Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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To believe or not, that is all the question

Message non lupar etienne lorant » ven. 23 déc. 2016, 18:15

Férie de l'Avent : semaine avant Noël (23 déc.)

Livre de Malachie 3,1-4.23-24.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers.
Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs. Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent ; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice. Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois. Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable.
Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, et le cœur des fils vers leurs pères, pour que je ne vienne pas frapper d’anathème le pays !



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,57-66.
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Comme la signification des mots est intéressante afin d'interpréter l’Évangile de ce jour ! Les juifs présents lors de cette scène, tous serviteurs dans le temple, tous grands dignitaires, vont une première fois s'étonner du choix du nom de Jean, lequel signifie Dieu-fait-grâce.

Ils ne comprennent pas. Ils savaient pourtant bien que l'épouse de Zacharie était stérile! Ils connaissaient également les récits de la Bible dans lesquels des femmes dites stériles ont fini par enfanter - à commencer tout simplement par l'épouse d'Abraham ! Comment est-il possible qu'ils ne comprennent pas, tous érudits qu'ils sont, que l'histoire - leur propre histoire - est en train de se renouveler pour eux ?

Notre prêtre s'est étonné d'abord du manque de perspicacité des notables du temple, mais il s'est repris lui-même en évoquant le souvenir de sa propre vocation. Devenu médecin, il s'était rendu à Lourdes car il ne pouvait ni comprendre (ni admettre) que des personnes fortement handicapées, et qui n'avaient comme nourriture spirituelle que la récitation d'un chapelet ... puissent triompher là où la médecine échouait !

Et cependant, oui, Dieu fait grâce. Dieu fait grâce aux hommes sans faire aucun bruit, sans publier d'annonces et sans et sans condition.
Nous pensons être différents de ces notables juifs, spécialistes en religion, et pourtant, lorsqu'une grâce nous est faite, nous croyons très facilement qu'elle nous était due, que la chose était inscrite dans notre propre histoire. Comment se défaire de notre propre incrédulité ? Toute la question est là !!!

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Fête de saint Eienne, premier martyr

Message non lupar etienne lorant » lun. 26 déc. 2016, 11:23

Livre des Actes des Apôtres 6,8-10.7,54-60.
En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants.Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit.» Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,17-22.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »


Le récit de la mise à mort d’Étienne, le lendemain même de la fête de Noël, cela surprend toujours - m'a beaucoup surpris. Bien sûr, car passer d'une célébration joyeuse de la venue du Seigneur à la mise à mort d’Étienne, ce serait comme peindre un coucher de soleil juste après une aurore ! Nous sommes donc invités à saisir que la vie dans la foi nous remet quotidiennement en question et nous invite d'emblée à vivre en témoins auprès d'autrui.

Comme notre prêtre l'a dit ce matin, ce serait une grande erreur de considérer la crèche de Noël comme le symbole d'un bonheur merveilleux, qui brille par la simplicité et l'humilité. Car au-delà de l'imagerie, avec les anges dans le ciel, qui appellent les bergers, l''étoile qui scintille dans le noir et qu'ils suivent, avec le bœuf et l’âne réchauffant de leur haleine l'enfant nouveau-né... il y a ce constat très simple: le Seigneur est venu dans le monde en choisissant d'assumer la condition des plus pauvres.

Cette pensée m'a pour ainsi dire été confirmée peu après ma sortie de la chapelle : une brève et forte averse m'a poussé à me réfugier plusieurs minutes dans une encoignure d'un pont. Ce que j'y ai trouvé: des restes de nourriture, des feuilles de journaux détrempées à même le sol et trois canettes de bière; ce qui signifie que quelqu'un a passé la nuit à cet endroit, tandis que, de mon côté, bien au chaud dans mon lit, je me suis endormi après une belle journée au cours de laquelle j'ai rencontré les membres de ma famille et reçu de beaux cadeaux...

Lorsque mes parents m'ont baptisé, ils ont hésité entre Bruno ou Étienne Comme ils ne parvenaient pas à se décider, le prêtre m'a baptisé sous les deux prénoms - et Dieu sait comme ces deux noms ont modelé ma fille, tour à tour ! On peut donc vivre un émerveillement et ensuite reconnaître sa propre pauvreté autant que son intime précarité...

