Crise du logement

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La Rochejaquelein
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Crise du logement

Message non lu par La Rochejaquelein » dim. 07 janv. 2007, 20:01

Droit au logement opposable
Vous en pensez quoi? N'est-ce pas communiste?

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Cycas
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Message non lu par Cycas » dim. 07 janv. 2007, 21:41

Cela me semble plutôt terriblement chrétien .

1911 Les dépendances humaines s’intensifient. Ils s’étendent peu à peu à la terre entière. L’unité de la famille humaine, rassemblant des êtres jouissant d’une dignité naturelle égale, implique un bien commun universel. Celui-ci appelle une organisation de la communauté des nations capable de " pourvoir aux divers besoins des hommes, aussi bien dans le domaine de la vie sociale (alimentation, santé, éducation ...), que pour faire face à maintes circonstances particulières qui peuvent surgir ici ou là (par exemple : l’accueil des réfugiés, l’assistance aux migrants et à leurs familles ...) " (GS 84, § 2).

Il est incroyable de voir des gens vivre dans la rue sans l'avoir choisi, tout doit être fait pour que chacun ait un toit. De nombreuses associations dont des associations chrétiennes se battent pour cela, maintenant qu'une association d'EG arrive à faire plier le gouvernement n'a rien d'étonnant à quelques mois des élections où il faut aussi donner des garanties au peuple de gauche.

Bien sûr le propriétaire ne doit pas être lésé et je rejoins Olivier Nodé-Langlois d'ATD Quart-Monde qui distingue à plusieurs types de logements pour faire face à ce problème.

" On peut considérer trois types de logements : Premièrement, ce qu'on appelle les HLM, les logements publics aidés. Ce type de logement a vocation à loger des personnes qui sont en situation de précarité sociale ;

deuxièmement, les logements privés aidés, ceux qu'on devrait appeler les logements conventionnés. C'est un des points sur lesquels nous ne sommes pas d'accord avec M. de Robien, qui a, dans sa directive, aidé des logements locatifs privés sans avoir, en contrepartie, exigé qu'il y ait des loyers modérés pour ces logements ;

troisièmement, il y a des logements privés libres, non aidés. Ceux-ci ne sont concernés par aucune obligation spéciale.

Les logements privés conventionnés, aidés, et les logements publics aidés doivent pouvoir recevoir des personnes qui en ont besoin. Comment concilier les choses ? On peut dire qu'il y a un volet qui est la garantie locative, qui actuellement est en train de s'élaborer mais n'est pas mise en place. C'est une garantie que le propriétaire soit payé de ses loyers, ce qui est normal."

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Message non lu par La Rochejaquelein » lun. 08 janv. 2007, 0:32

Je ne pense pas que ca soit la solution. Déjà vous expropriez pour raison personnel. De plus, l'administration n'aide pas à trouver un logement de particulier à particulier. L'Irlande s'en sort beaucoup mieux. Vous avez aussi Malte, ou personne ne laisse l'un des siens dans la rue.

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Message non lu par Boris » lun. 08 janv. 2007, 8:35

Que veut dire "Logement opposable" ? Quelle est la défintion de cette expression ?

Ensuite, Cycas : quelle est vote source "GS" ? Soit c'est une source de 1911 et je ne vois pas ce que c'est, soit c'est "Gaudium et Spes" et cela date des années 60 et non de 1911.
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Message non lu par Christophe » lun. 08 janv. 2007, 8:44

Salut Boris
Boris a écrit :Que veut dire "Logement opposable" ? Quelle est la définition de cette expression ?
Un "droit opposable" signifie que c'est un droit garantie par les pouvoirs publics, et qu'une personne à laquelle les pouvoirs publics ne proposeraient pas un logement - dans le cas du "droit au logement opposable" - pourrait se retourner contre eux et les attaquer en justice.
Ensuite, Cycas : quelle est vote source "GS" ? Soit c'est une source de 1911 et je ne vois pas ce que c'est, soit c'est "Gaudium et Spes" et cela date des années 60 et non de 1911.
C'est le paragraphe §1911 du Catéchisme (CEC), qui cite Gaudium et Spes (GS).

