J’ai sauté au plafond lorsque je vous ai lu sur le fil philosophie, existence de Dieu :
Ne comptez pas sur moi, ni, je l’espère, les femmes qui, je vous le rappelle composent la moitié de la population du globe.:ranting:Contrairement aux chrétiens, les musulmans subissent des discriminations légales en France (l’interdiction de la polygamie, celle du port du foulard, etc.), qu’il faudra bien abolir...)
Revenons brièvement sur la place de la femme en Europe. Le sujet est vaste et je vais me contenter d’un bref survol, avant d’aborder la raison pour laquelle, non Monsieur, il n’est pas question de se pousser pour faire de la place à ça.
Il faut comprendre que l'Européenne n’a pas aujourd’hui réellement de modèle. Elle est face à son destin, peut-être pour la première fois de l’histoire. Avec l’instruction, elle s’est émancipée du carcan socioculturel et familial, mais vit encore dans une société profondément masculine, où, malgré tout, elle a décidé de concilier travail et famille. Une situation difficile. L’époque en est une de transition où la femme tente d’affirmer sa place et, en règle générale, la génération de la transition paie toujours le plus lourd tribut. Cafouillages sur cafouillages. Le taux de divorce y a été astronomique, la démission parentale évidente et la baisse des naissances effarante. Le prix à payer.
Toutefois, elle a fait des avancées que je ne vais pas reprendre par le menu, car je vais aller directement à ce qui pourrait être à l’origine d’une certaine mésentente entre les sexes, le corps de la femme, puisqu’il semble que la question n’est pas encore tout à fait bien comprise. Il est bon d’aller examiner ou de réexaminer les motivations profondes qui font du corps féminin un objet d’obsession. Mais il faut que l’on retienne ceci : qu’on le couvre à l’excès – à l’instar des cultures islamiques – ou qu’on le découvre tout aussi à l’excès, ces deux réactions sont au final le revers de la même pièce : l’obsession du corps de la femme. Est-ce parce que ce corps porte le « précieux » cargo génétique de l’homme? Qu’il donne la vie à partir de ce « précieux » patrimoine génétique? (Je vous renvoie à l’AT et ce lancinant leitmotiv de la Génèse – Untel, fils de, qui est fils de, qui lui est fils de, etc.) Car il est bien évident que la femme n’a pas ce souci puisque son patrimoine génétique est forcément transmis. Et est-ce cela qui expliquerait la différence fondamentale dans le comportement sexuel de l’homme et de la femme? Tout ceci n’est pas une découverte, mais décidément, il faut le répéter, l’obsession obscure :twisted: de la continuité filiale donne de bien curieux résultats, tant ils sont divers et opposés.
On peut se demander si la manière de placarder le corps féminin à tout va dans nos pays est normal. Il est certain qu’il existe des problèmes de société bien plus grave, mais cela donne de la femme une piètre image au moment où elle cherche à s’émanciper du carcan socioculturel et familial. Est-ce le prix que la société lui extorque pour s’être émancipée? Il ne faut pas se leurrer. Les femmes ont encore une place à conquérir. En Europe, la lutte est engagée et la partie n’est pas encore gagnée. D’ailleurs, il faut croire que la bataille est rude, vu les résultats.
Si l’on accorde que l’obsession relève de ce que l’on ne maîtrise pas, de ce qui « accapare le champ de la conscience », il faut admettre que la femme a été au centre de l’obsession masculine à travers les âges, ce qu’il faut maîtriser. Il est bon de s’arrêter un peu plus sur la place de la femme dans les sociétés de culture islamique, tant ce type de société semble réunir tous les éléments obsessionnels de ce qui peut garantir l’exclusivité de la descendance masculine. Si l’on admet que la motivation inconsciente de l’homme, lorsqu’il cherche à s’accoupler, est de « garantir » l’exclusivité de sa filiation dans un sens particulièrement profond, c’est-à-dire la persistance de son patrimoine génétique, le comportement qui prévaut dans les cultures islamiques réunit à lui seul tous les archaïsmes du genre. Examinons-les encore une fois :
- La polygamie semble être l’une des obsessions les plus archaïques (remonte à l’aube des temps) et si le harem se porte un peu moins bien aujourd’hui, la polygamie reste pratique courante et, dans de nombreux cas, officielle.
- La répudiation de l’épouse (la femme apparaît tout au plus une façon quelconque d’assurer la filiation masculine) est aussi pratique courante dans les pays de culture islamique et, tout à fait symptomatique de leur motivation obscure,:twisted: les enfants sont repris à la mère.