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Fête de saint Jean apôtre et évangéliste

Message non lupar etienne lorant » mar. 27 déc. 2016, 18:04

Première lettre de saint Jean 1,1-4.
Bien-aimés, ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,2-8.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé.» Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Cy Aelf, Paris

Ce matin, la découverte des textes m'aura quelque peu étonné, puisque ceux-ci nous font d’emblée passer de la contemplation de la Nativité à l'événement final : celui de la résurrection. Il n'est pas si simple pour nous, simples fidèles, de passer d'un temps à un autre, de la nativité à la résurrection !

Mais, en définitive, cet exercice est lui aussi source de joie, puisqu'il nous oblige à affiner et aiguiser notre perception du Christ, Lui qui demeure dans l'éternité tout en étant "au présent" parmi nous.

Pour le reste, dans cette lecture, c'est l'attitude des deux disciples qui a retenu mon attention.

Jean est plus jeune que Pierre : il court plus vite et parvient au tombeau le premier. Il voit, mais il n'entre pas car il a bien compris et assimilé que c'est à Pierre, investi de l’autorité par Jésus, qu'il revient de constater l'événement en tout premier lieu.

Il en est de même pour chacun de nous dans l’Église : nous avons tous un rôle particulier à tenir et c'est notre bonheur de tenir ce rôle sans rechercher à "empiéter" sur la place qu'un autre doit tenir.

C'est donc une belle leçon d'humilité et d’harmonie au sein de l’Église qui a été pour moi cause de la Joie.


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Retour sur le prologue de Jean

Message non lupar etienne lorant » mer. 28 déc. 2016, 17:34

AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes;la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »

Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.



Pour mieux entrer dans ce texte du prologue de Jean, j'ai procédé par paragraphes car, en le relisant et en le contemplant, j'ai ressenti que l'apôtre avait voulu, en quelque sorte, reproduire le mouvement des vagues sur une plage. Pour mieux me faire comprendre, je dirais que, selon son inspiration, Jean a voulu montrer comment le dessein de l'Amour s'est révélé et s'est épanché, vague après vague, sur la plage de l'histoire des hommes.

A l'analyse, on y retrouve des éléments historiques, dont le témoignage de Jean le Baptiste, puis le témoignage des apôtres, mêlés à l'événement de la Lumière qui, progressivement, depuis celle émise par le buisson ardent, est venue pour pénétrer l'histoire des hommes et lui conférer un sens, une direction, mais aussi un contenu de lumière et d'ombres, de ténèbres.

Il est difficile d'exprimer ces choses, mais l'essentiel est que ceux qui ont reconnu le Christ comme étant la lumière venue dans le monde... sont entrés dans une autre histoire. Certes, ils vivent le temps que la nature leur a donné, mais leur mouvement personnel n'est plus dépendant de la nature. Certes, ils vivent le temps que la nature leur a donné, mais leur mouvement personnel, intime, n'est plus dépendant de la nature. Mais ils vivent de la contemplation de la lumière apparue dans le monde en la personne de Jésus-Christ, en même temps homme et Dieu.

Et à vivre ainsi, ayant part à la plénitude de la Lumière, recevant grâce après grâce, leur présence dans le monde devient une inconnue aux yeux de ceux qui ne croient pas. C'est la dernière ligne qui le révèle : il y a eu la loi - et les hommes des ténèbres en ont tiré des idéologies de toute nature - mais il y a désormais: la grâce et la vérité.

Quiconque, parmi nous, a voulu de la grâce de la Lumière, est entré dans la Vérité et est donc véritablement né de Dieu. Tôt tard, je le dis comme je le sens : tout homme, toute femme qui sont nés de Dieu, apparaîtront comme tels - tandis que les autres se noieront et seront avalés et engloutis dans les ténèbres du temps....

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Richesse d'une Eucharistie quotidienne

Message non lupar etienne lorant » jeu. 29 déc. 2016, 11:18

5e jour dans l'Octave de Noël

Première lettre de saint Jean 2,3-11.
Bien-aimés, voici comment nous savons que nous le connaissons : si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,22-35..
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.»

Cy Aelf, Paris

Comment l'homme peut-il reconnaître qu'il est vraiment sur le chemin qui conduit de la simple croyance à la foi, et de la foi à la vie en Dieu ?
C'est bien la question qui est posée au cœur des lectures de ce matin. Ce critère, c'est la foi vécue dans le quotidien, mais aussi l'attention continuelle aux signes de la présence du Seigneur parmi nous.

