Il s’y serait selon Ignace d’Antioche, opposé à un hérétique gnosticisant appelé Cérinthe et on sait que l’Église d’Éphèse a été très tôt tenté par ce courant gnostique. Voyons maintenant ce que dit ce dernier.

a- Les difficultés

La principale indication que nous livre l’auteur sur la situation des chrétiens dans la cité est la présence de « ceux qui usurpent le titre d’apôtres » (2,2). Pour ces faux apôtres, il peut s’agir des membres de certains des courants que nous venons d’évoquer. La Didachè peut également nous en apprendre plus en ce qui concerne ces usurpateurs. Dans ce texte anonyme qui daterait pour la partie la plus récente de la fin du Ier siècle, il est question à de nombreuses reprises d’apôtres et de prophètes. L’auteur de la troisième partie, dans laquelle il est question de ces derniers, met en garde le lecteur et explique comment discerner les vrais prophètes, les vrais apôtres des autres. Les principaux signes qu’il donne sont des éléments de conduite qu’adoptent ces derniers pour demander l’hospitalité. Nous ne savons pas véritablement quels sont les groupes visés, mais leur présence est attestée et chacun d’entre eux peut représenter aux yeux de l’auteur, une menace pour la communauté. Il est également possible que l’auteur ne cible pas qu’un seul de ces groupes, et que par ce nom d’usurpateur il désigne tous ceux qui représente un danger pour l’unité de l’Église, ainsi que pour son salut. Cependant, l’auteur, rapportant les paroles du Christ, écrit que la communauté éphesienne les a mis à l’épreuve et qu’elle les a « trouvé menteurs ». C’est à dire que Jean sait que l’Église a conscience de la présence de ces faux apôtres et qu’elle ne se laisse pas berner par le premier qui se présente en tant que tel, ce que nous confirme Ignace d’Antioche.

La seconde difficulté relevée est la souffrance subie par la communauté à cause du nom de Jésus. S’agit-il ici d’une persécution? Rien n’est moins sûr puisqu’aucune persécution impériale ni même locale, n’a été attestée à Éphèse, dans le Ier siècle. Peut être l’auteur a-t-il connaissance d’une animosité particulière de la part des citoyens païens et juifs de la communauté? Toujours est-il que cette souffrance, Jésus l’aurait annoncé puisqu’il l’avait prédit (Mt 10,22 ; Mc 13,13). Pour Prigent, cette souffrance serait plutôt la présence même de ces usurpateurs du titre d’apôtre. On retiendra donc que ce passage ne fait certainement pas référence à un évènement particulier, mais qu’en plus de reprendre un élément de la tradition chrétienne (la prédiction de Jésus à ce sujet), il s’agit ici d’un contexte général, propice à des souffrances quotidiennes. La perte de « l’amour d’antan » apparaît ici comme quelque chose de très grave aux yeux de l’auteur, puisque c’est la seule chose qu’il reproche aux Éphésiens. Comment expliquer cette expression? Il est très compliqué de définir véritablement ce qu’a voulu dire l’auteur, puisque nous n’avons pas d’exemple précis de comportement ou d’évènement qui relate de cette perte de foi. Peut-être a-t-il ressenti le fait que les hommes n’étaient plus prêts à donner leur vie à Dieu, à se consacrer entièrement à lui, alors que cet amour qui s’exprime à travers la figure christique est rappelé dès le début du texte (1,5).

b- Le bon comportement

La présence des Nicolaïtes et leur rejet par les Éphésiens est, au même titre que le reste, connu de l’auteur. Qui sont-ils? Ils ne descendent pas d’un personnage biblique puisque ce nom n’apparaît pas dans les textes anciens. P.Prigent pense qu’ils sont des chrétiens qui, contrairement à ce que demandent les Évangiles, ne sont pas rigoureusement stricts vis à vis des règles religieuses. Ils seraient en effet plus ouverts à quelques aspects de la vie religieuse païenne, comme le culte à l’empereur, ou la consommation d’idolotythes ou encore la vie sexuelle par exemple. Ils auraient également utilisé la magie. Les Pères de l’Église identifiaient les Nicolaïtes comme étant des adeptes du diacre Nicolas, qui aurait eu recours à des pratiques sexuelles ouvertes, mettant sa femme en commun pour d’autres hommes. Les Actes suggèrent qu’il est natif d’Antioche, converti au judaïsme. Diacre il est alors choisi parmi les sept pour figurer au rang de prêtre du ministère sacré. Cependant, le fait qu’il soit cité le dernier de la liste des sept sous entend une position moindre par rapport aux autres. Néanmoins il semblerait que le nom soit en réalité plutôt symbolique, tiré du grec nikolaos, (‘celui qui vainc le peuple’). On peut également se demander s’ils n’étaient pas gnostiques, ces fidèles qui pensaient que la gnose (la connaissance) apportait à elle seule le salut divin, sans que la foi ou la pratique religieuse ne soit nécessaire. Leur nom pourrait également venir de la racine nkl qui signifie « tromper ». On ne peut guère plus s’appuyer sur la littérature chrétienne des siècles suivants qui, sous l’appellation de Nicolaïtes, regroupent plusieurs courants de pensée, dont un est une vieille secte hérétique qui participaient à des sacrifices et qui avaient recours à la magie. On leur reproche également leur participation aux cérémonies païennes publiques et privées. Notons qu’à la fin du Ier siècle on tend encore à établir une ligne de conduite, des normes d’intégration à la communauté chrétienne. Les Églises d’Asie, quant à elles, s’en prirent à tous ceux qui défendaient fermement l’abstinence et le célibat et selon M.F Baslez il est possible que ce soit dans ce contexte que furent stigmatisés les nicolaïtes d’Éphèse. En effet, le Christ ne fait pas que constater la présence de cette secte dans la communauté chrétienne d’Éphèse, il remarque également qu’il a connaissance du rejet des Nicolaïtes par cette dernière et il en est heureux, car lui-même les déteste (2,7). On comprend donc que les nicolaïtes avaient en quelque sorte une position d’outsiders à Éphèse et qu’ils ont tenté de se faire une place dans la communauté, tentative qui s’est soldée par un rejet sans concession de leur courant de pensée.

- Smyrne : La trois fois néocore

Fondée au 3e millénaire, la ville a été envahie par le roi de Lydie aux alentours de 600 av. J.-C, puis par les Perses, en 546 av. J.-C, moment où elle a été ravagée. Reconstruite avec un luxe monumental après la conquête d’Alexandre, la cité connaît au Ier siècle un rayonnement important dans la province romaine d’Asie. Cette reconstruction amène Aelius Aristide à comparer Smyrne à un phoenix qui renaît de ses propres cendres. C’est peut être aussi pour cela que l’auteur de l’Apocalypse a décidé d’introduire le Christ comme celui « qui fut mort et qui a repris vie » et il est intéressant de noter que Clément de Rome compare la résurrection du Christ à celle d’un phoenix (1 Clem 25). Elle est la première cité d’Asie Mineure à ériger un temple l’honneur de la déesse Rome. Pendant la période impériale, la cité fait preuve, d’un très grand dévouement envers les Romains et « la cause romaine ». C’est d’ailleurs ce qui a poussé le Sénat à soutenir la candidature de la cité sous Tibère, au moment où celui-ci décide de choisir une cité pour construire un nouveau temple dédié à Auguste, Livie (sa mère) et au Sénat. Déjà, quelques temps auparavant, en 10 av. J.-C, un temple provincial du culte impérial y a été construit. Sa ferveur paraît tellement grande que la cité cumule trois titres de néocore des Augustes, ce qui en fait la plus titrée de la Province. Dans cette course aux titres qui est la cause d’une concurrence très vive entre les cités, et malgré un séisme en 47, Smyrne obtient un titre extrêmement honorifique, celui de « Première de la Province », mais uniquement en beauté, là où deux autres, Éphèse et Pergame sont toutes deux « premières de la province ». Ce qui fait que lorsqu’elle se présente aux autres cités, elle s’introduit de la sorte : « La première d’Asie en beauté et en taille, la Très Illustre, la Métropole, trois fois néocore des Augustes par décision du très sacré Sénat, l’ornement de l’Ionie, le cité des Smyrniens ». La cité est en effet extrêmement riche, puisque son port rayonne dans toute la région. Également reconnue pour son vin et ses beaux bâtiments, elle est un centre important de médecine et de science.

La présence des jeux accompagnant le culte impérial est très grande dans la cité, puisque les citoyens en sont apparemment friands. Sartre explique qu’à Smyrne « le peuple ne se lasse pas du spectacle, (des « massacres d’hommes »), et qui redemandent des combats de bêtes alors qu’il n’en est plus prévu ». Ces jeux rencontrent toujours une vive opposition chez les intellectuels, aussi bien païens que chrétiens.

- Les difficultés

On sait qu’une importante communauté juive résidait à Smyrne. Ils s’étaient regroupés en association locale, comme il était coutume de le faire, appelée ethnos et ce sont certainement eux qui sont ciblés par l’appellation de « Synagogue de Satan » (2,9). Cette virulence verbale de la part de l’auteur s’explique certainement par une violence émanant des juifs envers les disciples du Christ, violence dont on a un aperçu dans le Martyre de Polycarpe. C.J Hemer, explique que très certainement à Smyrne, les Juifs sont rapidement devenus actifs dans la participation aux persécutions contre les chrétiens, en les dénonçant aux autorités, mais également en les excluant des quartiers dans lesquels ils vivaient, les exposant alors davantage aux yeux de la société païenne, puisqu’ils n’étaient alors plus protégés par la couverture juive. Plus encore, Justin de Rome nous apprend que les juifs rejettent les chrétiens en « maudissant dans {leurs} synagogues ceux qui croient au Christ », et également, malgré le fait qu’ils n’ont pas le pouvoir direct de les violenter physiquement, cela aussi ils l’ont fait « chaque fois {qu’ils l’ont} pu ». Malgré la datation assez tardive de ce texte, rédigé certainement autour de 165, on comprend davantage la situation des chrétiens dans les cités, et plus particulièrement à Smyrne, où ces derniers pouvaient alors être persécutés physiquement mais également être victimes de sentence d’anathème et de malédictions.

Les paroles du Christ rapportées par saint Jean nous apprennent également que la communauté chrétienne de Smyrne est pauvre. Cette pauvreté est une conséquence directe des persécutions puisque les chrétiens pouvaient régulièrement être victimes d’un dépouillement de leurs biens par la foule, aussi bien païenne que juive. D’autres éléments peuvent être à la source de cette pauvreté. Par exemple, on sait que les chrétiens convertissaient beaucoup dans les milieux les plus pauvres, ou bien encore ceux des plus dévoués qui se restreignent eux même à une pauvreté plus ou moins stricte.

Le Christ met ensuite en garde les membres de la communauté de Smyrne, puisqu’il les avertit que « le Diable va {les} jeter en prison » (2,10). Durant la période antique, la prison n’était pas une peine, comme c’est le cas aujourd’hui, mais était un lieu dans lequel on enfermait les gens pour au moins trois raisons distinctes : 1) Les magistrats y enfermaient les récalcitrants pour stopper les contestations. 2) C’était le lieu où étaient détenus les accusés pendant un procès. 3) On y attendait son exécution après avoir été condamné à mort. Il est donc probable que l’auteur fasse ici allusion à ces trois raisons et ne dénonce donc pas par cette formule, les persécutions générales, mais plutôt de mesures visant à condamner les chrétiens, parfois à la mort, ce que signifie la phrase suivante. L’allusion au Diable est quant à elle une manière de parler de l’empereur, puisque, plus tard dans la Révélation, le Diable apparaîtra sous la forme d’un dragon et il représentera l’empereur. Il ne faut pas comprendre que l’empereur a décrété spécialement contre les chrétiens de Smyrne, mais que les représentants de l’autorité romaine de la province, qui sont des agents de l’empereur, tendent, peut-être plus facilement que dans d’autres cités, à les persécuter. L’utilisation du nom Diable et donc cette allusion à la personne impériale permet en même temps à l’auteur de faire savoir à l’Église de Smyrne qu’il est conscient de la place centrale du culte impérial au sein de la cité.

Smyrne fait office d’exception puisqu’elle est la seule des Églises à laquelle il n’est rien reproché ni accordé. Le visionnaire de Patmos fait uniquement allusion à ces persécutions à venir et met en garde la communauté de leur apparition très prochaine. L’unique chose qu’il leur est demandée est de tenir leur foi jusqu’à la mort si nécessaire. Il n’y a pas d’exhortation particulière ni d’avertissement au même titre que les six autres Églises. Mais les éléments apportés par l’auteur suffisent pour que nous puissions comprendre, même près de deux milles ans plus tard, pourquoi Smyrne figure parmi les sept.

- Pergame : capitale religieuse

Avant la période hellénistique Pergame apparaît comme une cité sans grande importance. Sous le contrôle de Lysimaque, elle devient indépendante lorsque celui-ci se fait assassiner par Seleucus en 281 av. J.-C. Sous la protection de la déesse Athéna Nicéphorus, elle devient la capitale du royaume Attalide, puis lorsqu’elle passe sous domination romaine maintient son statut de cité importante. Jusqu’au règne de Sylla, le gouverneur réside à Pergame, c’est seulement après que son lieu de résidence se déplacera à Éphèse. Elle est cependant de plus en plus concurrencée par Éphèse. La cité est immensément reconnue par sa bibliothèque qui rivalisait même avec celle d’Alexandrie, et par sa production d’ouvrages. Elle possédait également de nombreux gymnases (sept ou huit), lieux de réunion du peuple. La ville, qui accueille une grande école de sculpture est alors ornée de nombreux temples et autels, dont un monumental à Zeus Soter, un autre à Athéna, et un temple très important dédié à Asclépios, dieu de la guérison (C.J Hemer avance que cette école par le biais de ses constructions a contribué à l’émergence du culte aux souverains). La cité est en effet un grand lieu de cure thermale, muni de nombreux bains, de centres de soin et d’incubation et de plusieurs écoles de médecine. Ses richesses et son luxe sont reconnus à travers tout l’Empire et malgré une ruine passagère à cause de la concurrence avec Éphèse, elle obtient elle aussi le statut de « Première de la Province ». C’est au IIe siècle que la cité connaît son apogée : Un temple de Sarapis est construit sous Hadrien, le temple de Déméter est restauré, un amphithéâtre est aménagé, et l’Asklèpieion est grandement embelli. Même si ces informations sont postérieures à la rédaction de l’Apocalypse, elles montrent le rayonnement de la cité, ainsi que sa richesse et surtout son dévouement pour le culte païen.

a- Les difficultés

L’expression du « trône de Satan » (2,13) est très révélatrice du statut de la cité. Pergame est la capitale religieuse de la province. Comme nous venons de le voir la ville est imprégnée du culte païen mais il faut surtout ne pas négliger l’importance du culte impérial. Rappelons que dès 29 av. J.-C. Auguste autorise à Pergame ainsi qu’à Nicomédie, la construction d’un temple qui lui est dédié ainsi qu’à la déesse Rome, faisant de la cité le centre le plus important du culte à l’empereur. Devant cet honneur, la cité maintient une ferveur importante à la personne impériale, encore pendant la période de rédaction de l’Apocalypse. Ainsi on retrouvera au IIe siècle un temple dédié à Trajan et un autre à Hadrien. L’expression du trône de Satan peut également avoir été choisi pour faire référence au siège du Proconsul présent dans la cité et l’on sait que les chrétiens présents dans les alentours de la cité, lorsqu’ils étaient dénoncés par d’autres citoyens étaient ramenés à Pergame pour être jugés. On retrouve une expression similaire dans un autre texte parfaitement contemporain à celui de la Révélation, Testament de Job, écrit à la toute fin du Ier siècle où il est question du « sanctuaire de Satan » (3,6)

Le martyre d’Antipas nous révèle la seconde difficulté à laquelle doit faire face la communauté chrétienne de Pergame, directement en lien avec la première, les persécutions. On sait, par le biais de l’auteur, que des persécutions ont donc lieu dans la cité. Certains auteurs pensent que le fait qu’Antipas seul soit désigné, montre le caractère très limité de cette persécution. On peut cependant remettre en question cette théorie car il peut être la plus connue des victimes parmi un groupe plus ou moins important de Chrétiens. Antipas était probablement sous Domitien évêque de Pergame. Il se serait fait condamner à mort après avoir refusé de renier le Christ devant le gouverneur. Il a en effet été dénoncé par des païens idolâtres qui auraient reçu une révélation de leurs dieux qui auraient manifesté leur refus de cohabiter avec Antipas. 
 Remarquons que l’auteur ne parle pas de la présence de Juifs. Ces derniers sont pourtant bien présents dans la cité, mais peut être en moins grand nombre que dans les Églises précédentes, puisque leur situation à Pergame n’a jamais été simple. En 62 av. J.-C. les juifs de la cité, qui ont durement souffert pendant la guerre contre Aristonicus (133 av J.-C. - 129 av. J.-C.), voient leur or confisqué par le gouverneur Flacus qui en avait besoin pour reconstruire la ville. Cet incident, assez révélateur de la position de la communauté juive au sein de la cité, en plus du fort développement du culte impérial dans la cité, limitant l’extension de leur propre culte, expliquent peut être pourquoi ils ne posent pas beaucoup de torts aux chrétiens et que l’auteur a décidé de ne pas s’arrêter sur leur présence.

