Le cas des divorcés et la communion

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Re: Divorcés remariés et accès à la communion

Message non lu par Cgs » ven. 12 avr. 2019, 9:22

zelie a écrit :
mar. 09 avr. 2019, 16:35
un article qui m'a assez étonnée, peut-être quelqu'un saura mieux analyser que moi :
Florence et Georges se sont mariés civilement en 2005. Georges ayant été marié précédemment, les deux conjoints ne communiaient plus et n’allaient que rarement à la messe. « Il nous paraissait absurde et injuste de ne pas pouvoir se nourrir du corps du Christ alors que d’autres péchés, à nos yeux plus graves, n’excluaient pas de la table eucharistique », racontent Florence et Georges. Ils évoquent le sentiment qu’ils éprouvaient alors d’être « esseulés » sur leur banc au moment de la communion.
le couple et le prêtre se rencontrent régulièrement et le couple s’investit pour des permanences d’accueil et des séances de catéchisme. « La messe en famille prenait de plus en plus de sens pour nous. »Alors que leur fils aîné prépare sa première communion en avril 2012, le couple se voit inviter par le père Gacogne à bâtir une célébration de bénédiction de leur union. Celle-ci a lieu cinq mois plus tard, dans l’intimité. « Et le lendemain, lors de la messe dominicale, nous avons re-communié pour la première fois....
Bonjour,

Cette histoire est navrante à plusieurs titres.

:arrow: Les personnes n'ont pas compris à quel point elles blessent le Christ en agissant ainsi. Leur a-t-on bien expliqué la vérité de leur situation ?
:arrow: la confusion commence à cette phrase : "Il nous paraissait absurde et injuste de ne pas pouvoir se nourrir du corps du Christ alors que d’autres péchés, à nos yeux plus graves, n’excluaient pas de la table eucharistique". Au lieu de s'en remettre à Dieu et son Eglise pour trouver un chemin, ces époux définissent le leur, sur un prétendu sentiment d'injustice avec une balance toute subjective pour peser les péchés.
:arrow: le prêtre n'a pas respecté le chemin de l'Eglise proposé à ces couples en proposant l'Eucharistie à un couple divorcé-remarié.

Sans juger sur les personnes, que l'on ne connaît pas, cette façon de faire (et le fait de le publier dans la Croix, on peut se demander pourquoi et quel est le témoignage rendu !) déchire le Corps du Christ.

Il aurait fallu :
:arrow: faire annuler le premier mariage et entamer une démarche de pardon pour avoir vécu en concubinage.
:arrow: marier à l'Eglise le nouveau couple.

En attendant, oui pour que le couple s'investisse dans la paroisse, et oui pour qu'ils puissent avoir accès à la communion de désir (s'avancer les bras en croix à la communion).

En Christ,
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » ven. 12 avr. 2019, 9:34

Oui, Pierrot2, c'était aussi mon avis, j'avais mis un message expliquant cela suite à ce premier message mais il a sauté au moment de la publication. Vu la réaction de Samaritaine, je me suis dit que possiblement j'ignorais des choses, en particulier des cheminements nouveaux, que sais-je. Là aussi j'ai essayé de répondre, mais le message a sauté aussi.
J'ai fini par me dire de laisser d'autres réagir sur ce fil. Peut-être un bug depuis chez moi?
Ceci dit, je comprends aussi le positionnement des divorcés remariés qui souffrent quelque chose de terrible dans leur chair.
J'ai connu une personne, une amie proche, qui s'est mariée avec un colonel de gendarmerie. Sur le papier et tant que les fiançailles ont duré, il a eu tout bon, il augurait les meilleurs auspices. En fait, il a commencé à la battre dès la nuit de noces; il s'agissait d'un pervers narcissique. Depuis, elle a bien sûr divorcé, et elle a refait sa vie... Porter une telle souffrance seule pour le restant de ses jours, en se refusant le véritable bonheur d'une vraie famille, ça été au-dessus de ses forces. Elle s'est reconstruite dans ce courage de continuer à vivre. Je comprends les personnes ainsi. Echapper à cet homme a été une lutte de dizaines d'années, il lui collait procès sur procès, l'obligeant à courir la France parce qu'il portait plainte le plus loin possible de chez elle, chaque fois à des endroits différents, où elle était dans l'obligation d'ajouter un avocat différent à son avocat de base. Une foire cet homme, je vous passe les détails.
Mais je comprends aussi le message et la réticence de l'Eglise qui si elle ouvre la porte à un seul cas, ouvre une boite de Pandore. Et se met en contradiction avec sa position de toujours. Je conçois tout à fait sa position.