Cette attention intérieure se traduit concrètement par une veille continuelle aux signes qui nous sont donnés au cœur du quotidien, quel qu'il soit. Si le vieillard Syméon n'avait pas vécu dans l'attention continuelle aux signes donnés par Dieu, jamais il n'aurait pu reconnaître le Christ dans l'enfant présenté au temple. Mais c'est bien cette espérance active, vivante, quotidienne, qui à permis à Syméon de reconnaître le messie dans l'enfant nouveau-né.

La première lecture ne dit pas autre chose : nul ne peut prétendre connaître le Seigneur s'il ne met pas en pratique ses commandements. Et ce matin, je me suis réjoui car réveillé très tôt, j'avais songé ne pas me rendre à la première messe en m'octroyant l'excuse banale : "ce n'est pas pour une fois" ! Eh bien, justement, oui, la messe de ce matin m'attendait pour me confirmer dans la participation quotidienne à l'Eucharistie, soit depuis l'année 1985. Mes yeux ont vu et continuent de l'Esprit qui préside à chaque journée de vie et de travail.


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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

Message non lupar Trinité » jeu. 29 déc. 2016, 13:45

Bonjour Etienne Lorant!

A part "Prions en église" (pour lequel il faut s'abonner) existe t'il un livre relatant "l'évangile au quotidien" pour être plus clair,un livre ou l'on peut trouver pour tous les jours de l'année calendaire ,l'évangile du jour?

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Lectionnaire ?

Message non lupar etienne lorant » ven. 30 déc. 2016, 19:14

Je ne sais pas si c'est le nom que cela porte, mais je vois chaque jour notre prêtre employer un ouvrage volumineux qu'il feuillette de main de maître. Je ne pense pas que, si j'avais ce gros livre en papier bible, que je serais capable de l'employer correctement - car il y a des règles concernant le choix des textes. Il en change selon certaines règles déjà prescrites, mais que je ne connais évidemment pas. En fait, oui, le "Prions en Église" est plus pratique pour moi...
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Toutes et tous témoins de Jésus-Christ

Message non lupar etienne lorant » lun. 02 janv. 2017, 12:10

Férie du temps de Noël (2 janv.)

Première lettre de saint Jean 2,22-28.
Bien-aimés, le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ: il refuse à la fois le Père et le Fils ;
quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père. Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle. Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent. Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui.Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à son avènement.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,19-28.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale.» Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Les deux lectures de ce matin placent clairement en opposition celles et ceux désireux de croire et de reconnaître la proximité de Dieu .. et les autres qui ne voudront pas croire. Or, des athées et des païens, il y en a beaucoup, mais les premiers qui ont refusé de croire, n'étaient pas des athées mais des hommes très religieux !

Jean le baptiste témoigne déjà contre eux qu'ils ne sont prêts à reconnaître ni le Christ, ni son prophète, de la même façon que leurs ancêtres, lesquels n'ont cessé de maltraiter les prophètes qui les avertissaient des conséquences de leur désobéissance. Ils ont donc erré quarante ans dans le désert - ce qui, très pratiquement, n'est possible qu'en tournant en rond sur les mêmes chemins tous effacés par le vent... De même , ils rejetèrent les prophètes qui les guidaient, car ils voulurent avoir des rois afin d'être "comme les autres peuples"
A cause de leur entêtement, Dieu les avertit que le temple serait détruit et qu'ils seraient envoyés en esclavage à Babylone - et c'est ce qui leur advint.

De la même façon, le tout dernier prophète, le Baptiste, ne fut reconnut que par les simples du peuple, mais rejeté par les élites religieuses que le livrèrent à Hérode.

Cependant, si le Christ fut lui aussi rejeté et mis à mort, ce fut seulement afin que toutes et tous,
comme saint Jean l'annonce dans son épître, deviennent prophètes, ou qu'ils soient. Dans son épître, Jean ne dit pas autre chose :

- l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité

Notre prêtre a conclu en nous incitant à prier l'Esprit Saint qui, en temps et en heure, selon la qualité de notre foi, nous ouvrira la bouche pour témoigner de la vérité.

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

Message non lupar etienne lorant » mar. 03 janv. 2017, 19:33

Férie du temps de Noël (3 janv.)