b- La faute

Contrairement à l’Église d’Éphèse, dont les Nicolaïtes sont rejetés systématiquement, il est ici reproché aux fidèles de Pergame de laisser vivre les disciples de Balaam parmi eux. Balaam est un personnage de l’Ancien Testament, qui apparaît dans les Nombres. C’est sous son influence que les femmes madianites ont poussé le peuple d’Israël à tromper Yahvé, en se livrant à la débauche avec les filles de Moab et en se laissant pousser à festoyer de la viande sacrificielle ainsi qu’à adorer leurs idoles. Il s’agit donc ici d’un courant hérétique qui accepte certainement de participer aux rites païens et qui accepte la consommation d’idolothytes. On peut imaginer qu’ils se réclament donc à l’extrême de la doctrine de Paul, qui n’avait pas une position aussi tranchée que l’auteur de l’Apocalypse sur la consommation de viandes sacrificielles. Le verset suivant peut nous laisser penser que ces disciples de Balaam sont en fait également des Nicolaïtes et que de les nommer ainsi permet à l’auteur de montrer que, au même titre que le Christ qui va puiser ses caractéristiques dans les textes anciens, le mal qui est en eux est ancré depuis fort longtemps.

c- Le bon comportement

Malgré les persécutions violentes, voire mortelles, l’omniprésence des cultes païens et impériaux et la présence qui semble être importante des Nicolaïtes dans la cité, le Christ insiste sur le fait que l’Église « tiens ferme {son} nom et n’a pas renié {sa} foi ». Il ne faut pas minimiser cette remarque car elle est certainement la plus importante de toutes. La Révélation entière a pour but de maintenir la foi chez les fidèles dans ce contexte de la fin du Ier siècle qui leur est complètement hostile et seule la communauté de Pergame réussit a maintenir intacte sa foi. L’auteur semble en avoir pleinement conscience car littéralement le verset qui amorce l’énoncé de ce qu’il reproche à la communauté commence ainsi : « J’ai contre toi quelques petites choses », nuance que l’on ne retrouve pas dans les autres lettres. Pour autant l’exclusion d’un groupe d’hérétiques n’est certainement pas la tâche la plus simple pour une communauté qui arrive à survivre et à maintenir sa foi dans un milieu hostile, puisque cela risque de faire du remous et peut-être de mettre sur le devant de la scène, cette communauté qui ne peut pas se permettre de se retrouver sous les feux des projecteurs.

- Thyatire : l’Église aux turbulences internes

La cité de Thyatire, située entre Pergame et Sardes, aurait été, selon la légende, construite pour servir de sanctuaire au dieu Soleil Tyrimnus. Plus probablement, elle a été fondée par les Séleucides et a servi de lieu de garnison pour des armées macédoniennes et a gardé pendant un temps son rôle de cité militaire. Lorsqu’au IIe av. J.-C. elle passe sous l’autorité romaine, elle connaît un développement continu et régulier au point d’être considérée comme la métropole de Lydie. Un tremblement de terre effroyable détruit la ville au début du règne de Tibère et celui-ci intervient financièrement pour aider à la reconstruction. Dans son Histoire Naturelle, Pline l’Ancien la classe parmi les cités qui ne brillent pas particulièrement. La ville est réputée pour ses nombreux corps d’artisanat comptant ainsi de nombreux boulangers, teinturiers, tailleurs, potiers, tisserands, cordonniers, fondeurs et autres artisans spécialisés. D’importantes mines de cuivre situées à mi-chemin entre Thyatire et Pergame font que la métallurgie représente la plus grosse part de l’industrie de la cité. Cela peut également s’expliquer par son rôle militaire passé. Il faut cela dit préciser la très importante relation qu’ont les corporations avec le culte païen, puisque leurs réunions se déroulaient presque de manière systématique autour de banquets à fort caractère religieux.

L’absence de la mention du culte impérial dans la lettre adressée à Thyatire n’est pas anodine. On sait qu’aucun temple impérial ne s’y trouvait. Nous savons juste que Livie possédait un domaine important dans la cité. Nous n’avons pas non plus de trace de persécutions, ni de la part des autorités ni de la part de la population.

Pour ce qui est de la présence des juifs, on sait qu’une communauté était présente grâce à la conversion de Lydie par Paul, qui était une marchande de pourpre et une prosélyte juive, au milieu du Ier siècle. Une fois encore l’auteur ne semble pas porter attention à cette communauté.

La situation ne semble pas aussi difficile et instable que dans les autres cités, pourtant les chrétiens doivent tout de même affronter des problèmes qui, nous le comprenons maintenant, se déroulent surtout en interne.

a- Le bon comportement

La communauté de Thyatire apparaît comme l’une des plus dévouée au Christ. La situation assez souple dans laquelle elle vit le lui permet certainement. L’auteur évoque ainsi son « amour », sa « foi », son « dévouement », sa « constance » et ses « oeuvres se multipliant sans cesse » (2,19). Il n’est guère besoin de développer ici les compliments faits aux fidèles, ils sont intelligibles et ne nous cachent rien.

b- La faute

Une nouvelle figure fait ici son apparition : Jézabel. C’est certainement au même titre que Balaam que le nom de Jézabel est utilisé par l’auteur. En effet si l’on regarde ce qui est reproché aux disciples de cette dernière, on retrouve une forte similitude avec ce que l’on a déjà vu à propos des Nicolaïtes : la consommation d’idolothytes et la prostitution. Mais qui est cette Jézabel ? Là encore, et ce malgré le langage allusif utilisé par l’auteur, elle semble être un personnage tiré de l’Ancien Testament et plus particulièrement du livre des Rois. Jézabel est alors reine et épouse d’Achab (roi d’Israël entre 874 et 853 av. J.-C.) et aurait poussé ce dernier à adorer Baal, accusée alors par Jéhu, de se prostituer. Vue par saint Jean comme une pseudo-prophétesse des Nicolaïtes, on comprend par l’utilisation de l’image de la prostitution et de la fornication qu’elle représente l’incarnation des dissensions présentes dans la communauté chrétienne de Thyatire. Parmi elle, l’une des plus importantes est l’hérésie montaniste qui se développe très largement dans la cité dans le courant du IIe siècle de notre ère. Même si ce courant est postérieur à notre texte, il est révélateur du fait que Thyatire était dans une situation favorable à ce genre de dissidence. La figure de Jézabel soulève une autre question : l’auteur a-t-il une autre personne en tête que la figure vétérotestamentaire? Plusieurs historiens se sont demandé si elle ne pouvait pas être Lydie, cette femme rattachée à Paul. Elle est donc une marchande (plus précisément une négociante) en tissus de pourpre, dont le nom désigne la région d’origine : la Lydie d’Asie Mineure. Elle est celle qui accueille Paul à Philippes, avec une hospitalité remarquable qui s’expliquerai par le fait que l’apôtre lui-même serait peut-être issus d’une famille de marchands. On sait que plusieurs femmes jouent un rôle important dans l’expansion du christianisme des deux premiers siècles de notre ère. Paul en reconnaît même certaines suffisamment inspirées pour qu’elles dirigent une prière. C’est certainement cela que l’auteur de l’Apocalypse ne peut tolérer, car même si elles occupent un place exceptionnelle tel que chefs d’entreprise et chefs de famille, cela ne justifie pas qu’elles soient inspirées et puissent transmettre la parole de Dieu. On sait que Lydie par exemple, réunissait chez elle le premier groupe chrétien de Philippes. Cette position envers les femmes divise déjà les communautés chrétiennes des premiers siècles et certaines communautés pauliniennes manifeste un féminisme exacerbé tout en se réclamant du patronage de Paul. Elles vont même jusqu’à mettre en circulation vers 180 les Actes de Paul ouvrage chrétien ou l’apôtre est doublé d’un « apôtre au féminin » : Thècle. La figure de Jézabel fait donc écho à Paul, puisque l’auteur lui reproche une intégration aux monde païen, par le biais de la consommation d’idolothytes, et l’exercice d’une autorité charismatique illégitime que ce dernier accordait à des femmes de pouvoir.

c- Les difficultés

Ainsi c’est par une allocution très courte que le Christ fait allusion aux difficultés que nous venons d’indiquer : « Je vous déclare que vous n’aurez pas d’autres fardeau, du moins, ce que vous avez, tenez le ferme jusqu’à la fin » (2,24-25). On comprend que ce fardeau est la foi envers le Fils d’homme, et qu’ils ne doivent pas se laisser tenter par les différents courants qui émergent au sein de l’Église de la cité.

- Sardes : la communauté « morte »

Sardes est l’une des cités les plus importantes de l’Anatolie ancienne et grande concurrente de cités puissantes comme Smyrne et Éphèse. Capitale du royaume de Lydie, elle est également la cité où siège le très riche roi Crésus. La richesse de la cité vient de sa position géographique stratégique, terminus de nombreuses routes commerciales. En 547 av. J.-C. Sardes passe sous domination perse. Cette période marque le début de son déclin puisqu’elle se retrouve à plusieurs reprises au milieu de guerres et de conquêtes. Puis Alexandre en fait la conquête et décide de construire un autel dédié à Zeus et de rebâtir le temple à Cybele. C’est entre 281 av. J.-C. et 190 av. J.-C. elle devient capitale du royaume seleucide. Elle est reconstruite en 213 av. J.-C. par Antiochus III, qui érige un temple à Artemis qui se trouve être le quatrième plus grand temple d’Ionie de toute la période antique. Il y avait alors de très nombreux temples à Sardes ainsi que des bas-reliefs représentants des rites païens (l’un d’entre eux montre par exemple une scène de taurobole), le culte païen y étant extrêmement développé, mais l’archéologie ne nous a permis de n’en retrouver que deux, celui d’Artemis, et un plus ancien, certainement dédié à Vespasien. Entre 190 et 133 av. J.-C. la ville était sous la domination des rois de Pergame, puis devient propriété romaine, au même titre que les autres Églises de l’Apocalypse. En 10 av. J.-C. un temple provincial du culte impérial est établi dans la cité En 17 ap. J.-C. un terrible tremblement de terre ravage la cité en plus d’une douzaine de cités alentours. Tibère lui promet alors 10 millions de sesterces et l’exempte les cinq années suivantes d’impôts et de taxes pour l’aider dans la reconstruction. Cette aide semble avoir été bénéfique puisque seulement 6 ans plus tard elle postule pour devenir métropole du culte impérial, mais c’est finalement Smyrne qui l’emporte. Dans cette lettre l’auteur ne mentionne pas ouvertement de difficulté inhérente à la communauté chrétienne, puisqu’il l’avertit directement.

a- La faute

C’est une communauté « endormie », « défaillante » et même « morte » (3,1-2) que le Christ trouve à Sardes. Que faut-il comprendre par-là? Malgré le fait que l’auteur ne la mentionne pas, on sait qu’une communauté juive très importante est présente car, au IIIe siècle ap. J.-C., elle se trouve suffisamment puissante pour y construire une seconde synagogue, l’une des plus grandes de la province (appelée Beth Alpha et construite en plusieurs étapes), capable au VIIe siècle d’accueillir jusqu’à mille fidèles. Lors de sa découverte grâce à l’archéologie qui a eu lieu entre 1958 et 1970, on retrouve environs 80 inscriptions dont la plupart ont été faites en l’honneur de généreux donateurs. Ces inscriptions nous dévoilent donc la présence de nombreux juifs très riches et puissants dans la cité, puisque certains d’entre eux travaillent pour l’administration. On estime que la première communauté juive serait arrivée à Sardes aux alentours du début VIe av. J.-C. à la suite de la chute de Jérusalem en 587 puisqu’une inscription bilingue a été retrouvée et atteste ce fait. C’est grâce à Flavius Josèphe que l’on en sait plus sur la période qui nous concerne, puisqu’il nous apprend qu’un important groupe de juifs en provenance de Mésopotamie s’installe à Sardes grâce à Antiochus III à la fin du 3e siècle av. J.-C., mais également qu’au Ier av. J.-C. ils possèdent une place de culte et ont l’autorisation d’envoyer de l’or à Jérusalem. Finalement c’est Jules César qui, a travers le proconsul d’Asie demande aux magistrats de la cité de ne pas intervenir dans les pratiques juives ni dans l’envoi de l’or à Jérusalem. Sartre nous apprend également que les juifs de la cité se sont fortement accoutumés aux traditions locales puisque la plupart d’entre eux portent des noms grecs et latins. De plus ils possédaient leur propre gymnase, fait rare, et celui-ci était très certainement ouvert à tous et ne leur était pas juste réservé. Hemer pense que les chrétiens, au même titre que les juifs, ont vécu modus vivendi c’est à dire en accommodation avec l’environnement païen dans lequel ils évoluaient. On comprend alors mieux les critiques adressées par le Christ à travers Jean qui, on le comprend déjà, a une vision extrêmement stricte quant aux barrières à fixer entre les Chrétiens et le reste du monde.

b- Le bon comportement

Malgré cette accommodation, quelques-uns d’entre eux tiennent encore leur foi et semblent ne pas souhaiter cette vie en communauté avec les païens et les juifs. Si de plus amples explications ne sont pas ici nécessaires et sachant cela, on peut quand même remarquer que cette lettre nous donne à voir un aperçu de ce que sera la suite du texte : toute accommodation avec les communautés étrangères au Christ ou plutôt étrangères à l’idée très fermée qu’a l’auteur de la relation que les chrétiens doivent avoir avec le fils d’homme, est inacceptable et, pis encore, ne permettra pas à ceux qui, alors, se croient fidèles d’obtenir leur salut. La résistance pacifique ne sera alors pas passive, mais consistera à rejeter de manière systématique les païens et les juifs, que ce soient leurs rituels, leurs lieux de réunion ou leur mode de vie en général et cela, jusqu’au martyre s’il le faut, puisque la vie après la mort a bien plus de valeur que la vie sur terre.

- Philadelphie : Une Église soudée

La cité est relativement jeune puisqu’elle aurait été fondée entre 189 av. J.-C., au moment de l’annexion de la région par la dynastie attalide et 138 av. J.-C, certainement par Attale II Philadelphie de Pergame, qui lui aurait donné son nom selon Étienne de Byzance, un géographe du VIe. Cette version est rapidement mise en doute par Jean le Lydien, un écrivain du VIe qui avance que la cité aurait été crée par les Égyptiens. Son fondateur serait Ptolémée Philadelphus (308-246 av. J.-C.) qui aurait conquis une grande partie de l’Asie Mineure. Toujours est-il que Philadelphie est située dans une zone volcanique et connaît régulièrement de violents tremblements de terre, dont le plus dur est celui de 17 ap J.-C. qui touche également Sardes. Tibère, moins généreux que pour cette dernière, exempte cependant la cité d’impôts pendant cinq ans également et envoie une commission sénatoriale pour constater les dégâts et fixer le montant de l’aide. Pour remercier l’empereur la ville ajoute la mention « Neocaesareia » à son nom. Sous Vespasien, elle décide de supprimer cette mention pour rendre hommage au nouvel empereur, s’appelant alors « Philadelphia Flavia ». Pourtant la cité n’obtient le titre de néocore qu’en 214 sous Caracalla. La situation géographique de la cité (dans une région volcanique) lui offre une campagne fertile ce qui assure sa richesse. De plus, si le tremblement de terre a causé des dégâts matériels, il a également marqué les esprits puisque Strabon, un célèbre historien/géographe et philosophe nous apprend qu’une partie de la population se réfugie à l’extérieur de la ville afin d’être en sécurité. La crainte d’un nouveau drame est omniprésente et certainement renforcée par le tremblement de terre qui frappe Laodicée en 60. L’auteur de l’Apocalypse, certainement très au fait de la situation, écrit dans sa lettre à propos du fidèle accueilli dans le temple de Dieu : καὶ ἔξω οὐ μὴ ἐξέλθῃ, « il n’aura plus jamais à en sortir », en référence au danger qui règne au sein de la cité.

a- Les difficultés

Le Christ, à travers Jean, nous apprend la présence d’une communauté juive importante qu’il nomme une fois encore « Synagogue de Satan », ces « menteurs », « ceux qui usurpent le titre de Juif » (3,9) Nous n’avons pas de traces plus anciennes que le texte de l’Apocalypse faisant référence à cette communauté. On pourrait imaginer les expressions utilisées renvoient à une communauté similaire à celle de Smyrne, pourtant si l’on regarde attentivement l’unique autre auteur contemporain qui parle de ceux que Jean appelle « menteurs », qui se trouve être Ignace dans sa lettre aux Philadelphiens, on comprend que la situation est plus complexe que ça, puisque ce dernier, au contraire, énonce qu’il « vaut mieux écouter la christianisme de la part d’un homme circoncis, que le judaïsme de la part d’un incirconcis » (Philadelphiens 6,1). Il s’agit donc ici certainement d’un courant gnostique qui intègre dans sa foi de nombreux éléments empruntés au Judaïsme. Cependant la présence d’une communauté juive n’est pas exclue pour autant.

