Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Les temps de Dieu demeurent

Message non lu par etienne lorant » ven. 08 mars 2019, 10:48

Lecture du livre du prophète Isaïe
Ainsi parle le Seigneur Dieu: Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche: « Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ? Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci: faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement,ne pas te dérober à ton semblable ? Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite.Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra; si tu cries, il dira : « Me voici. »


PSAUME
(50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19)
R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant: « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé; alors ils jeûneront. »


– Aelf, Paris

Les lectures de ce jour nous invitent à mieux respecter les temps de Dieu,  de chercher à les assimiler, afin  de pouvoir un jour accéder à l'éternité.  Dans l’Évangile du jour, Jésus parle du "temps" de Jean le Baptiste et le temps de Jésus-Christ. Cela veut dire pour nous d'adapter nos différents temps afin de vivre pleinement le projet de Dieu à notre égard. Un autre adage de sagesse dit encore : "Celui qui veut aller trop vite se rapproche de la mort par devant et celui qui va trop lentement se rapproche de la mort par derrière;  seul le geste poser à temps est un geste hors du temps". Cette dernière formulation, d'où provient-elle ? Elle n'est pas d'origine chrétienne mais tibétaine - mais sur ce point précis, elle rejoint parfaitement l'enseignement des lectures.  Dans cet ordre d'idée, on  cite encore l'Ecclésiaste "Il y a un temps pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel. "

Il est donc parfaitement juste de nous ajuster au temps de Dieu,  lequel veut nous arracher aux temps de vie et de mort afin que nous aussi nous connaissions pleinement le temps de Dieu dans  l'éternité !   Si l'on l'on en revient à la première lecture, on y  retrouve la même idée de savoir distinguer temps de Dieu et temps des hommes. Connaître l'éternité, c'est sortir des catégories de temps. Béni soit Dieu en cette miséricorde !



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Le carême proposé par Fançois

Message non lu par etienne lorant » ven. 08 mars 2019, 23:20

« Je recommande ce qui suit comme le meilleur jeûne pendant le carême :


Jeûnez de mots offensants, et transmettez seulement des mots doux et tendres.
Jeûnez d’insatisfactions, d’ingratitude, et remplissez-vous de gratitude.
Jeûnez de colère, et remplissez-vous de douceur et de patience.
Jeûnez de pessimisme, et soyez optimiste.
Jeûnez de soucis, et ayez confiance en Dieu.
Jeûnez de lamentations, et prenez plaisir aux choses simples de la vie.
Jeûnez de stress, et remplissez-vous de prière.
Jeûnez de tristesse et d’amertume, et remplissez votre cœur de joie.
Jeûnez d’égoïsme, et équipez-vous de compassion pour les autres.
Jeûnez d’impiété et de vengeance, et soyez rempli(e) d’actes de réconciliation et de pardon.
Jeûnez de mots, et équipez-vous de silence et de la disponibilité à écouter Jésus et les autres autres.

Si nous pratiquons tous ce style de jeûne, notre quotidien sera rempli de paix, de joie, de confiance les uns dans les autres et de vie.


Ainsi soit-il.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » ven. 08 mars 2019, 23:58

etienne lorant a écrit :etienne lorant :
Si nous pratiquons tous ce style de jeûne, notre quotidien sera rempli de paix, de joie, de confiance les uns dans les autres et de vie.
Vous décrivez le style de vie d’un vrai disciple de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, cher Étienne. :)
CEC 736 C’est par cette puissance de l’Esprit que les enfants de Dieu peuvent porter du fruit. Celui qui nous a greffés sur la vraie Vigne, nous fera porter " le fruit de l’Esprit qui est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi " (Ga 5, 22-23).
Ne cessons jamais de porter « le fruit de l’Esprit qui est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » !

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Qui sont les justes et qui sont les pécheurs

Message non lu par etienne lorant » sam. 09 mars 2019, 19:23

Lecture du livre du prophète Isaïe
Ainsi parle le Seigneur : Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi,tu désires, et si tu combles les désirs du  malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur.Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches,celui: celui qui remet en service les chemins ». Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices »le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du
Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur; je te ferai chevaucheurs sur les hauteurs du pays, je te donnai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.



PSAUME
(85 (86)
R/ Montre-moi ton chemin, Seigneur,    
que je marche suivant ta vérité.
Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.

Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.




Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient  en disant à ses disciples:« Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit: « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »



Cy  Aelf, Paris

Ce qui rend l'homme pécheur au regard du Seigneur, c'est beaucoup moins leurs actes que leurs intentons. Les mauvaises actions ne font que suivre les intentions mauvaises.  Chassons les intentions mauvaises dès qu'elles se présentent  et nous ne succomberons pas aux tentations. C'est un exercice constant de la conscience, qui fait le tri de toutes les "options" qui présentent
à nous.  

A titre exemplaire, notre prêtre nous a invité à nous souvenir - nos pas de nos "chutes", mais de nos "victoires"remportées  sur les tentations. Hé bien, une occasion m'a été donnée de devenir riche,  mais au prix d'un mensonge à l'achat d'un lot de livres et bandes dessinées dont je connaissais la grande valeur : une collection de livres rares et anciens - ainsi qu'en parfait état.
Ce jour-là, fut vraiment une mise à l'épreuve  telle que j'en ai eu  suées ! Mais à la fin, j'ai proposé d'organiser une vente aux enchères à Sothebie's en Angleterre, ou bien Drout à Paris.  