Première lettre de saint Jean 2,29.3,1-6.
Bien-aimés, puisque vous savez que lui, Jésus, est juste, reconnaissez que celui qui pratique la justice est, lui aussi, né de Dieu. Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas: c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons: quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Qui commet le péché transgresse la loi; car le péché, c’est la transgression. Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
Quiconque demeure en lui ne pèche pas; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,29-34.
En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »


© AELF, Paris


Il nous est difficile, à toutes et à tous, de pénétrer le mystère de Dieu qui s'est fait homme en Jésus-Christ. Au point, comme le déclare saint Jean dans son épître, que le monde dénie aux croyants l'appellation d'enfants de Dieu. Comment se pourrait-il que des hommes périssables puissent manifester en eux-mêmes la présence de la divinité ?

Mais c'est pourtant le cas des saintes et des saints dont les noms remplissent et débordent les calendriers. Ils sont, toutes et tous nés pécheurs, mais tous ont, d'un jour à l'autre, revêtus le Christ afin de vivre "avec Lui, par Lui et en Lui". En effet, même si la chair ne sert de rien, l'Esprit saint est à l’œuvre et vivifie.

Sur ce point, notre prêtre a insisté non pas sur les efforts à entreprendre, mais plutôt sur l'attitude de l'abandon de confiance dans la foi. Car ce n'est pas une œuvre que nous puissions accomplir de par la volonté et le courage. En effet, en multipliant les exercices, nous ne faisons en quelque sorte que de magnifier des qualités de sportifs ! Tout du contraire, il s'agit d'un abandon complet à l’œuvre de la grâce qui est à l’œuvre en nous depuis notre baptême.

L'effort à fournir est donc d'abord un "effort de confiance" qui consiste dans un abandon complet à l’œuvre de la grâce. Somme toute, il nous faut nous laisser "revêtir" par le Christ. D'où le rappel de ce magnifique chant qui nous vient de nos frères orthodoxes :


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
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Renaissance et nom nouveau

Message non lupar etienne lorant » mer. 04 janv. 2017, 18:08

Première lettre de saint Jean 3,7-10.
Petits enfants, que nul ne vous égare: celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste; celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté. Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui: il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,35-42.
En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu.» Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.


Cy Aelf, Paris

Naître de Dieu, voici bien ce qui se produit, instantanément pour les hommes et les femmes qui se convertissent. Ils ne changent pas d'apparence et il n'est pas nécessaire de porter un habit distinctif - mais c'est bien le Christ qu'ils ont revêtu par dessus la nature humaine. Si les moines portent des habits particuliers, si les prêtres revêtent des vêtements liturgique avant de dire la messe, ce n'est pas pour se faire reconnaitre  des fidèles, mais c'est afin de manifester cette subtile transformation de l'être.

Si les religieuses et les religieux fêtent leurs prises d'habit, ce n'est pas le vêtement qu'ils fêtent, mais c'est qu'à partir de ce moment ils doivent vivre constamment, d'heure en heure, de jour en jour, en manifestant l'amour de Dieu.  Nombreux sont les saintes et les saints  qui ont été exposés à de grandes souffrances avant le jour de cette cérémonie de la prise d'habit. Ce n'était certes leur corps qui résistait, mais ils s'étaient trouvé toutes sortes de bonnes raisons de renoncer et de quitter leur ordre. Des raisons humaines, logiques, mais des raisons suggérées par le démon !  Ils ont donc dû lutter pour capituler de toute les raisons et la logique humaines.

Les frères et les sœurs en religion reçoivent enfin leur nouveau nom, qu'ils auront à porter dignement et en portant du fruit. C'est bien cette mutation de l'être qui est manifestée, dans l’Évangile, lorsque Jésus change le nom de Simon, fils de Jean, en Képhas, qui signifie Pierre.

C'est peut-être anecdotique mais, pour ma part, je peux témoigner qu'ayant été baptisé sous le double prénom de "Bruno Étienne", c'est lors de ma conversion d'août 1985, que j'ai commencé d'employer souvent le nom d’Étienne, tout en fêtant aussi saint Bruno. Je crois  d'ailleurs que les pseudonymes choisis par les membres d'un forum - quel qu'il soit - reflètent souvent un élément quelconque de leur personnalité. Mais il ne s'agit ici que de simple psychologie.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La vérité ne supporte pas le mensonge

Message non lupar etienne lorant » jeu. 05 janv. 2017, 11:21

Férie du temps de Noël (5 janv.)