Le texte du martyre de Polycarpe nous apprend la présence de onze chrétiens de Philadelphie qui subirent le martyre en même temps que le saint éponyme. Ils étaient certainement moins influents que Polycarpe puisque l’auteur nous dit que « c’est de lui seul que tous gardent surtout le souvenir » (19,1) Eusèbe nous apprend quant à lui, dans l’Histoire ecclésiastique, qu’Ammia, une des prophétesses montanistes était originaire de la ville (5,17,4). On comprend alors que les véritables fidèles de la cité doivent résister quotidiennement contre plusieurs mouvements qui vont à l’encontre du leur. Malgré cela, la communauté chrétienne de la cité apparaît comme un modèle à suivre.

b- Le bon comportement

En effet, l’Église de Philadelphie n’a pas à faire l’objet de reproche aux yeux du Christ puisqu’il ne mentionne aucune faute particulière. La communauté semble unie et solide face aux difficultés que nous venons de voir et ce dernier la couvre de compliments. Un point demeure en suspens : le Christ nous révèle que la communauté n’a que « peu de puissance » (3,8), sans laisser transparaître plus d’information. Fait-il allusion à une communauté peu nombreuse? ou bien à des fidèles d’origine modeste? Peu importe, malgré cela l’Église a su faire face et rester dans le droit chemin. Pour cela elle se voit accorder un soutien total de la part du Christ qui viendra bientôt la libérer de ses tourments et lui offrir la puissance et la force dont elle semble manquer et cela pour l’éternité.

- Laodicée : Une communauté riche, spirituellement pauvre

C’est Antiochus II le premier qui aurait fortifié la cité de Diospolis comme avant-poste de l’armée Séleucide entre 261 et 253 av. J.-C. et lui aurait donné le nom de sa femme ou de sa soeur, Laodice. D’abord appelé Laodicée sur Lykos, elle est rebaptisée Laodicée d’Asie afin d’être distinguée d’une dizaine d’autres cités homonymes. D’abord sous le contrôle du royaume de Pergame, elle passe sous l’emprise de l’Empire en 133 av J.-C. En 17 av J.-C. Laodicée est en partie endommagée et Tibère l’aide à se relever. Un second tremblement de terre la frappe en 60 ap. J.-C. Néron lui vient alors en aide, mais la cité est suffisamment riche pour refuser le soutien impérial et se serait redressée par ses propres moyens. Il est vrai que la ville est parfaitement située sur des routes commerciales entre Éphèse et les régions orientales. À proximité de Hierapolis dont la grande richesse se base sur l’industrie de la laine, elle est également proche de Colosse, autre cité commerciale importante. Sa richesse se basait surtout sur le commerce de la laine noire et toute l’industrie que ce commerce peut générer trouvait sa place dans la ville. Ainsi de nombreux foulons, teinturiers, tisserands et marchands de vêtements travaillaient à Laodicée. Galien parle également d’un remède pour les yeux qui aurait été inventé dans la cité.

Il semblerait qu’une communauté juive très importante siégeait à Laodicée puisque la taxe payée par les membres de la Diaspora juive à Jérusalem a été relevée en 62 av J.-C. mais nous n’en savons pas plus et le Christ ne semble pas leur prêter la moindre attention. Il en est de même pour les autres cultes païens et le culte impérial. Un temple provincial du culte à l’empereur a été construit vers 10 av J.-C., mais cela ne concerne en rien les problèmes que les fidèles peuvent rencontrer dans la cité, selon la lettre qui leur est adressée. Cette dernière est la plus dure de toute, puisqu’aucun compliment ne lui est fait. En fait cette lettre ressemble à une dernière chance accordée puisque rien ne semble aller dans l’Église et qu’elle est entièrement tournée vers le mauvais comportement des fidèles.

- La faute

Dans la lettre adressée à une communauté trouvée « tiède » (3,16) on retrouve en particulier trois éléments du contexte historique que l’auteur aurait repris. On retrouve ces trois éléments dans la même phrase : «  c’est toi qui est {…} pauvre, aveugle et nue » (3,17). Pour la pauvreté, ce que nous fait comprendre l’auteur c’est que Pour ce qui est d’être aveugle, l’auteur peut ici faire référence à ce remède présumé contre la cécité, trouvé dans la cité et qui participe à sa renommée. Personne à part Dieu ne peut ouvrir les yeux à un homme sur sa vie et sur ce qui compte véritablement. Enfin la nudité fait probablement référence aux peaux de bêtes fabriquées et vendues à Laodicée et qui sont le fondement de sa richesse. Le Christ dénonce l’orgueil et estime que la communauté devrait avoir honte de son comportement, puisque la nudité est, depuis la Genèse, la marque par excellence de la honte. Le verset suivant explique parfaitement que l’or terrestre ne vaut rien et que les fidèles, au lieu de vivre ainsi devraient acheter auprès du Christ de quoi combler cette pauvreté spirituelle, de quoi guérir cette cécité et de quoi couvrir leur corps nu. Pour cela, peu importe l’or, la seule chose nécessaire est une foi qui n’est ni froide, ni tiède, mais chaude, une foi sans faille et sans détour et ce n’est pas le cas. Le Christ semble avoir bien conscience que la tâche ne va pas être simple puisqu’il émet l’hypothèse que son message ne soit pas entendu : « si quelqu’un entend ma voix » (3,20).

Il est maintenant indéniable que le contexte historique a nécessairement influencé l’auteur dans la rédaction de son texte. Ce dernier est un homme qui allie une parfaite connaissance du monde dans lequel il vit, des évènements marquants, des comportements et des difficultés qui font le contexte quotidien des communautés avec une sévérité et une intolérance à toute forme de foi extérieure et à tout point de vue divergent du sien. Les ennemis du Christ sont donc à la fois les païens et leurs cultes intolérables, aussi bien celui voué à leur panthéon qu’à la personne impériale, les juifs qui n’ont pas reconnu le Messie dans la personne de Jésus et qui participent régulièrement à la persécution des véritables fidèles, soit en étant violents soit en les dénonçant aux autorités, mais également tout autre courant qui se dit chrétien mais dont les fidèles ne sont pas assez stricts et s’accoutument trop régulièrement avec les « ennemis » cités à l’instant : Nicolaïtes ou les gnostiques, bien qu’ils soient, au moment de la rédaction de l’Apocalypse, considérés encore comme de « simples » groupes dissidents, et non pas encore comme hérétique puisque cette notion n’est pas encore nettement définie.

Chacune des Églises est dans une situation différente, mais elles ont en commun d’avoir le même but : retrouver ou maintenir leur foi et se tenir prêtes pour la fin du monde et la Parousie. Malgré ces mises en garde qui concernent à chaque fois une communauté, le salut sera individuel et le Christ ne cesse de le répéter précisant à chaque fois qu’il a conscience que certains fidèles trouvent individuellement la force de résister et que ceux-là seront sauvés.

Nous allons maintenant étudier les autres figures appartenant à l’armée de Dieu présentes dans le texte. Néanmoins la limite de l’influence des éléments historiques va très rapidement nous rattraper, puisque la plupart de ces figures prennent racines dans la tradition juive et chrétienne, mais très peu dans le contexte direct de l’auteur. En effet, leur description sont généralement assez courte et semblent tirer leur signification dans les textes vétérotestamentaires. Mais si l’influence historique des figures ne se retrouve pas dans leur forme (la description), elle se retrouve, par contre dans le fond (le rôle de chacune).

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Carolus
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Re: Les sept Eglises de l'Apocalypse de St Jean

Message non lu par Carolus » sam. 10 août 2019, 22:25

L'athée a écrit :
sam. 10 août 2019, 20:51
Je pense que le sujet est clos, mais voici un passage de mon mémoire de M2 que j'ai effectué sur le sujet.
Merci de votre commentaire concernant le message de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ aux sept Églises d’Asie Mineure, cher L'athée.

J’aime votre « style scolaire. » :)

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Dimitryet
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7 Églises d'Apocalypse c'est toute l'humanité

Message non lu par Dimitryet » mer. 13 mai 2020, 17:13

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ma lecture de Vatican II aussi