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Message non lu par Boris » lun. 08 janv. 2007, 11:39

Est-ce que le droit au logement opposable signifie qu l'Etat doit disposé (par propriété ou par l'utilisation d'entreprise privée) de logement disponible pour les personnes recourant à ce droit ? Si oui : tout le monde sait qu'il manque 700 000 logements en France (arguement des sociétés de défiscalisation). Comment va faire l'Etat ?

C'est encore une promesse dans le vent ? Une de plus ! Merci Chichi ...
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Message non lu par La Rochejaquelein » lun. 08 janv. 2007, 12:01

Boris a écrit :Est-ce que le droit au logement opposable signifie qu l'Etat doit disposé (par propriété ou par l'utilisation d'entreprise privée) de logement disponible pour les personnes recourant à ce droit ?

Si oui : tout le monde sait qu'il manque 700 000 logements en France (arguement des sociétés de défiscalisation). Comment va faire l'Etat ?

C'est encore une promesse dans le vent ?
Une de plus ! Merci Chichi ...
Ca ne leurs coutent rien, dans 4 mois, ils ne seront plus là.

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Droit au logement "opposable" & DSE

Message non lu par Christophe » lun. 08 janv. 2007, 23:49

Droit au logement "opposable" & Doctrine sociale de l'Eglise
Je renvoie nos courageux lecteurs à l'article que j'avais écrit sur ce véritable "droit au revenu opposable" que constituait le dividende universel que promouvait la député chrétienne Christine Boutin dans un rapport parlementaire resté - Dieu merci - lettre morte. Vous trouverez cet article à cette adresse : http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=279

Le problème révoltant du mal-logement ; le droit au logement comme droit humain fondamental

Le pénurie de logements et le mal-logement constituent objectivement, aujourd'hui en France, un scandale. On peut à juste titre parler du "droit au "logement" comme l'un des droits fondamentaux de la personne, le besoin matériel d'un logis étant un besoin primaire - et même vital - de l'être humain. Combien de sans-logis meurent du froid chaque hiver et de la canicule chaque été ? Et si chaque créature de Dieu a le droit objectif aux moyens de satisfaire les besoins nécessaires à son bien-être physique, intellectuel et spirituel, qui peut nier que tout homme ait droit à un logement ?

L'antériorité morale du droit sur le devoir

Dans l'ordre moral, le droit est antérieur au devoir, car c'est le droit (des uns) qui crée le devoir (des autres), et non le devoir qui crée le droit. Considérer que le devoir crée le droit est une conception anti-chrétienne du droit, car elle amène à nier le droit des plus faibles et de tous ceux qui sont - pour des raisons diverses - incapables d'accomplir pleinement un devoir. Ainsi, une telle conception amène à nier les droit des enfants, des handicapés, des vieillards, des animaux...

Richesses naturelles et richesses sociales

Il existe deux sortes de richesses : les richesses naturelles et les richesses sociales. Les richesses naturelles forment le patrimoine commun de l'humanité, et appartiennent en justice à tout le genre humain (bien que l'usufruit puisse - et, en certaines occasions, doive - être exercé par quelques uns seulement). Les richesses sociales, quand à elles, naissent du travail (utile) des hommes et sont d'abord la propriété de ceux qui les ont crées, puis de ceux qui les acquièrent honnêtement. Les logements, depuis que le gros de l'humanité a décidé de déserter les grottes, appartiennent à cette seconde catégorie. (Notons d'ailleurs que très peu de ressources naturelles sont directement utilisables sans nécessiter aucune valorisation ou extraction par le travail humain).

Droit à l'accès aux richesses et devoir de travail

Le "droit au logement" est donc un droit de participation à des richesses sociales. Mais un droit de participation à des richesses sociales implique un devoir de participation à la création de ces richesses sociales. Concrètement, depuis que le travail est le principal moyen de création des richesses sociales (cf. Genèse : "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front") , cela se traduit par un "devoir de travail". L'apôtre nous dit "Que celui qui ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus". Que celui qui se dérobe volontairement à son devoir de participation renonce également à toute revendication sur les richesses sociales crées à la sueur du front... de son prochain.

Droit à l'accès aux richesses et dignité humaine

Il en va bien évidemment autrement lorsque c'est par une incapacité (jeunesse, infirmité, chômage, maladie, vieillesse, etc.) que l'homme est privé de pouvoir participer, par son travail, à l'accroissement des richesses sociales. (Il est effectivement vécu comme une véritable privation le fait de ne pouvoir contribuer à l'utilité commune et de se sentir à la charge d'autrui). En effet, ceux-là conservent leur droit à des conditions d'existence pleinement compatibles avec leur dignité de personne humaine, notamment par l'accès à des richesses matérielles élémentaires telles que la nourriture, le vêtement, le logement, les soins médicaux. Ceux-là, et ceux-là seuls, jouissent d'un droit "opposable" au reste de la société à la participation aux richesses sociales.