Première lettre de saint Jean 3,11-21.
Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité. Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous apaiserons notre cœur; car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,43-51.
En ce temps-là, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. » Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua: « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël !» Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »


Après s'être retiré sous un figuier, Nathanaël avait choisi de dire la vérité, même si cette vérité serait déplaisante à entendre. Nous ne savons pas de quelle affaire il s'agissait, mais nous savons qu'il en était ressorti bien décidé à dire la vérité telle quelle, car sa conscience n'aurait pas supporté ce que nous appelons un "pieux mensonge" - un pieux mensonge à un proche finit toujours par éclater et causer des déchirures plus graves encore du fait qu'on a masqué la vérité.

Toujours dire la vérité et vivre dans la vérité, quoi qu'il en coûte, c'est bien ce que conseille saint Jean dans son épître. Il s'agit du même thème que celui abordé dans l’Évangile. Il faut dire la vérité, quoi qu'il puisse nous en coûter.

Notre prêtre nous a cité le cas très commun d'une personne décédée dont la mort avait été cachée à sa plus proche parente ... dans l'intention a priori "honorable" de ne pas lui causer de peine. Évidemment, il s'est trouvé une tierce personne pour venir réconforter la veuve qui croyait à un séjour de travail de travail en en pays lointain et qu'on ne savait pas bien contacter. Ce "pieux mensonge" a mal fini, le jour ou s'est présentée une tierce personne, une amie d'enfance qui avait découpé le faire-part de décès et l'a montré. Il n'y a vraiment pas de mensonge qui vaille !

Du reste, tel est le rôle des anges : ils ne cessent de monter et descendre afin de transmettre leurs message. Dans l’Évangile de ce jour, Jésus dévoile que les anges ne cessent d'informer le Seigneur, de lui présenter nos demandes, nos besoins, nos prières - nous sommes donc bien veillés - mais à nous de ne pas décevoir et nuire à autrui en leur cachant des vérités. Dissimuler des vérités, cela peut induire nos proches à devenir menteurs, eux aussi...

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Nombreux qui témoignent du Christ

Message non lupar etienne lorant » ven. 06 janv. 2017, 11:11

Férie du temps de Noël (6 janv.)

Première lettre de saint Jean 5,5-13.
Bien-aimés, qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?  C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang: non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité.

En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un. Nous acceptons bien le témoignage des hommes; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils. Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu'il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils. Et ce témoignage, le voici: Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils possède la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie. Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 3,23-38.
Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, fils d’Éli, fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph .... fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

© AELF, Paris

Il existe deux généalogies de Jésus dans le nouveau Testament, lesquelles divergent selon le dessein conçu par leurs auteurs. Je ne désire pas reprendre ici tous les arguments en faveur de cette généalogie, d'autant qu'il en existe une seconde qui mériterait aussi une longue analyse, tout comme la première.  

Que l'Esprit témoigne en faveur de Jésus, c'est ce que rapporte l’Évangile selon saint Matthieu à l'occasion du baptême de Jésus dans
dans le Jourdain :

- Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.  Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »  (Saint Matthieu chapitre 3)

- Que l'eau et le sang témoignent de Jésus, c'est ce qui s'est produit lorsque, voulant s'assurer que Jésus était bien mort sur la croix, le soldat Longinus lui perça le cœur. Il en jaillit de l'eau et du sang.  A ce propos, on lira avec intérêt le témoignage du Pape François :

Le geste du soldat Longinus

Les témoignages existent bel et bien, ils sont nombreux et divers, mais celles et ceux qui se convertissent peuvent tout aussi bien témoigner du Christ. Et s'il y a contradiction en ce monde, je peux dire que moi aussi, j'ai témoigné du Christ au prix de la perte de la plupart de mes amitiés - mais même cela m'a conforté dans l'amour de la Vérité.

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Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar etienne lorant » lun. 09 janv. 2017, 18:42

Livre d'Isaïe 42,1-4.6-7.
Ainsi parle le Seigneur : «Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois.»« Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations: tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »

Psaume 29(28),1-2.3ac-4.3b.9c-10.
La voix du Seigneur domine les eaux,
le Seigneur domine la masse des eaux.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 3,13-17.
Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait: « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

Cy Aelf, Paris

Pour les juifs, l'eau est, comme pour nous, un bien indispensable à la vie, mais aussi: un élément incontrôlable. Nul ne peut se passer d'eau, puisque notre organisme a besoin de la renouveler constamment - certains seraient étonnés de d'apprendre que nous sommes constitués à 90 pour cent par de l'eau ! C'est la raison pour laquelle les hommes qui s'imaginent pouvoir s'immoler par le feu ... n'ont pas choisi le moyen le plus rapide !

