Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

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Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 06 août 2017, 23:29

Année après année les péricopes de l'Évangile se répètent. Il arrive que des unes nous les savons déjà par cœur. Néanmoins, la profondeur de la parole de Dieu qui est le Livre Saint, conjuguée avec le savoir faire et le savoir expliquer de nos prêtres, donne comme résultat une homélie qui n'est jamais répétitive, jamais ennuyante. Chaque Dimanche le prêtre sait jeter une autre lumière, toujours surprenante, sur un texte que nous eûmes pensé qu'il ne puisse pas nous réserver des surprises.
Eh bien, dans ce fil je vous invite de partager ce que l'homélie que vos oreilles viennent d'écouter vous apporte de nouveau. Qu'est-ce que vous ne saviez pas il y a une semaine, pour le savoir maintenant ?

Pour commencer, je vais faire mention des deux choses que j'ai appris ce jour. L'homélie a été centrée sur la péricope de la Transfiguration. Le prêtre a débuté par poser la question de bon sens: la Transfiguration, cela sert à quoi ? Le contexte biblique est clair. Après avoir fait maintes guérisons qui témoignent de Sa puissance, notre Seigneur annonce une nouvelle ahurissante pour ses disciples. Le Fils de l'Homme doit souffrir. Les grands du moment, les prêtres du temple, les docteurs de la loi le haïront. Ils vont Le juger. Il va mourir. Les Apôtres sont ébranlés, ils se posent des questions, ils doutent. Et alors, l'épisode de la Transfiguration vient pour fondre leurs doutes comme la neige fond au soleil, car il leur montre d'une façon éclatante qu'Il est bien Dieu.
Et cela sert aussi de nos jours. La prochaine fois quand un juif, un musulman, un témoin de Jéhovah nous posera la question «quelles preuves bibliques nous avons que Jésus est Dieu?», il faut ouvrir avec lui la Bible à la page qui décrit la Transfiguration.

La deuxième chose: quoique Pierre constate la divinité de Jésus avec ses propres yeux, il commet une erreur (analysée en détail par St Jean Chrysostome dans un ouvrage). Pierre pense que la consolation que les apôtres reçoivent pourrait être permanente. Il s'invite et il invite Dieu à mettre là-haut trois tentes pour y demeurer. C'est confondre le voyage avec sa destination. Car vivre en permanence en vision béatifique n'est pas possible dans cette vie où nous sommes pèlerins dans le dessert de la terre, mais seulement à sa fin, quand nous arriverons à son bout et à son but: la Terre Promise.

Nous aussi nous recevons lorsque les mauvaises nouvelles nous frappent, lorsque nous doutons de la toute-puissance de Jésus, des consolation de Sa part. Eh bien, ces consolations sont des dons qu'il nous fait pour avancer, pas pour tarder. Car la consolation éternelle nous la recevrons au bout du chemin avec Lui. C'est alors qu'il mettra notre tente aussi, pour nous réjouir pour toujours de Son rayonnement.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » mar. 15 août 2017, 14:29

Aujourd'hui, l'homélie m'a appris que le 15 Août n'est pas seulement la fête de l'Assomption, la plus importante fête de notre chère mère. C'est aussi la fête nationale de la France. Si 14 juillet est la fête de la république, 15 Août est la fête de la France et cela date depuis Louis XIII qui a consacré notre pays à la Sainte Vierge de l'Assomption.

Puis, j'ai été éclairé avec une réponse à une question qui depuis longtemps me mettait en difficulté, sinon en contrariété. On lit dans l'Évangile que notre Seigneur s'adresse a Sa sainte mère en utilisant l'appellatif «femme!». J'avais toujours trouvé cela un peu rude. Si un jeune de ce temps-la, voire même de nos jours, osait parler ainsi a sa mère il risquerait une claque. Et pour cause! Alors comment ça ce fait que le doux Jésus parle ainsi ? Je sentais bien qu'il faut qu'il y ait une explication, car rien n'est mis par hasard dans le Livre, toutefois l'explication je ne la voyais pas.

Cela jusqu'aujourd'hui. Eh bien Jésus utilise deux fois cet appellatif. Au début et à la fin de Sa mission publique. Et il fait cela pour nous révéler que la Sainte Vierge est la nouvelle Eve, chose que l'Apôtre explique plus en détail et qui sera développée dans l'époque patristique par toute une théologie.

La première fois notre Seigneur appelle Sa mère par «femme!» («Eve») à l'occasion des noces de Cana. Alors, la Sainte Vierge intervient car il n'y avait plus de vin. «Femme, mon heure n'est pas encore venue!». Toutefois, Il s'exécute. Pas avant que Marie dise aux autres, antitype de la première communauté chrétienne: «Faites tout ce qu'Il vous demandera». Eve n'avait pas obéi à Dieu, mais voilà, Dieu obéit à Eve. La première Eve avait incité Adam (le premier homme) de faire ce que Dieu avait interdit. La nouvelle Eve demande de faire ce que Dieu demande qu'on fasse.

La deuxième fois notre Seigneur utilise cet appellatif sur la croix, quand tout ce qu'Il devrait faire été accompli. «Femme, voilà ton fils!» Il s'agit de l'Apôtre Jean, mais par lui tous nous sommes les fils et les fille de Marie. Tous qui nous acceptons qu'elle soit notre mère, car immédiatement Jésus tourne et dit «Voici ta mère!».

Mais est-ce que nous acceptons qu'elle soit notre mère ? Est-ce que nous obéissons ? Malheureusement, non. On parle beaucoup cette année des apparitions de Fatima. Là-bas, la Sainte Vierge a demandé que la Russie soit consacrée à son cœur immaculé par le Pape et les évêques. Pourtant, depuis 100 ans, l'Église n'a pas obéi. Deux fois le Pape a dit qu'il fait ce que Notre Dame lui a demandé de faire. Mais il ne l'a pas fait. Car la première fois la Russie a été consacré, mais par le Pape seul. La deuxième fois le Pape a été avec ses évêques, mais il n'a pas mentionné la Russie. Pourtant, ce que la Sainte Vierge a demandé n'était pas si compliqué. C'était une chose très claire.

Mais ce n'est pas tout ce que la Sainte Vierge a demandé à Fatima. Elle a demandé aussi la pratique de la dévotion des premiers cinq samedis des mois. Eh bien, avez-vous entendu qu'on fasse, dans les paroisses de France, la promotion de cette dévotion ? Non. Pas seulement le Pape n'obéit pas à la Mère de l'Église, mais nous, les prêtres non plus.

Maintenant, après avoir vu si le Pape et les évêques obéissent et si les prêtres obéissent voyons si vous, vous tous obéissez. Chacun doit se poser la question. La Sainte Vierge a insisté, à Fatima et pas seulement, qu'on fasse le chapelet chaque jour. Eh bien, le faisons-nous ? Elle a parlé de la confession une fois par mois, surtout les samedis. Vous vous confessez une fois par mois, surtout les samedis, vous ? N'oublions pas en ce jour de l'Assomption, en ce jour de la France: la Sainte Vierge interviendra en notre faveur, elle est notre mère, à condition que nous soyons ses fils et ses filles.


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