A coté de ce genre de souffrances bien tassées, j'ai vu un couple, dont d'ailleurs j'ai parlé sur un fil, qui se sont mariés religieusement à l'Eglise. Monsieur avait presque 40 ans et avait profité de sa vie comme on dit, et Madame avait eu 4 ou 5 enfants chacun d'un mari différent. Ils ont été mariés religieusement sans aucune réserve et avec une préparation quasi-nulle.
Vous comprenez que dans le cas de mon amie, âme fidèle qui a eu le tort de s'être faite manipulée, elle et son prêtre, par un être diabolique, c'est dur ensuite de vivre en se sentant appelée au mariage et en y renonçant dans le même mouvement. Je ne peux pas condamner qui que ce soit qui ne se sente pas à la hauteur du message chrétien, même si je conçois que si ce message chrétien était beaucoup plus massivement adopté par les couples et les enfants élevés ainsi, il y aurait de fait infiniment moins de divorces et de souffrances liées au mariage et à la famille.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » ven. 12 avr. 2019, 15:44

zelie a écrit : Je ne peux pas condamner qui que ce soit qui ne se sente pas à la hauteur du message chrétien
Christ ne nous le demande pas.


Vous comprendrez sans doute ma tristesse de constater qu'au regard de cette situation, le beau message pour lequel Christ est mort ne se trouve pas relayé.. A cette tristesse, s'ajoute bien sur le révoltant constat qu' un "vide juridique" profite à celle/celui qui fait violence ou maltraite le conjoint, ce qui n'est évidement pas propice à l'instauration de la paix de l'agneau dans les ménages houleux.
Je parierais que ce vide juridique est du pain "béni" pour Satan.

Donc si vous, une femme, ne pouvez condamner, que suis-je, moi, homme, censé avoir l' avantage de la force, pour le faire?

Toutefois, je mesure, comme héritier-croyant lambda, le prix payé par Jésus pour qu'une si merveilleuse bonne nouvelle, concentré d' espérance, de foi, d'amour nous soit léguée, pour nous sortir de toute sinistrose. Je me sentirais bien misérable de ne pas signaler à nouveau qu' Il est bien ressuscité, et n'a pas attendu pour le faire savoir à ses disciples, sans doute alors eux-mêmes en proie à de la prostration morale.
Ainsi, tout en compatissant à la souffrance de Christ, le divorce, pour échapper à la maltraitance, ne me semble pas ternir cet évangile. Seule information de Notre Seigneur: La répudiation pousse l' autre à l' adultère.. Il n'informe pas davantage, je crois, sur ses inconvénients.
Mais le remariage, tout en compatissant à la solitude, ne se fait pas un couteau sous la gorge: Contracter une deuxième union ratifie définitivement le désengagement de la première en même temps. La/le remarié(e) me semble témoigner que l' engagement envers la première union est désormais stérile, de tout bien, si je ne m'égare pas.
Parmi les couples du Nouveau Testament, il y a les parents de Jean-Baptiste, qui peuvent nous inspirer. Malgré la stérilité de sa mère, alors âgée, Jean-Baptiste est pourtant né , d' un père qui semblait résigné à ne pas avoir d' enfant. Bien que tout deux dans leur vieillesse, sa mère n' est pas connue pour avoir été répudiée.. Je ne suis pas sûr que la naissance de Jean-Baptiste serait connue, sans les souffrances de Christ, sa mort et sa résurrection, même, si, lui aussi est prophète, mort par décapitation.

Il semble que pour Dieu, stérilité (la mère de Jean-Baptiste) et virginité (Marie) ne sont pas des obstacles à la fécondité (quelque forme que prenne cette fécondité). Cela est devenu notoire grâce à l' évangile, pour lequel Jésus a payé le prix fort. Serait-il chrétien d' en témoigner autrement?

