Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifester

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PriereUniverselle » ven. 20 mai 2011, 4:21

Je préfère nettement cette réponse que vous faites, et je vous en remercie. Si vous aviez pris la peine de lire depuis le début mes interventions ici sur le sujet de l'avortement, vous auriez appris que je ne suis pas pour l'avortement, et je n'ai jamais proposé cette alternative à une jeune fille ou jeune femme. Je pratique la religion Catholique Romaine. Par contre je comprends le cheminement qui les a conduites à cette alternative, parce que j'ai parlé avec elles et qu'elles ont accepté de se confier et dire leur détresse. Concernant l'éducation et valeur de moralité à transmettre, je suis entièrement d'accord avec vous. L'enfant à naître, même handicapé je ne l'oublie pas. Je recherche les solutions à apporter à ces jeunes filles et jeunes femmes autres que l'abandon de l'enfant à la naissance pour le faire adopter, ou bien l'avortement. Je recherche le moyen qu'elles puissent se prendre en charge, sans peur, pour devenir malgré toutes les difficultés rencontrées, et parfois toute seule, des Mamans.

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Anne
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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par Anne » ven. 20 mai 2011, 4:38

Si vous aviez lu tout le fil, vous m'auriez dit que je radotais en écrivant ce j'ai écris plus haut... :rire:

Et où ai-je dit que vous étiez pro-avortement ? :incertain:
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PriereUniverselle » ven. 20 mai 2011, 4:56

AnneT a écrit :Si vous aviez lu tout le fil, vous m'auriez dit que je radotais en écrivant ce j'ai écris plus haut... :rire:

Et où ai-je dit que vous étiez pro-avortement ? :incertain:
Relisez vous ! voilà votre phrase : ce n'est pas en défendant le soi-disant droit à l'avortement que les choses s'arrangeront, que les femmes seront plus heureuses et qu'il y aura une continuité à notre société.

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PriereUniverselle » ven. 20 mai 2011, 5:05

vous dites également : Il est aussi intéressant de réfléchir sur le point suivant: combien d'entre nous (du moins les plus âgés, ceux dont les mères sont de la génération pré-pilule, celles qui sont de la génération où l'idée de refuser une grossesse ne leur aurait seulement pas effleuré l'ombre d'un iota l'esprit...). Elles ont porté leurs enfants à terme, la plupart les ont aimés et ont été aimées en retour. Et pourtant, combien d'entre nous avons été fermement "désirés".

Ce n'est pas la loi Veil qui a introduit l'avortement en France ! L'avortement a toujours existé en France, et dans les mêmes proportions, mais avec des taux de mortalité violents pour les jeunes filles et femmes. La Loi Veil n'a fait que réduire à zéro la mortalité des jeunes femmes qui se faisaient avorté au péril de leur vie dans des conditions épouvantables.

C'est pour cette raison qu'une société plus humaine, doit trouver les réponse à apporter à ces 270.000 femmes qui refusent de porter leur grossesse à terme. Donner la chance à une voie féminine de pouvoir s'exprimer dans toute sa dimension et rôle de mère.

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PriereUniverselle » ven. 20 mai 2011, 5:08

C'est cela le véritable Droit à la Vie !

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par cath1250 » ven. 20 mai 2011, 6:17

stephlorant a écrit :
cath1250 a écrit : Dès cette acceptation, le bébé a changé de positiion dans son ventre, et son aspect physique s'est modifié. Elle était bien une femme enceinte, qui a accouché d'un bébé maintenant bien accepté. Quid de cette problématique pour une jeune fille, une dame isolée, sans aucun soutien?
Je vais passer pour un idiot mais cette dame avait-elle au moins conscience que dans nos pays hyper-développés et de "libération" de la femme, il existe des solutions pour éviter de risquer de devenir mère (ou de tomber malade) lors de chaque accouplement ? Plus sérieusement, je me demande dans quelle mesure l'aspect psychologique de l'hyper-consommation-de-tout, peut conduire à cette 'maladie' du déni de grossesse...
Ce n'est pas idiot du tout comme questionnement. Je ne croyais pas cela possible non . C'est une dame qui prenait la pilule et ce n'est pas infaillible. Et comme dit, elle ne s'est aperçue qu'elle était enceinte que bien tardivement. Mon amie qui travaille dans ce milieu hospitalier n'y croyait pas non plus jusqu'au jour où elle a rencontré un cas... mais c'est un cas qui s'est bien terminé. il y a bien des choses qu'on ne connait pas sur le fonctionnement de notre cerveau, voire de notre esprit.
Quand je parlerais les langues des hommes et celles des anges, si je n'ai pas l'amour je ne suis qu'une pièce de bronze qui résonne, qu'une cymbale qui retentit...
...L'amour est patient ; l'amour est plein de bonté. L'amour n'est point envieux ; il n'est pas présomptueux, il ne s'enfle pas d'orgueil. Il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'aigrit pas ; il ne soupçonne point le mal. Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il met sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout....