Nous pouvions  également signer un contrat auprès d'un notaire,   et d'organiser ensuite une vente aux enchères parfaitement légale.  Mais cette dame ne m'a pas écouté.  Elle s'est laissée duper par un libraire de la région qui les a acquis  à vil prix et qui a fermé boutique, fortune faite... Mais lorsque j'y songe de nouveau, je ne regrette rien.  Ma petite boutique à elle seule, sans chercher  la fortune m'a permis de belles économies... qui ne s’épuiseront pas de si tôt ...


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » sam. 09 mars 2019, 22:03

etienne lorant a écrit : etienne lorant :
Ce qui rend l'homme pécheur au regard du Seigneur, c'est beaucoup moins leurs actes que leurs intentions. Les mauvaises actions ne font que suivre les intentions mauvaises. Chassons les intentions mauvaises dès qu'elles se présentent et nous ne succomberons pas aux tentations. C'est un exercice constant de la conscience, qui fait le tri de toutes les "options" qui présentent à nous.
Oui, « chassons les intentions mauvaises dès qu'elles se présentent », cher Étienne. :oui:
CEC 1432 Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : " Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis " (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau.
Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous a donné un cœur nouveau. Il faut que notre cœur nouveau ne s’endurcisse plus jamais.

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Prier sans se lasser

Message non lu par etienne lorant » mar. 12 mars 2019, 9:42

Lecture du livre du prophète Isaïe
Ainsi parle le Seigneur: «La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,  ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »




Psaume 34
R/ De toutes leurs angoisses,
Dieu délivre les justes.
Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.

Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin,avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi :Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation,mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »


– Cy Aelf, Paris



La prière du Notre Père n'est guère destinée à soumettre nos demandes, mais bien à les faire entrer dans le dessein de Dieu sur nous.

Il nous faut donc prier en  tenant compte du fait que ce qui est bon pour nous n'est pas forcément ce que nous désirons. En effet, de nombreux désirs ne sont ne correspondent pas forcément à nos besoins réels.  Nous croyons bien nous connaître nous-mêmes,  mais  souvent nos désirs ne correspondent pas vraiment à nos besoins réels...

L'idéal est donc de prier en demandant pour obtenir ce qui nous convient. En effet, si nous entrons dans le dessein de Dieu, nous serons d'autant mieux exaucé. En effet, la demande :  "Donne-nous notre pain de ce jour ne comprend pas seulement nos besoin naturels, mais aussi nos projets, nos sentiments ainsi que toutes les circonstances de l'existence.

Je reproduis ici la "Neuvaine irrésistible de Padre Pio"qui m'a permis d'obtenir ce que j'avait demandé, tout en me faisant reconnaître mes propres limites. Devenu bouquiniste, je me suis rendu compte que j'avais négligé jusqu'alors ma connaissance de nombreux auteurs dont je pouvais aisément commenter.  Ce que j'avais estimé comme "plaisir futile" m'a permis de bien gagner pain  sans subir l'autorité d'un supérieur en grade.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » mar. 12 mars 2019, 17:35

etienne lorant a écrit :etienne lorant :
La prière du Notre Père n'est guère destinée à soumettre nos demandes, mais bien à les faire entrer dans le dessein de Dieu sur nous.
Vous avez raison, cher Etienne. :oui:
CEC 2632 La demande chrétienne est centrée sur le désir et la recherche du Royaume qui vient, conformément à l’enseignement de Jésus (cf. Mt 6, 10).
Notre " demande chrétienne " doit être " centrée sur le désir et la recherche du Royaume qui vient " (CEC 2632).
Mt 6, 9-10 Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Que SA VOLONTE soit faite et non pas la mienne !

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Scandale et renoncement

Message non lu par etienne lorant » mer. 13 mars 2019, 10:51

Lecture du livre du prophète Jonas
La parole du Seigneur fut adressée à Jonas: « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant  « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive.Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ?Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.



PSAUME
(50 (51),
R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise: elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive;il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération,et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

– Cy Aelf Paris

Ces dernières semaines le Pape François a jeter un pavé dans la mare en faisant éclater le scandale de la pédophilie dans l'Eglise et celui des couples prêtres et religieuses. Pour ce "avé dans la mare", nous pouvons du moins nous remercier le Pape d'avoir ouvert ces plaies qui jette le discrédit sur le message évangélique. Comment donc peut-on prêcher la chasteté, la pureté et dans le même temps se livrer à ce que l'on dénonce en "chaire de vérité" tout en pratiquant des unions illégitimes ?

Cette plaie ouverte sera cicatrisée par le feu - mieux vaut cela qu'un surcroît d'hypocrisie. En effet, les les habitants de Ninive, dès la première annonce du châtiment, ils se repentirent à l'annonce du châtiment se repentirent et proclamèrent un jeune sans condition. Ils ont reconnu le mal à l'oeuvre - et ils l'on rejeté.