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » dim. 14 avr. 2019, 8:19

la confusion commence à cette phrase : "Il nous paraissait absurde et injuste de ne pas pouvoir se nourrir du corps du Christ alors que d’autres péchés, à nos yeux plus graves, n’excluaient pas de la table eucharistique". Au lieu de s'en remettre à Dieu et son Eglise pour trouver un chemin, ces époux définissent le leur, sur un prétendu sentiment d'injustice avec une balance toute subjective pour peser les péchés.
Ce questionnement, je le retrouve partout. Dans tous les couples remariés. Y répondre comme vous le faites les laisse dans le désarroi. Comme une donnée manquante non pas pour comprendre le problème, mais peut-être pour se sentir accueillis malgré le problème ? Je ne sais pas, je vois seulement que la réponse reste finalement incomprise.
Vous allez me dire qu'ils ne peuvent plus communier parce qu'ils ont rompu un sacrement, celui du mariage. Eux vous répondent invariablement "quid des apostats qui reviennent à l'Eglise sans repasser par la case baptême?", "quid des criminels qui enfreignent les 10 commandements dans leurs aspects les plus graves, meurtres, mensonges, vols, etc?" Vous comprenez l'idée d'injustice à laquelle ils se heurtent? Alors, que peut-on répondre à ces personnes remariées? Sans les heurter encore?

L'idée d'une annulation de mariage a été évoquée. Mais depuis le Pape François (et même avant lui) annuler un mariage relève de l'impossible pour la quasi-unanimité des cas. J'ai l'impression de donner un verre vide à ceux qui ont soif.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » dim. 14 avr. 2019, 8:28

Il semble que pour Dieu, stérilité (la mère de Jean-Baptiste) et virginité (Marie) ne sont pas des obstacles à la fécondité (quelque forme que prenne cette fécondité). Cela est devenu notoire grâce à l' évangile, pour lequel Jésus a payé le prix fort. Serait-il chrétien d' en témoigner autrement?
Oui, tout à fait, mais... sur le papier. Dans un cas idéal. Le souci, c'est que la réalité d'aujourd'hui nous fait rencontrer des cas non-idéaux, comme celui du couple évoqué par La Croix, ou les deux que j'évoque. Tous ont besoin que le message évangélique arrive jusqu'à eux en les touchant, pour leur permettre d'y adhérer et de grandir par ce message. Comment on fait en pratique?
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » dim. 14 avr. 2019, 14:46

zelie a écrit : sur le papier. Dans un cas idéal. Le souci, c'est que la réalité d'aujourd'hui nous fait rencontrer des cas non-idéaux, comme celui du couple évoqué par La Croix, ou les deux que j'évoque. Tous ont besoin que le message évangélique arrive jusqu'à eux en les touchant, pour leur permettre d'y adhérer et de grandir par ce message. Comment on fait en pratique?
Je crois comprendre: Aujourd'hui, il ne reste de sa présence "physique et/ou incarnée" que le pain eucharistique. Et également, peut-être, le témoignage de vie incarné des religieux, qui, en adoptant le célibat, nous prouvent, quelles que soient leurs propres opinions en la matière (qui ne converge pas nécessairement avec mon discours), que ce mode de vie n' est pas hors de la portée de l' homme (/ de la femme).

La souffrance liée à l'abstinence charnelle et/ou au manque affectif a été évoquée par l'abbé Pierre; je l'avais écouté à la télévision. Elle est fort compréhensible, et j'ignore tout à fait si son aveu avait une teneur réprobatrice ou s' il se voulait témoin, souffrant de frustration. Quoi qu' il en soit de ses souffrances, délibérément vécues, ou subies par esprit d'obéissance à la hiérarchie,.., quoi qu'il puisse en être de toute souffrance liée à un célibat, dès lors que ce célibat se fait dans un esprit de sacrifice inspiré par la foi en Jésus, celui/celle qui la vit se trouve naturellement rejoint(e) et consolé(e) en dépit d'elle (la souffrance), par cette simple grâce d' être croyant, càd, de croire qu' Il a souffert les mêmes maux pour nous.