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PriereUniverselle » ven. 20 mai 2011, 11:18

cath1250 a écrit :
stephlorant a écrit : Je vais passer pour un idiot mais cette dame avait-elle au moins conscience que dans nos pays hyper-développés et de "libération" de la femme, il existe des solutions pour éviter de risquer de devenir mère (ou de tomber malade) lors de chaque accouplement ? Plus sérieusement, je me demande dans quelle mesure l'aspect psychologique de l'hyper-consommation-de-tout, peut conduire à cette 'maladie' du déni de grossesse...
Ce n'est pas idiot du tout comme questionnement. Je ne croyais pas cela possible non . C'est une dame qui prenait la pilule et ce n'est pas infaillible. Et comme dit, elle ne s'est aperçue qu'elle était enceinte que bien tardivement. Mon amie qui travaille dans ce milieu hospitalier n'y croyait pas non plus jusqu'au jour où elle a rencontré un cas... mais c'est un cas qui s'est bien terminé. il y a bien des choses qu'on ne connait pas sur le fonctionnement de notre cerveau, voire de notre esprit.
C'est vrai que lorsque le projet d'enfant n'est pas mûr dans leur relation, et leur tête, le stress est au maximum, et la peur panique les prend. Toutes les difficultés qui s'en suivent sont amplifiées. Ce groupe souffre de dépression de grossesse. Pour certaines d'entre elles l'embryon qu'elles portent est vécu comme un viol de leur intimité, une agression physique supplémentaire (c'est surtout chez les plus jeunes filles que l'on remarque ces cas et particulièrement dans les viols, ou incestes). Pour les jeunes femmes qui souffrent d'abandon par la pression des familles qui les poussent à l'avortement, ou des compagnons qui les quittent lorsqu'elles tombent enceintes, ou par la précarité de leur situation personnelle ou professionnelle formant le pourcentage le plus important des avortements, je crois qu'en les favorisant avec un accompagnant de vrai choix politique à la vie , encadrées par des conseillères de vie et un vrai salaire en tant que Maman pour élever dignement leur petite famille mono parentale, on pourrait résoudre cette hécatombe d'échecs chaque année.

Ne nous y trompons pas l'avortement n'est pas une sinécure, et encore moins une contraception de confort, ce sont de vrais souffrances de femmes.
D'ailleurs je viens de penser à l'instant à : On ne dit pas elle vit une grossesse dans le langage courant, ce qui serait merveilleusement réjouissant, mais : elle est tombée enceinte ! Tomber ce n'est pas se relever ! Je n'avais encore jamais fait attention à cette différence de langage.

Notre rôle c'est justement de relever ces jeunes femmes, et non les accabler par des jugements trop hâtifs. En amont, éduquer et redonner les règles de morales chrétiennes et de respect entre garçons et filles, homme et femme, époux et épouse, les renouveler durant toute la période scolaire, les engager avec signatures des deux parties devant Mr Le Maire et le Curé au moment du mariage, ou du dépôt de PACS, les confirmer par les deux parents sur le livret de respect donné à la naissance du premier enfant. Et faire signer également ce devoir de respect à toute personne étrangère venant vivre sur le territoire Français et prenant la nationalité Française.

Je crois qu'arrivé à ce stade, nous pourrons dire que la partie est bien engagée pour gagner des vies supplémentaires et non en perdre.