Se renoncer, renoncer à soi-même, tel est le remède. La nécessité de rompre avec la tabagie me fut révélée à l'époque où j'ai commencé d'étudier la théologie. Il n'y avait pas seulement une étude de textes, il y avait un exercice spirituel qui consistait à renonce à des tentations, en signe de réelle conversion. J'ai donc entrepris de cesser de fumer - or, j'en étais pratiquement à croire que toutes mes bonnes idées provenaient de la nicotine de mon tabac ! Mais, curieusement, le troisième jour, au moment de "craquer", une Joie énorme, soudaine, fantastique m'a inondé
avec une puissance extraordinaire - et j'ai bien cessé de fumer: le treize mai 2004, en début d'après midi...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Abraham : La foi pure qui vient à bout de tout

Message non lu par etienne lorant » mer. 13 mars 2019, 20:54

Voici un texte qui glorifie glorifie la foi pure et sans défaut.

Bien avant la venue du Seigneur,  Dieu voulut savoir si les hommes accueilleraient  le sacrifice du Christ comme une unique porte de Salut.   Il fallut que une foi sans égale, assez forte pour passer au-delà  des raisonnements humains - ce fut Abraham - à qui Dieu demanda -chose impossible -  sacrifier son fils unique Isaac le fils de la promesse. Abraham ne comprit pas et souffrit beaucoup, mais il garda la foi.  La foi vient  à bout de tout !

Je reproduis ici le fantastique  de S. Kiergaard , un philosophe danois dont l'analyse fait passer de l'ombre à la lumière d'une foi éprouvée - capable de vaincre de tout...

« Si l'homme n'avait pas de conscience éternelle, si au fond de toutes choses, il n'y avait qu'une puissance sauvage et bouillonnante, produisant toutes choses, le grand et le futile, dans le tourbillon d'obscures passions; si le vide sans fond, que rien ne peut combler, se cachait sous les choses, que serait la vie, sinon le désespoir ?

S'il en était ainsi, si l'humanité n'avait pas de lien sacré, si les générations se renouvelaient comme le feuillage des forêts, s'éteignaient l'une après l'autre comme le chant des oiseaux dans les bois, traversaient le monde comme le navire l'océan, ou le vent le désert, acte aveugle et stérile; si l'éternel oubli, toujours affamé ne trouvait pas de puissance assez forte pour lui arracher la proie qu'il épie, quelle vanité et quelle désolation serait la vie !

Mais tel n'est pas le cas; comme il a créé l'homme et la femme, Dieu a aussi formé le héros et le poète ou l'orateur. Celui-ci ne peut rien accomplir de ce que fait celui-là; il ne peut que l'admirer, l'aimer et se réjouir en lui. Non moins que lui, pourtant, il est favorisé; car le héros est pour ainsi dire le meilleur de son être, ce dont il est épris, heureux de ne pas l'être lui-même, afin que son amour soit fait d'admiration.
Le poète est le génie du ressouvenir. Il ne peut rien, sinon rappeler, sinon admirer ce qui fut accompli ; il ne tire rien de son propre fonds, mais il est jaloux du dépôt dont il a la garde. Il suit le choix de son cœur : à peine a-t-il trouvé l'objet de sa recherche, il va de porte en porte dire ses chants et ses discours, pour que tous partagent son admiration pour le héros et en soient fiers comme lui.

Telle est son action, son humble tâche, son loyal service dans la maison du héros. S'il est ainsi fidèle à son amour, il entre dans la compagnie du héros qui l'aime d'un amour également fidèle, car le poète est pour ainsi dire le meilleur être du héros, débile assurément comme un ressouvenir, mais aussi transfiguré comme lui.

C'est pourquoi nul ne sera oublié de ceux qui furent grands ; et s'il faut du temps, si même le nuage de l'incompréhension dissipe la figure du héros, son amant vient pourtant ; et plus tarde sa venue, plus aussi il s'attache fidèlement à lui.

Non ! Nul ne passera de ceux qui furent grands, chacun selon sa manière et selon la grandeur qu'il aima. Car qui s'aima lui-même fut grand par sa personne, et qui aima autrui fut grand en se donnant ; pourtant, qui aima Dieu fut le plus grand de tous.

Les grands hommes seront célébrés dans l'histoire ; mais chacun deux fut grand selon qu'il espéra. L'un fut grand dans l'espoir qui attend le possible, un autre dans l'espoir des choses éternelle ; mais celui qui voulut attendre l'impossible fut le plus grand de tous.

Les grands hommes seront gardés dans la mémoire, mais chacun d'entre eux fut grand suivant l'importance de ce qu'il combattit. Car qui lutta contre le monde fut grand en triomphant du monde, et qui lutta contre lui-même fut grand par sa victoire sur lui-même ; mais celui qui lutta contre Dieu fut le plus grand de tous.

Tels furent les combats livrés sur cette terre: homme contre homme, un contre mille ; mais celui qui lutta contre Dieu fut le plus grand de tous. Tels furent les combats engagés ici-bas : l'un vint à bout de l'autre en usant de sa force, l'autre désarma Dieu par sa propre faiblesse . L'on en vit s'appuyer sur eux-mêmes et triompher de tout, et d'autres, forts de leur force, tout sacrifier. Mais celui qui crut en Dieu fut le plus grand de tous.