Je ne vois que ce discours ci-dessus pour soulager les peines morales de ces personnes, tout en préservant tout le bien que Christ nous veut.
Peut-être y a-t-il d'autres réponses..? Je suis bien conscient qu' être consolé n'est accessible que moyennant de partager cette particulière sensibilité chrétienne. Mais nous sommes attachés à la liberté de conscience, tout comme Dieu, très probablement, n'est ce pas? Je suppose que nous ne pouvons que prier afin qu'elles se sentent appelées par ce bon berger qui part à leur recherche, au péril de sa vie, même si c'est au travers de 2 bons millénaires de christianisme, ou encore en se penchant sur ces racines chrétiennes d' hier et d' aujourd'hui qui demeurent encore.

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par la Samaritaine » lun. 15 avr. 2019, 12:55

https://www.youtube.com/watch?v=gvR3gDn ... e=youtu.be

Ce cheminement Bartimée a été élaboré conjointement par la Mission de France, le réseau Se Dire et les équipes Reliance.
Interview de couples et du Père Franck Gacogne qui a mis au point le parcours, dans la lignée d'Amoris Laeticia.

En Christ,


Samaritaine

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » mar. 16 avr. 2019, 4:47

Oui, il y a 10-15 ans, ou peut-être plus, j'ai entendu un curé âgé dire dans son sermon que la résurrection n'existait pas.. Prions pour lui, si vous le voulez bien. Prions

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Cgs » mer. 17 avr. 2019, 11:06

zelie a écrit :
dim. 14 avr. 2019, 8:19
la confusion commence à cette phrase : "Il nous paraissait absurde et injuste de ne pas pouvoir se nourrir du corps du Christ alors que d’autres péchés, à nos yeux plus graves, n’excluaient pas de la table eucharistique". Au lieu de s'en remettre à Dieu et son Eglise pour trouver un chemin, ces époux définissent le leur, sur un prétendu sentiment d'injustice avec une balance toute subjective pour peser les péchés.
Ce questionnement, je le retrouve partout. Dans tous les couples remariés. Y répondre comme vous le faites les laisse dans le désarroi. Comme une donnée manquante non pas pour comprendre le problème, mais peut-être pour se sentir accueillis malgré le problème ? Je ne sais pas, je vois seulement que la réponse reste finalement incomprise.
Vous allez me dire qu'ils ne peuvent plus communier parce qu'ils ont rompu un sacrement, celui du mariage. Eux vous répondent invariablement "quid des apostats qui reviennent à l'Eglise sans repasser par la case baptême?", "quid des criminels qui enfreignent les 10 commandements dans leurs aspects les plus graves, meurtres, mensonges, vols, etc?" Vous comprenez l'idée d'injustice à laquelle ils se heurtent? Alors, que peut-on répondre à ces personnes remariées? Sans les heurter encore?

L'idée d'une annulation de mariage a été évoquée. Mais depuis le Pape François (et même avant lui) annuler un mariage relève de l'impossible pour la quasi-unanimité des cas. J'ai l'impression de donner un verre vide à ceux qui ont soif.
Bonjour,

C'est sûr qu'il faut trouver les mots et montrer un chemin d'espérance. A mon avis, il faut :

:arrow: commencer par rappeler que le Christ et l'Eglise accueillent tout le monde qui le souhaite, dans la miséricorde infinie de Dieu. Cet accueil pourra mettre les personnes en disposition d'entendre la position de l'Eglise.

:arrow: s'assurer de la sincérité de la démarche des personnes. Que veulent-ils de l'Eglise ? Quelle parole, consolation attendent-ils ? Une fois qu'ils se sont exprimé, évoquer l'idée d'un chemin possible avec Dieu, mais prévenir que ce chemin sera difficile.

:arrow: faire la vérité sur leur situation. C'est le point le plus difficile. Normalement, si on commence par la miséricorde, la vérité et la justice qui lui est liée passent mieux. Leur rappeler donc, à ce stade, ce qu'est le mariage catholique, sa belle signification. Leur expliquer que même dans leur cas où le lien a été rompu sur le plan humain, un chemin de sainteté reste possible, à condition de faire confiance à l'Eglise. Donc s'ils veulent revenir vers la communion eucharistique, l'Eglise demande un certain nombre de choses et un chemin à parcourir. Sont-ils prêts à le faire ? S'ils ne le veulent pas, leur expliquer les conséquences de leur choix.