Première erreur de la théorie du "droit au logement opposable"

La première erreur de la théorie du "droit au logement opposable" que défend l'association les Enfants de Don Quichotte et le gouvernement Chirac-Villepin-Sarkosy, est donc de dissocier le droit à la participation aux richesses sociales et le devoir de participation à la création des richesses sociales. Cela dans la continuité du "droit opposable à l'accès au soin" que constitue la CMU, de la théorie "droit opposable au revenu" que défendent certains membres de la majorité UMP (Christine Boutin, par exemple). En faisant un peu plus des citoyens des "ayants-droits sans devoirs", la reconnaissance juridique d'un tel "droit au logement opposable" éloignera encore davantage la France de l'ordre moral juste et contribuera à l'affaiblissement moral de la nation et des citoyens.

Devoir de solidarité et subsidiarité

Nous l'avons écrit plus haut : certaines personnes qui sont dans l'incapacité de travailler jouissent d'un droit au logement (et - plus largement - à la subsistance) "opposable". Mais à qui ce droit est-il opposable ? N'est-ce pas aux parents qu'il revient d'abord la responsabilité de subvenir aux besoins de leurs enfants ? N'est-ce pas aux enfants, devenus adultes, qu'il revient d'abord la responsabilité de subvenir aux besoins de leurs parents devenus vieux ? N'est-ce pas au chef de famille qu'il revient d'abord le devoir de subvenir aux besoins matériels de son foyer ? A qui, sinon au frère, revient-il de veiller sur le frère ? Le mari et la femme ne se sont-ils pas mutuellement promis assistance "jusqu'à ce que la mort les sépare" ? C'est cette solidarité naturelle dans le cadre de la famille que nous enseigne la Révélation chrétienne et la loi naturelle. Certes, les pouvoirs civils ont un rôle subsidiaire (cf. principe de subsidiarité) à jouer en cas de défaillance de la structure familiale : d'abord confirmer - par sa justice - chacun dans ses droits et dans ses devoirs, puis en suppléant à la famille et aux autres corps sociaux s'ils sont eux aussi incapables de répondre convenablement à leurs devoirs.

Deuxième erreur de la théorie du "droit au logement opposable"

Voici donc la seconde erreur de la théorie du "droit au logement opposable" que défend l'association les Enfants de Don Quichotte et le gouvernement Chirac-Villepin-Sarkosy : passer au-dessus et court-circuiter la responsabilité des corps sociaux, en violation du principe de subsidiarité. Cette négation de la responsabilité familiale contribue à affaiblir les familles, la déresponsabilisation des familles ne pouvant que les amener à devenir irresponsables. La décomposition des familles qui s'opère mériterait pourtant - pour être enrayée - une autre politique familiale...

Troisième erreur de la théorie du "droit au logement opposable"

Pour finir, notons que si l'État a - en justice - une responsabilité subsidiaire en la matière à l'égard de ses ressortissants, cette responsabilité existe SEULEMENT à l'égard des citoyens de cet État, et non pas de l'ensemble de l'humanité. Ceci constitue la troisième et dernière erreur de la théorie du "droit au logement opposable" que défend l'association les Enfants de Don Quichotte et que le gouvernement Chirac-Villepin-Sarkosy ou le gouvernement suivant mettra en oeuvre. L'État est un lieu de solidarité nationale, il ne peut être le lieu d'une solidarité universelle sans risquer la banqueroute et sans léser les bénéficiaires légitimes de cette solidarité. L'État doit se limiter à répondre de son devoir de justice à l'égard de ses concitoyens et laisser les corps civiles répondre de leur devoir de charité à l'égard du prochain et de l'étranger. Il n'appartient pas à quiconque de donner à autrui ce qui ne lui appartient pas, et l'argent de l'État français appartient aux français.