Et il y eut des hommes grands par leur énergie, leur sagesse, leur espérance ou leur amour ; mais Abraham fut le plus grand de tous, grand par l'énergie dont la force est faiblesse, grand par la sagesse dont le secret est folie, grand par l'espoir dont la force est démence, grand par l'amour qui est la haine de soi-même.

C'est par la foi qu'Abraham quitta le pays de ses pères et fut étranger en terre promise (Hébreux 11,9). Il laissa une chose, sa raison terrestre et en prit une autre, la foi ; sinon, songeant à l'absurdité du voyage, il ne serait pas parti. C'est par la foi qu'il fut un étranger en terre promise, où rien ne lui rappelait ce qu'il aimait, tandis que la nouveauté de toutes choses mettait en son âme la tentation d'un douloureux regret.

Cependant, il était l'élu de Dieu, en qui l’Éternel avait sa complaisance ! Certes, s'il avait été un déshérité, banni de la grâce divine, il eût mieux compris cette situation qui semblait une raillerie sur lui et sur sa foi. Il y eut aussi dans le monde celui qui vécut exilé de sa patrie bien-aimée. Il n'est pas oublié, ni ses complaintes où, dans la mélancolie, il chercha et trouva ce qu'il avait perdu.Abraham n'a pas laissé de lamentations. Il est humain de se plaindre, humain de pleurer avec celui qui pleure, mais il est plus grand de croire, et plus bienfaisant de contempler le croyant.

C'est par la foi (Gal. III, Cool qu'Abraham reçut la promesse que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité. Le temps passait, la possibilité restait, Abraham croyait. Le temps passa, le soir fut à son déclin, et cet homme n'eût point la lâcheté de renoncer à son espoir ; aussi ne sera-t-il jamais oublié non plus. Puis il connut la tristesse, et le chagrin, loin de le décevoir comme la vie, fit pour lui tout ce qu'il put et, dans ses douceurs, lui donna la possession de son espérance trompée. Il est humain de connaître la tristesse, humain de partager la peine de l'affligé, mais il est plus grand de croire et plus réconfortant de contempler le croyant.

Abraham ne nous a pas laissé de lamentations. Il n'a pas tristement compté les jours à mesure que le temps passait ; il n'a pas regardé Sara d'un œil inquiet pour voir si les années creusaient des rides sur son visage ; il n'a pas arrêté la course du soleil (Josué X, 12) pour empêcher Sara de vieillir, et son attente avec elle ; pour apaiser sa peine, il n'a pas chanté à Sara un triste cantique. Il devint vieux et Sara fut raillée dans le pays ; cependant, il était l'élu de Dieu et l'héritier de la promesse, que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité.

N'eût-il pas mieux valu qu'il ne fût pas l'élu de Dieu ? Qu'est-ce donc qu'être l'élu de Dieu ? C'est se voir refuser au printemps de la vie le désir de la jeunesse, pour en obtenir l'exaucement dans la vieillesse après de grandes difficultés. Mais Abraham crut et garda fermement la promesse à laquelle il aurait renoncé s'il avait chancelé. Il aurait alors dit à Dieu : « ce n'est pas peut-être pas ta volonté que mon désir se réalise ; je renonce donc à mon vœu, mon unique, où je mettais ma félicité. Mon âme est droite et ne recèle pas de secrète rancune devant ton refus ».
Il n'aurait pas été oublié ; il en aurait sauvé beaucoup par son exemple, mais il ne serait pas devenu le père de la foi ; car il est grand de renoncer à son vœu le plus cher, mais plus grand de le garder après l'avoir abandonné ; il est grand de saisir l'éternel, mais plus grand de garder le temporel après y avoir renoncé.

Puis les temps furent accomplis. Si Abraham n'avait pas cru, Sara serait sans doute morte de chagrin, et lui, rongé de tristesse, n'aurait pas compris l'exaucement, mais en aurait souri comme d'un rêve de jeunesse. Mais Abraham crut ; aussi resta-t-il jeune : car celui qui espère toujours le meilleur vieillit dans les déceptions, et celui qui s'attend toujours au pire est de bonne heure usé, mais celui croit conserve une jeunesse éternelle.

Bénie soit donc cette histoire ! Car Sara, bien qu'avancée en âge, fut assez jeune pour désirer les joies de la maternité, et Abraham, malgré ses cheveux gris, fut assez jeune pour désirer d'être père. A première vue, le miracle, c'est l'événement qui arriva selon leur espérance ; mais au sens profond, le prodige de la foi, c'est qu'Abraham et Sara furent assez jeunes pour désirer, et que la foi garda leur désir, et par là leur jeunesse. Il vit l'exaucement de la promesse et l'obtint par la foi, et cela arriva selon la promesse et selon la foi ; car Moïse frappa le rocher de son bâton, mais il ne crut pas (Nb, XX, 11).

Alors, il y eut de la joie dans la maison d'Abraham, et Sara fut l'épouse des noces d'or.

Pourtant, ce bonheur ne devait pas durer ; une fois encore, Abraham devait connaître l'épreuve. Il avait lutté contre la sournoise puissance à laquelle rien n'échappe, contre l'ennemi dont la vigilance n'est jamais en défaut le long des années, contre le vieillard qui survit à tout, il avait lutté contre le temps et gardé la foi.