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PaxetBonum » ven. 20 mai 2011, 11:57

Je n'ai pas encore retrouvé les chiffres exacts pour vous démontrer que l'écrasante majorité des avortements ne concernent pas des viols
Mais j'ai déjà ce passage issu du conseil pontifical pour les laïcs :

[+] Texte masqué
Si les avortements persistent, et de façon inquiétante, en dépit de la chute de la natalité
largement au dessous du seuil de remplacement, dans des pays où les contraceptifs sont entrés
dans les mœurs depuis près de trente ans, c'est que l'avortement s'est banalisé en se plaçant dans
le prolongement de la contraception. Le fait que la plupart des avortements, dans ces pays
développés, se voient aujourd'hui chez des femmes qui utilisent régulièrement un moyen
contraceptif prouve qu'il n'y a pas opposition entre les deux, mais coexistence, et même
continuité. On a désormais recours à l'avortement comme à un moyen de contraception
"extraordinaire" lorsque le premier moyen, "ordinaire", a failli
. C'est la même femme, avec la
même mentalité contraceptive, qui pratiquera un jour la contraception chimique et le lendemain
l'avortement. En Californie, 40% des 300.000 à 500.000 avortements annuels se font à la suite
d'échecs de la contraception
.
Et en Europe ?
Prenons un exemple précis et bien documenté: celui de la situation française de l'avortement. Le
nombre des "interruptions volontaires de grossesse" n'a, en vingt ans, que très peu diminué en
France, passant de 250.000 par an en 1976 (immédiatement après la libéralisation de
l'avortement) à 220.000 par an en 1994, l'essentiel de la diminution ayant été observé entre 1981
et 1988. Or, entre 18 et 49 ans, près de 70% des femmes françaises utilisent un moyen
contraceptif. De façon schématique, les personnes ayant recours à l'avortement se répartissent
selon deux catégories: les unes, qui n'optent pour un avortement qu'en "ultime recours", une fois
dans leur vie, et dont le nombre a effectivement diminué par suite d'une pratique de
contraception rigoureuse; les autres, qui pratiquent des avortements à répétition, n'y voyant
qu'"un moyen parmi d'autres de prévention des naissances", et dont le nombre est responsable
du plateau actuel de la courbe d'évolution du nombre des avortements
. En 1976 8% des femmes
venues avorter avaient déjà eu antérieurement un avortement; en 1991 elles sont 24%; entre ces
deux chiffres, l'accroissement a été parfaitement linéaire.
Mme Blayo, de l'Institut national
d'Etudes Démographiques, interrogée à ce sujet, a déclaré: "Le nombre des interventions
diminue, mais cette diminution est lente; cette lenteur inquiète ceux qui pensaient que la
diffusion de méthodes contraceptives médicalisées très efficaces aurait rapidement raison du
phénomène". Et la même personne d'ajouter: "Dans une société malthusienne qui exerce une
pression sociale très forte à ne pas concevoir, une grossesse refusée n'est pas forcément le fruit
d'une conception involontaire... Inciter les couples à une maîtrise toujours plus grande de leur
reproduction a évidemment pour effet de les déterminer à ne pas accepter les échecs". En clair,
l'accent mis sur la contraception aboutit finalement à faire encore davantage refuser l'enfant
lorsque celui-ci ose se présenter sans y avoir été invité. La mentalité contraceptive ne serait donc
pas si éloignée de la mortalité abortive.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

St François d'Assise

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PriereUniverselle » ven. 20 mai 2011, 13:29

PaxetBonum a écrit :Je n'ai pas encore retrouvé les chiffres exacts pour vous démontrer que l'écrasante majorité des avortements ne concernent pas des viols
Mais j'ai déjà ce passage issu du conseil pontifical pour les laïcs :