1. Dans l'Apocalypse Jean voit sur l'Agneau 7 yeux "qui sont les 7 esprits de Dieu en mission sur toute la terre" (Ap. 5.6).
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2. Ces 7 esprits correspondent à 7 anges d'églises d'Asie Mineure dans le texte d'Apocalypse. Ces anges reçoivent le message de Jésus à travers Jean dans les chapitres 2 et 3 du texte d'Apocalypse. (Selon St Paul apôtre: les anges sont les esprits des missions).
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3. Finalement les 7 églises sont non seulement les églises et les communautés historiques de l'Asie Mineure, mais toute l'humanité (les anges "en mission sur toute la terre" Ap. 5.6). Surtout l'humanité des derniers temps (le temps qu'on affronte avec l'aide de Jean). Quand l'Evangile a été prêché à tous. Dans l'Asie Mineur comme dans une fractale du flocon de neige ou comme dans une "poupée russe" s'est reflété l'état commun de toute l'humanité avec ses confessions et plus largement ses cultures et sociétés.
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4. Il ne s'agit pas dans le texte de Jean juste de chronologie historique d'apparition des confessions chrétiennes et des séparations sur terre dans l'histoire (comme le voudraient présenter plusieurs interprétateurs protestants voir neo-protestants). Par exemple la 6ème des églises dans le texte c'est l'église de Philadelphie qui reste toujours devant la Porte du Ciel Ouverte selon le message. Comme Jean le précise cette Porte restera ouverte même lors de la dernière épreuve qui vient sur la terre tous éprouver. Alors cette 6ème église ne peut plus jamais revenir et devenir la 7ème - l'église de Laodicée ("qui est ni chaude ni froide" devant la porte encore fermée "Je me tiens à la porte et Je frappe" dit Jésus à Laodicée). Par contre il y a une chronologie moins simplette ressemblante aux rideaux de la "mystère des étoiles dans la main de l'Agneau" dont on parlera dans la 20ème partie de mon texte. Donc l'explication des neo-protestants et neo-charismatiques où ils se voient l'église de Philadelphie qui au dernier temps s'endors comme Laodicée est erronée. Quoique dans la parabole de l'Evangile toutes les vierges même les sages se sont endormie avant l'arrivée du Fiancé. Mais les sages se sont endormies comme des martyres et pas comme Laodicée plutôt.
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5. Selon l'Evangile Seigneur Jésus Christ a dit "Si aux derniers temps il n'y avait plus de quelques élus, alors aucune chair ne serait sauvée, mais à cause des élus ces jours de tribulation seront raccourcis" (Mt 24.22l). Tandis que dans le livre de Genèse nous lisons la promesse donnée à Noe "Je verrai mon arc-en-ciel dans la nuée et Je ne permettrai plus aux eaux de déluge de submerger et détruire toute la terre (voir église) entière" (Gen 9.14-15). C'est-à-dire les élus parmi les fils de Noe (dans l'humanité comme Sam et Japhet devant Noe finalement devant la Croix, le reste des juifs et le nombre complet pris des païens) forment d'eux-même un tel arc-en-ciel avec les couleurs des 7 églises et ceux dedans "qui ont les oreilles pour entendre (et accomplir) ce que l'Esprit dit aux églises". Tous les bons samaritains et symboliquement les 7000 de prophète Elie sauvegardés sans 666 d'hypocrisie même au temps de la dernière épreuve.
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6. Les 7 églises il faut les comparer non seulement avec les 7 couleurs de l'arc-en-ciel, mais aussi bien avec les 7 notes de musique. Ainsi dans le texte d'Apocalypse de Jean les rescapés parmi la dernière épreuve se renforcent et comme sur l'arche transparente "chantent ensemble la Cantique de l'Agneau et Moïse", et personne ne pouvait apprendre cette cantique à chanter sauf ceux qui sont inscrits dans le Livre de la Vie de l'Agneau (Ap 15.3 et 14.3). Avec l'oreille musicale "entendre ce que l'Esprit dit aux églises".
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7. Deux églises parmi les 7 selon le texte de Jean ne reçoivent pas de reproches (seulement des paroles de soutient et de prudence "comme les brébis parmi les loup: simples comme des colombes et prudents comme des serpents"). Cela signifie que ces 2 n'ont pas à la base d'erreurs théologiques ainsi que liturgiques et pratiques; au moins dans ses exemples de saintété pour le service "en Esprit et Vérité" (les anges sont ces signes vivants qui guident sur ce chemin étroit d'humilité à travers le chas d'aiguille). Les anges sont les esprits de service et de mission selon St Paul. Mais cela ne veut pas dire que ces confessions n'ont pas d'ivraie pharisienne sur son champ. Mais on peut bien tracer la frontière entre ceux qui sont sans hypocrisie ici et donnent le fruit sur la base des justes dogmes et exemples par son coeur, et au contraire le parvis extérieur des faux frères en vêtements pharisiens de l'extérieur (voir le début de 11ème chapitre d'Apocalypse sur ceux qui adorent dans le parvis extérieur ou intérieur du Temple de l'humanité en Rédemption).
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-On connaît que l'église Catholique romaine se repentait des erreurs connues commises. Sa position donc n'est pas irréprochable est sera expliquée dans la 14ème partie de mon texte en tant que l'église de Pergame.
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-Par contre les 2 églises sans reproches sont les 2 branches de Chrétienté Traditionnelle Orientale: les Orthodoxes (en anglais Eastern Orthodoxy) et la branche orientale des Coptes avec les Arméniens et les Syriens et autres voisins (en anglais Oriental Orthodoxy). Entre autres les 2 reconnues par le concile Vatican II dans tous ses sacrements. Ces églises porteuses de 2 types d'humilité: de Lazare (ascétique et fidèle jusqu'à la mort) et de Zachée (enfantin devant la porte ouverte entre lui et Jésus). Ce sont respectivement les églises de Smyrne et de Philadelphie dans l'Apocalypse. Les vierges sages.
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-Comparées aux notes ces 2 églises sont la note la (Smyrne) et re (Philadelphie) selon son ordre dans le texte d'Apocalypse. Les Orthodoxes à Smyrne sont comme la note la: qu'on utilise dans les diapasons musicaux pour ajuster toutes les autres notes-églises. Tandis que la tradition copte, éthiopienne, syrienne, arménienne encore plus ancienne est comparable à une forêt, réserve naturelle. Avec une source pure. Et les diapasons plus anciens à la base des instruments à vent (ici le Vent qui fait naître les enfants de Dieu). Comme ces instruments ne changent pas de fréquence par rapport aux conditions et environnement autour et le temps qui passe. Comme les colonnes - "le faible de Dieu est plus fort que le fort des hommes" selon St Paul apôtre. Les 2 églises sont comparables aussi au goût du sel et du miel dans la manne commune qui est le Corps du Christ Rédempteur. En Amour de Jésus et Marie.
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8. Sur les icônes russes et byzantines le canon de rapport entre la taille entière et la tête peut être jusqu'à 1 à 12. Et les images des saints, de Marie et de Jésus (même enfant comme sur l'icône de la Vierge de Vladimir) ressemble typologiquement à pauvre Lazare ou autre Lazare frère de Marthe et Marie "fidèle jusqu'à la mort" comme l'ange de Smyrne dans le texte d'Apocalypse. Aussi dans le texte Jésus dit à Smyrne "Je connais ta pauvreté, d'ailleurs tu es riche" (Ap. 2.5). Ainsi la théologie orthodoxe est basée sur la vertu d'humilité et de pauvreté d'ésprit . L'ascèse connue.
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-Pourtant à l'Est les saints ont été systématiquement persécutés par les faux siens aux allures pharisiennes. Comme St Jean Chrysostôme, persécuté de la sorte, écrit par rapport au destin de l'Orthodoxie: "d'habitude on falsifie ce qu'est le plus précieux". Ainsi cela se reflète sur l'histoire difficile des pays orthodoxes comme la Russie avec le lourd joug d'esclavage féodal entre les frères de la foi. Avec l'apogée en Stalin (à l'est on persécute d'abord les siens tandis qu'à l'ouest d'abord des étrangers). Cette situation le texte à Smyrne appelle "diable va jeter quelqu'uns parmi vous dans une prison pour 10 jours" (Ap. 2.10). Et après "soit fidèle jusqu'à la mort pour recevoir la couronne de la vie (comme les nimbes sur les icônes)". Dans la 11ème chapitre d'Apocalypse Jean mesure ceux qui se prosternent dans le Temple, en excluant le parvis extérieur (les pharisiens-hypocrites). Ce parvis extérieur autour de Smyrne est appelé dans le texte "la synagogue de satan des gens qui mentent sur eux-mêmes qu'ils sont juifs (élus, élevés, frères)" (Ap 7.9). Les faux frères médisent systematiquement les syncères à Smyrne. Pourtant comme la présence formele de Judas Iscariote n'a pas pu corrompre la guidance de Jésus dans la prémière communauté apostolique: de même l'église de Smyrne dans le parvis intérieur a son coeur pur. La prophétie de Diveevo par St Seraphim de Sarov parle aussi de cela (s'il y a des lecteurs qui connaissent l'Orthodoxie russe).
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- Comme il est dit par Jésus "ce que vous disent les pharisiens, alors faites le, mais ne faites pas ce qu'ils font". Ainsi l'ange du coeur de l'Orthodoxie agi de la sorte contre le parvis extérieur des faux frères, l'ivraie avec le coeur pas chrétien. Pourtant Smyrne à l'intérieur de la vie du coeur reste intacte et doit servir de diapason d'humilité pour les 7 églises-soeurs. Les 7 grands conciles du 1er millénaire à la base théologique de Smyrne. Et même par exemple au IIème Concile St Gregoire de Nazianze ("Théologien") y présidait pour formuler les dogmes et la 2ème partie du symbole de la foi apostolique. Mais à la fin plus que la moitié des participants se sont tournés contre Grégoire comme les gens d'Anatoth contre le prophète Jérémie en se disant "nous ne perdrons pas la loi sans un prophète". Et c'est aussi le combat lors de séparation systématique entre parvis interieur ("Diveevo") et l'exterieur de "synagogue de satan" des hypocrites (À St Grégoire il était dit spécialement qu'ils non seulement le médisaient, mais blasphémaient l'Esprit Saint). Le coeur reste pur dans les douleurs d'enfantement ici avec des travaux et litiges mèmes.
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9. Tandis que sur les icônes traditionnelles coptes, éthiopiennes, syriennes et arméniennes (c'est à Philadelphie d'Apocalypse) au contraire le canon de proportion de la tête envers la taille est jusqu'à 1 vers 4. Et tous les saints sont ressemblants au petit Zachée, aux enfants et même aux dessins animés. Aussi c'est le roi David petit pâtre comme l'archétype. À David et Zachée est toujours ouverte la porte de repentir en amitié. Comme Zachée lui-même a ouvert la porte de son coeur contristé à Jésus joyeusement (et n'est plus comme un païen de Laodicée et le ramasseur des impôts sans l'indulgence de Sardes - n'est plus comme un sectaire sans compassion, on parlera de Laodicée et Sardes plus loin). De même le bon larron, à qui sont ouvertes les portes de paradis (qui a aussi d'ailleurs des traits de Smyrne - fidèle jusqu'à la mort en couronne de la vie). Sur la croix le bon larron ressemblant aussi à Zachée monté sur l'arbre pour voir Jésus. (Un côté souligne la beauté de l'autre côté selon Sirach dans l'oeuvre de Dieu: de même ensemble la beauté, l'orthodoxie, l'humilité de Lazare et de Zachée se retrouvent en bon larron citoyen du paradis - les traits d'humilité de Smyrne et de Philadelphie). La Foi est la vision cordiale de la Promesse selon St Paul apôtre. Selon la tradition chrétienne (livre "Pasteur d'Hermas") ceux qui ont répondu à Père du Christ par le coeur enfantin ne peuvent plus se perdre déjà malgré toutes les épreuves et séductions à subir ou être entrainés quelque part. C'est le destin de cette branche (de Philadelphie des coptes) du chandelier de 7 églises. Répondue par le coeur enfantin comme la femme adultère pleurante devant Jésus dans la maison du pharisien Simon: ces peuples (voisins d'Israel) devenus chrétiens. De cette manière ces églises ne se sont pas perdues même sans reconnaître le juste IVème Grand Concile Oeucuménique de Chalcédoine (d'où la division formelle). Métaphoriquement par l'immunité intérieure ces églises ne sont pas devenue vraiment dans l'histoire théologique comme des hérétiques monophysites même en absence de "l'antibiotique" du juste dogme de IVème Concile.
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-Théologiquement ces églises avaient la même approche enfantine de ne pas chercher la division quelconque avec Jésus et en Jésus même conceptuellement, mais Le percevoir Un en tout. De plus dans les langues anciennes et simples (semito-chamites le plus souvent) de ces peuples les notions de la "nature" et personnalité" (sans notion d'"hypostasie" grecque non plus) sont confondues et sont désignées souvent par le même mot. "Le visage de la nature". Alors le dogme de Chalcédoine de 2 natures (humaine et divine) et une personnalité en Jésus se traduisait et se comprenait mal (il y avait d'autres épisodes comme cela avant dans l'histoire des églises comme quand le mot "hypostasie" de grecque philosophique ne se traduisait pas en latin juridique, et les variantes de traduction laissaient supposer des hérésies entre l'orient et l'occident mutuellement par rapport à la Trinité: lors d'Athanase Le Grand qui a résolu la confusion). Alors la théologie de ces églises historiquement n'est pas restée dans le piège monophysite, mais comme les petites particules quantiques à cause de petitesse savent dépasser n'importe quel obstacle selon les lois quantiques, malgré les apparences des lois plus habituelles.
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- Donc ces églises anciennes comme les Arméniens et Libanais avec les Syriens (aussi les coptes qui parlent de la première communauté des croyants en Egypte encore autour de Ste Famille refugiée d'Hérode) avec l'élan enfantin sont devenues les premiers peuples chrétiens et sont restées comme des colonnes de la Vérité dans l'environnement hostile. Comme Zachée sur l'arbre et le bon larron. Même étant des peuples relativement petits sans beaucoup de moyens propres à eux. Ce que converge parfaitement avec ce que le texte d'Apocalypse dit à Philadelphie "tu as peu de force, mais tu es resté fidèle à Moi, car Je suis ouvert la Porte entre nous, dont personne ne peut fermer .... malgré des tribulations, ... Je ferai de toi la colonne dans le temple de mon Père pour toujours". Toujours Zachée et le bon larron (selon la tradition lors de la fuite en Egypte de la sainte famille le même larron les a reçu dans le désert en reconnaissant en enfant la beauté du Fils de Dieu). De plus même à St Jean l'apôtre dans le texte d'Apocalypse est ouvert la porte du Ciel. La porte du Coeur de Jésus et Marie. Comme à saint cénacle lors de la première messe: lui sur la poitrine du Seigneur. De plus dans les églises coptes, arméniennes, syriaques et éthiopiennes traditionnellement il n'y a pas de porte devant le Saint des saints (contrairement aux églises orthodoxes byzantines similaires), un arc ouvert et une inscription dessus "voici la porte du Ciel".
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-Le texte d'Apocalypse promet aussi la grâce de travail par le coeur d'enfant à Philadelphie et la conversion des certains "faux juifs", pharisiens. Comme apôtre Paul converti lui-même. Le nom Paul signifie "petit" en grecque (à la Salette Marie promettait la conversion des certains prêtres par la Grace spéciale, car pratiquement tous les prêtres sont tombés dans "un cloaque" pharisienne et nicolaïte). Pourtant il est dit par Jésus "soyez simples comme des colombes et prudents comme des serpents". Alors avec la simplicité d'enfant cet ange doit veiller et reconnaître la justesse de tous les 7 grands conciles de l'église une. Comme dit l'Apocalypse à Philadelphie "veilles que personne ne te vole ta couronne". Comme dans l'Evangile Jésus dit "voici satan qui demandait de vous disperser tous".
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-De plus Jésus promet à Philadelphie de "donner son Nom nouveau". Une compréhension simple et profonde de la Trinité. Ce qu'est lié avec la Maternité de l'Esprit Saint largement confessée dans l'Orient Orthodoxe: cela donne la clé juste pour résoudre le litige entre l'Est et l'Occident sur filioquio, qui sépare formellement les églises traditionnelles. Et on en parlera plus en details dans la partie 17 de cette explication.
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10. Après avoir expliqué les 2 églises sans reproches ce que concerne le coeur du parvis intérieur chez eux - les Orthodoxes de l'Est comme Smyrne d'Apocalypse (Byzance, Grèce, Serbie, Russie) et les Orthodoxes d'Orient comme Philadelphie (Coptes, Ethiopiens, Syriaques, Arméniens, aussi la communauté malabare en Inde, communauté d'Iraq ect); alors il faut expliquer les 5 églises restantes. Ces églises reçoivent certaines et différentes reproches. Pourtant le texte d'Apocalypse note aussi ce qu'ils ont du bien. Des services, des charismes, des vertus neanmoins. Cela ressemble aux réponses de la Vierge lors des apparitions de Medjugorje connues: sur les religions du monde - "il y en a qui sont bonnes et moins bonnes", sur les sacrements chez des protestants - "ils en ont en partie". Mais l'erreur ici touche aussi le fil dogmatique et traditionnel (vertical) du tissu du coeur. Tandis qu'à Smyrne et Philadelphie le problème existe seulement dans la fausseté des pharisiens du parvis extérieur sans pouvoir vraiment toucher la justesse de ce fil et corde de leur note-ange-vertu-diapason.
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11. Alors la première église dans le texte d'Apocalypse c'est l'église à Éphèse qui a servi depuis longtemps avec patience, et a mis en épreuve des faux apôtres avec leurs doctrines et actions. Mais à Éphèse on a oublié son Premier Amour. Ce sont bien les juifs, le Judaïsme (comme le concile Vatican II les voit aussi quelque part). Les premiers dans l'histoire à être appelés par le Dieu. Depuis même le temps de repentir d'Adam pleurant sur le Samedi du Paradis perdu, où n'existait aucun mal (avant qu'Eve devenue trop superficielle a conçu d'elle-même l'idée narcissique d'auto-idolisation comme un serpent en elle, et a succombé en partie à cette fausse charme selon St Athanase Le Grand d'Alexandrie). Après la pleure d'Adam les patriarches, Noé, Sam (d'où le nom sémite) avec la mémoire du Paradis avec le samedi de bonté. Selon la tradition encore plus tard fils de Sam Heber (d'où le nom hébreux) n'a pas voulu participer dans la construction de la tour de Babylone. Contrairement aux autres fils de Noé qui ont perdu en partie la connaissance entière et se sont divisés en compréhension avec des différentes langues. Et, sans mémoire du paradis, en contemplant la création déjà corrompue par le péché, les païens donnent avec erreur au mal aussi le nom de la cause première partagée avec le bien (c'est le cas de l'église de Laodicée "ni chaude, ni froide" dans l'Apocalypse). Tandis que chez les Juifs (à Éphèse) et après les Chrétiens le mal n'est ni Dieu ni la création de Celui Qui Est. Mais le vide abominable, la suicide en auto-idolisation pharisienne et hypocrite (selon St Ephrem le Syrien "Jésus a montré le Père, et Judas Iscariote a montré satan (l'ange déchu)).
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-Donc c'est l'ange du Saint Reste du peuple des Juifs selon l'épitre de St Paul aux Romains. Église à Éphèse d’Apocalypse. Ce Reste a le zèle sincère pour la Loi. Il a à se convertir complétement lors que le nombre entier des appelés parmi les païens soit accompli selon St Paul. "Lors de la dernière trompette". Un peu comme les "blés d'automne“ qui hibernent. Alors l'ange de ce reste ressemble à vieux ancien juif Gamaléel dans les Actes des Apôtres (Actes 5.34-39). Il n'est pas complétement dans l'apostasie de l'hérésie pharisienne. Comme l'ange d'Éphèse il sait reconnaître des faux apôtres et des faux messies. Il a le zèle de la Loi qui accuse le péché. Et ne reçoit pas les nicolaïtes, qui selon St Nicolas de Serbie disaient "nous allons pécher exprès et que la Grâce surabandonne comme ça" (comme des inquisiteurs). Pourtant Gamaléel comme l'ange d'Éphèse n'est pas prêt à recevoir Jésus comme le Fiancé de la Fille de Sion pour le peuple. Il dit "on verra" sans assez d'huile dans le lampadaire des yeux du cœur. "Tu as oublié ton premier amour" (et amitié) dit l'Apocalypse à Éphèse. "Sinon Je vais bouger ton chandelier de sa place" - disperser, priver d'intelligence et de primauté comme Esaü et Agar et pas Israël etc.