Alors, toute la terreur du combat se concentra en un instant : « Et Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit : prend ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t'en au pays de Morija, et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. »

Ainsi, tout était perdu, ô malheur plus terrible que si le désir n'eût jamais été exaucé ! Ainsi, le Seigneur ne faisait que se jouer d'Abraham ! Voici qu'après avoir réalisé l'absurde par un miracle, il voulait maintenant voir son œuvre à néant. Quelle folie ! Mais Abraham n'en rit pas comme Sarah (Gen XVIII, 12) quand la promesse leur fut annoncée. Soixante-dix ans de l'attente la plus fidèle, et la courte joie de la voir exaucée. Qui donc est-il, celui qui arrache le bâton de la main du vieillard, qui est-il pour exiger que le vieux père le brise lui-même ? Qui est-il, pour rendre inconsolable un homme aux cheveux gris en exigeant qu'il soit l'instrument de son propre malheur ? N'y a-t-il point de compassion pour le vénérable vieillard et l'enfant innocent !

Et pourtant, Abraham était l'élu de Dieu, et c'était le Seigneur qui infligeait l'épreuve. Tout allait donc être perdu ! Le magnifique renom de la race à venir, la promesse de la postérité d'Abraham, ce n'était là que l'éclair d'une fugitive pensée du Seigneur qu'il incombait maintenant à Abraham d'effacer. Ce fruit magnifique (Gen XII, 2) aussi vieux que la foi dans le cœur d'Abraham, et de longues années plus âgé qu'Isaac, ce fruit de la vie d'Abraham, sanctifié par la prière, mûri dans la lutte, cette bénédiction sur les lèvres du père, voici que ce fruit allait lui être ravi et perdre tout sens ; quel sens en effet revêtait le fruit de la promesse quand il fallait sacrifier Isaac !

Cette heure de tristesse et pourtant bienheureuse, où Abraham devrait dire adieu à tout ce qu'il aimait quand, soulevant une dernière fois sa tête vénérable, la face resplendissante comme celle du Seigneur, il recueillerait son âme pour donner la bénédiction, dont la vertu s'étendrait sur tout les jours d'Isaac, cette heure-là ne viendrait pas ! Car Abraham devait dire adieu à son fils, en demeurant lui-même ici-bas ; la mort devait les séparer mais en faisant d'Isaac sa proie. Le vieillard ne devait pas à son lit de mort étendre avec joie sa mains sur son enfant pour le bénir, mais, las de la vie, lever le bras sur lui en un geste meurtrier. Et Dieu l'éprouvait. Malheur ! Malheur au messager venu porter cette nouvelle. Qui donc avait osé se faire l'émissaire d'une telle désolation ? Mais c'était Dieu qui éprouvait Abraham.

Pourtant, Abraham crut et crut pour cette vie. Certes, si sa foi avait simplement concerné une vie à venir, il aurait sans doute aisément tout dépouillé, pour sortir d'un monde auquel il n'appartenait plus. Mais la foi d'Abraham n'était pas de cette sorte, s'il y en a de telle ; car, à vrai dire, ce n'est pas la foi, mais sa plus lointaine possibilité, qui devine son objet à l'horizon le plus reculé, quoique séparée de lui par un abîme où se démène le désespoir.

Mais Abraham avait la foi pour cette vie ; il croyait qu'il vieillirait dans le pays, honoré du peuple, béni dans sa postérité, inoubliable en Isaac, son amour le plus cher en cette vie, et qu'il embrassait avec une affection bien mal exprimée quand on dit qu'il accomplissait fidèlement son devoir paternel, d'ailleurs, suivant le texte : « ton fils, celui que tu aimes » (Gen XXII, 2). Jacob eut douze fils et en aima un ; Abraham n'en eut qu'un, celui qu'il aimait.

Mais Abraham crut et ne douta point ; il crut l'absurde. S'il avait douté, il aurait agi autrement ; il aurait accompli un acte grand et magnifique ; car aurait-il pu faire autre choses ? Il serait allé à la montagne de Morija, il aurait fendu le bois, allumé le bûcher, tiré le couteau – il aurait crié à Dieu : « ne méprise pas ce sacrifice ; ce n'est pas ce que je possède de meilleur, je le sais bien ; qu'est-ce en effet qu'un vieillard auprès de l'enfant de la promesse ? Mais c'est le meilleur que je puisse te donner. Fais qu'Isaac n'en sache jamais rien, afin que sa jeunesse le console. » Il se serait enfoncé le couteau dans le sein. Le monde l'aurait admiré, et son nom n'aurait pas été oublié ; mais une chose est d'être admiré, et une autre d'être l'étoile qui guide et sauve l'angoissé.

Mais Abraham crut. Il ne pria pas pour lui, pour toucher le Seigneur ; il ne s'avança en suppliant que lorsqu'un juste châtiment descendit sur Sodome et Gomorrhe.