- La coercition y apparaît grave : les femmes se dissimulent entièrement aux regards masculins sous de lourds vêtements, l’époux ayant la prérogative exclusive du regard sur le corps de l’épouse. Elles portent par toutes les chaleurs des couches de vêtements qui, chez les Européennes, apparaissent comme un véritable châtiment. N’est-ce pas aller trop loin? Est-ce à dire que les cultures islamiques cherchent (encore) à contrôler entièrement la femme, pour une question obscure, là où l’Européen y a renoncé, réalisant peut-être l’injustice mais, surtout, l’impossibilité de maintenir éternellement une injustice. C’est possible. Toutefois, il serait difficile à l’heure actuelle de connaître exactement la part que joue la culture islamique dans ce traitement des femmes et la part d’inné (ce démon!), :twisted: l’un confortant l’autre, sans doute, car ce comportement obscur chez l’homme, cette volonté de contrôler la femme, est universel et antédiluvien, force est de le constater.
- La violence envers les femmes. Si la violence domestique, conjugale, existe en Europe, elle est désormais condamnée sans ambiguïté dans la loi et par la société dans son ensemble. Mais les pays de culture islamique demeurent coutumiers du fait. La violence envers les femmes semble ancrée dans les mœurs.
- Nous savons que dans l’histoire, la femme a été traitée très souvent comme une mineure, que sa virginité était hautement valorisée au point que la victime d’un viol en était tenue pour responsable. Dans les cultures islamiques, cette obsession de la virginité revêt un aspect particulièrement inquiétant. En effet, il faut souligner que les pays de culture islamique autorisent très souvent le mariage de ce que dans la plupart des pays, nous considérons des fillettes. Car en effet, qui peut mieux incarner la virginité que l’enfant? L’enfant est l’innocence absolue, la virginité, cette virginité nécessaire à l’homme pour garantir l’exclusivité de sa filiation.
- De plus, la coutume des pays de culture islamique voulant que la femme se rase le pubis semble là encore établir un lien entre l’enfance et le sexe, une notion absolument répulsive.
- Il est à souligner que le poil semble y être l’apanage masculin par excellence. Dans certains pays de culture islamique, profession barbier est tout simplement dangereux. Ce qui est troublant est que le poil est aussi l’apanage de la plupart des animaux. Tout cela laisse songeur. Profondément songeur, sur cette part d’obscurité qui recouvre comme une chape de plomb les pays de culture islamique.
- Et que dire de la sodomie si répandue dans les pays de culture islamique. Simplement qu’il y a peu d’animaux qui s’accouplent face à face.
- L’excision des fillettes (ablation du clitoris), une opération qui se pratique souvent sans la moindre hygiène. Existe-t-il une surenchère d’imbécillité au royaume de l’obscurité pour s’attaquer à l’innocence même de manière si cruelle? Ainsi, il ne suffit plus de forcer au mariage des fillettes, certains pays de culture islamique voient dans le sexe de l’enfant autre chose qu’un organe pour évacuer l’urine. L’esprit abdique.
- L’infibulation ou les « femmes cousues » (l’organe féminin est cousu). L’obsession de la virginité encore, mais là il n’est pas question de pédophilie, mais de déposséder la femme de son propre corps. Cette dépossession est l’injustice fondamentale faite à la femme; il y en a d’autres, mais celle-ci est fondamentale, car de celle-ci dérivent toutes les autres.
Je m’arrête ici, mais je veux insister sur un point : En dépit de ma démonstration, veuillez noter que je ne fais pas ici le procès des pays de culture islamique et encore moins de la religion musulmane que je ne mentionne pas une seule fois. Je tente simplement de démontrer un aspect universel qui ne fait pas l’affaire de la gente féminine ni, tout compte fait, du genre humain. Je ne parle pas non plus de la complaisance des femmes à travers l’histoire. La raison devrait en être évidente. Tout cela ne m’intéresse pas et je n’en discuterai pas. Je ne discuterai pas non plus de la question complexe du déclin démographique. Je me contente de défendre l’acquis et de dire qu’il est encore fragile – nous sommes encore en transition après des siècles d’obscurantisme sur le statut de la femme – sans en plus ouvrir la porte à une foultitude de comportements archaïques qui pourraient nous déborder, car l'origine en est universelle.
Certes, il est des survivances de ces comportements en Europe, sans aucun doute puisque nous parlons de l’universel (regardez les journaux). Mais si l’on fait la liste de tous ces archaïsmes, on peut se demander à quelle page en sont les cultures islamiques. Et vous voudriez, Christian, que tout cela débarque chez nous. Par pitié!
Votre appui, c’est à nous les femmes qu’il faut le donner. Vous nous le devez. Elle est là, la vraie justice sociale. Nos aïeules ont aussi bâti ces pays que je sache.