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12. Les cultures païennes avec leur philosophie c'est l'église de Laodicée. Leur origine est double entre la philosophie de Noé et l'erreur de construire la tour de Babylone (construction mal motivée): "tu es ni chaud, ni froid" dit le texte d'Apocalypse. Par contre les juifs, les hébreux sont du patriarche Heber (grand père d'Abraham) qui selon la tradition lui seul n'a pas voulu participer dans la construction de la tour de Babylone (Heber fils de Sam, un sémite donc). La tour d'orgueil hostile à l'arche de la paix de Noé. Les gens ont commencé d'idoliser ses capacités et se sont divisés en fractions: sans l'Amour Humble les Unissant avant en diversités saines. La mémoire du Samedi du Paradis avec le repentir d'Adam s'est perdue en partie comme la connaissance d'Origine Bonne et de la création sans aucun mal. En contemplant la création déjà corrompue par le péché les peuples ont commencé par erreur de donner au tout deux principes et origines: bien et mal (toujours "tu es ni chaud ni froid" est dit à Laodicée). Ici à Laodicee le principe est faussement divisé avec le panthéon des capacités, qualités et énergies déifiées faussement aussi. La fausse richesse de Laodicée selon l'Apocalypse.
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-Pourtant la division et l'apostasie ici n'est pas dans son apogée selon St Paul dans l'Aréopage d'Athènes (Actes des Apôtres). L'Évangile dit que la situation des païens est meilleure que des pharisiens "idoles d'eux-mêmes" (St Ignace de Caucase sur les pharisiens), les pharisiens sont "les méchants vignerons". Donc le Seigneur poursuit de frapper cordialement à la porte ici. Les battements du cœur (chez les bouddhistes méditants aussi). À cette église Il parle comme quelqu'un de l'extérieur encore. Qui frappe par des signes. Tandis que les autres églises - le Judaïsme et les 5 branches des confessions Chrétiens: Il s'y adresse comme quelqu'un déjà entré et reçu bien ou moins bien.
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-Alors aux cultures païennes sont donnés les signes comme l'étoile de Bethléem et le discours de l'Apôtre Paul dans l'Aréopage d'Athènes. On voit le commandement de Noé "tu ne tueras point" comme chez les indouistes (avec les vaches et l'eau de l'arche) ainsi que dans le droit romain. Même Pilate ne veut pas tuer Jésus (sa femme aussi selon l'Évangile comme l'âme en souffre). Et Jésus lui répond que "le péché sur toi est moindre que sur ceux qui m'ont livrés à toi". Pilate "ni chaud ni froid". Car "les païens vont dans le Royaume avant les pharisiens". Et de même Jésus trace la généalogie des pharisiens à partir de Caïn (jusqu'à l'antichrist): "sur cette lignée (des pharisiens hypocrites) tombera tout sang juste à partir du sang d'Abel". Par contre les rois-mages ressemblent aux bouddhistes tibétains qui selon leur tradition cherchent le dalaï-lama réincarné dans un enfant. En lui proposant en cadeau des jouets du précédent enseignant qu'il les reconnait ou non parmi les autres. D'ailleurs prince Bouddha ressemble à Moïse qui dans le palais du pharaon ne connaissait pas la souffrance de son peuple. Moïse qui appelle Jésus "vous aurez un prophète comme moi, écoutez Le".
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-Alors nous avons dans toutes les cultures païennes cette problématique de division entre le bien et le mal, ainsi que l'idolisation des qualités. La problématique entre l'arche de Noé et la tour de Babylone. À partir de taoïsme cherchant le milieu entre le blanc et le noir, yin et yang. Jusqu'à Aristote postulant la vertu au milieu des qualités extrêmes d'une chose ("tu es ni chaud ni froid"). Mais en même temps c'est la recherche du passage à travers le chas d'aiguille par les rois-mages. D'Odyssée entre Scylla et Charybde. Le jeune homme riche. En laissant les erreurs et séductions à Hérode. D'ailleurs même par une consonance Odyssée et Lao-Dzeu ressemblent au nom de l'église de Laodicée. Appelée de recevoir le Pédagogue et naître à travers le chas d'aiguille. Reçue par la Vierge Marie. Le poisson à pécher.
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-De même chez les animalistes (les animaux entre autres c'est aussi une référence à Noé ou par contre aux qualités et capacités différentes), on retrouve dans la médecine traditionnelle africaine la notion de régulation de chaleur comme la base. Ou les indiens d'Amérique divisés entre l'oiseau et serpent. Pourtant St Paul dans l'Aréopage "simple comme une colombe et prudent (sage dans la traduction orthodoxe) comme un serpent" frappe à la porte.
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-Même en grande partie l'Islam traditionnel est la poursuite de la philosophie arabe. Avec des idées monothéistes comme chez certains philosophes grecques ou lors de la période monothéiste dans l'ancienne Egypte. Pourtant malgré le monothéisme formel il en reste une ambiguïté indéfinie caractéristique ici pour des cultures païennes. Si Dieu Est Que Bonté (ou est divisé en Soi en bien et mal)? Est-ce que le mal a une origine en soi comme un principe? Est-ce que Dieu a créé le mal? Cela n'est pas tout-à-fait clarifié. Et on peut donner des réponses différentes. Ce que fait rentrer cette tradition en large partie dans la situation de Laodicée. De plus à l'origine St Jean Damascène voyait dans l'Islam le cas d'une division doctrinale par rapport à la doctrine des pères Chrétienne. Ce que rangerait l'Islam plus radical à Sardes car les rois-mages retournés chez Hérode meurtrier ne sont plus les vrais rois-mages venus en Lumière de méconnaissance païenne (de Sardes des divisions religieuses et sectaires on parlera plus loin), et l'islamisme terroriste malin ressemble à la bête comme léopard tacheté par le sang hors l’Arc-en-ciel des 7 églises de l’humanité. Si on revient vers la vision plus large la palette des couleurs de 7 églises: Les coptes et syriens avec des arméniens ont choisi l'orange de Philadelphie, tandis que les arabes sont restés développer le rouge de Laodicée ou certains sont partis vers Sardes qui est jaune ou jaunâtre selon les personnes particulières. Comme ça les peuples musulmans ont "entouré" par le rouge et jaune l'orange de Philadelphie des coptes, syriens, libanais et arméniens.
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-Donc à Laodicée on doit naître par le chas d'aiguille comme des fœtus. Pour n'est pas être "vomis" tièdes - avortés. En entendant les battements de la Vie dans la porte de son expérience, réflexion ou méditation. Sans admettre que le mal Est ou est un principe ou est créé par le Bon (Le Bon sans division en Soi, Amour Un et Uni et Unifiant). Mais le mal c’est seulement le suicide de Judas Iscariote vide et abominable à rejeter vraiment.
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13. Il en reste d'expliquer encore seulement les 3 églises parmi 7 (4 déjà expliquées: Éphèse - comme le Judaïsme; Smyrne - Orthodoxes; Philadelphie - Coptes, Syriaques, Arméniens comme une branche; Laodicée - la philosophie païenne (y compris les bouddhistes et musulmans traditionnels dans la recherche comme des rois-mages dans le bon sens, sinon retournés chez Hérode meurtrier ne sont plus ici comme des “islamistes“)). Encore les 3 branches du chandelier des 7 églises-cultures de l'humanité en Rédemption. Ce sont grosso modo les 3 branches de Chrétienté d'Occident. Les Catholiques Romains - l'église de Pergame; les Protestants traditionnels de la Reforme - l'église de Thyatire; et les protestants sectaires - la branche du christianisme sectaire, qu'on trouve davantage sur l'île d'Angleterre et aux États-Unis - l'église de Sardes. Pourtant même les "vieux croyants" en Sibérie sont aussi à Sardes. Plus généralement Sardes proche de la mort c'est l'ensemble des sectes et hérésies en Orient ou Occident tout au long de l'histoire du Christianisme. Par contre cela différencie les sectes de Sardes des protestants de la Réforme à Thyatire avec la problématique bien plus justifiée et sans le penchant malin de se diviser sans fin hors le Corps du Christ - hors l'église vivante.
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-Donc on peut aussi comparer l'église de Sardes à la division et l'éloignement archétypique de Samarie par rapport à Jérusalem dans l'Ancien Testament. En particulier des prêtres non-levites sont comparables aux pasteurs nommés sans l'onction de la succession apostolique comme dans les églises traditionnelles. Mais le problème ici est bien plus sérieux que juste cela car Dieu n'est pas un formaliste. Cette branche reste coupée par elle-même de l'arbre-chandelier. Sans l'eau comme la samaritaine près de puit de Jacob parlante avec Jésus. Avec ses 5 et 1 gourous sectaires, faux maris. Sur la terre aride sous l'Anathème.
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-Ces mouvements se donnent les noms qui suggèrent leur exclusivité d'eux-mêmes dans le style des "Témoins de Jéhovah" . Sans même se baser sur les vertus de la foi conciliaire et historique comme l'orthodoxie ou catholicité invitantes tous en communion avec Jésus Seigneur. "Tu portes le nom comme si tu étais vivant, mais tu es mort" dit l'Apocalypse à Sardes. Aux allures vives on communie ici au corps du Christ sans reconnaître ce corps dans l'église entière et l’humanité. Comme dit St Paul apôtre à propos de la communion peu digne "alors plusieurs sont morts ou malades".
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-Selon St Polycarpe de Smyrne (élève et ami de St Jean Apôtre) et St Athanase Le Grand (d'Alexandrie): à la base de toute hérésie est la fausse compassion envers Jésus souffrant (Polycarpe) et la honte pour la Croix du Sauveur (Athanase). Comme le fiel et le vinaigre des femmes pratiquantes fausses, qui ne témoignaient pas pour l'Innocent, mais Lui donnaient un faux apaisement devant elles-mêmes. Le sacrifice de Caïn éloigné comme Sardes "avec les œuvres accomplis non pas devant le Seigneur" selon l'Apocalypse.
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-Pourtant ici il y a quelques bons samaritains néanmoins avec la compassion sincère et cordiale. Avec la proto-messe à l'huile et vin devant le Blessé. Et l'eau de la samaritaine en repentir et témoignage devant le Seigneur. La nourriture des bons actions reçue comme le sacrifice d’Abel. Malgré des erreurs formelles du milieu samaritain. Le Seigneur "vient comme un voleur" (Apocalypse à Sardes) prendre la samaritaine des faux maris, des faux docteurs. Et la confesser devant tous Ses anges de la même famille du cœur "allez et faites de même" comme le bon samaritain de l’Évangile - "en mission sur toute la terre". La branche de Sardes donc pas tout à fait exclues du chandelier des 7 (Jésus se présente à Sardes comme tenant ce chandelier) à cause de certain nombre des bons samaritains ici et non pas sous l'anathème total comme Sodome alors.
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-Les bons samaritains devant tous les saints anges sont aussi comme des diapasons musicaux. Les Séraphins. El les anges de Smyrne et Philadelphie - les Chérubins, les diapasons aussi. Les fils verticaux et horizontaux de tissu cordial des "prêtres et rois" - ces petits. "En vêtements blancs lavés dans le sang de l'Agneau" selon l'Apocalypse. Blanc composé des couleurs de l'arc-en-ciel. Non pas le blanchâtre malin.
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-On voit cette aspiration aux vêtements blancs chez des missionnaires sectaires. Et dans les cultures en partie puritaines d'Angleterre et des États-Unis quelque part aussi (les cathares c'est-à-dire les "pures" une domination de Sardes aussi avant dans l’histoire). La séparation anglicane à cause de la divorce du roi est moins justifiée que la Réforme (d’église à Thyatire). Même qu'ici certaines églises et communautés anglicanes ou baptiste sont au milieu entre Sardes des sectes et Thyatire de la Réforme comme entre le jaune et le vert des feuilles dans la “forêt de Cherbourg”. Où le jugement vient comme Robin des Bois avec Ivanhoe (2 témoins de 11ême chapitre d'Apocalypse) et Richard Le Cœur de Lion.
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-Cette aspiration aux vêtements blancs se reflète aussi étrangement dans la théologie. Sans la tradition des pères qui lave les pieds des petits on prend ici un point de la tradition d'Ancien Testament ("témoins de Jéhovah", "adventistes de 7ème jour") et blanchi formellement selon la lettre soi-même en absence des maisons du coeur uni des pères avec leurs enfants. Ou on recherche une justification et blanchissement formel dans la tradition de l'église toute jeune en enlevant le lien interrompu avec les pères se succedants dans l’histoire ("pentecôtistes", "baptistes" avec le rite de baptême au Jourdain, même la messe gallicane chez des anglicans). De même certains mouvements par rapport à Judaïsme traditionnel (d'Éphèse) comme "Lubavitch" sont plutôt à Sardes en partie au moins. Ou les "krishnaïtes" par rapport à l'indouisme et bouddhisme traditionnels (de Laodicée) ont les traits sectaires communs (souvent maladifs) de Sardes.
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14. NB L'Eglise de Pergame. Les Catholiques. Cette église par rapport à 6 autres se caractérise qu'ici l'Apocalypse parle d'un homme particulier et concret. "Mon témoin fidèle Antipas tué ici" martyre (historiquement c'est un ami et élève de St Jean Apôtre). Il s'agit des Catholiques Romains avec la foi basée ou appuyée sur le témoignage du pape (la notion latine "ex-cafedra" qu'il est infaillible dans la profession des dogmes sous certaines conditions). Comme St Pierre - la pierre à se renforcer pour renforcer la foi de tous (de l'église universelle) selon l'Évangile. Mais après beaucoup finalement depend de la dignité d'une personne en position du pape. Les dignes sont comme Antipas, en particulier le pape martyre de 3ème secret de la Vierge de Fatima. Sinon les indignes c'est Balaam (aussi mentionné dans le texte d'Apocalypse à Pergame) et Caïphe genre "cardinal Richelieu" avec ses nicolaïtes (inquisiteurs etc) de garde. Selon la Bible même Balaam indigne reçoit la grâce de dire quelque chose de vrai à cause de sa position élevée envers le peuple. Mais il intrigue après comme l'ange déchu. De même Caïphe a prophétisé involonteraiment que Jésus sera Rédempteur du peuple (Jean 11.49-52 note que c'est à cause de son onction du premier prêtre). Mais comme l'ange déchu Caïphe tout de suite essaie de détourner cette connaissance à son profit du méchant vigneron. Caïphe qui par le serment du premier prêtre oblige après Jésus le Verbe de répondre dans le sanhédrin quand Jésus gardait silence (Le Verbe avec le Saint Esprit répond par rapport à l'onction du premier prêtre de son peuple). En connaissant d'avance la réponse de Jésus comme un méchant vigneron. La ressemblance de Caïphe avec Balaam. À noter que même Luther (de l'église suivante de Thyatire) disait "je ne suis qu'une ânesse de Balaam".
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-De même que l'intrigue de Balaam est initiée et largement soutenue par Balaq, alors l'intrigue de Caïphe est soutenue par Hérode, Pilate et les soldats romains avec leur jeu pervers de frapper Jésus dans le dos "prophétises-nous qui t'a frappé". Le jeu nicolaïte. Selon St Nicolas de Serbie les nicolaïtes disaient "nous allons faire le mal exprès pour que la Grâce surabandonne". Ce que ressemble bien à l'inquisition, la partie de clergé pédophile et sodomite avec ses avocats, en partie des croisés et des jésuites casuistes, quelque part les neocharismatiques. Les actions des nicolaïtes sont haïes et détestées par Jésus selon l'Apocalypse (encore plus malignes que la situation ni chaude ni froide des païens de Laodicée). Comme Esaü le premier-né indigne peu attentif envers ce qu'est sacré est détesté selon l'Écriture. Selon St Silouane du mont Athos à la base de toute erreur spirituelle est l'idée que le but justifierait des moyens mal-propres. Ce que ressemble aux certaines devises jésuites de se permettre d'agir de la sorte.
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-L'Apocalypse dit que Pergame se trouve devant le trône de satan. Et que satan (ennemi en hébreux) a sa demeure dans la ville de Pergame. C'est l'Occident de son côté impérial (d'abord Rome et après ses successeurs), esclavagiste et colonialiste selon ce monde. Métaphoriquement c'est aussi la principauté du péché à l'ouest par rapport à l'Éden (Éden avec son samedi d'origine sans aucun mal). Le couchant de Lumière, l'homme vieilli dans la connaissance du mal. Selon le 3ème secret de la Vierge de Fatima le pape est mené à travers une ville comme ça incendiée par le feu des méchantes passions. Comme St Antipas de Pergame selon le texte d'Apocalypse. Je pense que cela doit être un des 2 témoins de 11ème chapitre d'Apocalypse. Le 2ème doit ressemblait à St Francisque D'Assise (avec le pape comme Moïse et Aaron). Qui est aussi St Michel montré par la Vierge lors des apparitions de Garabandal en Espagne (qui renforce les anges des églises, de l'église). St Michel "le blanc tsar" de l'Orient et Russie qui viendra selon St Seraphim de Sarov et autres saints russes. Les premiers entre les égaux en Occident et Orient. Mais comme Le "Roi des Juifs" fort probable ils sont loin des palais, mais habillés en sac dans les yeux des gens des derniers temps.
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-La question de filioquio, qui est au centre de la séparation avec les orthodoxes, est aussi de Balaam. Avec la prétention de dominer l'Esprit Saint dit "passif" (faussement par Thomas d'Aquin) par le vicaire de Jésus sur la terre. Cela se comprend comme une erreur le mieux par la théologie syrienne et de St Macaire le Grand sur la Maternité de L'Esprit Saint (le Fils n'est pas la cause et origine de la Mère). Car à l'origine dans le Symbole de Foi il s'agit de la cause de l'Esprit en le Père. Par contre pour le reste de Pergame comme les enfants de Fatima il n'y a pas d'erreur si on pense qu'il s'agit d'Esprit Saint qui vient sur les hommes du Père et du Fils dans le Symbole de Foi (comment l'Esprit vient, même par Lui-même, Elle-même; et pas de son origine en Père Seul). Comme Jean Baptiste contemplait l'Esprit qui procède du Père et se repose sur le Fils pré-éternellement.
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-Balaam et Balaq c'est aussi quelques canonisations à revoir ici chez les catholiques romains, quand il s'agit des figures inquisitrices ou et casuistes. Parce qu’ici l'erreur en partie s'est infiltrée dans la doctrine même - contreraiment aux orthodoxes où le grand nombre des faux frères pharisiens sont contenus hors de le dogme (c'est-à-dire la situation des orthodoxes dans l'église de Smyrne).
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-Néanmoins ici la Vierge apparait comme à Fatima. En parlant du pape innocent et martyre comme St Pierre du 3ème secret. Cela forme la pierre blanche (la blancheur de Lourdes immaculée) qui est le symbole d'acquittement dans le jugement antique. C'est toujours autour de la culture romaine et de la théologie catholique aussi qui utilise l'aspect juridique. Aussi l'adoration de l'eucharistie transfigurée chez les Catholiques. Le don de la Médaille Miraculeuse à la rue du Bac comme la pierre blanche aux dignes par la Fille de David. Cela revient à la promesse de Jésus aux vainqueurs à Pergame "Je donnerai la manne cachée et la pierre blanche avec mon Nom nouveau". Le vrai renouveau en Vierge et son vertu d'orthodoxie comme à Medjugorje. La manne cachée renvoie au livre de Macabée et la fête de renouveau. Tandis que le renouveau dans la tradition chrétienne est liée aussi au 7ème Grand Concile contre l'iconoclasme et le retour vers l'Orthodoxie de la Foi (sans des faux charismes des sectes pentecôtistes). La manne et la digne communion c'est toujours aussi le charisme et la mission de reconnaître les esprits par le goût chez des papes. St Francisque d'Assise et St Thérèse de Lisieux ont été reconnus. Ste Jeanne d'Arc pourtant tuée par des nicolaïtes. Et même la culture générale des peuples d'origine catholiques comme les français et italiens se construit autour de la notion et sensation du goût (les paroles ex-cafedra de la bouche aussi). Ici même à Pergame Jésus promet de combattre avec l'épée de sa bouche les nicolaïtes, Balaam et Balaq. Par anathème en force comme lors de 6ème Grand Concile contre un pape indigne. La vierge de la Salette avec épée menaçante surtout Paris (aussi Marseille et Rome) "rempli de toute sorte des crimes" comme dans l'Apocalypse ce Pergame "où satan a sa demeure".
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-Le nom nouveau ici c'est la théologie juste sur la Vierge Immaculée, Nouvelle Eve rendue comme ça par le Nouveau Adam Jésus, Un avec Elle, Marie - Son Aide et Corédemptrice alors en vérité. "Il Fait Tout Bien". "Rien n'est impossible" par la main de Marie guidant à travers le chas d'aiguille. Alors si les orthodoxes cherchent à purifier la lampe des yeux à travers l'icône, les catholiques cherchent selon St Jacques apôtre une bride de guidance sur la bouche, une source de bon goût (une autre partie du même Corps de Christ Jésus).
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-En outre les enfants des apparitions de Medjugorje ont demandé La Vierge avec l’attente d’approbation « Qu’est-ce que tu voudras que nous transmettions à Jean-Paul II » et Elle a répondu « dites que le pape doit être un père non pas en faveur d’un groupe, mais pour toute l’humanité et à tous les hommes ». C’est toujours la problématique de l’église de Pergame à ne pas être un Balaam corrompu par le prince de ce monde casuiste, mais d’être le témoin fidèle Antipas disciple de Jean évangéliste (et de Jésus alors) et apôtre de l’Amour et Amitié.
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Re: 7 Églises d'Apocalypse c'est toute l'humanité, suite