Nous lisons (Gen XXII, 1) dans l'Ecriture : « et Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit : Abraham, Abraham, où es-tu ? Et Abraham répondit : me voici ! » Toi, à qui mon discours s'adresse, en as-tu fait autant ? Quand tu as vu venir de loin les coups du sort, n'as-tu pas dit aux montagnes : « cachez-moi » (Luc XXIII, 30) et aux coteaux : « tombez sur moi ! » Ou, si tu fus plus fort, ton pied ne s'est-il pas avancé bien lentement sur la bonne voie, n'as-tu pas soupiré après les vieux sentiers ? Et, quand l'appel a retenti, as-tu gardé le silence, as-tu répondu, tout bas, peut-être, en un murmure ? Abraham, lui, ne répondit pas ainsi ; avec joie et courage, plein de confiance et à pleine voix, il dit : « me voici ! »

Nous lisons encore (Gen XXII, 3) : « et Abraham se leva de bon matin. » Il se pressa comme pour une fête, et de bon matin il fut à l'endroit désigné, sur la montage de Morija. Il ne dit rien à Sara, rien à Eliézer : qui d'ailleurs pouvait le comprendre ? Et la tentation, de par sa nature, ne lui avait-elle pas imposé le vœu du silence ?

« Il fendit le bois, il lia Isaac, il alluma le bûcher, il tira le couteau. »

Mon cher auditeur ! Bien des pères ont cru perdre en leur enfant leur plus précieux trésor au monde, et être dépouillés de toute espérance à venir ; mais aucun fils n'a été l'enfant de la promesse au sens où Isaac le fut pour Abraham. Bien des pères ont perdu leur enfant, mais il leur fut pris par la main de Dieu, par l'insondable et immuable volonté du Tout-puissant. Tout autre est le cas d'Abraham. Une plus lourde épreuve lui était réservée, et le sort d'Isaac se trouva dans la main d'Abraham tenant le couteau. Telle était la situation du vieillard devant son unique espérance !
Mais il ne douta point, il ne regarda point d'un œil angoissé à droite ou à gauche, il ne fatigua point le ciel de ses prières. Donc le Tout-puissant l'éprouvait, il le savait, et il savait que ce sacrifice était le plus lourd qu'on pût lui demander ; mais il savait aussi que nul sacrifice n'est trop lourd quand Dieu le demande – et il tira le couteau.

Qui donna la force au bras d'Abraham, qui tint sa droite levée et l'empêcha de retomber, impuissante ? Le spectateur de cette scène en est paralysé. Qui donna la force à l'âme d'Abraham et empêcha ses yeux de s'enténébrer au point de ne voir ni Isaac ni le bélier ? Le spectateur de cette scène en devient aveugle. - Et pourtant, sans doute, rare est l'homme qui en devient aveugle et paralysé, et plus rare encore, l'homme qui raconte dignement ce qui s'est passé. Nous le savons tous: ce n'était qu'une épreuve.

Si Abraham avait douté sur la montagne de Morija, s'il avait regardé autour de lui dans l'irrésolution, si, en tirant le couteau, il avait par hasard aperçu le bélier, si Dieu avait permis de le sacrifier à la place d'Isaac - alors il serait revenu chez lui, tout resté comme avant; il aurait eu Sara près de lui, il aurait conservé Isaac, et pourtant, quel changement ! Car sa retraite aurait été une fuite, son salut un hasard, sa récompense une confusion et son avenir peut-être la perdition. Alors, il n'aurait témoigné ni de sa foi, ni de la grâce de Dieu, mais il aurait montré combien il est terrible de gravir la montagne de Morija. Alors, Abraham n'aurait pas été oublié, ni la montagne de Morija. Elle aurait été citée non comme l'Ararat où l'arche s'arrêta, mais comme un lieu d'effroi: "c'est là", eût-on dit, "qu'Abraham a douté".

Abraham, père vénérable ! Quand tu revins chez toi de Morija, tu n'eus aucunement besoin d'un panégyrique pour te consoler d'une perte; car, n'est-ce pas, tu avais tout gagné, et gardé Isaac ? Désormais, le Seigneur ne te le prit plus et l'on te vit joyeux à table avec ton fils dans ta demeure, comme là-haut pour l'éternité.

Abraham, père vénérable ! Des milliers d'années se sont écoulées depuis ces jours, mais tu n'as pas besoin d'un admirateur attardé pour arracher par son amour ta mémoire aux puissances de l'oubli; car toute langue te rappelle - et pourtant tu récompenses qui t'aime plus magnifiquement que personne; tu le rends là-haut bienheureux en ton sein, et tu captives ici bas son regard et son cœur par le prodige de ton action.

Abraham, père vénérable ! Second père du genre humain ! Toi qui le premier as éprouvé et manifesté cette prodigieuse passion qui dédaigne la lutte terrible contre la fureur des éléments et les forces de la création pour combattre avec Dieu, toi qui le premier as ressenti cette passion sublime, expression sacrée, humble et pure, de la divine frénésie, toi qui as fait l'admiration de païens, pardonne à celui qui a voulu parler à ta louange, s'il s'est mal acquitté de sa tâche. Il a parlé humblement, selon le désir de son cœur; il a parlé brièvement, comme il convenait; mais il n'oubliera jamais qu'il t'a fallu cent ans pour recevoir contre toute attente le fils de la vieillesse et que tu as dû tirer le couteau pour garder Isaac; il n'oubliera jamais qu'à cent trente ans, tu n'étais pas allé plus loin que la foi




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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Le don du notre Père