[+] Texte masqué
Si les avortements persistent, et de façon inquiétante, en dépit de la chute de la natalité
largement au dessous du seuil de remplacement, dans des pays où les contraceptifs sont entrés
dans les mœurs depuis près de trente ans, c'est que l'avortement s'est banalisé en se plaçant dans
le prolongement de la contraception. Le fait que la plupart des avortements, dans ces pays
développés, se voient aujourd'hui chez des femmes qui utilisent régulièrement un moyen
contraceptif prouve qu'il n'y a pas opposition entre les deux, mais coexistence, et même
continuité. On a désormais recours à l'avortement comme à un moyen de contraception
"extraordinaire" lorsque le premier moyen, "ordinaire", a failli
. C'est la même femme, avec la
même mentalité contraceptive, qui pratiquera un jour la contraception chimique et le lendemain
l'avortement. En Californie, 40% des 300.000 à 500.000 avortements annuels se font à la suite
d'échecs de la contraception
.
Et en Europe ?
Prenons un exemple précis et bien documenté: celui de la situation française de l'avortement. Le
nombre des "interruptions volontaires de grossesse" n'a, en vingt ans, que très peu diminué en
France, passant de 250.000 par an en 1976 (immédiatement après la libéralisation de
l'avortement) à 220.000 par an en 1994, l'essentiel de la diminution ayant été observé entre 1981
et 1988. Or, entre 18 et 49 ans, près de 70% des femmes françaises utilisent un moyen
contraceptif. De façon schématique, les personnes ayant recours à l'avortement se répartissent
selon deux catégories: les unes, qui n'optent pour un avortement qu'en "ultime recours", une fois
dans leur vie, et dont le nombre a effectivement diminué par suite d'une pratique de
contraception rigoureuse; les autres, qui pratiquent des avortements à répétition, n'y voyant
qu'"un moyen parmi d'autres de prévention des naissances", et dont le nombre est responsable
du plateau actuel de la courbe d'évolution du nombre des avortements
. En 1976 8% des femmes
venues avorter avaient déjà eu antérieurement un avortement; en 1991 elles sont 24%; entre ces
deux chiffres, l'accroissement a été parfaitement linéaire.
Mme Blayo, de l'Institut national
d'Etudes Démographiques, interrogée à ce sujet, a déclaré: "Le nombre des interventions
diminue, mais cette diminution est lente; cette lenteur inquiète ceux qui pensaient que la
diffusion de méthodes contraceptives médicalisées très efficaces aurait rapidement raison du
phénomène". Et la même personne d'ajouter: "Dans une société malthusienne qui exerce une
pression sociale très forte à ne pas concevoir, une grossesse refusée n'est pas forcément le fruit
d'une conception involontaire... Inciter les couples à une maîtrise toujours plus grande de leur
reproduction a évidemment pour effet de les déterminer à ne pas accepter les échecs". En clair,
l'accent mis sur la contraception aboutit finalement à faire encore davantage refuser l'enfant
lorsque celui-ci ose se présenter sans y avoir été invité. La mentalité contraceptive ne serait donc
pas si éloignée de la mortalité abortive.


Bonjour PaxetBonum !


Je vous remercie pour vos recherches sur le sujet, et apporter votre vision personnelle sur ce débat.

je cite le texte que vous apportez au débat :.




"Dans une société malthusienne qui exerce une pression sociale très forte à ne pas concevoir.

On a désormais recours à l'avortement comme à un moyen de contraception
"extraordinaire" lorsque le premier moyen, "ordinaire", a failli
. C'est la même femme, avec la
même mentalité contraceptive, qui pratiquera un jour la contraception chimique et le lendemain
l'avortement. En Californie, 40% des 300.000 à 500.000 avortements annuels se font à la suite
d'échecs de la contraception"
.

"les autres, qui pratiquent des avortements à répétition, n'y voyant
qu'un moyen parmi d'autres de prévention des naissances", et dont le nombre est responsable
du plateau actuel de la courbe d'évolution du nombre des avortements
[/b]. En 1976 8% des femmes
venues avorter avaient déjà eu antérieurement un avortement; en 1991 elles sont 24%; entre ces
deux chiffres, l'accroissement a été parfaitement linéaire".




Croyez vous sincèrement que cela suffise à expliquer les 270.000 avortements ? Vous prenez les femmes pour des idiotes ou sans cervelle, c'est pas possible !

Quelles sont les vraies raisons qui les poussent à refuser d'aboutir à leur maternité ? Pourquoi ce refus d'être Maman, alors que leur corps l'a accepté puisqu'elles sont enceintes ?

C'est à la source de ce déni de projet maternel qu'il faut aller, pour comprendre le raisonnement induisant le choix et toutes les pressions qui pèsent sur elles, de ne pas suivre les règles de morales du respect des corps et ne pas chercher sérieusement une contraception, et de se punir en définitive en avortant. Il y a tout un processus et un engrenage qui s'enclenchent pour arriver à la phase finale du choix d'un avortement. Car en définitive, qui supporte cette tragédie dans sa chair , son cœur, et son esprit en toute conscience ? Qui paye les pots cassés à vie ? L'Avortement est un deuil à faire ! C'est aussi pour cette raison que beaucoup craque ensuite et sont en dépression. L'Avortement est une souffrance intime effroyable, et solitaire qui fait nier avec violence sa féminité à une femme. C'est l'échec absolu et personnel. C'est ce que j'ai retiré de toutes les discussions avec celles qui avaient subi un avortement.