Conclusion : De l'État-providence et du Droit au travail opposable

En conclusion, l'État-providence, d'inspiration social-démocrate, n'est une aubaine pour personne. Certes, le problème du mal-logement est réel, sérieux, et pour tout dire révoltant. Le socialisme surfe sur des "bonnes intentions", mais l'enfer est pavé de ces bonnes intentions ! En prenant à sa charge le devoir de loger l'ensemble de ses concitoyens, il va incorporer dans la sphère publique des pans entiers de l'activité économique. Il va s'obliger à réquisitionner, comme le droit français l'y autorise déjà, les logements vacants. Un premier pas vers l'expropriation... et un nouveau pas vers le communisme.

L'accès aux richesses sociales passe essentiellement par le travail. Or, dans un contexte de chômage de masse, c'est l'accès même au travail qui est menacé. C'est le travail qui, pour l'homme capable, ouvre droit au revenu ("Tout travail mérite salaire", cf. Evangile selon saint Luc) qui est un "pouvoir d'achat" et un moyen d'accès aux richesses sociales. Ce qu'il est de la mission de l'État de garantir de façon subsidiaire, et qui devrait être en premier lieu "opposable" aux pouvoirs publics, c'est le droit de chacun à travailler : le droit au travail. Soit que nous soyons - et c'est le mieux - dans un contexte de plein emploi ; soit que nous n'y soyons pas et l'État doit alors rendre effectif ce droit au travail (Cf. le fil sur le Revenu Minimum d'Activité : viewtopic.php?t=225).

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout.
Christophe
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La Rochejaquelein
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Message non lu par La Rochejaquelein » mar. 23 janv. 2007, 0:04

Je pense que cela va poser encore plus de problèmes.

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Boris
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Message non lu par Boris » mar. 23 janv. 2007, 21:19

Selon certaines sources, ce droit opposable au logement se contera de rendre "opposable" ce qui ce fait déjà : logement des hotels sans aucune création intelligente de vrais logement ni de réflexion sur le prix des logements.
UdP,
Boris

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Droit au logement opposable

Message non lu par jean_droit » mer. 24 janv. 2007, 11:57

Il faut se méfier des idées données en pature aux médias. Moi aussi j'ai lu que le projet de loi était une "coquille vide". D'abord parce que personne n'en veut que ce soit à droite et à gauche. Parce que ni l'état, ni les régions, ni les municipalités sont prêtes à mettre sur la tables les milliards nécessaires. Parce que tirer vers le bas les loyers est très dangereux. Il risque de porter un très rude coup à la construction privée de logements neufs qui cette année établit un record ( cf ce qui s'est passé dans l'entre deux guerres ).

Comme autre "fausse bonne idée" on peut citer l'occupation de logements vides : Les résultats me semblent si faibles.

MB
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Message non lu par MB » sam. 03 mars 2007, 22:12

Bonjour !

Un ou deux points à noter au sujet de ce "droit" :

- risque, effectivement, d'en arriver à une situation où l'on sera amené à procéder à des réquisitions. or toute entrave au marché de l'immobilier est traduite, à terme, par une pénurie croissante de logements. En France, dans l'entre-deux-guerres, pour tenir compte de l'inflation, on a réglementé les loyers : résultats, les constructions ont été moins nombreuses, et à la sortie de la deuxième guerre mondiale, le manque de logements était dramatique (d'où le fameux hiver 54 et les fameuses tours de béton, construites à la va-vite avec les résultats que l'on sait). On peut dire, aussi, que bien des régulations actuelles jouent contre les acteurs les plus faibles du marché.

- témoignage indirect à travers l'écho d'une mesure du même type, la CMU. Celle-ci est a priori humaine, justifiée, etc. Les médecins sont cependant très nombreux à remarquer que les patients CMU qui viennent les voir se comportent de façon absolument insupportable et consumériste. Ce qui expliquerait le fait que tant de praticiens refusent de les consulter ; s'ils agissent ainsi, ce ne peut être pour des raisons financières (la Sécu paie toujours pour un patient CMU). Je crains donc qu'avec ce type de mesure appliquée au logement, on risque de créer des catégories entières de la population qui se comporteront de cette manière. Le problème est peut-être mineur, dira-t-on. Mais je ne sais pas si faire entrer des millions de gens dans une logique consumériste par rapport à l'Etat est la meilleure chose du monde.