Ainsi, on accueille les personnes et on observe des règles de l'Eglise et du Christ. Ce n'est pas facile, aussi faut-il des personnes très bien formées à l'accueil et à la doctrine pour ne pas faire n'importe quoi.

En Christ,
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » mer. 17 avr. 2019, 18:57

Donc s'ils veulent revenir vers la communion eucharistique, l'Eglise demande un certain nombre de choses et un chemin à parcourir.
Que sont ces choses précisément? Parce que mon savoir est très flou sur ce point.
On m'a expliqué que pouvait revenir vers la communion le divorcé qui n'avait pas voulu le divorce et qui ne s'est jamais ni remarié ni eu d'aventures post-mariage. Avouez que c'est très réducteur... Quelqu'un saurait où en est l'Eglise actuellement?
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » mer. 17 avr. 2019, 18:57

Donc s'ils veulent revenir vers la communion eucharistique, l'Eglise demande un certain nombre de choses et un chemin à parcourir.
Que sont ces choses précisément? Parce que mon savoir est très flou sur ce point.
On m'a expliqué que pouvait revenir vers la communion le divorcé qui n'avait pas voulu le divorce et qui ne s'est jamais ni remarié ni eu d'aventures post-mariage. Avouez que c'est très réducteur... Quelqu'un saurait où en est l'Eglise actuellement?
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par Foxy » mer. 17 avr. 2019, 20:00

Que sont ces choses précisément? Parce que mon savoir est très flou sur ce point.
On m'a expliqué que pouvait revenir vers la communion le divorcé qui n'avait pas voulu le divorce et qui ne s'est jamais ni remarié ni eu d'aventures post-mariage. Avouez que c'est très réducteur... Quelqu'un saurait où en est l'Eglise actuellement?

Bonsoir Zélie

Je pense que vous allez trouver votre réponse ici avec le Père Philippe Bordeyne qui était présent au Synode sur la Famille en 2015. Il répond aux questions de Sophie de Villeneuve dans l'émission "Mille questions à la foi" sur Radio Notre-Dame.
https://croire.la-croix.com/Definitions ... hangements
La foi que j’aime le mieux,dit Dieu,c’est l’Espérance.
Charles Péguy

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » jeu. 18 avr. 2019, 11:27

Merci beaucoup Foxy. Le message papal invite effectivement à un chemin de foi qui peut ou pas se terminer par un nouvel accès à la communion.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par pierrot2 » sam. 11 mai 2019, 7:28

zelie a écrit : Merci beaucoup Foxy. Le message papal invite effectivement à un chemin de foi qui peut ou pas se terminer par un nouvel accès à la communion.
Foxy a écrit : Je pense que vous allez trouver votre réponse ici avec le Père Philippe Bordeyne qui était présent au Synode sur la Famille en 2015. Il répond aux questions de Sophie de Villeneuve dans l'émission "Mille questions à la foi" sur Radio Notre-Dame.
Bonjour à l' une et l'autre,
Je sais bien que nous croyons en 3 personnes, mais Jésus n' a t il pas dit qu' il était LE chemin, soit un unique passage, porte étroite menant à la vie éternelle?
Je cherche sans trouver où Il aurait bien pu laisser entendre que tous les chemins mènent au salut..De plus, comment tous les chemins peuvent-ils mener à Dieu, alors que le Nom du Sauveur est le seul, selon Saint Paul, par lequel l'homme puisse être sauvé?
Quelqu'un(e) pourrait-il m'expliquer, svp, car je ne comprends vraiment pas?
Le remariage et le mariage constituraient-ils donc un même chemin ?
Quelqu'un(e) pourrait-il m'expliquer, svp, car je ne comprends vraiment pas?

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Re: Le cas des divorcés et la communion

Message non lu par zelie » sam. 11 mai 2019, 9:02

Je sais bien que nous croyons en 3 personnes, mais Jésus n' a t il pas dit qu' il était LE chemin, soit un unique passage, porte étroite menant à la vie éternelle?
Si trois personnes tiennent le même discours, au final il n'y a qu'un discours, quel que soit le nombre de personnes. Donc Dieu le Père, Jésus le Fils et Dieu le Saint Esprit sont un seul et même chemin spirituel universel, et c'est pour cela que Jésus, qui est la Divine Personne de la Sainte Trinité qui a été la seule à s'incarner, peut bien dire de Lui dans l'évangile de Saint Jean ;

Je Suis le Chemin, la Vérité et la Vie.