Le constat maintenant sur notre Société Française, c'est que celle-ci n'a pas résolu le problème de fond, et qu'elle ne veut pas aller plus loin, que le fait de garder en bonne santé une femme.

Collectivement nous sommes tous responsables de ces 270.000 femmes par an en détresse.

Sur 10 ans cela fait 2.700.000 femmes. C'est un problème de Société !

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par ti'hamo » ven. 20 mai 2011, 14:08

@priere universelle
. Vous avez encore une fois complètement inventé des idées abjectes et des insultes de la part de vos interlocuteurs, qui n'ont jamais tenu les propos dont vous les accusez : c'est totalement malhonnête de votre part, donc merci d'arrêter. Ce n'est pas comme cela qu'on discute et qu'on réfléchit, ce n'est même pas comme cela qu'on se comporte en société.


Vous seriez bien inspirée d'ouvrir sur ce forum un sujet sur le machisme et le féminisme dans la société européenne actuelle, et d'écouter ce que les autres ont à vous en dire, en arrêtant de croire que vous avez, vous, forcément tout vu et tout compris.

Je répète ici ma remarque à ce sujet, à laquelle vous n'avez, bizarrement, absolument rien répondu, alors que vous ne vous êtes pas privé de poster abondamment pour inventer des pensées et des idées abjectes à vos interlocuteur :
. Vous expliquez vous-même que vous parlez là de cas rencontrés dans un cadre bien précis : des femmes abandonnées par leur compagnon et qui viennent exprimer leur détresse.
Vous expliquez donc vous-même, mais sans vous en rendre compte, que vous ne décrivez pas la situation de l'avortement d'une manière générale en France, mais seulement ces situations là ; vous avez affaire aux femmes abandonnées et en détresse, aussi vous ne voyez que des femmes abandonnées et en détresse ; c'est logique ;
Mais ça ne change rien, strictement rien, à l'existence de tout le reste de la société, et de son égoïsme vis-à-vis de l'enfant, hommes et femmes confondus.

En nous expliquant dans quel cadre vous avez développé vos idées, vous montrez bien que votre représentation de la société à partir de ces cas est partielle, partiale, et biaisée ;

Maintenant attention lisez bien ce qui suit, pour éviter d'aller encore raconter n'importe quoi au sujet de vos interlocuteurs :
. ça ne veut pas dire que ces cas n'existe pas,
. ça ne veut pas dire qu'ils sont rares,
. nous savons que ces cas existent,
. nous le savions avant que vous nous en parliez,
. c'est justement ce genre de cas qui fait que nous n'appelons pas l'avortement un "choix",
. c'est justement pourquoi nous estimons qu'effectivement les solutions contre l'avortement doivent passer par une politique familiale digne de ce nom (= aides aux mères, enfants, éducation...)

...Donc comme vous le voyez nous sommes en fait d'accord sur tout, sauf...


...sauf vos extrapolations sur les hommes qui sont tous méchants et les femmes qui sont toutes innocentes sauf 0,97% d'entre elles (là, c'est moi qui vous demanderai de quelle planète vous venez, car il faudrait inciter les femmes de cette planète à venir s'installer chez nous),
...sauf votre idée que tout le mal dans le monde vient des hommes forcément mauvais qui tous n'ont qu'une idée en tête, faire du mal aux femmes, toutes innocentes...

C'est cela sur lequel nous ne sommes pas d'accord ; mais pas sur le reste !


...et sauf votre façon d'aller accuser vos interlocuteurs de pensées, d'idées, de propos et d'insultes que vous avez imaginés conformément à l'image des hommes que vous voulez absolument vous mettre en tête. Voyez un peu : au lieu de lire ce qu'on vous écrit, vous partez toute seule à inventer ce que, sûrement, d'après vous, vos interlocuteurs pensent, disent, et font,
cela uniquement parce qu'à vos yeux ils sont forcément animés de mauvaises intentions.