En Israël, du temps de Jésus, tous se souviennent que le peuple est sorti Égypte en traversant la mer à pieds secs,tandis que les chars de pharaon y furent engloutis. Mais ils se souviennent également du déluge, car cette eau, indispensable à la vie, peut se muer d'un instant à l'autre en puissance dévastatrice. Indispensable mais potentiellement dangereuse, l'eau est donc un élément ambivalent : indispensable à la vie courante, il peut, tout comme le feu, devenir un destructeur aveugle et sans pitié.

Cette ambivalence est bien présente au Jourdain, là où Jean baptise : le Jourdain, lui aussi peut se montrer capricieux. Dans ce contexte, que peut signifier la parole de Jésus adressée à Jean - lequel proteste : "C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi !" Car, bien sûr, il ne peut s'imaginer qu'à cet instant le Seigneur va prendre sur Lui tous les péchés que les autres y ont laissés ! Tel est le mystère du baptême de Jésus - qui le conduira, tout à la fin, à la tentation finale au Jardin des Oliviers...


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Jésus oeuvre toujours dans le secret des coeurs

Message non lupar etienne lorant » mer. 11 janv. 2017, 17:46

Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 2,14-18.
Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition: ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,29-39.
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche.» Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

L’Évangile de ce jour nous montre Jésus à l’œuvre, une œuvre qu'il poursuit sans fin parmi les hommes afin de les délivrer de tout mal. Non pas seulement le mal qui atteint les corps mais aussi ceux qui touchent le cœur et l'âme. Et cette œuvre de salut, d'abord destinée à la descendance d'Abraham s'est étendue à tous les hommes, de toutes les générations.

Je voudrais rapporter ici la petite œuvre accomplie par un ami, lorsqu'il s'est efforcé - avec succès - de convaincre les parents d'une jeune fille de la laisser suivre une année de formation d’institutrice, alors même qu'on l'avait destinée à un travail à la chaîne dans l'usine où son père était contremaître. Je ne saurais dire comment cet ami s'y est pris, mais c'est un fait que cette jeune fille a très bien réussi dans ce nouveau travail.

Cette histoire n'est peut-être qu'anecdotique, mais c'est, tout simplement, du fait qu'il n'existe pas de journaux pour publier de bonnes nouvelles - tandis que les mauvaises nouvelles demeurent les plus répandues. N'est-ce pas du fait que le bien, au contraire du mal, ne fait jamais de publicité ?

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Guérison d'un lépreux

Message non lupar etienne lorant » jeu. 12 janv. 2017, 18:01

Le jeudi de la 1re semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 3,7-14.
Frères, veillez à ce que personne d’entre vous n’ait un cœur mauvais que le manque de foi sépare du Dieu vivant. Au contraire, encouragez-vous les uns les autres jour après jour, aussi longtemps que retentit l’« aujourd’hui » de ce psaume, afin que personne parmi vous ne s’endurcisse en se laissant tromper par le péché. Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, si du moins nous maintenons fermement, jusqu'à la fin, notre engagement premier.

Psaume 95(94),6-7abc.7d-9.10-11.
Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1,40-45.
En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié.» À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi: cela sera pour les gens un témoignage.» Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui
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La désobéissance du peuple d'Israël leur aura valu d'errer quarante ans dans le désert, de se donner des rois afin d'être "comme les autres peuples", de mener des guerres sanguinaires, de voir leur temple détruit, de connaître l'exil à Babylone... et toutes ces mésaventures leur sont survenues du fait d'avoir voulu "humaniser" Dieu et lui rendre un culte du "donnant-donnant"...

Et lorsque Jésus paraît toutes ses actions sont examinées sous le même mode. Dans l’Évangile de ce jour, c'est d'ailleurs Jésus qui ordonne au lépreux de se conformer aux règles prescrites dans un tel cas. Mais tout en lui conseillant d'agir selon les règles établies, Jésus sait très bien que l'homme guéri, dans sa joie, ira se montrera à d'abord au membres de sa famille - quelle extraordinaire surprise !

Jésus savait très bien que, dans sa joie, l'homme irait courir de maison en maison pour témoigner de Jésus et de sa guérison. Et en définitive, ce sont les règles instituées qui devront céder le pas à une religion déchargée du fardeau de multiples règles qui contredisent la joie et le bonheur d'une foi d'abandon total dans le Seigneur.

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