A bientôt

jean_droit
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Crise du logement

Message non lu par jean_droit » jeu. 20 sept. 2012, 10:52

Des logements pour temps de crise

Voilà une idée qui peut sembler bonne. Nous ne cessons d'ajouter des contraintes sur la fabrication des logements .... En avons nous les moyens ? N'est-ce pas une fuite en avant irresponsable ? Ne vaut-il pas mieux construire simple pour satisfaire les besoins ? On retrouve, un peu, l'idée des logements d'étudiants dans d'anciens containers. Cet article peut donner des idées même si certains points sont criticables ?

Et le même raisonnement peut être utilisé pour bien d'autres équipements. A-t-on, par exemple, vraiment besoin de climatisation dans nos voitures ? Evitons tout gaspillage

http://fr.news.yahoo.com/logements-low- ... 40954.html
Des logements "low cost" et sans ascenseurs pour répondre à la crise
AFP - il y a 43 minutes

L'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a suggéré jeudi la construction de logements à bas prix pour répondre à la crise du logement, une idée qui pourrait aussi favoriser la reconversion de sites industriels dans la production en France d'élements préfabriqués.

Dans une série de propositions souvent iconoclastes, l'organisation, virulente contre des "contraintes" actuelles qu'elle juge excessives, prône aussi de supprimer les ascenseurs, quitte à n'offrir l'accès aux handicapés qu'aux seuls appartements "situés en rez-de-chaussée".

"La question est simple: voulons-nous des logements parfaits, avec des centaines de milliers de demandeurs de logements ou voulons-nous mettre en oeuvre des moyens pratiques nouveaux pour répondre aux besoins?", affirme l'UNPI, l'organisation des bailleurs privés.

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Re: Des logements pour temps de crise

Message non lu par etienne lorant » jeu. 20 sept. 2012, 11:11

http://fr.news.yahoo.com/logements-low- ... 40954.html
Des logements "low cost" et sans ascenseurs pour répondre à la crise
AFP - il y a 43 minutes

L'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a suggéré jeudi la construction de logements à bas prix pour répondre à la crise du logement, une idée qui pourrait aussi favoriser la reconversion de sites industriels dans la production en France d'élements préfabriqués.

Dans une série de propositions souvent iconoclastes, l'organisation, virulente contre des "contraintes" actuelles qu'elle juge excessives, prône aussi de supprimer les ascenseurs, quitte à n'offrir l'accès aux handicapés qu'aux seuls appartements "situés en rez-de-chaussée".

"La question est simple: voulons-nous des logements parfaits, avec des centaines de milliers de demandeurs de logements ou voulons-nous mettre en oeuvre des moyens pratiques nouveaux pour répondre aux besoins?", affirme l'UNPI, l'organisation des bailleurs privés.
L'organisation des bailleurs privés... çà, c'est une entreprise sociale, sans doute ! Plus tard, il proposeront de loger les démunis dans des baraquements en préfabriqué. Et pour mieux protéger les pauvres, on entourera ceux-ci de barbelés, avec quelques miradors. La nourriture sera prévue aussi, et on leur donnera même du boulot... Comment se fait-il que de telles propositions me rappellent un certain passé ? Je dois voir le mal partout, mais c'est que j'ai des doutes...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Des logements pour temps de crise

Message non lu par jean_droit » jeu. 20 sept. 2012, 11:47

Je pense, pourtant, que l'idée est bonne. On passe son temps, depuis des décennies, à pleurer sur le manque de logements en France.
Bien sûr il faudrait se demander quelle en est la cause .... hum ! hum ! Mais n'est-il pas quelque peu fou de voir ces HLM pimpants qui nous sont présentés à la télévision. Avec parc, petits immeubles "design" et "tout le confort". Et ceux qui n'ont pas de logement et qui doivent attendre et attendre le logement qui ne vient pas ? Ils s'en fichent complètement de tout cela. Ce qu'ils veulent ce sont des logements.

Vous vous rappelez cette campagne : "Droit au Logement". On en a même fait une loi ... inapplicable et inapliquée. Par manque de sous .... A un moment Boorlo avait fait un gros effort pour créer des logements ... partiellement sociaux. Depuis je ne vois rien, mais vraiment rien de vrai venir. L'idée du président Sarkozy de densifier le logement et celle de l'actuelle majorité de donner des terrains pour bâtir me semblent bonnes.

Alors si nous n'avons pas les sous construisons simple et certaines des idées citées plus haut peuvent être prises en compte.

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