Cela porte un nom : ça s'appelle un préjugé, de l'idéologie, et un manque total de prudence, de charité, et même de la politesse la plus élémentaire.
Je suis navré mais là c'est quasiment pathologique si c'est involontaire de votre part.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par ti'hamo » ven. 20 mai 2011, 14:24

@aroll
(et priere universelle, mais alors lisez et ne vous mettez pas tout de suite à m'accuser de diriger un complot mondial contre les femmes par vengeance contre ma voisine - vous avez de l'imagination, c'est bien, mais ça sert pour écrire des romans ou réaliser des films, pas pour tenir une discussion sensée)

. En fait nous ne parlions pas tout à fait de la même chose :
- Si vous dites que les solutions contre l'avortement doivent d'abord passer, en pratique, par une vraie politique familiale, aides financières à l'appui,
alors nous sommes d'accord : des élus catholiques ayant un certain pouvoir, une certaine influence, devraient commencer par progressivement renverser la vapeur de cette manière, et non se précipiter sur la loi Veil pour l'abroger (ce qui ne ferait que changer quelques mots sur un bout de papier mais rien à la situation et aux mentalités);

- Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a forcément aussi un énorme changement des mentalités à opérer, sinon les moyens financiers ne seront rien (ou bien empireront même la situation sur le long terme) ;
Et que ce changement de mentalité, cette mentalité différente, cette autre façon de voir, doit précéder la réflexion sur les aides financières, doit préluder à cette politique familiale, et doit l'accompagner,
sinon on n'apportera qu'une solution purement technique à un problème qui est d'abord moral.


Dire que ce problème est d'abord un problème moral ne veut pas dire qu'on accuse toutes celles qui avortent leur enfant de commettre un meurtre en toute connaissance de cause (ce qui ne change rien au fait que ça en soit un, remarquez).

Et il y a effectivement, comme vous le soulignez, un processus différent entre ceux qui sont l'objet de ces aides, de ce soutien, et ceux qui doivent le mettre en place :
. ceux qui ont l'influence, le pouvoir, donc la responsabilité, qui mettent œuvre ces aides, prennent d'abord conscience de l'aspect moral du problème, et c'est à partir de cette prise de conscience qu'ils agissent ;
. ceux qui se débattent avec les problèmes financiers voient d'abord la solution matérielle et ensuite, plus posés, et si les précédents font bien leur travail, abordent la question morale et remettent en question leur attitude.


. Mais, donc, la solution ne peut pas être "d'abord matérielle" : elle l'est dans le sens chronologique, dans l'ordre de la mise en place - parce que c'est le plus immédiat, le plus accessible.
Mais pour une solution durable et vraie, il faut forcément, en même temps, le travail de réflexion morale.



Car si tout le monde pouvait disposer des moyens matériels d'élever ses enfants, mais était en même temps persuadé que tout enfant non prévu et non parfaitement désiré par ses parents ferait mieux de ne pas naître,
on ne s'en sortirait pas, et d'une société matériellement inégalitaire on passerait à une société de nantis égoïstes. Ce qui n'est pas mieux.

En un sens, ne parler que de solutions financières, c'est encore croire à la bonté totale naturelle et spontanée de la nature humaine, c'est être un peu rousseauiste : on partirait du principe que la majorité des gens sont prêts à tout sacrifier pour leurs enfants, à les accueillir, à les aimer, à les éduquer, et que tous ne se résignent à l'avortement que pour des questions de moyens financiers inexistants ;
de fait, ça n'est pas le cas.
L'idée la plus répandue, comme un lieu commun et quasiment un dogme, bien implantée dans les esprit, c'est qu'un enfant est d'abord le projet de ses parents, et doit être désiré pour être heureux, et ne doit pas naître s'il ne peut pas être heureux.
L'idée la plus répandue c'est un matérialisme total qui applique à l'être humain et à l'amour humain les règles du marché capitaliste.

Si on ne change pas cela, les moyens financiers ne changeront rien sur le fond.
(cela dit, il y a donc bien en effet des moyens purement matériels qui seront mis en œuvre en premier, car ce sont les plus immédiatement disponibles, ceux dont les effets sont les plus rapides,
et un travail de fond, moral, indispensable, mais qui œuvre sur le long terme et ne peut donner de fruits qu'avec beaucoup de temps : il est donc clair qu'il serait absurde d'attendre les résultats complets de ce travail de fond avant de mettre en place les solutions matérielles).
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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par ti'hamo » ven. 20 mai 2011, 14:29

...et si certains sont encore persuadés, ou veulent se persuader, que toute l'horreur de l'avortement ne trouve son origine que dans les hommes, doit tout aux hommes, n'existe que par les hommes,

ils n'ont qu'à lire "Elle", tenez.
Là, ils verront ce que donne l'équivalent féminin d'une "société machiste" : ça n'est guère plus brillant, et tout aussi favorable à l'avortement ; férocement favorable à l'avortement.