Message non lu par etienne lorant » jeu. 14 mars 2019, 10:38

Lecture du livre d’Esther
En ces jours-là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir, elle disait: « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, tu es béni. Viens à mon secours car je suis seule, et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur. Car je vais jouer avec le danger.  Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur, j’ai appris que ceux qui te plaisent, tu les libères pour toujours, Seigneur. Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu. Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline, et mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion;fais que je trouve grâce devant lui, et change son cœur: qu’il se mette à détester celui qui nous combat, qu’il le détruise avec tous ses partisans. Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis; rends-nous la joie après la détresse et le bien-être après la souffrance. »



PSAUME
(Ps 137 (138)
R/ Quand je crie vers toi, Seigneur,
tu réponds à mon appel.
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; à qui frappe, on ouvrira.Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais,  vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi.: voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »


– Cy Aelf, Paris

Le lien entre les lectures de ce jour est tout à fait évident: voici le temps pour chacun d'entre nous, vous et moi, de présenter nos demandes au Seigneur. Dès lors, il n'est guère besoin de commenter ces textes, mais de présenter nos demandes au Seigneur. Mais que demander ?

Je formule trois demandes : la première est que le Seigneur me garde encore une année ma mère Léa une année encore; la seconde en faveur des membres de ma famille, et la troisième - en lien avec les mouvements sociaux et des jeunes qui ont vivement réagi aux bouleversements du climat.

Et quant à vous ?

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Que les actes suivent les paroles - ou que qu'elles nous jugent

Message non lu par etienne lorant » ven. 15 mars 2019, 11:29

Lecture du livre du prophète Ézékiel
Ainsi parle le Seigneur Dieu: Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus: à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites: « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. » Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes.
C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.


PSAUME
(129 (130)
R/ Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: « Je vous le dis: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens: Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
»

Cy Aelf, Paris

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Toutes et tous, nous sommes appelés à vivre notre foi, non pas seulement par la pratique des sacrements, mais bien en esprit et en vérité.  A quoi  sert le sacrement de confession/réconciliation si l'on n'a pas l'intention réelle de se corriger ?  Si l'intention n'est pas sincère, il faut qu'elle le devienne.  Mieux vaudrait renonce à la pratique des sacrements  - car ces comédies de pratique nous seront tout autant reprochées.

Notre prêtre a reproché, de la même façon, les fidèles qui viennent à l'Eucharistie comme l'on va au théâtre :  ils scrutent les paroles et les gestes du prêtre comme on fait d'une partition de musique ou d'une partition théâtrale.  Tout au contraire, il faut venir aux sacrements afin de reprendre force et courage afin de devenir meilleur  et vivre vraiment de la grâce divine.  Heureux donc celles et ceux qui vont à l'   Eucharistie  "un peu comme on prend des antibiotiques comme l'orque l'on tombe malade.

Quelle est la bonne action évidente que vous ferez, aujourd'hui même, afin de grandir dans la foi, l'espérance ?

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Carolus
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » ven. 15 mars 2019, 14:04

etienne lorant a écrit :etienne lorant :
A quoi  sert le sacrement de confession/réconciliation si l'on n'a pas l'intention réelle de se corriger ?  Si l'intention n'est pas sincère, il faut qu'elle le devienne.
Vous avez raison, cher Étienne. :(
CEC 2608 Dès le Sermon sur la Montagne, Jésus insiste sur la conversion du cœur : la réconciliation avec le frère avant de présenter une offrande sur l’autel (cf. Mt 5, 23-24), l’amour des ennemis et la prière pour les persécuteurs (cf. Mt 5, 44-45), prier le Père " dans le secret " (Mt 6, 6), ne pas rabâcher de multiples paroles (cf. Mt 6, 7), pardonner du fond du cœur dans la prière (cf. Mt 6, 14-15)
Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous dit : Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes (Mt 6, 14-15).

Il faut que nous pardonnions aux hommes leurs fautes pour être pardonnés ! :(

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La fille aînée de l'Eglise et sa vocation

Message non lu par etienne lorant » lun. 18 mars 2019, 12:07

Lecture du livre du prophète Daniel
Je fis au Seigneur Dieu cette prière et cette confession:« Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable,qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment,  qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »



PSAUME
(78 (79)
R/ Seigneur, ne nous traite pas
selon nos péchés.

Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ?
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
que nous vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !

Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
pour la gloire de ton nom !
Délivre-nous, efface nos fautes,
pour la cause de ton nom !

Que monte en ta présence la plainte du captif !
Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
sans fin nous pourron
s te rendre grâce.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement, car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »


– Cy Aelf, Paris

Comment une nation pourrait-elle tenir longtemps et devenir exemplaire pour tous les autres peuples ?  Il y faut un gouvernement faut gouvernement juste et sage, aux projets pacifiques, avec une justice reconnue comme telle par tous ses citoyens. Il faut un gouvernement qui soit reconnu par toutes et tous comme étant modéré dans ses dans ces choix et ses décisions. Il faut une justice tempérée dans ses jugements, il faut une police non partisane mais sache protéger autant les grands que les petits. Il faut des projets  qui soient également des progrès pour tous. Bref, il faut un Etat soucieux du bien être des citoyens.