Message non lu par Dimitryet » mer. 13 mai 2020, 17:17

15. Maintenant il en reste à expliquer seulement encore une église de 7. L'église de Thyatire - la 4ème dans le texte - c'est le protestantisme traditionnel de la Réforme (qu'on peut nommer christocentrique dans un sens). Ce n'est pas une division sectaire (comme Sardes) par rapport à la Chrétienté traditionnelle. Mais comme avec le temps s'est produite de plus en plus évidente l'erreur chez les Catholiques. La perte partielle de vertu l'orthodoxie dans l'église Catholique romaine séparée (c'est-à-dire à Pergame). Où s'est accumulé le déchet d'erreurs théologiques et pratiques (même institutionnalisées comme l'inquisition nicolaïte). Et on ne pouvait plus faire taire ce fait d'injustice (les nicolaïtes faisaient même ce que les païens ne peuvent pas supporter). Luther disait lui-même "je ne suis que l'ânesse de Balaam" (par rapport à Balaam de Pergame de la lignée de Caïphe et Richelieu). Et au moins en partie Luther avait raison de le dire. Un peu comme un "fou en Christ", "ânesse" chez les Orthodoxes. Avec les questions et la problématique de retour vers la voie de vertu d'orthodoxie ("droit chemin" la traduction du mot grecque). Mais les réponses de Luther étaient souvent loin eux-mêmes de l'orthodoxie, mais déviées dans l'autre sens opposé que chez les nicolaïtes de Pergame (par rapport à des erreurs chez les catholiques romains). D'ailleurs dans le texte d'Apocalypse Jésus promet l'étoile du matin pour ceux qui L'entendent à Thyatire: l'étoile-phare qui montre le chemin en fin de nuit avant le matin (quand la Réforme s'est produite en histoire déjà bien tard) pour "l'ânesse". "Mon cœur sera votre refuge et le chemin vers mon Fils" dit la Vierge à Fatima aux petits pâtres de même..
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-Car il s'agit par l'Étoile du Matin de retrouver la justesse à travers le chas d'aiguille. Et non pas protester en niant tout. L'Odigitria Marie (qui montre le chemin en grecque) mieux que la statue de la liberté, L'Étoile qui fait monter le Soleil de Justice et Justesse - Jésus. Reine de la Paix de Medjugorje. Sans provoquer des conflits sanguinaires de deux côtés. Car vous êtes des frères (Moïse le disait aux israélites en bagarre). Les catholiques et protestants à l'Occident.
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-Alors Marie Étoile du Matin sans aucun péché et par conséquence non pas une esclave du péché. La vraie liberté est dans son "oui" à Dieu-Amour-Créateur (devenu son Fils). La liberté religieuse est la problématique de la Réforme. Avec la statue de la Liberté dans le plus grand pays protestant. Par contre la fausse liberté selon ce monde c'est la femme Jézabel qui agit méchamment à Thyatire selon l'Apocalypse. En fait c'est la loge des francs-maçons (franc ici - affranchi, libre). La statue de liberté elle-même est un cadeau des maçons français aux fondateurs des États-Unis historiquement. La loge à la base des révolutions (comme la partie communiste sa fille plus tard en Russie) occidentales. Avec la forte influence sur l'idéologie moderniste et post-moderniste. Quand le choix politique en occident en réalité n'est qu'une nuance entre des fractions de la même idéologie maçonne. Qui contrôle en partie le climat de la société. Pourtant ce contrôle ce n'est pas le pouvoir direct "masculin", mais songeassent "féminin" à travers la mode établie, suggestions idéologiques ou la diffamation acharnée émotionnelle comme chez Jézabel contre Nabaot (Ancien Testament). Nabaot gardant la tradition des saints pères comme la vigne de la terre promise, le phare, et comme Abel gardien de ses frères et sœurs. Le sacrement entre autres comme le mariage non sodomite par exemple.
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-La Vierge Marie à Medjugorje et lors des apparitions récentes en région parisienne a appelé les francs-maçons "les gens qui cherche Mon Fils non pas pour être sauvés par Lui, mais pour Le tuer, serviteurs de Satan". Idoles d'eux-mêmes auto-élus en cercle ésotérique. Cherchant à tuer Jésus, l'Innocence dans les petits, séduire. Construisant une pyramide financière sur le "sang" - l'énergie des âmes, comme des vampires de séductions promptes à intriguer à mort contre des insoumis (vraiment libres) comme Jézabel. Des banquiers sachant gagner les 30 pièces d'argent. Qui cherchent le Verbe, Logos, Raison pour tuer comme Jézabel. Qui complotait aussi contre Élie. Et après comme Hérodiade contre Jean Baptiste. Des étudiants de la Bible pour apprendre mieux le chemin de Judas Iscariote.
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-En Occident en général c'est "le côté obscure de la force" chez Balaam de Pergame et Jézabel de Thyatire (le pouvoir casuiste et fausse liberté avec une fausse indulgence mutuelle). Comme Richelieu et Milady Winter. Saphire et Ananias finalement (Actes des Apôtres) entrés non pas par la Porte du Cœur de Jésus et Marie. Comme Jézabel historique la reine étrangère qui cherchait régner dans l'héritage divin. Comme la loge dans l'église et les sociétés et peuples chrétiens. L'épée et la barre en fer.
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-Par contre contrairement aux sectes de Sardes avec le sacrifice de prêche non reçu des situés dans l'éloignement de Caïn (sauf quelques bons samaritains). On peut voir dans les peuples de la Réforme le christianisme traditionnel du Nord-Ouest (comme chez les Catholiques le Christianisme du monde latin et chez les Orthodoxes des grecques et slaves ou du proche Orient). Avec son propre don parmi les offrandes des rois-mages (des cultures païennes) au Noël. Ici dans la Réforme comme chez Luther on voit la problématique de Liberté et de rapport entre la Foi et Actes. Dans le bon sens c'est comme chez Nabaot travaillant dans la vigne des Pères (portant sa Croix) et aidant Jésus sur ce chemin. Persévérant. Libre à ne pas se soumettre à Achab et Jézabel (3ème livre des Rois). Passant par le chas d'aiguille en s'ajustant avec le temps par la persévérance sincère. Dans la main de l'Étoile de Matin, Odigitria - Vierge qui montre le Chemin - Son Fils. Mais pas à Hérodiade.
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-Alors cet ange potentiellement fort par la liberté et service. Jésus lui promet le bâton en fer pour juger les nations. Dans ses mains (les mains et poitrine comme la partie du corps du Christ commun, le cœur travaillant). Alors c'est bien de comparer cet ange au Juge Samson fort avec une mâchoire d'an ("ânesse de Balaam") dans ses mains comme l'arme à bien protester contre le prince de ce monde. Sans reconnaître la primauté du cœur d'Esaü-Richelieu. Samson par l'Inspiration Divine prend une femme de Philistie malgré la lettre de loi (ânesse non-obéissante). La Philistie autour Israël signifie ce monde. Samson épouse comme une aide pour soi la liberté de ce monde. Pour répondre franchement à ce monde - les philistins envahissant l'église catholique et le reste de la société. Mais s'il utilise en mal cette liberté laïque, elle reçoit la force de le malmener dans les profondeurs de satan. L'utiliser comme l'arme à réaliser ses diffamations de Jézabel contre les saints et petits. Vole la couronne de ses cheveux-pensées d'un nazaréen (voir moine comme Luther en particulier) et il donne des fausses réponses sans l'huile dans le lampadaire des yeux du cœur. Sans le fil d'Ariadne (fidélité conjugale en grecque) - l'espérance de retrouver l'Étoile de Matin dans ce labyrinthe de ce monde.
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-De même on retrouve chez Calvin et Luther le résidu d'erreur ésotérique (maçonnique). Chez Calvin dans la pré-élection déterminée pour des élus (comme à la loge maçonne derrière des coulisses et dans l'obscurité profonde) et le reste des gens exotérique non-sauvé. Tandis que Luther mal-interprète St Paul sur la foi comme un don ésothérique en soi (sans pré-connaissance par L'Amour sans violer la virginité de la liberté, volonté propre - la naissance de la foi dans le cœur de Marie avec tous les petits). Ésotérisme "horizontal" chez Calvin (dans le rapport entre les gens) et "vertical" chez Luther (dans le rapport entre homme et Dieu). Cela forme une fausse croix et une fausse balance de jugement. Pourtant avec le temps sur le chemin de la vraie croix Samson retrouve ses cheveux, couverture, couronne. Comme l'étoile du matin. Et la vraie liberté et élection en "Oui" intelligente de la Vierge Marie. Le "Oui" né par amour mutuel. Prévu par Dieu-Amour humble qui ne rompe pas la porte de la virginité de liberté de choix.
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16. Alors on voit le côté obscur institutionnalisé en partie en Occident (et non-institutionnalisé dans les églises d'Orient). Achab (comme Balaam-Richelieu inquisiteur et faux avocat et Richelieu-Balaq intriguant) avec Jézabel loge. Comme les candidats en président en France des principales parties passent par l'approbation du grand maître du "Grand Orient" (la plus grande loge en France) avant de commencer le "tournoi" électoral.
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-Par contre en Orient le côté laïque est aussi historiquement largement déformé comme le joug d'esclavage au-delà d'héritage païen à dépasser (comme en Byzance et Russie "les 10 jours de prison" de l'ange de Smyrne). Avec la déformation institutionnalisée dans l'espace laïque par la réunion des faux frères "faux-juifs" mentionnés pour les églises de Smyrne et Philadelphie - les églises d'Orient.
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-Métaphoriquement cela représente la lèpre sur des files horizontaux et verticaux de tissus. La malignité de cette lèpre d'ivraie devaient reconnaître les prêtres en Ancien Testament. Alors en Occident la lèpre tachetée touche ensemble le vertical et horizontal (en Balaam, Balaq, nicolaïtes, Jézabel). Et en Orient assez largement, mais seulement l'horizontal en raies. Un peu comme léopard (hyène - Jézabel) et tigre - le prince de ce monde pharisien avec ses têtes en attaque.
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17. L'Église Une selon l'Évangile. Jésus dit: tous qui n'ont pas blasphémé L'Esprit Saint seront pardonnés (Mt 12.31-32). Tous ces gens c'est l'Église de toute humanité composée de 7 églises d'Apocalypse de Jean. "Ceux qui entendent dedans (au moins quelque part) ce que l'Esprit dit aux églises" (la phrase commune d'Apocalypse à chacune 7 églises) par cela ne blasphèment pas l'Esprit Maternel. En ayant part dans la Victoire du Rédempteur selon l'Apocalypse. Et Jésus lave les pieds alors. Reçoivent la Rédemption et y participent avec Marie Co-rédemptrice comme Co-rédempteurs (en formant l'Église la fiancé-aide et Co-rédemptrice alors, l'Arc-en-Ciel des fils de Noé). "Achètent et vendent" sans 666 des méchants vignerons, sans levure pharisienne, sans l'hypocrisie, sans cette semence de Caïn d'ivraie.
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-En fait Jésus offre à Adam et Eve aveuglés (par le serpent voleur de la clé de compréhension - le premier pharisien serpent) offre ses 2 joues à gifler sur la Croix. À l'humanité en Rédemption. Qu'au moins en palpitant ils retrouvent la vision du Visage Bon et Humble de Dieu-Amour. Et arrêtent de gifler selon le faux conseil du serpent - de la pensée pharisienne de se faire idoles pour soi-même, eux-mêmes (selon St Athanase Le Grand cette pensée pervertie et déchue c'est le serpent diable en fait). Car Dieu de la Vie n'est ni hautain ni humiliant sa création. Mais devient homme et en tout humblement cocrée avec la nature humaine en Soi-Même avec ses amis et Marie. Par contre les pharisiens, les méchants vignerons selon la parabole d'Évangile reconnaissent l'Héritier (comme Caïphe L'a vu), mais comptent Le tuer pour toujours, gifler sans fin comme quoi il n'y aurait pas de Jugement, mais seulement la crucifixion éternelle. Eux seulement ne sont pas l'Église de la Vie et Amour. Ils empêchent d'entendre l'Esprit Saint aux gens de 7 églises - aux hommes. Selon la devise de ce monde "divises et prends pouvoir". Mais le Roi des rois n'a pas de 3ème joue pour gifler. Ainsi que son Église ne restera pas divisée et partagée pour toujours. "Le temps de ramasser les pierres". Et rebatir comme au temps du prophète Agée. Quand divisées les églises ne reçoivent pas assez de fruit attendu (livre d'Agée). Comme dit la Reine de la Paix à Medjugorje "vous devez comprendre l'importance d'unité du troupeau de Mon Fils".
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18. Sur la Maternité de l'Esprit Saint comme l'aide à la réconciliation des chrétiens.
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-En langues hébreux et araméen (la liturgie syrienne est en araméen) l'Esprit Saint est féminin. Au moins 4 Sts Pères de cette origine (c'est-à-dire de l'église de Philadelphie) affirment directement que l'Esprit Est Mère (Dieu Mère qui Console et Fait Naître, la Colombe dont on peut pas offenser) dans la Trinité: St Macaire Le Grand (d'Alexandrie), St Jean Damascène, St Athanase de Sinaï et St Méthode d'Olympe et Patares. De plus en liturgie syriaque la plus ancienne (en Antioche les disciples ont commencé de s'appeler par le nom chrétiens) connue on appelle et prie directement l'Esprit Saint comme Mère. C'est "Le Nom Nouveau", la connaissance profonde et sûre donnée à l'église de Philadelphie selon le texte d'Apocalypse. "Tu as Ouvert aux petits".
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-La comparaison en image de l'Esprit Saint à la Mère on retrouve chez tous les saints de St Augustin jusqu'à St Silouane du Mont Athos.
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-Aussi dans la livre de la Sagesse de la Bible la Sagesse Divine Non-Créée et Créatrice se nomme "Mère et Épouse". Il y a des icônes russe de la Sagesse Divine comme Une Femme en Dignité Divine.
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-Ce fait résout facilement la litige entre les Orthodoxes (de Smyrne) et les Catholiques (de Pergame) sur la filioquio. Comme écrivent St Méthode d'Olympe et St Jean Damascène Eve est prise de l'arret d'Adam en image et ressemblance de la Procession de l'Esprit du Père Seul (si on parle de l'Origine Pré-éternelle de l'Esprit, par contre L'Esprit vient chez les hommes du Père et du Fils et Lui(Elle)-Même par sa Volonté aussi). Donc l'Esprit procède du Père suréternellement et se repose suréternellement sur le Fils. Comme L'a vu St Jean Baptiste lors de Théophanie.
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-Alors la Vierge Marie - Nouvelle Eve est l'image et ressemblance non-corrompue de L'Esprit Saint Mére.
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-Alors les petits catholiques souvent pensent que filioquio ce n'est pas sur l'Origine, mais sur la Venue de l'Esprit Saint en Pentecôte - dans ce cas il n'y a pas d'erreur. Comme chez les enfants de Fatima et Ste Thérèse de Lisieux. Par contre il s'agissait de l'Origine dans le Symbole Original. Cela veut dire que Thomas d'Aquin avec sa casuistique sur l'Esprit "passif" et donc "obéissant" au pape (et pas le contraire alors) tombe dans la situation de Balaam et Balaq de Pergame. Par contre St Francisque d'Assis est comme St Antypas de Pergame dans son service apostolique et prophétique de fondement de l'église. Comme le pape de 3ème secret de Fatima encore plus en solitude à cause du temps d'apostasie. Comme à Medjugorje la Vierge dit que c'est la dernière fois quand Elle s'adresse à tous pour prévenir le mal, mais après cela il n'y aura que des apparitions particulières et personnelles, comme le monde va vers la venue de la bête Iscariote de son cœur des gens méchants - de l'abîme (Apocalypse chapitre 11-12 alors, quand la Femme apparue s'évade du dragon rouge dans le lieu préparé comme "Diveevo" de la Vierge de St Séraphim de Sarov et "Portugal" de la Vierge de Fatima comme symboles de reste de l'Église lors d'apostasie pharisienne).
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19. De plus on peut remarquer le passage de la sensibilité envers la Trinité dans les 7 églises selon l'ordre dans le texte d'Apocalypse. De la sensibilité envers Dieu Le Père dans le Judaïsme à Éphèse. Après ensuite le patriarcat et la tradition des pères chez les Orthodoxes (de l'Est) en Byzance et Russie, Serbie à Smyrne. Ensuite encore l'institut du pape toujours paternel chez les Catholiques, mais aussi avec la piété mariale en contraste et contrebalance. Vers un certain "christocentrisme" chez les protestants de la Réforme à Thyatire. Après les protestants sectaires à Sardes avec la préoccupation sur la pureté des vêtements plus féminine. Enfin les Syriens, Coptes, Arméniens de Philadelphie avec connaissance de l'Esprit Saint comme Dieu La Mère en vérité. Aussi avec leur piété enfantine des bébés. Et après les philosophes païens de Laodicée captivants "l'aspiration de la nature vers la liberté des fils" (selon l'expression de St Paul apôtre) c'est-à-dire le Souffle, L'Esprit Saint, la Sagesse Maternelle. La lyrique aussi dans ces cultures. Avec certaines sociétés matriarcales à Tibet, en Afrique, chez des indiens d'Amériques. Aussi la poésie païenne citée par St Paul à l'aréopage d'Athènes. Même en Islam traditionnel (aussi plutôt dans Laodicée cette philosophie arabe) cette attention envers la position d'une femme à l'envers avec une reconnaissance de sa force paradoxalement.
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20. De même est bien de comparer les 7 églises (7 yeux sur l'Agneau en mission dans l'Apocalypse 5.6) avec les parties du Corps du Christ (les parties de l'Église Une). Ces parties ont les sensibilités et services, missions particulières et font l'ensemble. C'est le Corps du Nouveau Adam: c'est-à-dire de l'humanité en rédemption. Jésus est devenu "tout pour tous" selon St Paul, l'humble vainqueur. Alors la première église à Éphèse le point le plus haut du corps correspondant au front et oreilles - les Juifs cherchent d'entendre et comprendre (comme Abraham avec Isaac), en mettant des fois une boite avec le texte de prière sur le haut de la tête comme une corne; Les Orthodoxes (l'église suivante à Smyrne) cherchent de contempler par les yeux (les yeux du cœur aussi). D'où les icônes. Ainsi que la lumière de transfiguration à mont Thabor dans la théologie orthodoxe. Le point des yeux; Tandis que les catholiques (3ème église à Pergame) c'est la bouche. Quand le pape professe infailliblement le dogme selon la doctrine ex-cafedra chez les catholiques. De même les cultures des peuples catholiques sont centrées autour de la notion du goût. La gesticulation même autour de la bouche et la manière de former les sons à partir du souffle. Le gout spirituellement correspond au charisme de reconnaissance des esprits nécessaire pour les dignes patriarches à régler des litiges (la primauté d'honneur du pape comme au premier millénaire sans plus, le premier parmi les égaux - c'est juste). Ainsi que la dignité de communion: St Pierre accuse Saphire et Ananias fourbes par l'épée de la bouche (Actes des Apôtres). Ainsi à l'Église de Pergame est promis la manne cachée. Le sacrement de communion universel. La théologie juridique est liée aussi aux sentences de la bouche.; Alors la suivante église de Thyatire - la Reformation est liée avec la poitrine et les mains. La problématique centrée sur le rapport de la foi et des actes chez Luther. La culture liée au passage vers la technique de la civilisation moderne. Et le développement économique avancé des pays à culture de protestantisme traditionnel. Ici est promis dans l'Apocalypse le bâton de fer dans la main. La main forte de Samson aussi. La persévérance du travail du cœur.; L'église suivante à Sardes: les dominations plus ou moins sectaires et schismatique. C'est une recherche des affamés de se faire rassasier au plus vite. Le haut du ventre comme point dans le corps. Souvent ce n'est pas assez spirituel comme "Esaü chez McDonalds". Sans reconnaître le Corps de Christ en entier souvent on cherche ici de se rassasier vite fait par un commandement (ou une pratique) à la lettre tiré de l'ensemble de l'Écriture et Tradition. Sont proches de la mort selon l'Apocalypse et selon St Paul sur les communiants sans reconnaissance du Corps Entier. Pourtant ici il y a quelques bons samaritains prompts à venir en aide pour aider ou rassasier. Aussi la samaritaine Fautine qui a donné l'eau à Jésus assoiffé. Elle prompte aussi à croire sans fanatisme en mettant Jésus en épreuve. Et à prêcher. Contre le vide méchant qui enlève la vie - le ventre. Il faut réellement être vivant et non pas seulement en paroles.; Après l'église suivante de Philadelphie - les Coptes, Arméniens, Éthiopiens - le point ("l'œil" de sensibilité) en bas de ventre. La procréation, la naissance. Les petits à travers la porte du Ciel ouverte toujours. La gestation. Les saints ressemblants aux enfants selon le canon traditionnel d'iconographie ici. Comme Zachée et David au comportement enfantin.; Et enfin l'église suivante à Laodicée - la philosophie et cultures traditionnelles païennes comme le bouddhisme, taoïsme, indouisme, confucianisme, animalisme d'Afrique et Amérique, shintoïsme et même en grande partie l'islam traditionnel avec "l'Absolut" des certains philosophes grecs pas assez défini dans sa Bonté et Amour (Amour qui fait Un, Uni réellement). C'est la partie le plus bas du corps près de la terre. Ces peuples assis par terre. Les rois-mages marchants à pied ou assis sur des animaux. Le bassin dans les danses africaines. Le plaisir et joie des fruits de la création. Le rythme de la nature. Jésus frappe à la porte comme St Paul dans l'aréopage d'Athènes.
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21. Les matériaux du Temple de Jérusalem sont aussi prophétiquement ces 7 églises. Dans le 2ème livre des Chroniques (2 Ch 2.7) dans le Temple de Jérusalem (qui est l'image du Corps du Christ selon l'Évangile de St Jean) il y avait 7 matériaux pour exprimer la sainteté. Les 4 métaux: or, argent, bronze (ou cuivre) et fer. Et 3 tissus de couleurs pourpre violet, cramoisi et écarlate. La traduction historique des types particuliers des tissus est approximative. Les tissus correspondent aux cultures avec des qualités plus féminines, tandis que les métaux correspondent aux cultures plus masculines et patriarcales. Au fond les 3 tissus correspondent aux vertus principales de la féminité. Le tissus brodé artistiquement est la force de faire naître (comme les Coptes de Philadelphie), aussi le tissu de Ste Veronique et du roi libanais converti selon la tradition par l'icône sur le tissu d'une serviette de Jésus. Le tissu de lin clair c'est d'être gardienne de pureté en faveur de ses frères. Une gardienne comme le bon samaritain avec le bondage prompt sur des plaies d'Adam et Jésus même. La samaritaine avec l'eau pour l'Assoiffé (quelques dignes de Sardes). Et alors le tissu de laine chaud avec la coloration profonde et précieuse comme le Ciel des rois-mages (église de Laodicée). L'azur de contemplation des anciens d'Israël. La possibilité de couvrir et consoler. Les vêtements de la Vierge Belle et Corédemptrice.
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-À noter que "paradoxalement" au centre de l'attention et préoccupation de la culture d'islam on trouve la femme couverte des tissus (ce que correspond à la classification de cette culture comme une des culture de Laodicée et en partie de Sardes). La recherche du Souffle et Inspiration pure métaphoriquement.
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-Alors Jean écrivant à 7 églises est comme ouvrier sur 7 matériaux. Les 3 tissus. Et 4 métaux pour les cultures plus patriarcales et viriles. L'or - église d'Éphèse - les Juifs avec la culture de la mémoire du samedi du paradis avec son or mentionné dans le Genèse. Cette mémoire n'était pas corrompue à Babylone lors de la division en langues. L'or est inerte. Par contre l'or peut corrompre.; L'argent - église de Smyrne - les Orthodoxes dans son meilleur l'humilité d'apparence d'argent, mais bien précieux (platine à l'origine en espagnol est le diminutif pour l'argent avec ses qualités) pour le nombre des qualités (même "contre des vampires" des tombeaux blanchis et sarcophage colorés). Mais aussi des faux frères pharisiens avec les monnaies de Judas Iscariote.; Le bronze (ou cuivre) - les Catholiques (Pergame). Toujours les cloches ou des instruments à vent qui se font entendre. Les paroles du pape pour la ville et le monde. À noter dans le 2ème livre d'Esdras au temple on trouvait de bronze fin et du cuivre brillant égaux à l'or.; Le fer - Thyatire - la Réforme, les protestants traditionnels. L'esprit de travail et de la force. Un peu comme la musique "heavy metal" d'une part forte, mais aussi aigüe presque comme Jézabel avec sa voix dans son côté négatif, la garce en rouille.
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-Jean alors écrit à 7 églises, travaille avec 7 matériaux. C'est-à-dire Jean mesure le parvis intérieur (Apocalypse chapitre 11) de ceux qui entendent dans 7 églises c'est-à-dire dans toute humanité comme le bon samaritain, les bons samaritains. Et exclue le parvis extérieur des communiants indignes à la vie, des méchants vignerons. Le rouleau du prophète Zacharie en forme de faucille et de taille de la Porte du Temple (On nomme Ste Vierge aussi Cette Porte proche à St Jean selon l'Évangile). Jean l'aigle qui voit.
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-Concernant la chronologie d'apparition des cultures et confessions. On voit plutôt que les tissus et les métaux comme la femme et l'homme vont à la rencontre commune chronologiquement: d'Éphèse à Thyatire et de Laodicée à Sardes. Un peu comme l'adoration des rois-mages païens et des bergers juifs qui se rencontrent. Les chérubins et séraphins.
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22. Alors on est arrivé vers la correspondance suivante entre les 7 églises et les branches des cultures et religions de l’humanité (les branches ressemblantes à 7 branches de lampadaire du temple de Jérusalem et l’Arche de Témoignage dans la main du premier prêtre du rang de Melchisédech: c’est-à-dire dans la main de Jésus Christ avec 7 étoiles dans l'Apocalypse):
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*1. Éphèse - Juifs
*2. Smyrne - Orthodoxes (de l’Est) comme Russes, Serbes et Grecs
*3. Pergame - Catholiques
*4. Thyatire - La Réforme (protestants traditionnels surtout Luthériens et Calvinistes)
*5. Sardes - les sectaires et schismatiques surtout les “néoprotestants” et “vieux-croyants”
*6. Philadelphie - les Coptes, Arméniens (et d’autres “orthodoxes orientaux”)
*7. Laodicée - la philosophie païenne y compris Bouddhisme, Taoïsme, Indouisme, même l’Islam traditionnel ressemblant aux essais de monothéisme de la philosophie antique en Grèce ou en Égypte