Et là, ils comprendront peut-être que l'origine du problème n'est pas "le machisme", "les hommes",
mais l'égoïsme. L'égoïsme féminin autant que le masculin. L'égoïsme et l'orgueil - le narcissisme, encouragé à tous les étages par une société purement matérialiste.

Le problème, ce n'est pas "les hommes" ni "les femmes", le problème c'est cette tendance humaine, donc masculine autant que féminine, à se regarder le nombril, à penser d'abord à soi, et à ne s'intéresser au prochain que dans la mesure où il sert nos intérêts, nous flatte, et nous valorise.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PaxetBonum » ven. 20 mai 2011, 14:37

PriereUniverselle a écrit :
Croyez vous sincèrement que cela suffise à expliquer les 270.000 avortements ?
Non, mais plus de la moitié
PriereUniverselle a écrit : Vous prenez les femmes pour des idiotes ou sans cervelle, c'est pas possible !
Non, mais le fruit de notre société post 68 décadente, comme les hommes d'ailleurs
Vous savez : 'Il est interdit d'interdire', 'libération sexuelle'…
PriereUniverselle a écrit :
C'est à la source de ce déni de projet maternel qu'il faut aller, pour comprendre le raisonnement induisant le choix (...) de ne pas chercher sérieusement une contraception, et de se punir en définitive en avortant.
Lisez ce rapport du vatican
C'est là que vous vous trompez : l'avortement est la suite logique de la contraception
C'est devenu la seconde forme de contraception comme le dit ce rapport sans équivoque
PriereUniverselle a écrit : L'Avortement est une souffrance intime effroyable, et solitaire qui fait nier avec violence sa féminité à une femme. C'est l'échec absolu et personnel. C'est ce que j'ai retiré de toutes les discussions avec celles qui avaient subi un avortement.
Nous sommes d'accord là-dessus
Mais encore une fois la personne qui a payé de sa vie, la victime qui en est morte n'est pas évoquée dans vos propos
Il y a pourtant eu mort d'homme…
Je ne comprend pas votre obstination a occulté cela en permanence
PriereUniverselle a écrit :
Collectivement nous sommes tous responsables de ces 270.000 femmes par an en détresse.

Sur 10 ans cela fait 2.700.000 femmes. C'est un problème de Société !
Personne ne nie que se soit un problème de société
Quant à en porter la responsabilité, j'ai assez de mes propres péchés
Les politiciens qui ont fait les mauvais choix doivent assumer en premier
Dernière modification par PaxetBonum le ven. 20 mai 2011, 15:04, modifié 1 fois.
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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PriereUniverselle » ven. 20 mai 2011, 14:49

le gyrovague a écrit :
ti'hamo a écrit : c'est justement pourquoi nous estimons qu'effectivement les solutions contre l'avortement doivent passer par une politique familiale digne de ce nom (= aides aux mères, enfants, éducation...)
L'avortement (et les drames personnels qui découlent de ce fléau) ne pourra effectivement pas être efficacement combattu tant que les gouvernements des pays concernés n'auront pas la volonté politique de mettre en oeuvre une politique familiale et nataliste ambitieuse et décomplexée comme ce fut le cas après les saignées dramatiques des deux guerres mondiales au lieu de ne proposer que l'immigration toujours plus exponentielle comme solution (de facilité) afin de pallier au non-renouvellement des générations.

Certes, cela demande du courage politique et va à l'encontre de "l'air du temps" mais des pays comme certains pays scandinaves ou d'Europe centrale ont déjà ouvert la voie.

Il nous suffit simplement de les suivre dans ce domaine, rien de plus.

:clap: :clap: :clap: :clap: Bravo et merci enfin un qui a compris comment résoudre le problème !

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Re: Avortement : c’est toujours la bonté qui doit se manifes

Message non lu par PriereUniverselle » ven. 20 mai 2011, 14:55

Ti'hamo et PaxetNonum Revoyez vos copies ! 270.000 femmes par an en France ne sont pas enceintes du Saint-Esprit mais d'un Homme !

La responsabilité de 270.000 hommes est engagée !........et 2.700.000 hommes tous les 10 ans !

Arrêtez de faire comme DSK, de vous voiler la face et de ne trouver des problèmes que chez les femmes !

Je vais créer une prière dans ce sens ! Bonne idée !

Bien à vous dans la Fraternité en Christ.

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