Le prophète Daniel  se fait avocat du peuple auprès de Dieu afin que l'exil à  Babylone soit adoucis par une espérance bien fondée, par une confiance renouvelée, par une pratique cohérente à la volonté divine. Que l'on se repente et que l'on réveille son espérance. Notre prêtre a évoqué les événements qui se déroulent en France.  Il se souvient qu'au tout début des manifestations, il  avait suivi l'interview d'un couple qui en était venu à se priver de repas durant les trois derniers jours du mois, afin leurs trois enfants grandissent "le plus normalement possible. Mais :"l'injuste humiliation des pauvre qui fait les
misérables...
"

Comment se peut-il que les politiques n'aient tenu aucune conclusion du précédent mouvement populaire à l'encontre du  "mariage pour tous" ? Et en remontant encore dans le temps
encore : en référendum la, les France avait dit Non à l'adhésion à l'Union Européenne, mais ce référendum n'avait abouti qu'à une décision unilatérale du gouvernement Sarkozy. Il sont de plus en plus nombreux, en Europe, de secouer le joug des   idéologies.Notre prêtre a rendu hommage à la "fille aînée" de l’Eglise"qui produit de signes de vérité !



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Humilité contre vanité

Message non lu par etienne lorant » jeu. 21 mars 2019, 11:17

Lecture du livre du prophète Jérémie
Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable.  Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance.;Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit.  Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins,afin de rendre à chacun selon sa conduite,,selon le fruit de ses actes.



PSAUME
R/ Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.

Tel n’est pas le sort des méchants.
mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »


– Cy Aelf,  ParisI

Tous, autant que nous sommes, appelés au bonheur, mais nous aurons toujours  appelés à faire des choix afin de gagner ce bonheur. Et de par le monde, les hommes et les femmes, tous partent à sa conquête selon les talents  dont  Dieu les a pourvus et qui serviront la société humaine.  Il est dont très important non seulement de travailler, mais aussi de chercher ce qu'il y a de meilleur pour soi-même autant que pour autrui. Que chacun y réfléchisse un peu. Qu'est ce qui fera notre bonheur ? Quelle carrière choisir ?  Quelle est l’activité qui nous convient le mieux qui servira la société  ?

Et que votre activité vous rendent riche et célèbre, pourquoi pas, du moment  où le gain d'argent ne l'emporte pas sur le talent déployé ne débouche finalement qu'à la possession de biens et de pouvoirs importants sur autrui.  Quel malheur que cette dérive qui confond richesse - et de pouvoirs sur le prochain ? Les talents que vous aurez déployés, d'autres s'en empareront afin de gagner plus encore.   Disons-le encore plus directement: comment se peut-il que les œuvre du très pauvre Van Goh ne puisse finalement être contemplées par les les plus riches ?


Hélas, il y a parmi nous de nombreux riches qui approchent  Jésus et qui s'en retournent tout tristes car ce ne sont ni la richesse ni le pouvoir qui puissent conduire à la joie parfaite...



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
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La charité apporte la joie parfaite

Message non lu par etienne lorant » ven. 22 mars 2019, 11:51

Lecture du livre de la Genèse
Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse,et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père. Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Joseph les trouva à Dotane. Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre:« Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! » Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit :« Ne touchons pas à sa vie. » Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang :jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père. Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait, ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau. Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad.Leurs chameaux étaient chargés ’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.



PSAUME
R/ Souvenez-vous des merveilles
que le Seigneur a faites. (104, 5a)
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il appela sur le pays la famine,
le privant de toute ressource.
Mais devant eux il envoya un homme,
Joseph, qui fut vendu comme esclave.

On lui met aux pieds des entraves,
on lui passe des fers au cou ;
il souffrait pour la parole du Seigneur,
jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.

Le roi ordonne qu’il soit relâché,
le maître des peuples, qu’il soit libéré.
Il fait de lui le chef de sa maison,
le maître de tous ses biens.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple: « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine;il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du n Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.


Cy Aelf, Paris

Les textes de la Bible fourmillent de complots et d'assassinats, de déportations, d'esclavages,il de jalousies meurtrières, de guerres et de complots. Il existe une multitude de raisons aux violences: l'argent, le pouvoir, la jalousie, les idéologies, l'infidélité, la colère, la vengeance, etc. Contre tout cela, il n'y a que le développement des vertus théologales -la foi, l'espérance et la charité. Chaque génération comprend des hommes et des femmes qui ont été inspirés de Dieu et se mettent à vouloir aimer - non plus dans le but de se faire reconnaître mais du fait d'avoir reconnu Dieu à l'oeuvre en Jésus-Christ. Il y a bien dans les cœurs une réjouissance à faire le bien.

Ainsi le bon nageur qui plonge dans le fleuve et sauve la vie d'un enfant; ainsi l'enfant qui voit sa mère chagrinée et cesse aussitôt de jouer afin de la consoler; la salutation aux nouveaux locataires, la correction du texte d'un devoir, ou encore: mettre de l'ordre ses papiers et tout ce qui paraître corvées futiles mais dont la réalisation vaut un acte parfait de miséricorde... Il est une de ces paroles qui m’enchantent : "Enferme ton obole dans le cœur du pauvre: elle y priera pour toi. "

Aujourd'hui, sans attendre, cherchons une "BA" et vous serez surpris de ce qu'elle vous procurera !



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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