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-En outre à noter: ainsi on voit le genèse du protestantisme entre Thyatire et Sardes. En perdant en partie la liberté créative et pure de la Vierge Marie: la Réforme bouscule vers la statue de la liberté américaine; tandis que les Schismatiques passent vers la pureté artificielle de puritanisme de la “reine d’Angleterre” avec un totalitarisme sectaire et ou la soumission aux esprits qui font trembler.
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23. L’ensemble correspond à l’Arc-en-Ciel de Noé qui est donné comme signe qu’il n’y aura plus de déluge submergeant toute la terre (Gn 9.5-6). Alors les cultures des enfants de Noé sur terre forment cet Arc-en-Ciel en soi par elles-mêmes. Qui apparaît dans la nuée sombre (comme c’était déjà lors de la 2ème guerre mondiale en coalition antifasciste). En même temps Noé reçoit avec l’Arc-en-Ciel le commandement “tu ne tueras point”. Que le sang humain sera redemandé d’un homme ou d’une bête. C’est la prophétie contre l’antichrist homme-bête.
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-Alors chaque culture des enfants de Noé exprime par ses moyens propres ce commandement “tu ne tueras point”. Comme prédestinées à être les parties du corps unique du Christ Jésus de la lignée d'Abel et Marie. Tandis que les pharisiens seuls c'est-à-dire tous les hypocrites sont de la lignée de Caïn. D’ailleurs c’est la définition intuitive de la culture dans le commandement “tu ne tueras point”. Chaque culture exprime ce commandement avec ses dons. Ce que distingue une culture de la sauvagerie meurtrière et hypocrite. Les arbres des cultures aussi évoquent le paradis.
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-Alors chaque branche culturelle de l’humanité correspond à une couleur, une note musicale, un matériel du Temple commun, une de 7 vertus principales, un archange (les vierges des vertus sont conjuguées chacune à son ange) , une partie du Corps de Christ avec sa sensibilité et mission (un peu comme un œil de chakra dans un sens non-ésotérique). Les couleurs de l’icône commune de Jésus.
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-Alors ce sont les élus des derniers temps: “s’il n’y aurait pas d’élus aucune chair ne serrait sauvée, mais à cause des élus ces jours (de tribulation) seront raccourcis” (Évangile). Alors ceux qui entendent L'Esprit dans 7 églises, le parvis intérieur de l’humanité des dignes communiants à la vie (Apocalypse chapitre 11) - c’est l’Arc-en-Ciel de Noé. Les 7000 de saint reste d’Élie. Les méchants vignerons sont exclus.
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-La Porte de l’Arche de Témoignage Chrétien (Apocalypse chapitre 11). En mesure du rouleau-faucille de livre de Zacharie prophète. Le rouleau s'ouvre “À bruler les maisons qui volent et parjurent” dans le sens de Judas Iscariote voleur avec une fausse salutation. Car Jésus n’a pas de 3ème joue à être giflé à perpétuité. Et ceux qui sont aveugles et ont besoin de voir Jésus en Le touchant pour retrouver la vue ont les 2 joues pleinement. Sans des faux prêtres attouchant.
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24. Tout cela correspond finalement à ce que la Sainte Vierge Marie dit actuellement à Medjugorje (où Elle apparaît comme Reine de la Paix, de la Paix du Christ, à tous, je dirais “à la maison de l’humanité entière” avec Sa Paix). Sur la question des enfants voyants sur les religions du monde Elle répond “il y en a qui sont bonnes et moins bonnes”. Par contre à la question “qui sont les francs-maçons?” Elle répond “ce sont les serviteurs du satan”. Justement dans mon explication la loge est la fausse reine Jézabel qui réussi le plus dans les pays protestants - à Thyatire. Derrière le rideau sont ses “profondeurs de satan” selon l’expression d’Apocalypse. Comme aisy lors des apparitions récentes dans la région parisienne la Vierge dit “il y a des gens qui cherchent Mon Fils non pas pour être sauvés, mais pour Le tuer, ce sont les francs-maçons”. Avec leurs recherches ésotériques du pouvoir et manipulation envers les individus, les peuples et l’humanité pour séduire à tuer Jésus en soi - l’Amour qui Est la Cause, le Principe et le Verbe. À Medjugorje Elle parle en particulier de la présence en partie de la Grace dans des sacrements chez des protestants (Notre-Dame de la Grace). Elle fait aussi une apologie pour certains croyants musulmans. Comme d’ailleurs Elle fait des miracles de guérison pour certains musulmans à Souffanieh en Syrie (les apparitions reconnues par les 3 patriarcats traditionnelles d’Antioche). Et ailleurs à Proche-Orient (Notre-Dame de Sinaï). En ensemble on peut voir dans la somme de Ses Apparitions plus que jamais la Femme de 12ème chapitre d’Apocalypse. Qui fait toujours naître le Verbe de la Prêche à ces derniers temps, malgré le serpent dragon rouge pharisien d’apostasie hypocrite. D’ailleurs à Medjugorje Elle dit que c’est sa dernière apparition quand Elle s’adresse comme ça ouvertement à tous. Elle n’a que 2 joues pour être giflée par des aveugles en manque de compréhension, mais comme Suzanne biblique Elle ne va pas se livrer aux méchants vignerons qui malmènent les siens dans l’abime de la bête qui sort des cœurs hypocrites (Apocalypse chapitre 11).
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25. Livre de la Sagesse:
Sg 16:20-21:
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"Au contraire, c'est une nourriture d'anges que tu as donnée à ton peuple, et c'est un pain tout préparé que, du ciel, tu leur as fourni inlassablement, un pain capable de procurer toutes les délices et de satisfaire tous les goûts;
Et la substance que tu donnais manifestait ta douceur envers tes enfants, et, s'accommodant au goût de celui qui la prenait, elle se changeait en ce que chacun voulait."
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-Alors tous ensemble c’est la Manne - le Pain du Ciel - Jésus Christ, Son Corps. Exceptés les méchants vignerons qui attendent le pharisien et le nouveau Judas Iscariote - l’antichrist (peu reconnaissable sans la plenitude de Don de L’Esprit Saint qui parle aux églises et à l’humanité entière).
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Extrait de l'Apocalypse de Jean commenté:

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2:1 "A l'Ange de l'Eglise d'Ephèse, écris: Ainsi parle celui qui tient les sept étoiles en sa droite et qui marche au milieu des sept candélabres d'or. Je connais ta conduite, tes labeurs et ta constance; je le sais, tu ne peux souffrir les méchants: tu as mis à l'épreuve ceux qui usurpent le titre d'apôtres, et tu les as trouvés menteurs. Tu as de la constance: n'as-tu pas souffert pour mon nom, sans te lasser? Mais j'ai contre toi que tu as perdu ton amour d'antan. Allons! rappelle-toi d'où tu es tombé, repens-toi, reprends ta conduite première. Sinon, je vais venir à toi pour changer ton candélabre de son rang, si tu ne te repens. Il y a cependant pour toi que tu détestes la conduite des Nicolaïtes, que je déteste moi-même. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: au vainqueur, je ferai manger de l'arbre de vie placé dans le Paradis de Dieu.
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2:8 "A l'Ange de l'Eglise de Smyrne, écris: Ainsi parle le Premier et le Dernier, celui qui fut mort et qui a repris vie. Je connais tes épreuves et ta pauvreté - tu es riche pourtant - et les diffamations de ceux qui usurpent le titre de Juifs - une synagogue de Satan plutôt! -- Ne crains pas les souffrances qui t'attendent: voici, le Diable va jeter des vôtres en prison pour vous tenter, et vous aurez dix jours d'épreuve. Reste fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: le vainqueur n'a rien à craindre de la seconde mort.
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2:12 "A l'Ange de l'Eglise de Pergame, écris: Ainsi parle celui qui possède l'épée acérée à double tranchant. Je sais où tu demeures: là est le trône de Satan. Mais tu tiens ferme à mon nom et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas, mon témoin fidèle, qui fut mis à mort chez vous, là où demeure Satan. Mais j'ai contre toi quelque grief: tu en as là qui tiennent la doctrine de Balaam; il incitait Balaq à tendre un piège aux fils d'Israël pour qu'ils mangent des viandes immolées aux idoles et se prostituent. Ainsi, chez toi aussi, il en est qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes. Allons! repens-toi, sinon je vais bientôt venir à toi pour combattre ces gens avec l'épée de ma bouche. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: au vainqueur, je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit.
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2:18 "A l'Ange de l'Eglise de Thyatire, écris: Ainsi parle le Fils de Dieu, dont les yeux sont comme une flamme ardente et les pieds pareils à de l'airain précieux. Je connais ta conduite: ton amour, ta foi, ton dévouement, ta constance; tes oeuvres vont sans cesse en se multipliant. Mais j'ai contre toi que tu tolères Jézabel, cette femme qui se dit prophétesse; elle égare mes serviteurs, les incitant à se prostituer en mangeant des viandes immolées aux idoles. Je lui ai laissé le temps de se repentir, mais elle refuse de se repentir de ses prostitutions. Voici, je vais la jeter sur un lit de douleurs, et ses compagnons de prostitution dans une épreuve terrible, s'ils ne se repentent de leur conduite. Et ses enfants, je vais les frapper de mort: ainsi, toutes les Eglises sauront que c'est moi qui sonde les reins et les coeurs; et je vous paierai chacun selon vos oeuvres. Quant à vous autres, à Thyatire, qui ne partagez pas cette doctrine, vous qui n'avez pas connu "les profondeurs de Satan", comme ils disent, je vous déclare que je ne vous impose pas d'autre fardeau; du moins, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu'à mon retour. Le vainqueur, celui qui restera fidèle à mon service jusqu'à la fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations: c'est avec un sceptre de fer qu'il les mènera comme on fracasse des vases d'argile! Ainsi moi-même j'ai reçu ce pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l'Etoile du matin. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.
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3:1 "A l'Ange de l'Eglise de Sardes, écris: Ainsi parle celui qui possède les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles. Je connais ta conduite; tu passes pour vivant, mais tu es mort. Réveille-toi, ranime ce qui te reste de vie défaillante! Non, je n'ai pas trouvé ta vie bien pleine aux yeux de mon Dieu. Allons! rappelle-toi comment tu accueillis la parole; garde-la et repens-toi. Car si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai. A Sardes, néanmoins, quelques-uns des tiens n'ont pas souillé leurs vêtements; ils m'accompagneront, en blanc, car ils en sont dignes. Le vainqueur sera donc revêtu de blanc; et son nom, je ne l'effacerai pas du livre de vie, mais j'en répondrai devant mon Père et devant ses Anges. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.
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3:7 "A l'Ange de l'Eglise de Philadelphie, écris: Ainsi parle le Saint, le Vrai, celui qui détient la clef de David: s'il ouvre, nul ne fermera, et s'il ferme, nul n'ouvrira. Je connais ta conduite: voici, j'ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer, et, disposant pourtant de peu de puissance, tu as gardé ma parole sans renier mon nom. Voici, je forcerai ceux de la Synagogue de Satan - ils usurpent la qualité de Juifs, les menteurs --, oui, je les forcerai à venir se prosterner devant tes pieds, à reconnaître que je t'ai aimé. Puisque tu as gardé ma consigne de constance, à mon tour je te garderai de l'heure de l'épreuve qui va fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. Mon retour est proche: tiens ferme ce que tu as, pour que nul ne ravisse ta couronne. Le vainqueur, je le ferai colonne dans le temple de mon Dieu; il n'en sortira plus jamais et je graverai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la Cité de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel, de chez mon Dieu, et le nom nouveau que je porte. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises.
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3:14 "A l'Ange de l'Eglise de Laodicée, écris: Ainsi parle l'Amen, le Témoin fidèle et vrai, le Principe de la création de Dieu. Je connais ta conduite: tu n'es ni froid ni chaud - que n'es-tu l'un ou l'autre! -- Ainsi, puisque te voilà tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche. Tu t'imagines: me voilà riche, je me suis enrichi et je n'ai besoin de rien; mais tu ne le vois donc pas: c'est toi qui es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu! Aussi, suis donc mon conseil: achète chez moi de l'or purifié au feu pour t'enrichir; des habits blancs pour t'en revêtir et cacher la honte de ta nudité; un collyre enfin pour t'en oindre les yeux et recouvrer la vue. Ceux que j'aime, je les semonce et les corrige. Allons! Un peu d'ardeur, et repens-toi! Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône, comme moi-même, après ma victoire, j'ai siégé avec mon Père sur son trône. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises."

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Re: 7 Églises d'Apocalypse c'est toute l'humanité

Message non lu par gerardh » mer. 13 mai 2020, 21:21

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Bonjour Dimitryet,

Je ne suis ni néo-protestant ni néo-charismatique, mais je retiens aussi, parmi d'autres applications également valides, que ces chapitres sont une histoire résumée de l'Eglise responsable sur la terre.

Je ne me permettrais jamais de me situer au sein de l'Eglise de Philadelphie, mais je pense qu'elle est un exemple à imiter.

Laodicée me semble issue, peut-être un peu de Philadelphie, mais surtout des autres églises.

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Re: 7 Églises d'Apocalypse c'est toute l'humanité

Message non lu par Dimitryet » sam. 30 mai 2020, 4:46

gerardh a écrit :
mer. 13 mai 2020, 21:21
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Bonjour Dimitryet,

Je ne suis ni néo-protestant ni néo-charismatique, mais je retiens aussi, parmi d'autres applications également valides, que ces chapitres sont une histoire résumée de l'Eglise responsable sur la terre.

Je ne me permettrais jamais de me situer au sein de l'Eglise de Philadelphie, mais je pense qu'elle est un exemple à imiter.

Laodicée me semble issue, peut-être un peu de Philadelphie, mais surtout des autres églises.

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Non, mais vous reprenez l'interpretation néo-protestante: qu'au début ils étaient super-ardents (Sardes en fait) et après sans cette ferveur et fièvre deviennent Laodicée ni chaude ni froide. Et plusieurs prêches de revenir en état super-excité. Mais la Philadelphie - les Coptes sans porte, mais l'arc ouvert vers le Saint des saints et les croix éthiopiennes en forme de clé. Avec les proportions des icones comme des petits enfants - David et Zachée fils d'Abraham. Jésus promet aux Coptes de jamais fermer cette porte - ils ne sont plus la Laodicée des païens à jamais.
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Alors les Catholiques dans le bon sens c'est le rouleau dans les mains de digne pape Antipas qui s'ouvre en livre de la Vie de l'Agneau et couvre comme le Ciel Nouveau - la Ceinture de la Vierge de Lourdes "la ville et le monde" - le nouveau Jérusalem. Avec la bénédiction de la Russie par le pape avec tous les évêques dignes et la Vierge de Fatima. La couleur bleu ciel est la 3ème dans l'Arc-en-Ciel des enfants de Noé rachetés comme l'église de Pergame dans le texte d'Apocalypse de Jean.
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Donc Sardes - la Samarie sectaires avec des faux maris-gourous
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Philadelphie - Coptes avec des proportions de Zachée et la porte ouverte entre lui et Jésus
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Laodicée - les philosophies païennes et Jésus frappe à la porte et demande de "acheter" pour des dons des rois-mages possibles Sa Présence pour multiplier les talents:
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Re: Les Sept Églises de l'Apocalypse

Message non lu par gerardh » sam. 30 mai 2020, 7:21

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Bonjour,

Je pense que Sardes représente le protestantisme, c'est à dire un aspect dégénéré de la réformation

La Réformation est plutôt la dernière partie de Thyatire.

Je ne saurais pas placer "les excités" (comme vous dites).

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Re: Les Sept Églises de l'Apocalypse

Message non lu par Cinci » dim. 31 mai 2020, 11:23

Bonjour,

Je vais reprendre la petite synthèse ou le petit résumé explicatif donné par un certain auteur catholique italien du nom de Corsini. Je l'aurai déjà dit mais en ce qui me concerne, je n'ai jamais trouvé encore une meilleure explication chez aucun autre commentateur du texte de Jean. On aura ici un schéma.Je pense à une explication à la fois simple, élégante, qui colle à la Bible, qui puisse être harmonieuse avec la littérature de genre apocalyptique juive en général, etc. Son explication a l'insigne mérite de nous épargner des tonnes de considérations "mystiques" à propos de soi-disant événements de la fin du monde.


Cela va comme suit :

"La première lettre (à Éphèse) mentionne un abandon de l'amour premier, une chute et une endurance à la peine. Tout cela fait penser, plutôt qu'à la situation d'une église relativement jeune, à la longue histoire de l'humanité depuis les origines. Et à la chute d'Adam renvoie "la promesse faite au vainqueur de manger de l'arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu" (2,7)

La lettre à Smyrne décrit une situation de persécution, de pauvreté et d'hostilité de la part des Juifs devenus "synagogue de Satan". C'est sans doute l'expérience qui vit l'église locale. Mais il n'est pas impossible que cette description soit filtrée, pour ainsi dire, à travers la réminiscence d'une autre situation de persécution et de misère. celle des Hébreux en Égypte. A cela pourrait en effet renvoyer l'épreuve des "dix jours" qui attend la communauté, allusion probable aux dix plaies qui ont précédé la délivrance d'Égypte (Ex, 7,14) Une autre allusion à l'Égypte pourrait être implicite dans le qualificatif "synagogue de Satan" qui vise la perversion du judaïsme, dont le meurtre de Jésus a marqué le point culminant : Jérusalem est devenue par là "Sodome et Égypte" (Ap 11,8). La situation ancienne était une figure de l'actuelle quand le nouveau peuple de Dieu est persécuté par la nouvelle Égypte. Tel est l'enseignement que la communauté chrétienne de Smyrne pouvait tirer du texte. Mais la situation à laquelle pense Jean est d'abord l'ancienne, puisque la récompense (la couronne de vie) est promise uniquement à ceux qui auront été mis à mort, comme ce sera le cas au Ve sceau et dans le règne millénaire, textes qui concernent tous deux l'économie ancienne.

Dans la lettre à Pergame, on discerne des allusions au séjour des Hébreux dans le désert : l'Épisode de Balaam et Balaaq, la manne cachée et la pierre blanche avec le nom gravé. Cette dernière rappelle peut-être les deux pierres marquées des noms des tribus d'Israël que le Grand prètre portait sur les épaulettes de l'éphod (Ex 28,9) Au désert se réfère sans doute la définition du lieu ou habite la communauté : là ou Satan a son trône (2,13), car dans l'Apocalypse l'endroit ou Satan exerce sa violence (la tentation) est le désert (12,13; 17,3)

Dans la lettre à Thyatire, l'état prospère de la communauté se référerait, selon divers commentateurs, aux temps glorieux du royaume hébreu. En particulier, serait évoqué ici le règne de Salomon, plus splendide que celui de David (2,19; 1 R 1,47) mais altéré par la présence des concubines du roi, étrangères et idolâtres (1 R 11), qui sont récapitulées ici en Jézabel, la femme cruelle du roi Achab, étrangère et idolâtre elle aussi (1 R 16, 31). La punition dont Jézabel est menacée renvoie clairement à la prophétie d'Élie contre Achab et son épouse après le meurtre de Nabot (2 R 2,21) Or, à travers le sort de ces personnages, Élie annonçait celui du royaume d'Israël, à savoir celui des dix tribus qui s'étaient détaché des autres, au temps de Jéroboam, officier de Salomon. Dans la lettre à Thyatire, le royaume hébreu est donc décrit à l'apogée de sa splendeur (Salomon) qui contenait déjà les germes de la corruption religieuse et de la ruine future du peuple.

La lettre à Sardes semble refléter l'état de désolation qui a suivi la destruction des deux royaumes d'Israël et de Juda. La communauté est comme morte, sauf pour un petit nombre ('ce qui reste"; 3,2). On pense spontanément au reste d'Israël dont parle Isaïe (Is 1,9; 6,13) ou à la vision des ossements desséchès en Ézéchiel (Ez 37)

La communauté de Philadelphie est elle aussi petite et faible, mais le Christ la loue pour sa persévérance dans la foi et lui annonce sa venue prochaine. Dans cette lettre, surtout dans la promesse au vainqueur, les images évoquent l'idée d'édifice, de construction : clef, porte, colonne du temple, cité de Dieu, Jérusalem céleste. Y aurait-il là des allusions à la période du retour de l'exil et à la reconstruction de la Cité sainte et du Temple ?

La dernière lettre à Laodicée a posé de grandes difficultés tant aux partisans de la lecture réaliste qu'à ceux de l'interprétation prophétique. Pour les uns et les autres, il s'agit d'expliquer de manière plausible le ton âpre de condamnation propre à ce texte, tout en l'appliquant soit à la situation contemporaine de la communauté destinataire, soit aux derniers temps de l'Église. Dans les deux cas, aucune vérification n'est possible : nous ignorons tout de la situation de Laodicée et, quant à la fin des temps, l'idée qu'elle sera précédée d'une disparition de la foi se trouve peut-être en d'autres textes inspirés, mais certainement pas dans l'Apocalypse; lie ainsi la lettre à Laodicée, c'est dépendre d'un présupposé gratuit.

Les exégètes qui ont réfléchi sur les références bibliques contenues dans les sept lettres sont, eux aussi, étrangement hésitants pour ce texte et n'ont pu avancer aucune solution satisfaisante. Toutefois, si la ligne d'interprétation que nous avons exposée jusqu'ici est tant soit peu fondée, la lettre menaçante à Laodicée trouve une explication acceptable : elle exprimerait un jugement de condamnation contre le judaïsme qui n'a pas reconnu en Jésus le Messie annoncé par les Écritures.

La communauté est réprimandée d'être "tiède". Cet adjectif ne désigne pas (comme dans l'usage moderne) un manque de ferveur mais le légalisme, ou l'honneur est rendu à Dieu du bout des lèvres et non du coeur, par des pratiques extérieures et non en esprit et vérité, Tout cela, naturellement, pouvait être le cas de Laodicée. Mais le déduire du texte est une pétition de principe, qui vaut ce que valent les arguments de ceux qui expliquent le relâchement de la communauté par une situation économique aisée, déduite, celle-ci, uniquement de l'exhortation à acheter auprès du Christ de l'or, des vêtements blancs et du collyre (3,18). Que ces produits furent typiques de la région, c'est possible. Qu'ils fussent typiques aussi de Laodicée, c'est une suppositon qui dépend d'une certaine manière de lire le texte. Tout le monde admet, du reste, qu'il s'agit de symboles de réalités spirituelles.

Que signifie donc "l'or purifié au feu" que la communauté doit acheter ? Dans l'Apocalypse, l'or est étroitement associé avec la divinité; tout ce qui l'entoure ou la concerne (trône, autel ,,,) est d'or. Acheter de l'or auprès du Christ veut donc dire le reconnaître comme Dieu. Comment alors justifier la précision : "purifié au feu" ou " à travers le feu" ? D'ordinaire on entend ce qualificatif comme une allusion à l'épreuve par laquelle doit passer celui qui garde la parole de Dieu, mais ce sens n'est que dérivé. Dans l'Ancien Testament, "être purifié au feu" est un trait qui caractérise la parole de Dieu dans sa pureté absolue et son incorruptibilité (cf. Ps 18,31; Pr 30,5)

En invitant la communauté à acheter auprès de lui l'or purifié au feu, le Christ s'offre lui-même, comme récapitulant en sa personne la parole de Dieu. Et il n'est pas absurde de voir, dans l'épreuve subie par cette parole, une allusion à l'incarnation de Jésus et surtout à sa mort. Quant aux vêtements blancs, ils sont associés dans l'Apocalypse à la vie nouvelle apportée par le Christ. Le collyre "pour oindre les yeux et voir clair" (3,18) est le don, que le Christ accorde, de discerner en lui l'accomplissement des promesses consignées dans les Écritures. En somme, l'or et les vêtements blancs sont le contenu de la "bonne nouvelle", le collyre est la capacité de le discerner.

Avec le message à Laodicée, la patiente pédagogie du Christ en faveur du peuple hébreu, qui s'était déployée au cours de l'Ancien Testament à travers la Loi et les prophètes, parvient à son terme. L'avènement messianique est proche désormais : "Je me tiens à la porte et je frappe et je prendrai le repas avec lui et lui avec moi" (3,20) On a donné à ces paroles un son intimiste qui n'est certes pas exclu, mais elles se réfèrent d'abord au banquet messianique, aux "noces de l'Agneau" que décrira le chapitre 21 de l'Apocalypse. C'est précisément parce qu'il s'agit de l'admonestation ultime que le ton ici est tellement sévère. Quand, pour instruire indirectement les fidèles de Laodicée, Jean note les paroles du Christ au peuple élu, la menace contre ce dernier ("Je vais te vomir de ma bouche") s'est déjà réalisée : ayant refusé Jésus, les Juifs sont restés extérieurs à l'Église. Ils avaient besoin de ce qui était nécessaire au salut, et ils se vantaient de tout posséder : "Je suis riche, j'ai atteint le sommet de la richesse, je n'ai besoin de rien". Ce sont, à peu de choses près, les mots que Jean fait dire à Babylone avant sa ruine (18,7)."

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Je tire tout cela de son ouvrage intitulé L'Apocalpyse maintenant (E. Corsini) L'auteur est connu des exégètes et spécialistes de l'Apocalypse, des savants du petit monde universitaire; même un Jean-Pierre Prévost disait de son interprétation qu'elle était stimulante. Le septenaire (les lettres aux sept Églises) sont comme une déclinaison de l'histoire sainte; l'histoire du salut.

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