Je cite toute la phrase car c'est important de la laisser entière et dans son contexte pour en saisir la lumière.
Car si on y regarde bien, qu'y a-t-il en dehors du chemin, de la vérité et de la vie? Il y a la perdition, le mensonge et la mort.
C'est cela que Jésus nous dit dans ces trois mots, c'est de cela que Jésus nous sauve ou veut nous sauver. Ce n'est pas tant de gratter un détail qui de toute façon laissera notre réflexion stérile.
Je cherche sans trouver où Il aurait bien pu laisser entendre que tous les chemins mènent au salut..De plus, comment tous les chemins peuvent-ils mener à Dieu, alors que le Nom du Sauveur est le seul, selon Saint Paul, par lequel l'homme puisse être sauvé?
Quelqu'un(e) pourrait-il m'expliquer, svp, car je ne comprends vraiment pas?
Le chemin spirituel universel est Un, voir réponse au-dessus. Mais le chemin particulier, quotidien et plein de luttes personnelles de chacun de nous est unique (car non reproductible) mais multiple (car nous sommes des milliards); il peut prendre une infinité de formes et d'apparences; un trouvera la foi dans son enfance et l'éprouvera dans la maladie, un autre trouvera la foi dans un passage en prison et témoignera d'elle en convertissant ses codétenus, etc... Tous les chemins personnels, uniques mais pluriels, mènent à Dieu si on veut bien Lui faire une place dedans. C'est ainsi que dans la sagesse populaire sont nées les expressions populaires du genre : "tous les chemins mènent à Rome", etc.

Le remariage et le mariage constituraient-ils donc un même chemin ?


Le problème de cette question est qu'elle mélange deux aspects :
Le mariage est-il un des chemins spirituels universels possible pour un chrétien? Oui, s'il est vécu comme un outil de plus sur son chemin personnel de sainteté. Le mariage, la profession, l'achat d'une maison, l'éducation des enfants, les voyages, tout les faits d'une vie, ne sont jamais le but; ils ne sont que les marches sur lesquelles nous allons nous exercer à la patience, au renoncement, au deuil, à l'humilité, à la tempérance et bien sûr à l'amour désintéressé, et toute autre vertu; ces exercices fait malgré nous, à notre orgueil défendant, à notre hédonisme défendant, sont notre chemin de sainteté. Le mariage vécu ainsi est un chemin ouvert et recommandable à tous les chrétiens qui s'y sentent appelés, donc généralisable.

Le mariage et le remariage font partie linéaire de la vie de certains chrétiens, sans pour autant être un aspect généralisable; mais pour ces personnes, ils constituent effectivement deux volets d'un seul et même chemin.
Mais si même un avortement, un meurtre ou un vol peuvent servir à un chemin de conversion et de foi, car notre chemin de foi se nourrit aussi de nos doutes et de nos chutes, alors le mariage, l'échec de ce mariage et le remariage, parfois précipité, parfois longuement et mûrement réfléchi, peuvent aussi faire partie de notre chemin de vie; TOUT peut être marche de foi, de conversion et de recherche de la pratique de toutes les vertus sanctifiantes si on veut bien les vivre à la lumière de l'enseignement de Jésus. Mais peut-être, lire Amoris Laetitia*, à ce stade, nourrirait considérablement votre questionnement. Je ne peux pas tout le recopier ici.

*Amoris Laetitia:
https://w2.vatican.va/content/dam/franc ... tia_fr.pdf
C'est gratuit, c'est en PDF imprimable, et facile, vraiment facile, à lire.

Il n'en reste pas moins que la recommandation évangélique, c'est de se garder pour une seule personne, d'attendre que Dieu nous la fasse rencontrer à Son Heure, et pour nous de rester dans la prière et dans la foi. Il se peut que cette personne, choisie néanmoins par Dieu, soit notre planche de croissance spirituelle plutôt que notre soleil de tendresse, mais s'il en est ainsi, c'est que de cela nous avons à apprendre.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour

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